La plus fréquente des infections vaginales bénignes est la vaginose bactérienne, suivie par la mycose. Ces infections vaginales sont toujours inconfortables et il est parfois difficile de s’en débarrasser définitivement.
Vaginose bactérienne et mycose vaginale, quels sont leurs symptômes respectifs ? Comment les traiter ? Quelles astuces pour éviter les récidives ?

En savoir plus sur la vaginose bactérienne

En savoir plus sur la mycose vaginale

Infection vaginale

Vaginose bactérienne Mycose vaginale
Prévalence 15-20% 10-20%
Germes Flore bactérienne anaérobie polymorphe C. Albicans (90%), C. Glabrata (10%)
Pertes vaginales Couleur : Gris/verdâtre
Aspect : Homogène, fluide
Adhérence : Oui
Odeur : typique de « poisson avarié »
Couleur : Blanc/jaunâtre
Aspect : Crémeuse, grumeleuse en « lait caillé »
Adhérence : Oui
Odeur : Non
Autres symptômes Absent ou discret : Sensation de brûlures, démangeaisons Démangeaisons, brûlures, rougeurs
Gonflement et petites coupures de la vulve, dyspareunie (= douleurs lors des rapports sexuels)
pH vaginal pH > 4,5 pH < 4
Diagnostic Clinique : Méthode « Amsel »
Bactériologique : « Score de Nugent »
Examen Clinique
Bactériologique : examen direct + mise en cultures des sécrétions vaginales
Facteurs de risque – habitudes sexuelles : précocité des relations, multiplicité des partenaires, douches vaginales, homosexualité féminine, utilisation de dispositifs intra-utérins
– tabac
– stress
– hormono-dépendance : seconde moitié du cycle, 3ème trimestre grossesse
– stress
– diabète mal équilibré
– prise antibiotique à large spectre
– déficit immunitaire
– dispositifs intra-utérins
MST ? Question encore débattue Non
Traitement Antibiotiques de la famille des nitro-imidazolés par voie orale : Métronidazole, secnidazole,  tinidazole Antifongique de la famille des azolés par voie vaginale préférentiellement : clotrimazole, éconazole, fenticonazole, isoconazole, miconazole,  sertaconazole, tioconazole

Lolita P., PharmD, PhD

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