Extrait
du contenu de Etat-depressif.com
Introduction
La dépression est une maladie très répandue,
dont les conséquences sur la vie sociale, professionnelle
et affective des malades ne sont pas sans gravité.
Que vous soyez vous même dépressif ou que vous
partagiez la vie d'une personne dépressive, ce site
apportera les réponses à vos nombreuses interrogations.
Qu'est-ce qu'une dépression ? Quels sont les différents
types de dépression ? Quels sont les symptômes
de l'état dépressif ? La dépression
est-elle une urgence médicale ? Quels sont, dans
la vie d'une femme ou d'un homme, les périodes "à
risque" de dépression ? Quelles sont les caractéristiques
et l'évolution des dépressions selon les âges
(enfant, adolescent, personne âgée) ? Beaucoup
de contre-vérités circulent sur la dépression.
Que croire et ne pas croire ? Quels sont les traitements
de la dépression ? Ces traitements présentent-ils
des risques pour la santé ? Où en est la recherche
sur la dépression ? Autant de questions auxquelles
des experts de la dépression apportent dans ce site,
des réponses sûres et validées scientifiquement.
Définition de la dépression
La dépression est une maladie psychosomatique due
à un dérèglement de l'humeur.
Les différents types
de dépression
Plusieurs types de dépressions ont été
individualisés :
- Dépression névrotique / dépression
psychotique : La dépression névrotique
est une forme atténuée ou mineure par rapport
à la dépression psychotique dans laquelle
le contact avec la réalité est gravement altéré,
jusqu'à l'émergence d'idées délirantes.
- Dépression psychogène / dépression
endogène : la première est liée
à des aspects psychologiques individuels préalables
alors que la seconde est supposée imputable à
des facteurs biologiques (en l'absence de facteur psychologique
déclenchant).
- Dépression réactionnelle / dépression
autonome : la première apparaît en
réaction à un événement extérieur
alors que la dépression autonome ne semble pas avoir
de facteur déclenchant précis.
Les symptômes de la
dépression
L'état dépressif se caractérise par
des symptômes psychiques, comportementaux, physiques.
Les symptômes psychiques
:
La tristesse dépressive :
La tristesse d'une personne dépressive présente
les caractéristiques suivantes : elle succède
à un état de morosité, elle imprègne
la perception du présent, du passé et du futur,
elle engendre une incapacité à éprouver
du plaisir (ou anhédonie), elle est comparable à
celle d'une personne venant de subir le deuil d'un être
cher : le monde paraît vide, rien ne peut avoir assez
d'intérêt pour atténuer cette situation
pénible, l'avenir n'est plus porteur d'espoir, ennui,
monotonie mais aussi douleur morale caractérisent
également cette tristesse, elle est souvent associée
à des idées suicidaires (tant l'avenir paraît
sans espoir pour une personne déprimée).
La tristesse d'une personne déprimée est une
vraie douleur morale qui engendre une profonde souffrance.

L’anxiété :
Il n'y a pas d'humeur dépressive sans anxiété
et réciproquement. L'anxiété est une
sensation de tension intérieure, de danger imminent.
Elle peut être paralysante ou au contraire susciter
de l'agitation (incapacité à rester en place,
...). Elle peut se cristalliser sur une situation particulière
ou un objet : peur nouvelle d'un contexte social avec incapacité
à l'affronter (changement de travail par exemple),
préoccupations excessives sur son état de
santé,... L'anxiété devient "angoisse"
lorsque des symptômes somatiques s'associent à
ces peurs : oppression thoracique, palpitations, sueurs,
tremblements, gorge serrée, difficulté à
déglutir, ...
Attention ! N'oubliez pas que derrière une anxiété
se cache une humeur dépressive...

Les troubles cognitifs :
L'état dépressif s'accompagne toujours de
troubles cognitifs.Ils sont fonctionnels et réversibles
(c'est-à-dire qu'ils disparaissent lorsque l'état
dépressif disparaît). Ils se manifestent surtout
lorsqu'un effort d'attention est nécessaire .A un
premier degré, ces troubles cognitifs se manifestent
sous forme : de difficultés à se concentrer
ou de fatigabilité, gênant par exemple la lecture.
Le jugement et le raisonnement sont imprégnés
par la tristesse, l'anxiété et le pessimisme.
Chez le sujet âgé, les symptômes cognitifs
peuvent aller jusqu'à une apparence d'état
démentiel avec une faillite des fonctions intellectuelles.
La dépression peut induire un état de désorganisation
mentale ressemblant à une maladie d'Alzheimer.

