CAMPHODIONYL, sirop (PRODUIT SUPPRIME LE 17/03/2008)

Traitement symptomatique des toux non productives gênantes.
Remarque : l'association d'un antitussif et d'un expectorant n'est pas justifiée.


  • Toux non productive

RESERVE A L'ADULTE ET L'ENFANT DE PLUS DE 15 KG (soit environ 4 ans).
Une cuillère à soupe (15 ml) contient 7,5 mg de codéine.
Une cuillère-mesure (5 ml) contient 2,5 mg de codéine.
Le traitement symptomatique doit être court (quelques jours) et limité aux horaires où survient la toux.
En l'absence d'autre prise médicamenteuse apportant de la codéine ou tout autre antitussif central, la dose quotidienne de codéine à ne pas dépasser est de :
- 120 mg chez l'adulte,
- 1 mg/kg chez l'enfant de 20 à 50 kg (environ 6 à 15 ans),
- 0,5 mg/kg chez l'enfant de 15 à 20 kg (environ 30 mois à 6 ans)
.
La posologie usuelle est de :
- Chez l'adulte : 2 cuillères à soupe par prise à renouveler au bout de 6 heures en cas de besoin.
- Chez le sujet âgé ou en cas d'insuffisance hépatique :
La posologie initiale sera diminuée de moitié par rapport à la posologie conseillée chez l'adulte, et pourra éventuellement être augmentée en fonction de la tolérance et des besoins.
- Chez l'enfant :
. enfant de 30 à 50 kg (environ 10 à 15 ans) : 2 à 3 cuillères-mesure par prise, à renouveler au bout de 6 heures en cas de besoin sans dépasser la dose de 12 cuillères-mesure par jour.
. enfant de 20 à 30 kg (environ 6 à 10 ans) : 1 à 2 cuillères-mesure par prise, à renouveler au bout de 6 heures en cas de besoin, sans dépasser la dose de 8 cuillères-mesure par jour.
. enfant de 15 à 20 kg (environ 30 mois à 6 ans) : 1 cuillère-mesure par prise, à renouveler au bout de 6 heures en cas de besoin, sans dépasser la dose de 4 cuillères-mesure par jour.
. Les prises devront être espacées de 6 heures au minimum.
. Les âges approximatifs en fonction du poids sont donnés à titre indicatif.

- Aux doses thérapeutiques les effets indésirables de la codéine sont comparables à ceux des autres opiacés, mais ils sont plus rares et plus modérés.
. Possibilité de constipation, somnolence, états vertigineux, nausées, vomissements.
. Rarement : bronchospasme, réactions cutanées allergiques, dépression respiratoire (voir contre-indications).
- Aux doses suprathérapeutiques : il existe un risque de dépendance et de syndrome de sevrage à l'arrêt brutal, qui peut être observé chez l'utilisateur et chez le nouveau-né de mère intoxiquée à la codéine.


  • Constipation
  • Somnolence
  • Etat vertigineux
  • Nausée
  • Vomissement
  • Bronchospasme
  • Réaction cutanée allergique
  • Dépression respiratoire
  • Dépendance aux opiacés
  • Syndrome de sevrage
Contre-indications

CONTRE-INDIQUE :
Ce médicament ne doit pas être utilisé en cas de :
- hypersensibilité à l'un des constituants,
- insuffisance respiratoire,
- toux de l'asthmatique,
- allaitement : la codéine passe dans le lait maternel ; quelques cas d'hypotonie et de pauses respiratoires ont été décrits chez des nourrissons, après ingestion par les mères de codéine à doses suprathérapeutiques. En cas d'allaitement, la prise de ce médicament est contre-indiquée.
DECONSEILLE :
Ce médicament est généralement déconseillé en association avec l'alcool.

LISTE:

  • Hypersensibilité codéine
  • Insuffisance respiratoire
  • Asthmatique
  • Allaitement
  • Nourrisson

Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

MISES EN GARDE :
RESERVE A L'ADULTE ET L'ENFANT DE PLUS DE 15 KG (soit environ 4 ans).
ATTENTION : LE TITRE ALCOOLIQUE DE CE MEDICAMENT EST DE 0,8° SOIT 7 mg D'ALCOOL PAR ml.
- Un traitement prolongé à forte dose peut conduire à un état de dépendance.
- Les toux productives, qui sont un élément fondamental de la défense bronchopulmonaire sont à respecter.
- Il est illogique d'associer un expectorant ou mucolytique à un antitussif.
- Avant de prescrire un traitement antitussif, il convient de rechercher les causes de la toux qui requièrent un traitement spécifique.
- Si la toux résiste à un antitussif administré à une posologie usuelle, on ne doit pas procéder à une augmentation des doses, mais à un réexamen de la situation clinique.
- L'attention des sportifs sera attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.
PRECAUTIONS D'EMPLOI :
- Prudence en cas d'hypertension intracrânienne qui pourrait être majorée.
- En cas de diabète ou de régime hypoglucidique, tenir compte de la teneur en saccharose (4 g par cuillère mesure, 12 g par cuillère à soupe).
- Grossesse :
. Codéine : les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence un effet tératogène de la codéine.
En clinique, les données épidémiologiques menées sur des effectifs restreints de femmes n'ont cependant pas mis en évidence un risque malformatif particulier de la codéine. Au cours des trois derniers mois de la grossesse, la prise chronique de codéine par la mère, et cela quelle que soit la dose, peut être à l'origine d'un syndrome de sevrage chez le nouveau-né. En fin de grossesse, des posologies élevées, même en traitement bref, sont susceptibles d'entraîner une dépression respiratoire chez le nouveau-né.
. Sulfogaïacol : en clinique, aucun effet malformatif ou foetotoxique n'est apparu à ce jour. Toutefois le suivi de grossesses exposées au sulfogaïacol est insuffisant pour exclure tout risque. En conséquence, par mesure de précaution, l'utilisation de ce médicament est à éviter pendant la grossesse.

