GYNERGENE CAFEINE, comprimé

Traitement en dernière intention de la crise de migraine en cas d'échec caractérisé des traitements recommandés (anti-inflammatoires non stéroïdiens et/ou triptans).


  • Crise de migraine

Le comprimé d'ergotamine ne doit pas être utilisé en prophylaxie. Il est recommandé d'utiliser l'ergotamine en monothérapie dans le traitement de la crise de migraine et de ne pas l'associer avec les triptans.

Posologie

Adultes :

La dose usuelle recommandée est de 1 à 2 mg de tartrate d'ergotamine (soit 1 à 2 comprimés), dès les prodromes de la crise.

Si les symptômes réapparaissent après la prise du médicament, une deuxième prise est possible dans les 24 heures suivantes à condition de respecter un intervalle d'au moins 2 à 3 heures entre les 2 prises.

La dose maximale par jour ne doit en aucun cas dépasser 4 mg de tartrate d'ergotamine (soit 4 comprimés).

Il est recommandé de comptabiliser le nombre de jours avec prise de traitement par mois. Le traitement devra être reconsidéré si le patient a besoin de plus de 2 jours de traitement par semaine depuis plus de trois mois en vue de la prescription d'un traitement de fond.

Populations particulières :

Population pédiatrique (de moins de 12 ans)

Il n'existe pas de données concernant l'utilisation de l'ergotamine chez les enfants. De ce fait, l'utilisation de GYNERGÈNE CAFÉINÉ dans cette classe d'âge n'est pas recommandée.

Personnes âgées (de plus de 65 ans)

La sécurité et l'efficacité de GYNERGÈNE CAFÉINÉ n'ont pas été évaluées chez le patient âgé de plus de 65 ans. De ce fait, son utilisation dans cette classe d'âge n'est pas recommandée.

Mode d'administration

Voie orale.

ARRETER LE TRAITEMENT ET CONTACTER IMMEDIATEMENT LE MEDECIN en cas de :
-
Engourdissement ou des picotements dans les doigts ou les orteils.
- Nausées et vomissements sans rapport avec la migraine.

CONTACTER IMMEDIATEMENT LE MEDECIN en cas de :
- Douleurs violentes localisées au niveau de la poitrine et pouvant s'étendre dans le bras gauche.
- Besoin de prendre ce traitement plus de 2 jours par semaine.
A l'arrêt du traitement, une intensification des céphalées peut survenir dans les 24 à 48 heures et peut se poursuivre durant 72 heures ou plus ; ces céphalées peuvent s'accompagner de troubles autonomes tels que nausées et vomissements.

SPORTIF : cette spécialité contient de l'ergotamine et ce principe actif est inscrit sur la liste des substances dopantes.

EVITER  de consommer du pamplemousse ou du jus de pamplemousse au cours du traitement.

PRUDENCE en cas de conduite de véhicules ou d'utilisation de machines (sensations vertigineuses).

Les effets indésirables les plus fréquents sont les nausées et les vomissements.

Les effets indésirables suivants ont été établis à partir d'essais cliniques et de l'expérience depuis la mise sur le marché de GYNERGÈNE CAFÉINÉ.

Les fréquences dans le tableau ci-dessous sont données à titre indicatif, suivant les catégories suivantes : très fréquents (≥ 1/10) ; fréquents (≥ 1/100, <1/10) ; peu fréquents (≥ 1/1 000, <1/100) ; rares (≥1/10 000, <1/1 000) ; très rares (<1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Les réactions indésirables au médicament sont listées selon les classes de systèmes d'organes de MedDRA.

Classes de systèmes d'organesEffets indésirables
Affections du système immunitaire Rares : réactions d'hypersensibilité (telles que : éruptions cutanées, oedème facial, prurit, urticaire, dyspnée)
Affections du système nerveux Fréquents : sensation vertigineuse Peu fréquents : paresthésie dans les doigts et les orteils, hypoesthésie, céphalées Fréquence indéterminée : dépendance, céphalées chroniques quotidiennes, intensification des céphalées à l'arrêt du traitementa
Affections de l'oreille et du labyrinthe Rare : vertiges
Affections cardiaques Peu fréquents : cyanose Rares : bradycardie, tachycardie Très rares : ischémie myocardique, infarctus du myocarde Fréquence indéterminée : fibrose valvulaired
Affections vasculaires Peu fréquents : vasoconstriction périphériqueb Rares : augmentation de la tension artérielle Très rares : gangrène
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales Fréquence indéterminée : fibrose pleuraled
Affections gastro-intestinales Fréquents : nausée et vomissements (non liés à la migraine), douleurs abdominales Peu fréquent : diarrhée Fréquence indéterminée : fibrose rétropéritonéaled
Affections musculo-squelettiques et systémiques Peu fréquents : douleur dans les extrémités, faiblesse dans les extrémités Rares : myalgie
Investigations Très rares : absence de pouls
Lésions, intoxications et complications liées aux procédures Rares : ergotisme

