Septicémie

Des premiers symptômes de septicémie au choc septique

Avant d’arriver au stade de la septicémie, les patients présentent généralement des symptômes caractéristiques de l’infection locale en cours, des symptômes respiratoires pour une pneumonie, des symptômes cutanés pour une infection cutanéomuqueuse, des symptômes urologiques pour une infection urinaire, etc. La fièvre n’est pas systématique, et si elle est présente, elle n’est pas toujours très élevée. Parfois, les patients ne présentent que de simples frissons.

La septicémie implique la diffusion de l’agent pathogène responsable de l’infection dans la circulation sanguine et donc à l’ensemble du corps. Cette invasion généralisée de l’organisme provoque une série de réactions de l’organisme, en particulier des réactions inflammatoires. Actuellement, la septicémie se définit comme un dysfonctionnement d’organes potentiellement mortel, lié à une réponse dérégulée de l’organisme à une infection grave. Les symptômes de septicémie sont globalement liés à l’importance de la réaction inflammatoire, c’est-à-dire à la libération des médiateurs de l’inflammation.

Parmi les symptômes observés chez les patients atteints de septicémie, il est possible d’observer :

  • Une fièvre très élevée ou au contraire un abaissement de la température corporelle (hypothermie) ;
  • Des frissons ;
  • Une faiblesse et une fatigue généralisées ;
  • Un dysfonctionnement ou la défaillance d’un organe vital, par exemple le rein, le cœur ou le poumon, avec des signes spécifiques selon l’organe concerné ;
  • Une dégradation de l’état général de santé ;
  • Une altération de la coloration de la peau : elle peut devenir chaude et rouge, mais peut aussi prendre une coloration marbrée et bleutée ;
  • Des troubles de la conscience, avec une confusion mentale ;
  • Un choc septique, marqué par une chute de la tension artérielle ainsi qu’une accélération du rythme cardiaque et de la fréquence respiratoire, mettant en jeu le pronostic vital du patient.

Parallèlement, la libération des médiateurs de l’inflammation peut entraîner la formation de caillots dans les vaisseaux sanguins, à l’origine d’obstructions dans certaines parties du corps, qui ne sont alors plus irriguées par la circulation sanguine.