GLIMEPIRIDE ACCORD HEALTHCARE 2 mg, comprimé

Le glimépiride est indiqué dans le traitement du diabète sucré de type 2, lorsque le régime alimentaire, l'exercice physique et la réduction pondérale seuls ne sont pas suffisants.


  • Diabète de type 2

Voie orale.

La base d'un traitement efficace du diabète est un régime alimentaire adapté, une activité physique régulière ainsi que des contrôles sanguins et urinaires réguliers. Le non-respect du régime alimentaire ne peut être compensé par la prise de comprimés ou un traitement par l'insuline.

Posologie

La posologie dépend des résultats de la glycémie et de la glycosurie.

Pour les différentes posologies plusieurs dosages sont disponibles.

La posologie initiale de glimépiride est de 1 mg par jour.

·         si le contrôle glycémique est satisfaisant, cette posologie peut être adoptée comme traitement d'entretien;

·         si le contrôle glycémique est insuffisant, la posologie doit être augmentée en fonction du bilan glycémique à 2, 3 ou 4 mg par jour, par paliers successifs, en respectant un intervalle d'environ 1 à 2 semaines entre chaque palier.

Une posologie supérieure à 4 mg/jour de glimépiride ne donne de meilleurs résultats que dans des cas exceptionnels.

La dose maximale recommandée est de 6 mg de glimépiride par jour.

Chez des patients insuffisamment équilibrés par des doses journalières ou quotidiennes maximales de metformine, l'association du glimépiride peut être initiée. Tout en maintenant la posologie de la metformine, le glimépiride sera commencé à faibles doses, puis augmenté progressivement jusqu'à des doses maximales, en fonction de l'équilibre métabolique recherché. L'association sera débutée sous contrôle médical strict.

Chez les patients insuffisamment équilibrés par le glimépiride, à la dose maximale, un traitement par l'insuline peut être associé si nécessaire. L'insulinothérapie sera débutée à faible dose tout en maintenant la posologie du glimépiride.

La dose d'insuline sera adaptée en fonction du niveau de contrôle glycémique souhaité. L'association à l'insuline devra être instaurée sous stricte surveillance médicale.

En règle générale, une prise unique quotidienne de glimépiride suffit. Il est recommandé de prendre le médicament immédiatement avant ou pendant un petit-déjeuner substantiel ou - si le patient ne prend pas de petit-déjeuner - immédiatement avant ou pendant le premier repas principal.

L'oubli d'une dose ne doit jamais être compensé par la prise d'une dose plus élevée.

Si le patient présente une réaction hypoglycémique après la prise d'un comprimé par jour de glimépiride 1 mg un traitement par régime seul peut être envisagé chez ce patient.

Les besoins en glimépiride peuvent diminuer au cours du traitement, l'amélioration du contrôle glycémique entraînant une plus grande sensibilité à l'insuline. Afin de diminuer le risque d'hypoglycémie, une diminution de la posologie ou une interruption du traitement peut alors être envisagée.

Une modification de la posologie peut être également nécessaire dans les cas suivants : modification du poids du patient, modification du mode de vie, apparition de facteurs susceptibles d'augmenter les risques d'hypoglycémie ou d'hyperglycémie.

Relais d'un autre antidiabétique oral par le glimépiride

Le relais d'un autre hypoglycémiant oral au glimépiride peut généralement être envisagé. Pour le passage au glimépiride, la posologie et la demi-vie du médicament précédent doivent être prises en compte. Dans certains cas, en particulier avec les antidiabétiques à demi-vie longue (ex: chlorpropamide), une fenêtre thérapeutique de quelques jours peut s'avérer nécessaire afin d'éviter un effet additif des deux produits, risquant d'entraîner une hypoglycémie.

La posologie initiale recommandée est de 1 mg de glimépiride par jour. La posologie de glimépiride peut ensuite être augmentée par paliers successifs de la manière indiquée précédemment, en fonction de la réponse.

Relais de l'insuline par le glimépiride

Dans des cas exceptionnels de patients diabétiques de type 2 équilibrés par l'insuline, un relais par le glimépiride peut être indiqué. Ce relais doit être réalisé sous stricte surveillance médicale.

