hypercholestérolémie

Définition du cholestérol

Le cholestérol fait partie des corps gras essentiels à l’organisme qui est présent dans chaque cellule du corps. Il sert de matériau de base pour la synthèse d’un grand nombre d’hormones, contribue au maintien et à la stabilité des membranes cellulaires.
Le cholestérol sanguin est majoritairement synthétisé par le foie et l’intestin, il est ensuite amené dans le sang par des transporteurs. Les transporteurs sont des lipoprotéines, il en existe deux types, les lipoprotéines à basse densité et celles à densité élevée, ce sont ces deux types de lipoprotéines qui correspondent au « mauvais » et au « bon » cholestérol. Le cholestérol a besoin d’être associé à ces molécules car il n’est pas soluble ni dans l’eau, ni dans le sang.

Les lipoprotéines à basse densité

Appelées LDL, pour Low Density Lipoprotein, elles transportent le cholestérol du foie vers les tissus. Quand il y a trop de cholestérol associé aux lipoprotéines LDL, celui-ci s’accumule sur les parois artérielles, augmentant ainsi les risques de développement de maladies cardio-vasculaires. C’est pour cela que l’on le nomme le « mauvais cholestérol ».

Les lipoprotéines à densité élevée

Appelées HDL, pour High Density Lipoprotein, elles transportent le cholestérol des tissus vers le foie, en vue de son élimination et pour éviter son accumulation dans les tissus. Elles permettent de nettoyer des artères les dépôts lipidiques de mauvaise qualité et ainsi de réduire le risque d’apparition d’une plaque athéromateuse, c’est-à-dire une plaque de graisse tapissant la paroi des vaisseaux sanguins. C’est pour cela qu’il est appelé le « bon cholestérol ».

Le taux total du cholestérol dépend du taux du cholestérol-LDL et de celui du cholestérol-HDL. Ce taux se calcule par dosage sanguin fait à jeun et doit être inférieur à 2g/L. Lors de ce dosage on mesure également le taux de cholestérol-HDL, qui doit être supérieur à 0.6g/L et l’on peut ainsi calculer le taux limite de cholestérol-LDL qui doit être inférieur à 1.6 g/L.
Si le taux de cholestérol est supérieur à 2g/L, on parle alors d’hypercholestérolémie.


Définition de l’hypercholestérolémie

accumulation du cholesterol dans le sangL’hypercholestérolémie est un trouble du métabolisme lipidique, qui correspond à une augmentation du taux de cholestérol dans le sang. Ce trouble est plus précisément dû à une élévation du taux de cholestérol-LDL, qui se retrouve en grande quantité dans le sang. Le foie ne peut alors plus éliminer tout le cholestérol-LDL qui s’accumule et se dépose sur les parois vasculaires ce qui augmente le risque d’athérosclérose et par conséquent celui des maladies cardiovasculaires.

L’hypercholestérolémie est souvent accompagnée d’une élévation du taux de triglycérides dans le sang. Les triglycérides sont des lipides qui constituent la majeure partie du tissu adipeux du corps humain, et qui représentent la plus grande réserve d’énergie de l’organisme. Ils sont apportés par une alimentation peu équilibrée et une consommation excessive d’alcool. Un taux élevé de triglycérides dans le sang favorise la survenue de maladies cardiovasculaires et contribue au développement de l’athérosclérose. Un taux normal de triglycérides est inférieur à 1.7 mmol/L.


Causes de l’hypercholestérolémie

Les causes de l’hypercholestérolémie sont congénitales ou acquises. Dans 80% des cas, l’hypercholestérolémie est liée à des facteurs génétiques.

Hypercholestérolémie familiale

Elle est caractérisée par une mutation du gène codant le récepteur du cholestérol-LDL sur les cellules. Si le récepteur est absent des cellules, le cholestérol-LDL reste dans le sang et s’accumule, ce qui engendre l’apparition de dépôt du « mauvais » cholestérol. Ce type d’hypercholestérolémie peut apparaitre dès l’enfance, et entraine l’apparition de xanthomes, ce sont des petites boules de cholestérol de couleur jaune qui se déposent sur les tendons et sur la peau.