Les symptômes
comportementaux :
Ralentissement psychomoteur :
Une première plainte dépressive peut être
la fatigue, surtout matinale, s'atténuant paradoxalement
au cours de la journée.
Paralysie de la pensée et de l’action
:
Certains comportements sont caractéristiques d'une
situation dépressive grave : clinophilie (incapacité
à se lever), incurie, perte d'initiative, repli chez
soi.
Idées suicidaires :
80 % des déprimés souffrent d'idées
suicidaires. L'entourage doit essayer d'en faciliter l'expression,
ceci ne pouvant qu'aider le déprimé à
se sentir davantage compris.
Le risque suicidaire est d'autant plus élevé
: que la dépression est sévère, qu'il
existe des antécédents familiaux ou personnels
de tentative de suicide ou de suicide, qu'un plan suicidaire
est déjà établi, chez les hommes.Les
tentatives de suicide sont plus fréquentes chez la
jeune femme de 18 à 30 ans. Le suicide peut être
longuement mûri ou au contraire accompli de manière
impulsive.
Attention ! Plus les tentatives de suicide se répètent,
plus le risque de mort par suicide devient important.
Les idées suicidaires chez l'adolescent peuvent se
traduire par certaines conduites particulières telles
que : la prise de risques en voiture, l'utilisation de substances
toxiques.
Troubles du comportement :
- Troubles de l'humeur : la dépression hostile
Certaines formes de dépression s'expriment de façon
hostile (dépressions dites hostiles). Elles associent
humeur irritable et troubles du caractère (irritabilité,
agressivité ...). Ceci est surtout rencontré
chez l'adolescent ou des jeunes femmes à personnalité
fragile.
- Troubles du comportement alimentaire :
Les troubles des conduites alimentaires (anorexie mentale,
boulimie) peuvent être un signe de trouble dépressif.
- Dépression conduisant à un homicide
Aussi exceptionnel que dramatique, l'homicide altruiste
est un geste de déprimé grave. Le déprimé
tue l'être ou les êtres qui lui sont les plus
chers afin de leur épargner un futur qu'il perçoit
comme épouvantable du fait de son délire mélancolique.
- A retenir
Les sujets âgés de plus de 50 ans, surtout
les hommes, paient le plus lourd tribut au suicide.
Plus les tentatives de suicide sont nombreuses, plus le
risque de mort par suicide est important. Ces tentatives
de suicide sont surtout rencontrées chez la jeune
femme.
Symptômes physiques
:
Les principaux signes somatiques de dépression sont
:
- Perte de poids en rapport avec l'anorexie, la perte du
goût, la sensation d'oppression dans la gorge.
- Troubles du sommeil : insomnie d'endormissement, réveils
nocturnes avec cauchemars, insomnie de fin de nuit souvent
associée à des idées suicidaires plus
prégnantes. L'hypersomnie est une autre forme de
trouble du sommeil : le patient trouve refuge dans un sommeil
qui a perdu sa valeur réparatrice d'où la
sensation de fatigue dès le réveil.
- Troubles de la libido : baisse de l'appétit sexuel,
impuissance ou frigidité.
- Troubles digestifs : diarrhée ou constipation,
anorexie, gastralgies, état saburral des voies digestives.
- Troubles cardiovasculaires : palpitations, bouffées
vasomotrices, hypotension et bradycardie dans les formes
sévères.
En savoir plus : Etat-depressif.com
____________________________________________________________________
Extrait
du contenu Neuroplasticite.com
Définition de la neuroplasticité
La neuroplasticité correspond à la réorganisation
d'une structure neurale existante, produisant, par voie
de conséquence, une modification fonctionnelle. Ce
phénomène peut s’observer à différents
niveaux, du gène au comportement. Au niveau cellulaire,
la neuroplasticité s’exprime par des remodelages
des synapses, des modifications de la structure des dendrites
et des axones allant jusqu'à la production de nouveaux
neurones dans le cerveau adulte ("neurogenèse
secondaire").