Populations spéciales

Utilisation chez les patients insuffisants rénaux ou hépatiques

Voir rubrique Contre-indications.

Population pédiatrique

Il n'y a pas de données sur l'utilisation du glimépiride chez les patients âgés de moins de 8 ans.

On dispose de données limitées sur l'utilisation du glimépiride en monothérapie chez les enfants âgés de 8 à 17 ans, (voir rubriques Propriétés pharmacodynamiques et Propriétés pharmacocinétiques).

Les données disponibles en matière de tolérance et d'efficacité sont insuffisantes chez la population pédiatrique et par conséquent ce médicament est contre-indiqué chez cette population.

Mode d'administration

Les comprimés sont à avaler sans les croquer avec un peu de liquide.

EN CAS D'HYPOGLYCEMIE (faim intense, maux de tête, nausées, vomissements, apathie, somnolence, troubles du sommeil, agitation, agressivité, difficultés de concentration, diminution de la vigilance et des réactions, dépression, confusion, troubles visuels et de la parole, difficulté à articuler, tremblements, paralysie partielle, troubles sensitifs, vertiges, sensation de faiblesse, sueurs abondantes, peau moite, anxiété, accélération du pouls, hypertension artérielle, palpitations, douleur intense et soudaine dans la poitrine pouvant irradier dans les régions voisines (angine de poitrine et troubles du rythme cardiaque)) : absorber immédiatement du sucre ou une boisson ou un aliment sucré et prendre l'avis du médecin.
PREVENIR IMMEDIATEMENT LE MEDECIN en cas de :
-
réactions allergiques (y compris inflammation des vaisseaux sanguins, souvent avec une éruption cutanée) qui peuvent s’aggraver avec difficultés respiratoires, chute de la tension artérielle voire choc,
-
troubles au niveau du foie incluant couleur jaune de la peau et des yeux (jaunisse), trouble de la circulation de la bile (cholestase), inflammation du foie (hépatite) ou mauvais fonctionnement du foie,
-
allergie cutanée (hypersensibilité) telle que démangeaisons, rougeurs, urticaire et augmentation de la sensibilité au soleil,
-
hypoglycémie sévère avec perte de connaissance, convulsions ou coma.
Toute prise de ce médicament doit être suivie de la prise d'un repas.
EVITER la prise de boissons alcoolisées.
PRUDENCE en cas de conduite de véhicules ou d'utilisation de machines (troubles visuels, hypoglycémie ou hyperglycémie : diminution des capacités de concentration et des réflexes).

Les effets indésirables suivants lors des essais cliniques ont été fondées sur l'expérience avec le glimépiride et d'autres sulfonylurées, ont été énumérés ci-dessous par système organe et par ordre décroissant de fréquence (très fréquent: ≥ 1/10; fréquent: ≥ 1/100 à < 1/10; peu fréquent: ≥ 1/1 000 à < 1/100; rares: ≥ 1/10 000 à < 1/1 000; très rares: < 1/10 000), indéterminée (ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles).

Affections hématologiques et du système lymphatique

Rare: thrombocytopénie, leucopénie, agranulocytose, érythrocytopénie, anémie hémolytique et pancytopénie, en général réversibles à l'arrêt du traitement.

Fréquence indéterminée : thrombocytopénie sévère avec numération plaquettaire inférieure à 10 000/µl et purpura thrombocytopénique.

Affections du système immunitaire

Très rare: angéite leucocytoclastique, réactions modérées d'hypersensibilité pouvant évoluer vers des réactions plus graves avec dyspnée, chute de tension voire choc.

Fréquence indéterminée: une allergie croisée avec les sulfonylurées, les sulfamides et leurs dérivés est possible.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Rare: hypoglycémies.

Ces hypoglycémies apparaissent le plus souvent d'emblée, pouvant être sévères et parfois difficiles à corriger. La survenue de ces hypoglycémies dépend, comme pour tout traitement hypoglycémiant, de facteurs individuels comme les habitudes alimentaires et de la dose de l'hypoglycémiant(voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Affections oculaires

Fréquence indéterminée: les modifications glycémiques peuvent entraîner, surtout en début de traitement, des troubles visuels transitoires.