LISTE:

  • Réservé à l'adulte et à l'enfant de plus de 15 kg
  • Toux productive
  • Sportif
  • Hypertension intracrânienne
  • Diabète
  • Régime hypoglucidique
  • Grossesse

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

ASSOCIATION DECONSEILLEE :
Alcool :
Majoration par l'alcool de l'effet sédatif des antitussifs centraux. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.
Eviter la prise de boissons alcoolisées et d'autres médicaments contenant de l'alcool.
ASSOCIATIONS A PRENDRE EN COMPTE :
- Autres dépresseurs du SNC : analgésiques morphiniques, certains antidépresseurs, les antihistaminiques H1 sédatifs, barbituriques, benzodiazépines, clonidine et apparentés, hypnotiques, neuroleptiques, anxiolytiques autres que benzodiazépines.
Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.
- Autres dérivés morphiniques (analgésiques ou antitussifs) :
Dépression respiratoire (synergie potentialisatrice) des effets dépresseurs des morphiniques en particulier chez le sujet âgé.


Incompatibilités

Sans objet.


Surdosage

- Signes chez l'adulte :
. dépression aiguë des centres respiratoires (cyanose, bradypnée),
. somnolence, rash, vomissements,
. prurit,
. ataxie.
- Signes chez l'enfant :
(Seuil toxique : 2 mg/kg en prise unique).
. bradypnée, pauses respiratoires,
. myosis,
. convulsions,
. flush et oedème du visage,
. éruption urticarienne, collapsus,
. rétention d'urine.
- Traitement :
. assistance respiratoire,
. naloxone en cas d'intoxication massive.


Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

L'attention est appelée, notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, sur les risques de somnolence attachés à l'emploi de ce médicament.

Grossesse :
- Codéine : Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence un effet tératogène de la codéine.
En clinique, les données épidémiologiques menées sur des effectifs restreints de femmes n'ont cependant pas mis en évidence un risque malformatif particulier de la codéine.
Au cours des trois derniers mois de la grossesse, la prise chronique de codéine par la mère, et cela quelle que soit la dose, peut être à l'origine d'un syndrome de sevrage chez le nouveau-né.
En fin de grossesse, des posologies élevées, même en traitement bref, sont susceptibles d'entraîner une dépression respiratoire chez le nouveau-né.
- Sulfogaïacol : En clinique, aucun effet malformatif ou foetotoxique n'est apparu à ce jour.
Toutefois le suivi de grossesses exposées au sulfogaïacol est insuffisant pour exclure tout risque.
En conséquence, par mesure de précaution, l'utilisation de ce médicament est à éviter pendant la grossesse.
Allaitement :
La codéine passe dans le lait maternel ; quelques cas d'hypotonie et de pauses respiratoires ont été décrits chez des nourrissons, après ingestion par les mères de codéine à doses suprathérapeutiques. En cas d'allaitement, la prise de ce médicament est contre-indiquée.


Durée de conservation :
18 mois.
Précautions particulières de conservation
:
A conserver à une température inférieure à 25°C.

Forme : Sirop

Contenance : 40 cuillères-mesure ou 13,33333333 cuillères à soupe ou 1 flacon ou 40 cuillères à café

Laboratoire Titulaire : DISTRI B3

Laboratoire Exploitant : DISTRI B3


Forme pharmaceutique

Absence d'information dans l'AMM.


Composition exprimée par 100 ml

Principes Actifs :
  • Codéine (0.05 g)
  • Sulfogaïacol (0.25 g)

Commentaire : Une cuillère-mesure (5 ml) contient 4 g de saccharose, 30 mg d'éthanol et 2,5 mg de codéine. Une cuillère à soupe (15 ml) contient 12 g de saccharose, 0,1 g d'éthanol et 7,5 mg de codéine. Titre alcoolique : 0,8% (V/V).


Excipients :
  • Sirop d'ipécacuanha composé
  • Benzoïque acide (Effet notoire)
  • Alcool (Effet notoire)
  • Saccharose (Effet notoire)
  • Eau purifiée
  • Arôme caramel :
    • Saccharose
    • Eau
    • Catalyseur ammoniacal

*Cette fiche médicament a été générée à partir des données de la Banque Claude Bernard© (www.resip.fr) ne peut être utilisée isolément pour l'établissement d'un diagnostic, l'instauration d'un traitement ou une décision thérapeutique, qui relève de la compétence exclusive des professionnels de santé. Il est rappelé que le contenu de la Base Claude Bernard doit être considéré comme un ouvrage scientifique faisant l'objet d'une consultation critique laissant aux professionnels de santé les responsabilités de la prescription que le code leur reconnaît. La Base Claude Bernard a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments. Les données fournies ne peuvent être considérées comme exhaustives et peuvent avoir évolué depuis leur mise en ligne. Seul votre médecin est habilité à mettre en œuvre un traitement adapté à votre cas personnel. Les Données fournies sont la propriété de RESIP et ne peuvent être reproduites ou diffusées par quelque moyen, toute impression ne pouvant concerner que des extraits non substantiels et n'être effectuée qu'à des fins strictement personnelles et non commerciales.