a La prise prolongée ou excessive de Gynergène caféiné peut entrainer une dépendance ainsi que l'apparition de céphalées chroniques quotidiennes. A l'arrêt du traitement, une intensification des céphalées peut survenir dans les 24 à 48 heures et peut se poursuivre durant 72 heures ou plus ; ces céphalées peuvent s'accompagner de troubles autonomes tels que nausées et vomissements (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

b Si des signes de vasospasmes sont observés, la prise de Gynergène caféiné doit être interrompue (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Surdosage).

c En fonction de la dose d'ergotamine, une vasoconstriction artérielle intense peut survenir (ergotisme). Celle-ci peut entraîner des signes et symptômes d'ischémie vasculaire des extrémités ou d'autres tissus (comme vasospasmes rénaux ou cérébraux) (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Surdosage).

d Une utilisation prolongée ou excessive peut entraîner une fibrose (notamment pleurale ou rétropéritonéale). De rares cas de fibroses de valves cardiaques ont été rapportés (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr.


  • Réaction d'hypersensibilité
  • Rash cutané
  • Oedème du visage
  • Urticaire allergique
  • Dyspnée
  • Sensation vertigineuse
  • Paresthésie
  • Hypoesthésie
  • Céphalée
  • Dépendance
  • Céphalée chronique
  • Vertige
  • Cyanose
  • Bradycardie
  • Tachycardie
  • Ischémie myocardique
  • Infarctus du myocarde
  • Fibrose de valve cardiaque
  • Fibrose pleurale
  • Fibrose rétropéritonéale
  • Vasoconstriction périphérique
  • Augmentation de la pression artérielle
  • Gangrène
  • Nausée
  • Vomissement
  • Douleur abdominale
  • Diarrhée
  • Douleur dans les extrémités
  • Faiblesse des extrémités inférieures
  • Faiblesse des extrémités supérieures
  • Myalgie
  • Absence de pouls
  • Ergotisme
Contre-indications

·Hypersensibilité connue aux alcaloïdes de l'ergot de seigle, à la caféine ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition.

·Affections prédisposant à des réactions angiospastiques : insuffisance coronarienne (en particulier angor instable ou spastique), états infectieux sévères, choc, maladie vasculaire oblitérante, maladies vasculaires périphériques telles que syndrome de Raynaud, hyperthyroïdie, antécédents d'accident ischémique transitoire ou de souffrance cérébrale ou d'hypertension artérielle mal contrôlée.

·Artérite temporale.

·Migraine hémiplégique ou basilaire.

·Insuffisances rénales ou hépatiques sévères.

·Grossesse et allaitement.

·En association avec les triptans, les antibiotiques de la famille des macrolides (sauf la spiramycine), les inhibiteurs de protéases boostés par ritonavir, l'éfavirenz, les antifongiques azolés, le triclabendazole, l'association quinupristine/dalfopristine, le stiripentol, le diltiazem, le bocéprévir, le télaprévir, le cobicistat, l'association ombistavir/parataprévir (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

LISTE:

  • Hypersensibilité alcaloïdes de l'ergot de seigle
  • Hypersensibilité caféine
  • Angor instable
  • Angor spastique
  • Etat infectieux sévère
  • Choc
  • Maladie vasculaire oblitérante
  • Maladie vasculaire périphérique
  • Hyperthyroïdie
  • Antécédent d'accident ischémique transitoire
  • Antécédent de souffrance cérébrale
  • Antécédent d'hypertension mal contrôlée
  • Artérite temporale
  • Migraine hémiplégique
  • Migraine basilaire
  • Insuffisance rénale sévère
  • Insuffisance hépatique sévère
  • Enfant de moins de 6 ans
  • Grossesse
  • Allaitement
  • Enfant de 6 à 12 ans
  • Sujet de plus de 65 ans

Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

GYNERGÈNE CAFÉINÉ n'est pas recommandé chez les patients de moins de 12 ans ou de plus de 65 ans.

GYNERGÈNE CAFÉINÉ est destiné uniquement au traitement des crises de migraine aiguë et non à leur prévention.

GYNERGÈNE CAFÉINÉ ne doit en aucun cas être administré en traitement de fond, continu et prolongé.