Affections gastro-intestinales

Très rare: nausées, vomissements, diarrhée, distension abdominale, inconfort abdominal et douleurs abdominales, pouvant exceptionnellement conduire à l'arrêt du traitement.

Troubles hépato-biliaires

Très rare: atteinte de la fonction hépatique (avec par exemple cholestase et ictère), voire hépatite pouvant évoluer vers l'insuffisance hépatique.

Fréquence indéterminée: élévation des enzymes hépatiques.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquence indéterminée : des réactions d'hypersensibilité (prurit, urticaire, éruptions cutanées et photosensibilité) peuvent survenir.

Investigations

Très rare: hyponatrémie.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.


  • Thrombocytopénie
  • Leucopénie
  • Agranulocytose
  • Erythrocytopénie
  • Anémie hémolytique
  • Pancytopénie
  • Thrombocytopénie < 100000/mm3
  • Purpura thrombocytopénique
  • Angéite leucocytoclasique
  • Réaction d'hypersensibilité
  • Dyspnée
  • Chute tensionnelle
  • Choc allergique
  • Hypoglycémie
  • Troubles visuels
  • Nausée
  • Vomissement
  • Diarrhée
  • Distension abdominale
  • Inconfort abdominal
  • Douleur abdominale
  • Elévation des enzymes hépatiques
  • Atteinte de la fonction hépatique
  • Cholestase
  • Ictère
  • Hépatite
  • Insuffisance hépatique
  • Prurit cutané
  • Urticaire allergique
  • Eruption cutanée allergique
  • Photosensibilité
  • Hyponatrémie
Contre-indications

Le glimépiride est contre-indiqué dans les cas suivants :

·         hypersensibilité connue au glimépiride ou à l'un des excipients, aux autres sulfonylurées, aux sulfamides ;

·         le diabète insulino-dépendant ;

·         coma diabétique ;

·         acido-cétose ;

·         insuffisance rénale ou hépatique sévère.

En cas d'insuffisance rénale ou hépatique sévère, un passage à l'insuline est recommandé.

LISTE:

  • Hypersensibilité glimépiride
  • Hypersensibilité sulfonylurées
  • Hypersensibilité sulfamides
  • Diabète insulinodépendant
  • Coma diabétique
  • Acidocétose
  • Grossesse
  • Enfant de moins de 18 ans
  • Insuffisance rénale sévère
  • Insuffisance hépatique sévère
  • Intolérance au galactose
  • Déficit en lactase
  • Syndrome de malabsorption du glucose
  • Syndrome de malabsorption du galactose
  • Déficit en G6PD
  • Allaitement

Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Le glimépiride doit être pris peu de temps avant ou pendant un repas.

En cas de repas pris à intervalles irréguliers, et tout particulièrement en cas de saut d'un repas, le traitement par le GLIMEPIRIDE ACCORD HEALTHCARE peut entraîner une hypoglycémie. Les symptômes possibles d'une hypoglycémie sont : céphalées, faim intense, nausées, vomissements, lassitude, somnolence, troubles du sommeil, agitation, agressivité, diminution de la concentration, de la vigilance et des réactions, dépression, confusion, troubles visuels et de la parole, aphasie, tremblements, parésie, troubles sensoriels, vertiges, sensation de faiblesse, perte de maîtrise de soi, délire, convulsions, somnolence et perte de connaissance pouvant aller jusqu'au coma, respiration superficielle et bradycardie. De plus, des signes de contre-régulation adrénergique peuvent être observés : hypersudation, peau moite, anxiété, tachycardie, hypertension, palpitations, angine de poitrine et arythmie cardiaque.

Le tableau clinique d'un malaise hypoglycémique sévère peut ressembler à un accident vasculaire cérébral.

Les symptômes disparaissent en général après absorption de glucides (sucre).

Par contre, les édulcorants artificiels n'ont aucun effet.

L'expérience avec les autres sulfonylurées montre que, malgré des mesures initialement efficaces, une hypoglycémie peut récidiver.