Troubles médicaux

Certaines pathologies peuvent entrainer une augmentation du taux de cholestérol dans le sang, comme l’hypothyroïdie, le diabète ou l’insuffisance rénale.

Environnement, âge et mode de vie

Le mode de vie de chacun joue évidemment sur la santé et peut entrainer une augmentation du taux de cholestérol, il s’agit d’un facteur de risque qui est souvent associé à un facteur génétique. En effet, une alimentation riche en graisses et en sucres ainsi qu’une absence d’activité physique entrainent une surcharge pondérale et ainsi une augmentation du cholestérol-LDL. Les hommes de plus de 45 ans et les femmes ménopausées de plus de 55 ans ont un risque plus élevé d’hypercholestérolémie.


Complications liées à l’hypercholestérolémie

Comme évoqué ci-dessus, un taux élevé de cholestérol augmente le risque de maladies cardiovasculaires, d’AVC et de dépôt de corps gras dans les artères ou sur les tissus.
Ce dépôt graisseux forme une plaque sur les vaisseaux sanguins, et peut également boucher les artères, dont l’artère coronarienne qui irrigue le cœur. Ce phénomène est appelé athérosclérose, il s’agit d’un durcissement des artères qui accroit le risque de douleurs thoraciques et de crises cardiaques.
Il n’y a pas de symptômes d’hypercholestérolémie à proprement parler, on parle de trouble « silencieux ». En général, lorsque l’on se rend compte de ce trouble, les artères ont déjà perdu 75% à 90% de leur fonctionnalité. C’est pour cela qu’il est important de vérifier régulièrement ses taux de cholestérol total et de triglycérides sanguins afin de prendre le plus rapidement possible les mesures nécessaires.


Quelques conseils pour contrôler son taux de cholestérol ?

contrôler son taux de cholestérol


Comment faire baisser son taux de cholestérol ?

Le but d’un traitement hypocholestérolémiant est de réduire la survenue de maladies cardiovasculaires et d’AVC. Il dépend des valeurs lipidiques obtenues lors de l’examen sanguin et de la présence ou non d’autres facteurs de risque de maladies cardiaques et vasculaires. Il existe deux types de traitements :

Traitement non médicamenteux
Lorsque l’on souffre d’hypercholestérolémie la première mesure à prendre est de revoir son régime alimentaire et sa fréquence d’activité physique. En effet, une alimentation équilibrée avec un minimum de lipides et d’aliments riches en cholestérol permet de réduire l’excès de poids et de limiter l’apport en graisses saturées. Les activités sportives d’endurance, comme la course de fond, la marche rapide et la natation, diminuent le taux de cholestérol-LDL en augmentant légèrement celui de cholestérol-HDL.

Traitement médicamenteux
Un traitement médicamenteux doit être envisagé si l’amélioration du mode de vie ne suffit pas à diminuer le taux de cholestérol, ou si le patient présente des facteurs de risque de maladies cardio-vasculaires (antécédents familiaux, maladie cardio-vasculaire déjà établie, âge, hypertension artérielle, tabagisme…). Dans ce cas, les traitements à base des composants suivants peuvent être prescrits :

  1. Statines : diminuent le taux de cholestérol-LDL. Les statines inhibent l’action d’une enzyme qui participe à la synthèse du cholestérol

  2. Fibrates : réduisent le taux de cholestérol-LDL

  3. Inhibiteurs de l’absorption intestinale du cholestérol : la colestyramine et l’ézétimibe fixent le cholestérol issu de l’alimentation et l’élimine par les selles





Sources :

- Hypercholestérolémie pure et hyperlipidémie mixte : prise en charge, HAS, Juin 2015
- Cholestérol et lipides : ameli-sophia.fr
- Le cholestérol en question : ameli.fr
- Contrôler votre cholestérol : fmcoeur.com
- Le cholestérol : fedecardio.org