ponction pleurale

Déroulement de l'examen de la ponction pleurale

Déroulement d’une ponction pleurale

L’examen dure entre 10 et 15 minutes. Il peut être plus long selon la quantité de liquide à drainer. Habituellement, la ponction se fait au bloc opératoire.

Une ponction pleurale est un examen simple réalisé dans des conditions d’asepsie, et généralement précédé d’une radiographie thoracique. Une anesthésie locale peut être pratiquée en cas de ponction évacuatrice.

Le patient est assis sur le bord d’une chaise ou du lit. Il lui est demandé de se pencher vers l’avant et de poser les bras sur une table. Le positionnement du patient est important pour la réussite de la procédure. Lorsque cette position n’est pas possible, par exemple si le patient n’est pas mobilisable, il est possible de réaliser la ponction en décubitus latéral.

Une fois l’anesthésique local appliqué, le médecin réalise une petite coupure puis insère l’aiguille ou le cathéter. Afin d’atteindre plus facilement l’espace pleural, l’aiguille est insérée dans le dos, au niveau des côtes. Une échographie est parfois utilisée pour guider le médecin.

L’excès de liquide est aspiré via l’aiguille ou le cathéter, ce qui permet aux poumons de se dilater pour faciliter la respiration. Un échantillon du liquide extrait est envoyé au laboratoire d’analyses afin d’être examiné (Analyse chimique, bactériologique et cellulaire). Une fois le liquide drainé, l’aiguille est retirée, et un pansement est appliqué sur la coupure.

A noter que parfois un drain pleural peut être mis en place lorsque le médecin suspecte une nouvelle accumulation de liquide à venir dans les poumons. Dans ce cas, une des extrémités du cathéter est insérée dans l’espace pleural, et l’autre est reliée à un contenant à l’extérieur du corps.

Les effets secondaires d’une ponction pleurale sont rares :

  • Inconfort ou douleur au niveau du point d’entrée de l’aiguille ;
  • Ecchymose ou saignements ;
  • Infection ;
  • Affaissement du poumon.

Parfois, l’évacuation d’un épanchement abondant peut occasionner quelques douleurs, de la toux et une sensation d’oppression thoracique qui se dissipent en quelques heures. Lorsque la quantité de liquide à évacuer est trop importante, plusieurs ponctions pleurales sont réalisées.

Enfin, un malaise vagal peut survenir durant l’examen chez les patients anxieux. Un médicament anxiolytique peut être prescrit, si besoin.

Suites d’une ponction pleurale

Après l’examen, une radiographie pulmonaire est prescrite systématiquement dans le but de vérifier qu’il ne reste plus de liquide dans la plèvre, et que les poumons se sont correctement dilatés et fonctionnement bien.

La survenue d’un pneumothorax (présence anormale d’air dans la cavité pleurale) est la complication la plus répandue de la ponction pleurale, en cas de blessure de la plèvre avec l’aiguille. Généralement, il est minime, et ne nécessite pas de traitement particulier. Parfois, le pneumothorax peut être plus important et nécessiter un drainage.

Les résultats de l’examen sont disponibles quelques heures à plusieurs jours après la ponction pleurale, et communiqués directement au médecin prescripteur. Ce dernier est chargé de contacter son patient afin de lui expliquer les résultats à l’occasion d’une consultation prévue à cet effet.

Charline D.,  Docteur en pharmacie

– Thoracentèse. ISTOCK. Consulté le 28 janvier 2020.
– Epanchement pleural ou pleurésie. Société Française de Chirurgie Thoracique et Cardiovasculaire. IMM. Consulté le 28 janvier 2020.
– Comment pratiquer une thoracentèse. LE MANUEL MSD. Consulté le 28 janvier 2020.
– Ponction pleurale. PNEUMOCOURLANCY. Consulté le 28 janvier 2020.