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Somnolence, fatigue et vigilance...
La somnolence
La somnolence est l’envie de dormir. C’est un
phénomène biologique normal. Elle amène
au sommeil, comme la faim amène à la nourriture.
Toutefois la somnolence peut être excessive : le risque
d’endormissement est fort et fréquent, y compris
dans des situations et à des moments où le
sommeil n’est pas approprié.
La fatigue
Somnolence et fatigue ne sont pas synonymes.
La fatigue aiguë : Elle est généralement
induite par une activité excessive. Elle est souvent
réversible après le repos.
On distingue :
- la fatigue physique caractérisée par un
manque d’énergie, un épuisement,
- la fatigue psychique caractérisée par un
manque de motivation, de désir ou d'intérêt.
La fatigue excessive : C’est une
fatigue irrésistible, écrasante, un réel
état d’épuisement soutenu, avec une
diminution des capacités physiques et mentales. La
fatigue excessive peut être chronique. Elle est souvent
associée à une pathologie. Elle est non réversible
par le repos ou le sommeil.
La vigilance
La vigilance est la capacité du système nerveux
central à répondre efficacement à un
stimuli ou à un événement, par la mobilisation
de ressources de cognition et de comportement. La vigilance
peut être altérée par une somnolence
excessive mais aussi par un état d’hyperéveil.
Somnolence normale ou
pathologique
La somnolence pathologique se caractérise par les
éléments suivants :
- Irritabilité, désinhibition
- Diminution de motivation, baisse de la productivité
- Altération du lobe frontal : Apathie, fluence verbale
diminuée, trouble de l’attention, de la mémorisation,
trouble du jugement et du raisonnement
- Intrusion de la somnolence : périodes de micro-sommeil
(5 à 10 secondes) qui engendrent des troubles de
l’attention, sommeil continu.
Gravité des troubles
Ces accès de sommeil parfois irrépressibles
et inappropriés peuvent avoir des conséquences
gênantes voire dramatiques sur la vie du sujet. Ils
perturbent la qualité de vie du patient et de son
entourage et peuvent même empêcher toute activité
professionnelle du fait du risque d’accidents du travail
et de la circulation.
Somnolence et pathologies
du sommeil
Les pathologies concernées
La somnolence excessive est un symptôme retrouvé
dans plusieurs maladies appelées hypersomnies.
L’hypersomnie englobe l’allongement du sommeil
de nuit et une plainte de somnolence excessive le jour.
L’hypersomnie représente une part importante
des patients consultant pour un trouble du sommeil.
L’hypersomnie inclut le syndrome d’apnées
du sommeil, l’insuffisance chronique du sommeil, la
narcolepsie, l’hypersomnie idiopathique, l'hypersomnie
récurrente et quelques autres causes neurologiques,
psychiatriques et endocriniennes.
Identification de la pathologie
Les hypersomnies sont le plus souvent méconnues,
non diagnostiquées et mal comprises par l’entourage.
Seul un interrogatoire minutieux du patient et /ou du conjoint
permet d’identifier certains de ces troubles. Il faudra
notamment préciser le nombre et la durée des
accès de sommeil diurne, leur caractère rafraîchissant
(réparateur) ou non, ainsi que la qualité
de sommeil de nuit préalable.
Stratégie thérapeutique
Il existe de nombreuses situations à l’origine
d’une somnolence diurne excessive.
Avant d’approfondir un diagnostic étiologique
qui reste parfois difficile, il est d’abord nécessaire
de confirmer la réalité de l’hypersomnie.
La mise en évidence de ces différentes hypersomnies
d’un point de vue clinique et polysomnographique permet
de préciser le type du trouble, sa sévérité
et ainsi d’envisager une prise en charge thérapeutique
adaptée. Enfin, il ne faut pas sous-estimer l’existence
de certains diagnostics différentiels comme le syndrome
de retard de phase, le syndrome de fatigue chronique et
faire la distinction avec les "longs" dormeurs
en privation chronique de sommeil.
En savoir plus : Hypersomnie.fr
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Définition du Syndrome
des Jambes Sans Repos
Le Syndrome des Jambes Sans Repos (SJSR), traduction littérale
du « Restless legs syndrome » de la littérature
anglo-saxonne, est appelé aussi Syndrome d'Impatiences
des Membres.
Il se caractérise principalement par une compulsion
(besoin irrésistible) à bouger les membres
inférieurs, souvent associée à (peut-être
provoquée par) des sensations bizarres très
diverses, à type de fourmillements, de picotements,
de démangeaisons, de brûlures, de courant électrique,
que l’on nomme dysesthésies. Ces sensations
sont désagréables, parfois à la limite
du supportable, mais sont rarement perçues comme
des douleurs.
Cette gêne est maximale au repos, le plus souvent
dans la position assise ou couchée, mais, caractéristique
fondamentale, elle est soulagée lors du mouvement.