L'administration répétée à court intervalle (voir rubrique Posologie et mode d'administration) nécessite une surveillance particulière : l'apparition éventuelle de signes cliniques faisant suspecter une mauvaise tolérance vasculaire impose l'arrêt immédiat du traitement.

Les patients traités doivent être informés des doses maximales à ne pas dépasser et des premiers symptômes de surdosage :

·accidents ischémiques et trophiques des extrémités : survenue de paresthésies (engourdissements, fourmillements), de phénomènes douloureux ou de vasoconstriction, même à doses usuelles doit attirer l'attention,

·nausées et vomissements sans rapport avec la migraine,

·symptômes d'ischémie myocardique (précordialgies).

Dès l'apparition de symptômes de surdosage, le traitement doit être interrompu et le patient doit aussitôt consulter son médecin.

Une utilisation prolongée ou excessive est contre-indiquée car pouvant entraîner :

·une fibrose (notamment pleurale ou rétropéritonéale). Des rares cas de fibroses de valves cardiaques ont été rapportés ; de l'ergotisme incluant des symptômes sévères de vasoconstriction des vaisseaux sanguins périphériques avec potentiellement une issue fatale ;

·une dépendance ;

·des céphalées chroniques quotidiennes nécessitant une interruption transitoire du traitement ;

·une intensification des céphalées à l'arrêt du traitement, survenant dans les 24 à 48 heures et pouvant se poursuivre durant 72 heures ou plus, et pouvant être accompagnée de troubles autonomes tels que nausées et vomissements.

Les patients atteints d'insuffisance hépatique légère à modérée, en particulier les patients atteints de cholestase hépatique, doivent bénéficier d'un suivi adapté.

L'attention des sportifs doit être attirée sur le fait que cette spécialité contient de l'ergotamine et que ce principe actif est inscrit sur la liste des substances dopantes.

La prise concomitante de ce médicament avec des alcaloïdes de l'ergot de seigle dopaminergiques, des sympathomimétiques alpha (voies orale et/ou nasale), des sympathomimétiques indirects, crizotinib, idélalisib ou enoxacine est déconseillée (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

LISTE:

  • Céphalée chronique
  • Insuffisance hépatique légère à modérée
  • Cholestase hépatique
  • Sportif
  • Vasospasme

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Interactions attendues entraînant une contre-indication

Inhibiteurs puissants du CYP3A4

L'utilisation concomitante d'inhibiteurs du cytochrome P450 3A4 (CYP3A4) tels que les antibiotiques de type macrolides (par ex. troléandomycine, érythromycine, clarithromycine), les inhibiteurs de la protéase ou de la transcriptase inverse du VIH (par ex. ritonavir, indinavir, nelfinavir, delavirdine) ou les antifongiques azolés (par ex. kétoconazole, itraconazole, voriconazole) et de GYNERGÈNE CAFÉINÉ doit être évitée (voir rubrique Contre-indications), car cela peut entraîner une exposition élevée à l'ergotamine et à l'ergotisme (vasospasme et ischémie des extrémités et d'autres tissus).

Vasoconstricteurs

L'utilisation concomitante d'agents vasoconstricteurs, y compris des médicaments contenant des alcaloïdes de l'ergot, le sumatriptan et d'autres agonistes des récepteurs 5HT1 ou encore la nicotine (par ex. tabagisme sévère), et de sympathomimétiques doit être évitée car cela peut entraîner une vasoconstriction accrue (voir rubrique Contre-indications).

Interactions observées entraînant la non-recommandation d'une utilisation concomitante

Toute augmentation éventuelle des concentrations plasmatiques de caféine en raison d'une interaction avec un(d') autre(s) médicament(s) peut se traduire par une augmentation de l'absorption de l'ergotamine. La caféine subit une métabolisation importante par le CYP1A2 et les médicaments augmentant ou réduisant l'activité enzymatique peuvent moduler la clairance métabolique de la caféine. Les fluoroquinolones, la mexilétine, la fluvoxamine et les contraceptifs oraux peuvent augmenter l'exposition plasmatique à la caféine. Des interactions entre la caféine et des sympathomimétiques peuvent entraîner une augmentation de la tension artérielle.

Interactions observées à prendre en compte

Bêta-bloquants

Quelques cas de réactions vasospastiques ont été rapportés chez des patients traités en concomitance avec des médicaments contenant de l'ergotamine et avec le propranolol.

Interactions attendues à prendre en compte

Inhibiteurs modérés/faibles du CYP3A4

Les inhibiteurs modérés à faibles du CYP3A4 tels que la cimétidine, le clotrimazole, le fluconazole, le jus de pamplemousse, la quinupristine/dalfopristine et le zileuton peuvent également accroître l'exposition à l'ergotamine et la prudence est requise en cas d'utilisation concomitante.

