Bactérie Helicobacter pylori 3d

Le diagnostic et le pronostic de l’infection par Helicobacter pylori

Comme de nombreux cas d’infections par Helicobacter pylori ne provoquent aucun symptôme, une grande partie des personnes infectées ne bénéficient d’aucun diagnostic, avant l’apparition éventuelle d’une complication.

Une infection par Helicobacter pylori doit être recherchée par le médecin dans les contextes suivants :

  • Un ulcère gastrique ou duodénal ou un antécédent d’ulcère ;
  • Des troubles gastriques chroniques (dyspepsie chronique) ;
  • Une anémie par carence en fer ou par carence en vitamine B12 sans autre cause possible ;
  • Un purpura thrombopénique immunologique (trouble auto-immun rare de la coagulation, caractérisée par une baisse du taux de plaquettes sanguines) ;
  • Un lymphome du Malt gastrique ;
  • Des antécédents familiaux de cancers de l’estomac ;
  • Une prédisposition aux cancers digestifs ;
  • Avant une chirurgie de l’obésité ;
  • Avant la prescription d’antiinflammatoires non stéroïdiens (AINS) ou d’aspirine à faible dose, chez des sujets ayant des antécédents d’ulcères gastroduodénaux.

Pour établir le diagnostic, le médecin s’appuie sur les symptômes ressentis par le patient et sur plusieurs examens complémentaires :

  • Une épreuve respiratoire (test respiratoire à l’urée marquée au carbone 13) pour détecter la bactérie dans l’air expiré ;
  • Une analyse des selles pour mettre en évidence la bactérie (recherche d’antigènes) ;
  • Des sérologies sanguines (recherche d’anticorps dirigés contre Helicobacter pylori) ;
  • Une endoscopie haute (gastroscopie) pour visualiser l’intérieur de l’estomac et effectuer des biopsies de la muqueuse gastrique.

La gastroscopie est le seul examen qui permet à la fois de :

  • Confirmer le diagnostic de l’infection par Helicobacter pylori ;
  • Déterminer la sensibilité de la bactérie aux différentes classes d’antibiotiques ;
  • Détecter d’éventuelles lésions gastriques précancéreuses.

Le pronostic et l’évolution de l’infection par Helicobacter pylori sont étroitement liés au traitement mis en place ou non. Sans traitement antibiotique, le risque de récidive d’un ulcère gastroduodénal dû à Helicobacter pylori est de 50 % sur une année, contre seulement 10 % chez les patients traités par des antibiotiques. Le traitement adapté de l’infection peut permettre de guérir des ulcères non soulagés par les autres traitements, en particulier les traitements antiacides.