La semaine santé en bref #76

May 13, 2020 par

Chaque semaine, Santé Sur le Net choisit pour vous 5 actualités santé, à ne pas rater :

brèves santé

1. COVID-19, point de situation au 11 mai 2020

Le 11 mai 2020 marque le début d’une nouvelle étape après plusieurs semaines de confinement pour limiter la progression de l’épidémie de COVID-19. Alors que le virus SARS-CoV-2 a déjà causé 26 643 décès depuis le 1er mars 2020, la France commence un déconfinement progressif. Les Français sont appelés à respecter scrupuleusement les gestes barrières et à rester prudents, car plusieurs foyers épidémiques ont été découverts sur le territoire depuis quelques jours, en Dordogne, dans la Vienne, en Vendée et en Île-de-France. L’objectif des autorités de santé publique est d’éviter à tout prix une seconde vague épidémique, qui conduirait inexorablement vers un reconfinement de la population.

2. StopCovid, l’application qui fait débat

En cette période d’état d’urgence sanitaire liée à l’épidémie de COVID-19, des questions éthiques font surface à propos de l’utilisation des données de santé des Français. Ces questions sont liées notamment au développement de l’application StopCovid, destinée à localiser les patients positifs au COVID-19 sur le territoire et à la mise en place du SIDEP (Service Intégré de Dépistage et de Prévention), dont le rôle est de coordonner les actions des brigades anti-Covid. En ce début de semaine, le Conseil Constitutionnel, chargé de valider la loi d’urgence sanitaire, a justement censuré certains des éléments permettant le traçage des Français. Ces questions éthiques pourraient amener à une réflexion plus large sur la sécurité et le traitement des données de santé face à l’évolution des nouvelles technologies.

3. Rôle des animaux domestiques dans la transmission du SARS-CoV-2

Face à l’incertitude sur l’origine du virus SARS-CoV-2, l’inquiétude est rapidement née d’une possible transmission du virus par les animaux domestiques. L’ANSES, saisie sur cette question, a réuni en urgence un groupe d’experts spécialisés. L’agence a rendu un premier avis rassurant le 9 mars 2020, complété le 15 avril 2020 par des nouvelles données scientifiques disponibles. Des cas sporadiques de contamination d’animaux domestiques ont été décrits et des tests en laboratoire ont permis de montrer que certaines espèces sont susceptibles de contracter le virus, notamment le furet, le hamster et le chat. Néanmoins, à ce jour, l’ANSES considère qu’il n’existe aucune preuve scientifique montrant que les animaux d’élevage ou de compagnie jouent un rôle dans la transmission du virus au sein de la population. Les autorités recommandent tout de même de se laver systématiquement les mains après tout contact avec un animal domestique.

4. Premières preuves d’un lien entre malbouffe et maladies intestinales

Des chercheurs américains viennent de publier une étude scientifique établissant un lien entre la malbouffe et le développement des maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI), comme la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique. Des facteurs génétiques et environnementaux ont été mis en cause dans l’apparition de ces pathologies, particulièrement handicapantes au quotidien. Cette étude suggère qu’une consommation abusive de frites, de gâteaux, de fromages et de boissons sucrées pourrait augmenter le risque de développer l’une de ces maladies. Un nouvel argument en faveur d’une alimentation saine et équilibrée.

5. Journée mondiale de la fibromyalgie

Le 12 mai est marquée par la journée mondiale de la fibromyalgie, une maladie reconnue par l’Organisation Mondiale de la Santé en 1992. L’objectif de cette journée est de sensibiliser les pouvoirs publics et la population sur les conséquences de cette maladie pour la qualité de vie des patients. En France, environ 2 millions de personnes seraient touchées par la fibromyalgie, dont 200 000 avec des formes sévères de la maladie. Les femmes sont les plus touchées puisqu’elles représentent 90 % des patients. Actuellement, il faut compter un délai moyen de 7 ans avant d’établir un diagnostic. Aucun traitement ne permet de guérir cette pathologie, qui fait l’objet d’une prise en charge pluridisciplinaire et personnalisée.

Rendez-vous la semaine prochaine, pour les prochaines actualités du monde de la santé !

Estelle B., Docteur en Pharmacie


Estelle B.
Pharmacienne
Spécialiste de l'information médicale et de l'éducation thérapeutique du patient.
Passionnée par les domaines de la santé et de l'environnement marin.
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