Inhibiteurs de la recapture de la sérotonine

L'utilisation concurrente d'ergotamine et d'inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (par ex. amitriptyline), y compris des agents sélectifs (par ex. sertraline), peut entraîner un syndrome sérotoninergique et doit être effectuée avec prudence.

Inducteurs du CYP3A4

Les médicaments (par ex. névirapine, rifampicine) inducteurs du CYP3A4 peuvent entraîner une diminution de l'action pharmacologique de l'ergotamine.

Absence d'interaction

Aucune interaction pharmacocinétique impliquant d'autres isoenzymes du cytochrome P450 n'est connue.

INTERACTIONS LIEES A L'ERGOTAMINE

Associations contre-indiquées(voir rubrique Contre-indications)

+ Triptans (almotriptan, fovatriptan, naratriptan, rizatriptan, sumatriptan, zolmitriptan, élétriptan) : risque d'hypertension artérielle, de vasoconstriction artérielle coronaire. Respecter un délai de 24 heures entre l'arrêt du triptan et de la prise de l'alcaloïde.

+ Macrolides (sauf spiramycine) : ergotisme avec possibilité de nécrose des extrémités (diminution de l'élimination hépatique des alcaloïdes de l'ergot de seigle).

+ Antiprotéases (ex. amprénavir, atazanavir, fosamprenavir, indinavir, lopinavir, nelfinavir, ritonavir, saquinavir, tipranavir) : ergotisme avec possibilité de nécrose des extrémités (inhibition du métabolisme hépatique de l'alcaloïde de l'ergot de seigle).

+ Inhibiteurs de la reverse transcriptase (delavirdine, éfavirenz) : ergotisme avec la possibilité de nécrose des extrémités (inhibition du métabolisme hépatique de l'alcaloïde de l'ergot de seigle).

+ Voriconazole : ergotisme avec possibilité de nécrose des extrémités (inhibition du métabolisme hépatique de l'alcaloïde de l'ergot de seigle).

+ Quinupristine-dalfopristine (associés) : ergotisme avec la possibilité de nécrose des extrémités (inhibition du métabolisme hépatique de l'alcaloïde de l'ergot de seigle).

+ Stiripentol : ergotisme avec possibilité de nécrose des extrémités (inhibition du métabolisme hépatique des alcaloïdes de l'ergot de seigle).

+ Diltiazem : ergotisme avec possibilité de nécrose des extrémités (inhibition du métabolisme hépatique de l'alcaloïde de l'ergot de seigle).

+ Phénylpropanolamine : risque de vasoconstriction et/ou de crises hypertensives.

+ Triclabendazole : ergotisme avec possibilité de nécrose des extrémités (inhibition du métabolisme hépatique des alcaloïdes de l'ergot de seigle). Respecter un délai de 24 heures entre l'arrêt du traitement et l'ergotamine et inversement.

Associations déconseillées (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)

+ Alcaloïdes de l'ergot de seigle dopaminergiques (bromocriptine, cabergoline, pergolide, lisuride) :risque de vasoconstriction et/ou de poussées hypertensives.

+ Sympathomimétiques alpha (voies orale et/ou nasale) (etilephrine, midodrine, naphazoline, oxymetazoline, phényléphrine, synephrine, tetryzoline, tuaminoheptane, tymazoline) : risque de vasoconstriction et/ou de poussées hypertensives.

+ Sympathomimétiques indirects (sauf phénylpropanolamine) (éphédrine, phényléphrine, pseudoéphédrine) : risque de vasoconstriction et/ou de poussées hypertensives.

Associations faisant l'objet de précautions d'emploi

+ Bêta-bloquants (propanolol, oxprénolol) : ergotisme ; quelques cas de spasme artériel avec ischémie des extrémités ont été observés (addition d'effets vasculaires). Surveillance clinique renforcée en particulier pendant les premières semaines de l'association.

INTERACTIONS LIEES A LA CAFEINE

Associations déconseillées

+ Enoxacine : augmentation des concentrations plasmatiques de caféine pouvant entraîner excitations et hallucinations par diminution de son métabolisme hépatique.

Associations à prendre en compte

+ Ciprofloxacine, norfloxacine : augmentation des concentrations plasmatiques de caféine pouvant entraîner excitations et hallucinations par diminution de son métabolisme hépatique.

+ Méxilétine : augmentation des concentrations plasmatiques de caféine, par inhibition de son métabolisme hépatique par la méxilétine.


Incompatibilités

Sans objet.