En cas d'hypoglycémie sévère ou prolongée, même si elle est temporairement contrôlée par une absorption de sucre, un traitement médical immédiat voire une hospitalisation peut s'imposer

Facteurs favorisant l'hypoglycémie :

·         refus ou (plus particulièrement chez les patients âgés) incapacité du patient à coopérer ;

·         malnutrition, horaire irrégulier des repas, saut de repas, ou périodes de jeûne ;

·         modification du régime ;

·         déséquilibre entre exercice physique et prise de glucides ;

·         consommation d'alcool, particulièrement en l'absence de repas ;

·         insuffisance rénale ;

·         insuffisance hépatique sévère ;

·         surdosage en glimépiride ;

·         certains désordres non compensés du système endocrinien affectant le métabolisme des hydrates de carbone ou la contre-régulation de l'hypoglycémie (certains troubles de la fonction thyroïdienne, insuffisances hypophysaire ou surrénalienne) ;

·         administration concomitante de certains autres médicaments (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Le traitement par GLIMEPIRIDE ACCORD HEALTHCARE nécessite des dosages réguliers du glucose sanguin et urinaire. De plus, le dosage du taux d'hémoglobine glycosylée est recommandé.

Un contrôle régulier de la numération sanguine (en particulier leucocytes et plaquettes) et de la fonction hépatique est nécessaire pendant le traitement par GLIMEPIRIDE ACCORD HEALTHCARE.

Dans des situations de stress (accident, opérations graves, infections avec fièvre, etc...), un passage temporaire à l'insuline peut être indiqué.

Aucune expérience n'est disponible concernant l'utilisation du GLIMEPIRIDE ACCORD HEALTHCARE, chez des patients ayant une insuffisance hépatique sévère et chez des patients dialysés. Chez les patients en insuffisance rénale ou hépatique sévère, un passage à l'insuline est recommandé.

Le traitement par un médicament de la classe des sulfonylurées peut entraîner une anémie hémolytique chez les patients porteurs d'un déficit enzymatique en glucose-6-phosphate déshydrogénase (G6PD). Le glimépiride appartenant à cette classe, des précautions doivent être prises chez les patients déficients en G6PD et un traitement appartenant à une classe thérapeutique autre que les sulfonylurées doit être envisagé.

En raison de la présence de lactose monohydraté, ce médicament ne doit pas être administré en cas de galactosémie congénitale, de déficit en lactase de Lapp ou de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose.

LISTE:

  • Hypoglycémie
  • Malnutrition
  • Jeûne
  • Modification des habitudes alimentaires
  • Consommation d'alcool
  • Insuffisance rénale légère à modérée
  • Troubles de la fonction thyroïdienne
  • Insuffisance hypophysaire
  • Insuffisance surrénalienne
  • Surveillance glycémie
  • Surveillance glycosurie
  • Surveillance hémoglobine glycosylée
  • Surveillance leucocytaire
  • Surveillance plaquettaire
  • Surveillance fonction hépatique
  • Stress
  • Accident
  • Intervention chirurgicale majeure
  • Infection fébrile
  • Modification du poids
  • Femme envisageant une grossesse

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

La prise simultanée de glimépiride avec d'autres médicaments peut entraîner une augmentation ou une diminution non souhaitée de l'effet hypoglycémiant du glimépiride. Pour cette raison, la prise de tout autre médicament ne doit se faire qu'en accord (ou sur prescription) d'un médecin.

Le glimépiride est métabolisé par le cytochrome P450 2C9 (CYP2C9). Son métabolisme est modifié en cas d'association avec des inducteurs du CYP2C9 (ex. rifampicine) ou des inhibiteurs (ex. fluconazole).

D'après les résultats d'une étude publiée d'interaction in vivo, l'aire sous la courbe (AUC) du glimépiride est environ doublée en présence de fluconazole, l'un des plus puissants inhibiteurs du CYP2C9.

