Indications et déroulement

Quelles indications ?


L’impédancemétrie permet de dépister des troubles de l’audition. Il informe sur l’état du tympan et les réflexes stapédiens (contraction du muscle de l’étrier).

La perte auditive, aussi appelée « surdité » ou « hypoacousie » est une diminution de la capacité de perception des sons. Sans prise en charge adaptée, une baisse d’audition peut diminuer la qualité de vie du patient (handicap sensoriel et social).

Il existe différents niveaux de surdité. Cette dernière est exprimée en décibels de perte auditive :

  • La surdité légère, entre 20 et 39 décibels de perte auditive. A noter qu’un individu demande la répétition de son interlocuteur dès 30 décibels de perte auditive ;
  • La surdité moyenne, entre 40 et 60 décibels de perte auditive. A partir de ce niveau, on parle de handicap puisque la personne a besoin que son interlocuteur élève la voix ;
  • La surdité sévère, entre 70 et 90 décibels de perte auditive ;
  • La surdité profonde lorsque la perte auditive dépasse 90 décibels. L’individu n’est plus capable d’entendre quelqu’un parler.

À savoir ! On estime que plus de 10% de la population française est concernée par une perte auditive.

Préparation

Aucune préparation particulière n’est nécessaire pour cet examen.

Précaution

La seule contre-indication à l’examen est la présence d’une infection du conduit auditif ou d’une otorrhée (écoulements de l’oreille).

Déroulement de l’examen

L’impédancemétrie est un examen médical simple, indolore, rapide et très fiable permettant d’observer le fonctionnement de l’appareil auditif, à tout âge.

Un impédancemètre est constitué : d’une unité de commande, d’une sonde et d’un casque. Le fonctionnement peut être manuel ou automatique. L’unité de commande délivre un courant à l’oreille par l’intermédiaire d’un tube. Ce dernier est en partie absorbé par l’oreille, et en partie restitué. L’énergie restituée repasse par un second tube où elle est mesurée. A noter qu’un troisième tube permet de faire varier la pression dans le conduit auditif.

L’impédancemétrie se déroule en plusieurs phases :

  • D’abord, la tympanométrie qui permet d’étudier la mobilité de la membrane tympanique et des osselets selon les différentes pressions exercées.
  • Enfin, la mesure des réflexes acoustiques (ou réflexes stapédiens) qui repose sur l’émission d’un son fort dans le casque afin de voir comment le système auditif se protège (contraction du muscle de l’étrier rendant les osselets beaucoup plus rigides) pour pas qu’un son trop intense arrive au niveau de l’oreille interne.

Suites de l’examen

Le patient peut aussitôt reprendre ses activités habituelles une fois l’examen terminé.

Généralement, les résultats lui sont remis directement.

Charline D., Docteur en pharmacie

– L’impédancemétrie. OTOLOGIE. Consulté le 29 janvier 2020.
– Impédancemétrie. COLCHEA. Consulté le 29 janvier 2020.