Surdosage

L'ergotisme est défini comme une vasoconstriction artérielle intense produisant des signes et symptômes d'ischémie des extrémités ou d'autres tissus (tels que vasospasmes rénaux ou cérébraux). En cas de non-traitement, une gangrène est possible. La plupart des cas d'ergotisme sont associés à une intoxication chronique et/ou un surdosage et/ou une interaction.

Symptômes

Douleurs abdominales, confusion, étourdissements, nausées, vomissements, céphalées, tachycardie ou bradycardie associées à une hypotension, troubles respiratoires, vertiges, paresthésies, ischémie, gangrène, convulsion, choc, coma, et aussi signes et symptômes d'ischémie vasculaire tels que engourdissement, picotements et douleurs des extrémités, cyanose et absence de pouls. Dans de rares cas, des patients peuvent présenter un infarctus du myocarde.

Traitement

En cas d'intoxication aiguë, une évacuation digestive par lavage gastrique et un traitement symptomatique doivent être envisagés en milieu hospitalier, sous surveillance cardiovasculaire étroite.

L'administration de charbon actif peut diminuer le passage digestif du tartrate d'ergotamine.

En cas de confirmation d'ergotisme vasculaire, un traitement d'urgence doit être administré en milieu hospitalier.


Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Des sensations vertigineuses ont été rapportées comme un effet indésirable du traitement. La prudence est recommandée chez les patients effectuant des tâches nécessitant une certaine habileté comme conduire des véhicules ou utiliser des machines. Les patients ayant des antécédents de vertiges ou d'autres troubles du système nerveux central ne doivent pas conduire ou utiliser des machines

Grossesse

Chez l'animal, l'expérimentation met en évidence un effet tératogène avec le tartrate d'ergotamine. Ces effets peuvent être attribués à une diminution de la circulation sanguine utéroplacentaire (voir rubrique Données de sécurité précliniques).

Les données sur l'utilisation du tartrate d'ergotamine pendant la grossesse sont limitées.

De plus, ce produit a des propriétés vasoconstrictrices et ocytociques. En conséquence, GYNERGÈNE CAFÉINÉ ne doit pas être utilisé pendant la grossesse.

Allaitement

Les dérivés de l'ergot passant dans le lait maternel, l'allaitement est contre-indiqué pendant l'utilisation de ce médicament.

L'ergotamine et la caféine sont excrétées dans le lait maternel. L'ergotamine peut entraîner des symptômes de vomissements, de diarrhées, de pouls faible et de tension artérielle irrégulière chez les nouveau-nés. GYNERGÈNE CAFÉINÉ est par conséquent contre-indiqué chez les mères allaitantes.

Fertilité

Chez les rats mâles recevant de l'ergotamine par voie orale et de la caféine en association (1:100), la fertilité n'a pas été affectée (voir rubrique Données de sécurité précliniques).

Durée de conservation :

2 ans.

Précautions particulières de conservation :

Pas de précautions particulières de conservation.

Forme : Comprimé

Dosage : 1 mg/100 mg

Contenance : 20 comprimés

Laboratoire Titulaire : AMDIPHARM LIMITED

Laboratoire Exploitant : CENTRE SPECIALITES PHARMA


Forme pharmaceutique

Comprimé.


Composition exprimée par Comprimé

Principes Actifs :
  • Ergotamine (1 mg) tartrate
  • Caféine (100 mg) anhydre

Excipients :
  • Tartrique acide
  • Talc
  • Magnésium stéarate
  • Amidon de maïs prégélatinisé (Starch 1500)
  • Cellulose microcristalline (Avicel PH 102)
  • Fer oxyde jaune

*Cette fiche médicament a été générée à partir des données de la Banque Claude Bernard© (www.resip.fr) ne peut être utilisée isolément pour l'établissement d'un diagnostic, l'instauration d'un traitement ou une décision thérapeutique, qui relève de la compétence exclusive des professionnels de santé. Il est rappelé que le contenu de la Base Claude Bernard doit être considéré comme un ouvrage scientifique faisant l'objet d'une consultation critique laissant aux professionnels de santé les responsabilités de la prescription que le code leur reconnaît. La Base Claude Bernard a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments. Les données fournies ne peuvent être considérées comme exhaustives et peuvent avoir évolué depuis leur mise en ligne. Seul votre médecin est habilité à mettre en œuvre un traitement adapté à votre cas personnel. Les Données fournies sont la propriété de RESIP et ne peuvent être reproduites ou diffusées par quelque moyen, toute impression ne pouvant concerner que des extraits non substantiels et n'être effectuée qu'à des fins strictement personnelles et non commerciales.