Rôle
dans le système nerveux
Le processus de neuroplasticité est considéré
aujourd’hui comme un principe fondamental du fonctionnement
du système nerveux et révèle le caractère
dynamique de son organisation. Nécessaire à
la mise en place d’un réseau fonctionnel de
neurones au cours du développement, la neuroplasticité
dans le cerveau adulte se manifeste aussi bien dans des
conditions physiologiques que physiopathologiques.
Définition du stress
Le stress correspond à toute condition qui perturbe
l'homéostasie physiologique et psychologique. Le
stress cible spécifiquement les aires du cerveau
impliquées dans la coordination de la cognition et
des émotions : l'hippocampe, le cortex préfrontal
et l’amygdale. Ces aires à risque seront celles
où l'on va retrouver une atrophie ou un dérèglement
fonctionnel au cours du vieillissement.
Stress et neuroplasticité
De nombreux travaux ont montré l'existence de modifications
structurales qui illustrent le concept de neuroplasticité
dans différentes situations expérimentales
de stress. Les modèles animaux utilisés pour
reproduire ces situations de stress s'échelonnent
à partir de conditionnements relativement simples
(stress de contention, nage forcée) pour évoluer
vers des situations de plus en plus complexes ("chronic
mild stress") faisant intervenir un paramètre
psychosocial ("learned helplesness" ou stress
de résignation acquise). On peut aussi citer les
modèles de stress prénatal ou post natal qui
s'appuient sur l'hypothèse "neurodéveloppementale".
L'hippocampe
Une exposition à différents paradigmes de
stress chez l'animal produit des déficits dans différentes
tâches de mémoire dépendante de l'hippocampe.
Ces déficits sont secondaires à l'altération
de la plasticité synaptique par l'atténuation
ou le blocage de la potentialisation à long terme
: PLT (augmentation durable de l’efficacité
synaptique, suite à l’application d’une
stimulation tétanique brève des fibres afférentes
à la structure enregistrée) et la faciliation
de la dépression à long terme : DLT (diminution
durable de l’efficacité synaptique que l’on
va induire avec des protocoles de stimulation bien définis
et différents de ceux avec lesquels on induit la
PLT).
Ces effets du stress sur la plasticicté synaptique
sont médiés entre autres par les hormones
du stress : les glucocorticoïdes notamment au niveau
de la région CA1 de l'hippocampe.
La placticité structurale de l'hippocampe est également
affectée par le stress chronique. Les neurones de
la région CA3 sont remodelés au niveau de
leurs dendrites avec une diminution de la longueur et du
nombre des branches dendritiques. La neurogenèse
dans le gyrus denté est également bloquée
par le stress.

En savoir plus : Neuroplasticite.com
____________________________________________________________________
Extrait
du contenu Anxiete.fr
Définition de l'anxiété
L’anxiété est l’attente plus ou
moins consciente d’un danger, d’un problème
à venir. Le sujet pense à l’avance aux
éventuelles difficultés qui pourraient survenir.
Il peut, de ce fait, se sentir tendu, avant même que
les problèmes ne soient survenus, ou avant même
d’avoir repéré précisément
ce qu’il redoute.
Les psychiatres appellent parfois l’anxiété
une « peur sans objet ».

Rôle
de l’anxiété
L’anxiété peut s’avérer
un phénomène utile quand elle attire l’attention
sur des dangers réels ou des situations à
risque : le souci, l’inquiétude servent alors
à prendre des précautions pour éviter
ces risques.
Trop peu d’anxiété peut parfois mettre
en danger. Trop d’anxiété peut, à
l’inverse, inhiber et épuiser le sujet.
Personnalité anxieuse
Parfois, l’anxiété n’est plus
seulement réactionnelle face à des difficultés
quotidiennes, mais devient un trait de personnalité,
une façon d’être : la personne a alors
une vision du monde marquée par l’anxiété,
prévoyant toujours le pire, de manière consciente
ou non.
Ainsi les personnalités anxieuses sont dans l’anticipation
constante : « que va-t-il se passer ensuite ? ».
Ces personnes ont tendance à toujours penser que
le pire est probable ou du moins plausible et s’entourent
alors d’un maximum de précaution pour éviter
les difficultés auxquelles elles ont songé.
Le moindre évènement quotidien peut ainsi
devenir une affaire compliquée.
Personnalité
anxieuse
Tous les problèmes importants ou non du quotidien
peuvent être amplifiés et inquiéter
la personne anxieuse. Parmi ces évènements
du quotidien sources d’anxiété citons
tous évènements incontrôlables ou imprévisibles
tels que le temps pour les vacances, les retards dans les
transports, les préoccupations sur l’avenir
ou la santé ou encore des événements
plus anodins tels qu’une mauvaise note de son enfant
à l’école…
En savoir plus : Anxiete.fr