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Diagnostic et traitement

Quel diagnostic ?

cancer-plevre-traitement-suiviLe diagnostic d’un cancer de la plèvre est évoqué sur l’examen clinique, et une radiographie pulmonaire afin de mettre en évidence l’épanchement pleural. Une ponction permet de recueillir un échantillon de liquide pleural afin d’y rechercher des cellules tumorales.

Cependant, c’est la thoracoscopie qui est l’examen de certitude, car il permet de visualiser la plèvre. Ce dernier consiste à introduire, sous anesthésie, un endoscope via une petite incision entre les deux côtes. L’examen est réalisé à jeun à l’aide d’un endoscope (tube souple muni d’une caméra et d’une lampe). Parfois, cet instrument est utilisé pour réaliser un prélèvement ou l’ablation d’une tumeur.

Le scanner thoracique est utile pour réaliser une classification. On distingue deux stades :

  • Ia qui correspond à une atteinte de la plèvre pariétale ou du diaphragme ;
  • Ib faisant référence à une atteinte à la fois de la plèvre pariétale et de la plèvre viscérale.

Quel traitement ?

Le traitement du mésothéliome est complexe, et encore peu codifié. Il est défini en fonction du patient et de la tumeur. Cependant, le traitement de référence est la chirurgie. A noter que l’intervention chirurgicale nécessite généralement une rééducation respiratoire pour que le patient puisse retrouver une capacité respiratoire suffisante.

Parfois, d’autres traitements peuvent être proposés : chimiothérapie, immunothérapie ou radiothérapie.

À savoir ! L’immunothérapie repose sur l’utilisation du système immunitaire afin d’éliminer les cellules cancéreuses de l’organisme, comme il le fait d’ordinaire pour les bactéries ou les virus. Cette thérapie apprend au système immunitaire à reconnaître et détruire les cellules tumorales.

Les immunothérapies dans le traitement des cancers de la plèvre progressent constamment. Elles représentent un espoir majeur dans la lutte contre le cancer. Ces thérapies permettent de remobiliser le système immunitaire des patients contre la tumeur. Elles ont donné des résultats encourageants, même dans les cas de cancers avancés.

Pour rappel, la chimiothérapie anticancéreuse fait intervenir des médicaments chargés d’interférer avec le fonctionnement cellulaire. Ils permettent ainsi d’obtenir :

  • La mort cellulaire, ce sont les médicaments cytotoxiques ;
  • L’arrêt de la prolifération cellulaire, ceux sont les médicaments cytostatiques.

Les médicaments cytotoxiques ont un index thérapeutique étroit. Leurs effets indésirables sont très souvent la conséquence directe de leurs effets sur les cellules non tumorales. En effet, les altérations induites par ce type de médicament ne sont malheureusement pas spécifiques aux cellules cancéreuses. Les médicaments de chimiothérapie ciblent le matériel génétique des cellules capables de se diviser rapidement afin d’entraver la division cellulaire et donc la croissance de la tumeur. Les médicaments cytostatiques peuvent quant à eux être utilisés à des doses non toxiques.

Leur effet aboutit à un retard de croissance de la tumeur. Ils peuvent être utilisés en association avec les médicaments cytotoxiques.

Les médicaments utilisés dans la chimiothérapie altèrent les cellules qui se divisent rapidement comme les cellules cancéreuses. Les cellules saines de l’organisme présentent dans le sang, la bouche, le nez, les ongles, le vagin et les racines capillaires possèdent malheureusement cette même propriété de renouvellement rapide, ce qui en fait des cibles de la chimiothérapie. La chimiothérapie entraîne certains effets indésirables qui découlent ainsi directement des dégâts causés à ces cellules, plus ou moins présents selon les molécules : nausées, vomissements, diarrhée, constipation, aphtes, chute des cheveux, diminution des globules blancs et des globules rouges, fatigue, etc.

Suivi

D’une manière générale, lorsque la chirurgie a permis le retrait de la tumeur, seul un suivi médical régulier du patient est nécessaire. En revanche, lorsque la tumeur n’est pas accessible et ne peut pas être retirée, la prise en charge est essentiellement palliative.

Prévention

La seule mesure préventive possible pour le cancer de la plèvre repose sur l’élimination de l’amiante des bâtiments ou des véhicules (en effet, l’amiante était utilisé pour les plaquettes de freins).

Par ailleurs, tout travailleur ayant conscience de son exposition à l’amiante sur une longue durée doit être suivi régulièrement par un pneumologue.

Charline D., Docteur en pharmacie

– Cancer de la plèvre. LA LIGUE CONTRE LE CANCER. Consulté le 12 mars 2020.
– Cancer de la plèvre. LAROUSSE. Consulté le 12 mars.