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Diagnostic et traitement

Quel diagnostic ?

Plusieurs moyens existent pour dépister une alopécie, par exemple la prise de photos successives au niveau d’une région fixe du cuir chevelu, afin de compter les cheveux en phase télogène. On parle de phototrichogramme. Par ailleurs, un examen microscopique des cheveux, aussi appelé trichogramme, peut informer sur les causes de cette perte anormale de cheveux.

Le diagnostic de calvitie est posé par le médecin généraliste grâce à l’échelle de Norwood-Hamilton. L’échelle décrit 7 stades basés sur la densité de cheveux au niveau de 3 zones : les tempes, le sommet du crâne et le front.

  • Le stade 1 correspond au début de la calvitie lorsque les premiers signes commencent à apparaître : léger dégarnissement au niveau des golfes temporaux et frontaux.

  • Le stade 2 intervient lorsque le dégarnissement s’accentue au niveau des golfes temporaux et frontaux, et débute au sommet du crâne.

  • Le stade 3 décrit un dégarnissement important au niveau des golfes et une zone sans cheveux commence à se voir au sommet du crâne. C’est à ce stade que la greffe de cheveux est conseillée.

  • Le stade 4 se caractérise par une extension de l’alopécie au niveau du vertex, et un agrandissement de la tonsure.

  • Au cours du stade 5, les trois zones touchées par la calvitie commencent à se rejoindre.

  • Le stade 6 est une aggravation du stade 5. Les cheveux se font de plus en plus rares sur l’ensemble du crâne.

  • Le stade 7 est le dernier. Toutes les zones sont dégarnies et les cheveux qui restent tombent. Un duvet se forme sur le crâne.

Quel traitement ?

Contre l’alopécie androgénique, il existe différents types de traitement : chirurgicaux ou médicamenteux. L’objectif est soit de stimuler les follicules pileux, soit de bloquer l’action des hormones impliquées.

À savoir ! Les traitements ne sont efficaces qu’à partir de 4 à 6 mois de prise. Ils doivent être poursuivis indéfiniment pour en garder les bénéfices. A l’arrêt du traitement, la repousse se stoppe, et un retour à l’état initial s’opère en quelques mois.

Les traitements médicamenteux sont délivrés sur ordonnance d’un dermatologue. Ils se présentent sous forme de comprimés (finastéride) ou de lotion (minoxidil). Le choix du traitement dépend des préférences ou des antécédents du patient.

Le comprimé de finastéride est à prendre une fois par jour à n’importe quel moment de la journée. Cette molécule en bloquant la transformation de la testostérone en dihydrotestostérone (DHT, hormone en cause dans l’alopécie) permet d’éviter la chute de cheveux. Il ne dispose d’aucune interaction avec d’autres traitements ou aliments. Ce traitement est réservé au traitement de l’alopécie androgénique chez l’homme uniquement. A noter que le finastéride freine la chute de cheveu mais ne stimule sa pousse que chez certains patients. Les principaux effets indésirables de ce traitement sont la baisse de la libido et des troubles de l’érection.

Le minoxidil est une lotion à appliquer matin et soir sur le cuir chevelu. Les résultats peuvent varier d’un individu à l’autre. Chez certains, le produit permet d’éviter ou ralentir la chute des cheveux, tandis que pour d’autres, il permet aussi la repousse. Les principaux effets indésirables sont les irritations cutanées. A noter qu’il est important d’appliquer la lotion uniquement sur le cuir chevelu, sans dépasser sur le visage en raison de la potentielle apparition de poils.

Chez les femmes qui sont atteintes d’alopécie en lien avec un dérèglement hormonal, le choix de la pilule contraceptive est primordial.

La spironolactone (un diurétique) est une autre molécule utilisée dans le traitement de l’alopécie androgénique chez la femme, car elle permet de bloquer l’action de la dihydrotestostérone sur les follicules pileux. Cette molécule ne dispose pas d’autorisation de mise sur le marché (AMM) dans cette indication.

Enfin, chez les hommes, le traitement chirurgical qui consiste à transplanter des cheveux peut être proposé. On parle aussi de greffe capillaire. Cette technique repose sur l’implantation du cuir chevelu de la partie arrière du crâne sur les zones touchées par la calvitie (front, golfes, etc.).

Charline D., Docteur en pharmacie

– Alopécie androgénique. VIDAL. Consulté le 19 mars 2020.