D'après l'expérience connue avec le glimépiride et les sulfonylurées, les interactions suivantes doivent être mentionnées:

Potentialisation de l'effet hypoglycémiant et dans ce cas, une hypoglycémie peut survenir lorsqu'un des traitements suivants est pris:

+ phénylbutazone, azapropazone et oxyfenbutazone,

+ insuline et antidiabétiques oraux, tels que la metformine,

+ salicylés et acide p amino salicylique,

+ stéroïdes anabolisants et hormones sexuelles masculines,

+ chloramphénicol, certains sulfonamides à durée d'action prolongée, tétracyclines, antibiotiques de la famille des quinolones et clarithromycine,

+ anticoagulants coumariniques,

+ fenfluramine,

+ disopyramide,

+ fibrates,

+ inhibiteurs de l'enzyme de conversion,

+ fluoxétine, IMAO,

+ allopurinol, probénécide, sulfinpyrazone,

+ sympatholytiques,

+ cyclophosphamide, trophosphamide et iphosphamides,

+ miconazole, fluconazole,

+ pentoxifylline (à forte dose par voie parentérale),

+ tritoqualine.

Diminution de l'effet hypoglycémiant et dans ce cas, une hyperglycémie peut survenir lorsqu'un des traitements suivants est pris:

+ oestrogènes et progestatifs,

+ salidiurétiques et diurétiques thiazidiques,

+ thyréomimétiques, glucocorticoïdes,

+ dérivés de la phénothiazine, chlorpromazine,

+ adrénaline et sympathicomimétiques,

+ acide nicotinique (forte posologie) et dérivés de l'acide nicotinique,

+ laxatifs (usage prolongé),

+ phénytoïne, diazoxide,

+ glucagon, barbituriques et rifampicine,

+ acétazolamide.

Les antagonistes des récepteurs H2, les bêta-bloquants, la clonidine et la réserpine peuvent provoquer une potentialisation ou une diminution de l'effet hypoglycémiant.

Les signes de contre-régulation adrénergique à l'hypoglycémie peuvent être diminués ou absents sous l'influence des médicaments sympatholytiques, tels que les bêta-bloquants, la clonidine, la guanéthidine et la réserpine.

La prise d'alcool peut potentialiser ou diminuer l'effet hypoglycémiant du glimépiride de façon imprévisible.

Le glimépiride peut potentialiser ou atténuer les effets des anticoagulants coumariniques.

Le colésévélam se lie au glimépiride et réduit son absorption par le tractus gastro-intestinal. Aucune interaction n'ayant été observée lorsque le glimépiride était pris au moins 4 heures avant le colésévélam, le glimépiride doit être administré au moins 4 heures avant le colésévélam.


Incompatibilités

Sans objet.


Surdosage

Symptômes

Un surdosage conduit à une hypoglycémie, pouvant durer de 12 à 72 h et récidiver après récupération. Les symptômes peuvent survenir jusqu'à 24 heures après l'ingestion. En général, une surveillance en milieu hospitalier est recommandée.

Des nausées, des vomissements ainsi que des douleurs épigastriques peuvent survenir.

L'hypoglycémie peut généralement s'accompagner de symptômes neurologiques tels qu'agitation, tremblements, troubles visuels, problèmes de coordination, somnolence, coma et convulsions.

Prise en charge

Afin d'empêcher l'absorption gastrique du glimépiride, le traitement initial consiste à provoquer des vomissements, puis à faire boire au patient de l'eau ou de la limonade contenant du charbon actif (adsorbant) et du sulfate de sodium (laxatif). Dans le cas où d'importantes quantités seraient ingérées, un lavage gastrique est indiqué, le charbon actif et le sulfate de sodium étant utilisés ultérieurement.

En cas de surdosage important (grave), une hospitalisation dans une unité de soins intensifs s'impose. Une administration de glucose doit être commencée dès que possible en commençant, si besoin est, par 50 ml d'une solution à 50 % en bolus suivie d'une solution à 10 % en perfusion sous contrôle strict de la glycémie. Poursuivre ensuite par un traitement symptomatique.

Lors du traitement d'une hypoglycémie due à une ingestion accidentelle de glimépiride chez les nourrissons et les jeunes enfants, la quantité de glucose ingérée doit être soigneusement recherchée et dosée afin d'éviter la survenue d'une hyperglycémie dangereuse pour l'enfant. Une surveillance étroite de la glycémie doit être effectuée.


Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés.

