Préparation et précautions

Lorsque le patient prend son rendez-vous pour une fibroscopie , il est important qu’il précise à son interlocuteur les traitements en cours et la présence d’une pathologie (par exemple une allergie).

Dans le cas où une anesthésie générale est planifiée, le patient devra se rendre à une consultation avec un anesthésiste, 8 à 10 jours avant l’examen.

Pour ce type d’examen, il est nécessaire d’être à jeun. Aucun aliment ou médicament et aucune boisson ne doit être ingéré dans les 12 heures qui précèdent l’intervention.

Cas particulier de la coloscopie

Une coloscopie est un examen visuel de la paroi interne du côlon et du rectum, ce qui implique donc que l’intestin soit vide et que ses parois soient propres. Pour cela, il est nécessaire que le patient nettoie son fils côlon et son rectum grâce à un régime dit «sans résidu» le ou les 2 jours précédant l’examen, et avec l’ingestion d’un produit appelé «préparation colique» destiné à supprimer les matières fécales. En effet, si ces consignes ne sont pas correctement appliquées alors que les matières fécales restent dans la zone à examiner empêchent une bonne visualisation. L’examen prend alors plus de temps et il est moins précis. Parfois, le médecin est même obligé de reprogrammer l’examen (10 à 20% des cas en France).

Le régime sans résidus interdit tous les légumes ou préparations en contenant, tous les fruits ou préparation en contenant (jus, confiture, yaourt aux fruits), tous les aliments contenant des céréales complètes, les boissons alcoolisées et le café turc (avec le marc) . Certains médecins interdisent également la consommation de lait ou laitage.

La préparation colique associée à de grandes quantités d’eau est destinée à provoquer des diarrhées non douloureuses afin de vider l’intestin. Il est par ailleurs indispensable d’être à jeun (ni boire, ni manger, ni fumer) depuis la veille minuit lors de la coloscopie.

Déroulement d’une fibroscopie

Lorsque une fibroscopie se déroule sous anesthésie générale, elle nécessite un court séjour (souvent 1 journée) à l’hôpital. Tout d’abord, le patient est dirigé dans une boîte ou une chambre afin de se déshabiller et de préparer la salle d’opération (chemisier, charlotte, chaussons stériles). Il peut également être demandé de retirer les prothèses dentaires. Le patient est ensuite conduit en salle d’opération où l’anesthésiste va lui administrer le sédatif.

Une fois le patient endormi, le fibroscope est introduit par l’orifice naturel adéquat, par exemple la bouche en cas de fibroscopie bronchique, ou l’anus en cas de coloscopie. Il commence par envoyer de l’air afin d’écarter les parois de l’estomac pour obtenir une meilleure visibilité. Grâce à la caméra, le médecin peut explorer l’intérieur de l’organe à analyser. Il peut également effectuer des prélèvements si besoin avant de retirer l’appareil.

Une fois examiné terminé, le patient est reconduit en salle de réveil où il restera environ 1 heure, les temps de se réveiller tout d’abord puis de vérifier sa tension artérielle, sa respiration et son état général. La surveillance est poursuivie quelques heures dans la chambre d’hôpital où le patient reçoit une collation. Les premières observations sont communiquées par le médecin avant le retour à domicile du patient. En cas de prélèvements, plusieurs jours sont nécessaires pour obtenir des résultats définitifs.

Lorsque la fibroscopie se déroule sous anesthésie locale, le patient est installé sur le lit de la salle d’endoscopie. Un spray ou gel anesthésiant permet d’anesthésier le fond de la gorge par exemple en cas de gastroscopie, afin d’avoir les vomissements à solliciter l’endoscope. Le médecin introduit le tube soit par le nez soit par la bouche. Il est demandé au patient de respirer régulièrement, de se détendre et de ne pas avaler sa salive pour limiter les nausées. Le médecin commence par envoyer de l’air afin d’écarter les parois de l’estomac pour obtenir une meilleure visibilité. Grâce à la caméra, il peut explorer l’intérieur de l’œsophage, de l’estomac, des bronches ou du duodénum, ​​selon le type de fibroscopie. Il peut également effectuer des prélèvements si besoin avant de retirer l’appareil. Après une courte surveillance (quelques minutes à 2 heures), le patient peut rentrer (même seul) chez lui. Environ 1 heure après l’intervention, le patient peut boire et manger comme il le souhaite.

Suites d’une fibroscopie

Il est possible de reprendre très rapidement ses activités habituelles, le même jour en cas d’anesthésie locale et le lendemain pour l’anesthésie générale.

À savoir ! En cas d’anesthésie générale, il faut prévoir de ne pas conduire après l’intervention, et prendre le soin de se faire accompagner par un proche

En cas de fibroscopie, et plus particulièrement de gastroscopie ou de coloscopie, des ballonnements ou des douleurs abdominales peuvent être ressentis dans les heures qui sont examinées.

Les complications graves sont exceptionnelles: perforation par le fibroscope de l’organe exploré, hémorragie après biopsie ou ablation d’une lésion.

D’autres risques sont liés à l’anesthésie: réaction allergique, détresse respiratoire, perte de la vision, arrêt cardiaque, séquelles neurologiques, altération des fonctions cognitives (pertes de mémoire, confusion), paralysie ou engourdissement.

Charline D., Docteur en pharmacie

– Fibroscopie. CONCILIO . Consulté le 31 janvier 2020.
– L’endoscopie (fibroscopie). FONDATION CONTRE LE CANCER . Consulté le 31 janvier 2020.