La marche est le plus efficace, mais des mouvements sur
place (étirement, massage) peuvent aussi soulager.
Enfin, dernière caractéristique, elle se manifeste
principalement le soir et la nuit, même si, ultérieurement
au cours de l’évolution de la maladie, les
symptômes peuvent apparaître à toute
heure.
Ces 4 caractéristiques : compulsion à bouger
les jambes, survenue au repos, soulagement par le mouvement,
renforcement vespéral et nocturne doivent toutes
être présentes pour pouvoir parler de Syndrome
des Jambes Sans Repos.
Parfois, des mouvements involontaires des jambes se produisent
la nuit, au cours du sommeil, dont les patients ne sont
en général pas conscients, mais qui peuvent
être perçus par le conjoint.
Le SJSR est aussi considéré comme un trouble
du sommeil puisqu'il est souvent accompagné d'insomnie,
et parfois de somnolence.
Causes du Syndrome des
Jambes Sans Repos
Introduction
L'origine du SJSR reste encore inconnue. Nous savons simplement
à l'heure actuelle qu'il est la conséquence
d'un trouble du métabolisme de la dopamine. Les neurones
(les cellules du système nerveux) transmettent des
signaux de l’un vers l’autre au moyen de messagers
chimiques, les neurotransmetteurs, qu’ils fabriquent
et libèrent au voisinage de récepteurs spécifiques
portés par les neurones voisins. La dopamine est
un de ces neurotransmetteurs, et certains arguments donnent
à penser que sa fabrication ou sa libération
est altérée dans le SJSR. La dopamine est
également le neurotransmetteur altéré
dans la maladie de Parkinson, mais toutes les études
ont montré que l’existence d’un SJSR
n’augmente pas la probabilité de survenue d’une
maladie de Parkinson. On peut donc penser que les neurones
impliqués dans le SJSR ne sont pas les mêmes
que ceux impliqués dans la maladie de Parkinson,
même si dans les deux maladies la dopamine est en
cause.
Formes secondaires
Dans certains cas, le SJSR apparaît comme la conséquence
directe d’une cause identifiable, et parfois la suppression
de cette cause fait disparaître le SJSR. Ces causes
peuvent être des maladies, des toxiques ou des médicaments,
ou encore des carences en certaines substances.
Forme primaire
Cependant, dans la très grande majorité des
cas, il n’y a pas de cause précise identifiable.
On parle alors de formes primaires (c'est-à-dire
non en rapport avec un élément particulier).
C’est dans ces cas que l’on retrouve une notion
familiale de SJSR chez les ascendants ou dans la fratrie
(dans 60 à 90% des cas).
Cette constatation suggère que la maladie a un origine
génétique. Le gène en cause n’est
cependant pas identifié avec certitude à ce
jour.
Syndrome des Jambes Sans
Repos et maladies
Le SJSR peut être associé à certaines
maladies comme l'insuffisance rénale chronique, la
polyarthrite rhumatoïde, le diabète, des neuropathies.
Dans le cas de l’insuffisance rénale, c’est
en général à un stade avancé
de la maladie, lorsque des dialyses sont mises en œuvre
que le SJSR apparaît. Il disparaît lorsqu’une
greffe rénale peut être pratiquée.
Syndrome des Jambes Sans
Repos et médicaments
Certains médicaments sont connus pour induire un
SJSR. C'est le cas par exemple de nombreux antidépresseurs,
de la plupart des neuroleptiques, des broncho-dilatateurs
contenant de la théophylline,...
Syndrome des Jambes Sans
Repos et alimentaion
Il est possible que l'alimentation joue un rôle dans
le développement d'un SJSR. Ainsi, certains aliments
contenant des xanthines, tels que le café, le chocolat,
le thé, sont à l’origine d’un
SJSR qui disparaît avec l’arrêt de leur
consommation.
Syndrome des Jambes Sans
Repos et carences
Une anémie par manque de fer a été
mise en cause dès les toutes premières descriptions
du SJSR au milieu du siècle dernier. On sait aujourd’hui
que la carence en fer peut être modeste, ne pas s’accompagner
d’anémie, et pourtant son traitement fera disparaître
le SJSR. Elle doit donc être recherchée systématiquement
par un dosage de la ferritine dans le sang. D’autres
carences, notamment en acide folique ou en vitamine B12
ont été incriminées, mais leur rôle
est moins bien établi.
Syndrome des Jambes Sans
Repos et grossesse
La grossesse (surtout au cours des derniers mois) semble
favoriser la survenue d'un SJSR, peut-être du fait
de la carence en fer qui lui est souvent associée.
Dans la majorité des cas, le SJSR disparaît
après la fin de la grossesse, mais parfois la grossesse
est révélatrice d’un SJSR qui va se
répéter au cours des grossesses ultérieures,
avant de se pérenniser quelques années plus
tard.
En savoir plus : SJSR.fr