Les capacités de concentration et les réflexes peuvent être diminués en cas d'hypoglycémie ou d'hyperglycémie ou, par exemple, de troubles visuels. Cela peut représenter un risque dans des situations où ces facultés sont de première importance (par exemple la conduite automobile ou l'utilisation de machines).

Les patients doivent être informés des précautions à prendre avant de conduire pour éviter une hypoglycémie, en particulier si les symptômes précurseurs d'hypoglycémie sont absents ou diminués ou si les épisodes d'hypoglycémie sont fréquents. Il n'est pas recommandé de conduire un véhicule ou d'utiliser des machines dans ces circonstances.

Grossesse

Risque lié au diabète

Une glycémie anormale pendant la grossesse est associée à une augmentation de l'incidence des malformations congénitales et de la mortalité périnatale. La glycémie doit être étroitement surveillée pendant la grossesse pour réduire le risque tératogène. Le diabète chez la femme enceinte nécessite une insulinothérapie. Les patientes qui envisagent une grossesse doivent en informer leur médecin.

Risque lié au glimépiride

Il n'existe pas actuellement de données suffisantes sur l'utilisation du glimépiride chez la femme enceinte. Les études chez l'animal ont mis en évidence une toxicité probablement liée à l'action pharmacologique (hypoglycémie) du glimépiride (voir rubrique Données de sécurité précliniques).

En conséquence, le glimépiride ne doit pas être utilisé pendant toute la durée de la grossesse.

Si une grossesse est envisagée ou en cas de découverte fortuite d'une grossesse lors du traitement par glimépiride, le traitement doit être remplacé le plus rapidement possible par une insuline.

Allaitement

Chez la femme, aucune donnée concernant le passage du glimépiride dans le lait maternel n'est disponible. Chez la rate, le glimépiride est excrété dans le lait maternel. Etant donné que d'autres sulfonylurées sont excrétées dans le lait maternel et compte tenu du risque d'hypoglycémie néonatale, l'allaitement est déconseillé en cas de traitement par ce médicament.

Durée de conservation :

2 ans.

Précautions particulières de conservation :

Pas de précautions particulières de conservation.

A conserver dans l'emballage d'origine à l'abri de l'humidité.

Conserver la plaquette dans l'emballage extérieur.

Forme : Comprimé

Dosage : 2 mg

Contenance : 180 mg ou 90 comprimés ou 0,18 g

Laboratoire Titulaire : ACCORD HEALTHCARE FRANCE

Laboratoire Exploitant : ACCORD HEALTHCARE FRANCE


Forme pharmaceutique

Comprimé.

Comprimé non pelliculé, de forme ovale, de couleur rose clair, avec une barre de sécabilité sur l'une des faces.

La barre de cassure permet seulement de faciliter la prise du comprimé, elle ne le divise pas en deux doses égales.


Composition exprimée par Comprimé

Principes Actifs :
  • Glimépiride (2 mg)

Commentaire : Excipient à effet notoire : chaque comprimé contient 156,765 mg de lactose monohydraté.


Excipients :
  • Lactose monohydraté (Effet notoire)
  • Amidon glycolate sodique (type A)
  • Povidone K-30
  • Magnésium stéarate
  • Fer oxyde rouge

*Cette fiche médicament a été générée à partir des données de la Banque Claude Bernard© (www.resip.fr) ne peut être utilisée isolément pour l'établissement d'un diagnostic, l'instauration d'un traitement ou une décision thérapeutique, qui relève de la compétence exclusive des professionnels de santé. Il est rappelé que le contenu de la Base Claude Bernard doit être considéré comme un ouvrage scientifique faisant l'objet d'une consultation critique laissant aux professionnels de santé les responsabilités de la prescription que le code leur reconnaît. La Base Claude Bernard a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments. Les données fournies ne peuvent être considérées comme exhaustives et peuvent avoir évolué depuis leur mise en ligne. Seul votre médecin est habilité à mettre en œuvre un traitement adapté à votre cas personnel. Les Données fournies sont la propriété de RESIP et ne peuvent être reproduites ou diffusées par quelque moyen, toute impression ne pouvant concerner que des extraits non substantiels et n'être effectuée qu'à des fins strictement personnelles et non commerciales.