Syndrome métabolique

Les conséquences du syndrome métabolique

Syndrome métabolique - diabète mesure sucreConsidéré comme un véritable fléau pour la santé de la population mondiale, le syndrome métabolique suscite l’inquiétude des autorités de santé publique, en raison des risques qui y sont associés. En effet, le syndrome métabolique augmente le risque de développer des pathologies graves, comme :

  • Le diabète de type 2, car le syndrome métabolique engendre souvent une insulinorésistance, l’un des mécanismes à la base du diabète de type 2 ;
  • Des maladies cardiovasculaires, en particulier de cardiopathies ischémiques comme l’angor, car les troubles lipidiques et glucidiques altèrent progressivement les parois des vaisseaux sanguins et favorisent le développement de caillots. Le syndrome métabolique peut également perturber les paramètres cardiaques, comme le volume d’éjection des ventricules, ou encore altérer les structures cardiaques (développement anormal du ventricule gauche) ;
  • Des accidents cardiovasculaires, comme l’accident vasculaire cérébral ou un infarctus du myocarde;
  • Des troubles du sommeil, comme le syndrome d’apnée du sommeil;
  • Une insuffisance rénale, en lien avec l’hyperuricémie et les problèmes vasculaires ;
  • Une grave atteinte hépatique à long terme, voire une augmentation du risque de cancer du foie.

Parallèlement aux troubles biochimiques qui définissent le syndrome métabolique, son existence entraîne souvent d’autres perturbations des dosages biologiques, et notamment :

  • Une augmentation des protéines de l’inflammation, et en particulier de la protéine C réactive (CRP) ultrasensible. Ce trouble témoigne d’un état d’inflammation chronique associée à l’obésité;
  • Une microalbuminurie pathologique (présence d’albumine (une protéine) dans les urines), supérieure ou égale à 20 mg/l sur une miction ou 30 mg/24 heures ;
  • Une élévation de l’inhibiteur du plasminogène, ayant un effet sur la coagulation sanguine en altérant la fibrinolyse ;
  • Une hyperuricémie, c’est-à-dire une élévation du taux sanguin d’acide urique ;
  • D’autres troubles lipidiques, impliquant notamment le LDL-cholestérol (« mauvais cholestérol ») ;
  • Une modification de la numération formule sanguine (NFS), marquée par une augmentation du taux de globules blancs ;
  • Des troubles hépatiques, caractéristiques d’une stéatose hépatique non alcoolique;
  • Des troubles endocriniens, notamment une perturbation de la synthèse du cortisol induisant chez les femmes un syndrome des ovaires polykystiques, susceptible d’altérer la fertilité de manière importante.