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Déroulement d’une urétrocystographie et suites de l’examen

Comment se déroule une urétrocystographie ?

Une urétrocystographie se déroule en cabinet de radiologie ou à l’hôpital. L’examen dure entre 30 et 60 minutes. Pendant toute la durée de l’examen, l’équipe médicale est présente et installée derrière une vitre (protection contre les rayons X). La communication est possible à tout moment grâce aux micros et l’équipe est prête à intervenir en cas de problème.

À savoir ! Un produit de contraste est une substance (le plus souvent à base d’iode) rendant certains éléments opaques à l’image, et donc plus visibles, en les fixant. L’objectif d’une injection de produit de contraste est d’obtenir une meilleure visibilité des tissus sur le cliché.

Le patient prend place sur la table de radiologie. Il sera allongé toute la durée de l’examen. L’équipe médicale procède tout d’abord à l’injection de produit de contraste iodé selon la technique choisie :

  • Pour urétrocystographie dite rétrograde, une sonde est préalablement introduite par l’urètre. Cette étape peut être source d’inconfort (sensation d’irritation possible). Par ailleurs, la distillation du produit de contraste peut provoquer, chez certaines personnes, une sensation de bouffée de chaleur et une petite irritation locale temporaire.
  • En cas d’urétrocystographie par ponction sus pubienne, le produit est directement injecté dans la vessie (au travers de la peau) après une anesthésie locale.
  • Enfin, en cas d’urétrocystographie associée à une urographie intraveineuse, l’injection du produit est réalisée par voie intraveineuse au préalable.

Des clichés sont ensuite réalisés pendant le remplissage de la vessie dans le cas d’une urétrocystographie rétrograde.

En cas d’urétrocystographie mictionnelle (par ponction sus pubienne ou associée avec une urographie intraveineuse), les clichés seront effectués pendant la miction ou immédiatement après. Pour cela, il est demandé au patient d’uriner dans un récipient adapté, tout en restant sur la table de radiographie.

Après l’examen, il est fréquent de ressentir une petite gêne pour uriner, ou de constater la perte (légère) de sang. Ceci est normal et transitoire. En revanche, en cas de brûlures importantes pour uriner, d’urines contenant beaucoup de sang, de la fièvre ou des difficultés persistantes pour uriner, il est nécessaire de prendre contact avec le médecin traitant.

Et après ?

Un premier compte-rendu oral est souvent donné au patient juste après l’examen. Il s’agit d’une première approche. Les images sont ensuite analysées plus en détail. Le radiologue transmettra le compte-rendu écrit directement au médecin traitant.

Quels risques ?

Toute exploration médicale sur le corps humain, même réalisée dans les meilleures conditions (sécurité et compétence maximales) comporte des risques.

En cas de urétrocystographie rétrograde, l’insertion de la sonde dans l’urètre peut provoquer un malaise transitoire et sans gravité. Le risque d’infection urinaire est faible. Dans de très rares cas, l’urètre peut être blessé lors du geste d’insertion de la sonde et provoquer un petit saignement. Enfin, exceptionnellement, le sondage peut être à l’origine d’un rétrécissement de l’urètre chez l’homme.

En cas de urétrocystographie sus-pubienne, un petit hématome peut se former au niveau de l’injection. Il se résorbera spontanément en quelques jours.

Une coloration des urines, en lien avec un petit saignement de la paroi de la vessie, est fréquente et sans gravité. Beaucoup plus rarement, une réelle hémorragie nécessite, en revanche, parfois une intervention.

Une fuite du produit autour de l’urètre et de la vessie pendant l’injection du produit de contraste est rare, mais sans gravité. Lorsque la fuite est trop importante, elle peut nécessiter un traitement antibiotique.

Charline D., Docteur en pharmacie

– Examens d’imagerie des voies urinaires. LE MANUEL MSD. Consulté le 29 janvier 2020.
– Urétrocystographie mictionnelle. LAROUSSE. Consulté le 29 janvier 2020.