PRAZINIL 50 mg, comprimé pelliculé (PRODUIT SUPPRIME LE 13/10/2014)

Les psychoses schizophréniques à symptomatologie déficitaire, qu'il s'agisse de psychoses déficitaires d'emblée (formes hébéphréniques, schizophréniques simples) ou de déficit progressif survenant au cours de l'évolution des psychoses chroniques.

Inhibition au cours des états anxieux.


  • Schizophrénie hébéphrénique
  • Schizophrénie simple
  • Inhibition au cours des états anxieux

Chez l'adulte, les doses quotidiennes peuvent varier entre 50 et 400 mg, la posologie la plus habituelle étant de 150 mg (soit 3 comprimés) par jour, répartis en 2 ou 3 prises.

L'activité du Prazinil se manifeste de façon générale entre le 7ème et le 15ème jour.

CONSULTER IMMEDIATEMENT UN MEDECIN en cas de gonflement, douleur et rougeur au niveau des jambes, douleur dans la poitrine et difficulté à respirer.
ARRETER IMMEDIATEMENT LE TRAITEMENT ET CONSULTER EN URGENCE UN MEDECIN en cas de rigidité musculaire et de troubles de la conscience, accompagnés d'une fièvre inexpliquée.
S’ABSTENIR de boissons alcoolisées pendant la durée du traitement.
PRUDENCE en cas de conduite de véhicules ou d'utilisation de machines (altération de la vigilance).

Le Prazinil peut quelquefois entraîner des difficultés d'endormissement, cédant à un traitement symptomatique ou par suppression de la prise vespérale. Possibilité d'hypotension orthostatique (en particulier chez le sujet âgé).

Très rarement, peuvent être observés :

·         une galactorrhée ou une aménorrhée,

·         des cas de symptômes extrapyramidaux.

Les événements indésirables suivants ont été rapportés avec les antipsychotiques (effet de classe) :

·         allongement de l'intervalle QT, des arythmies ventriculaires (fibrillations ventriculaires, tachycardies ventriculaires), une mort subite inexpliquée, un arrêt cardiaque et des torsades de pointes peuvent survenir avec les antipsychotiques ;

·         des cas de thromboembolies veineuses, y compris des cas d'embolies pulmonaires ainsi que de thromboses veineuses profondes, ont été rapportés avec les antipsychotiques - fréquence inconnue ;

·         hyperglycémie, diabète, altération de la tolérance au glucose.


  • Difficulté d'endormissement
  • Hypotension orthostatique
  • Galactorrhée
  • Aménorrhée
  • Symptômes extrapyramidaux
  • Allongement de l'intervalle QT
  • Arythmie ventriculaire
  • Fibrillation ventriculaire
  • Tachycardie ventriculaire
  • Mort subite inexpliquée
  • Arrêt cardiaque
  • Torsades de pointes
  • Thrombo-embolie veineuse
  • Embolie pulmonaire
  • Thrombose veineuse profonde
  • Hyperglycémie
  • Diabète
  • Altération de la tolérance au glucose
Contre-indications

·         Hypersensibilité à la carpipramine ou à l'un des excipients.

·         Troubles de la conduction et du rythme cardiaques (en raison de sa parenté structurale avec le noyau imipramine).

·         Ne pas associer aux dopaminergiques hors Parkinson (cabergoline, quinagolide) (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

·         Affections hépatiques et rénales sévères.

·         En cas d'hypersensibilité ou d'intolérance au gluten, en raison de la présence d'amidon de blé.

LISTE:

  • Allergie blé
  • Troubles de la conduction
  • Troubles du rythme
  • Affection rénale sévère
  • Affection hépatique sévère
  • Patient âgé souffrant de démence
  • Consommation d'alcool
  • Grossesse
  • Allaitement

Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Mises en garde spéciales

Syndrome malin des neuroleptiques

En cas d'hyperthermie inexpliquée, il est impératif de suspendre le traitement, car ce signe peut être l'un des éléments du syndrome malin décrit avec les antipsychotiques (pâleur, hyperthermie, troubles végétatifs, altération de la conscience, rigidité musculaire).

Les signes de dysfonctionnement végétatif, tels que sudation et instabilité artérielle, peuvent précéder l'apparition de l'hyperthermie et constituer, par conséquent, des signes d'appel précoces.

Bien que cet effet des antipsychotiques puisse avoir une origine idiosyncrasique, certains facteurs de risque semblent y prédisposer, tels que la déshydratation ou des atteintes organiques cérébrales.

Allongement de l'intervalle QT

Les antipsychotiques peuvent provoquer un allongement de l'intervalle QT. Cet effet, connu pour potentialiser le risque de survenue de troubles du rythme ventriculaire graves, notamment à type de torsades de pointes, est majoré par l'existence d'une bradycardie, d'une hypokaliémie, d'un QT long congénital ou acquis (association à un médicament augmentant l'intervalle QT) (voir rubrique Effets indésirables).

Il convient donc, lorsque la situation clinique le permet, de s'assurer, avant toute administration, de l'absence de facteurs pouvant favoriser la survenue de ce trouble du rythme :

·       bradycardie inférieure à 55 battements par minute,

·       hypokaliémie,

·       allongement congénital de l'intervalle QT,

·       traitement en cours par un médicament susceptible d'entraîner une bradycardie marquée (< 55 battements par minute), une hypokaliémie, un ralentissement de la conduction intracardiaque, un allongement de l'intervalle QT.

Hormis les situations d'urgence, il est recommandé d'effectuer un ECG dans le bilan initial des patients devant être traités au long cours par un neuroleptique.

Accident vasculaire cérébral

Dans des études cliniques randomisées versus placebo réalisées chez des patients âgés atteints de démence et traités avec certains antipsychotiques atypiques, il a été observé un risque plus élevé d'accident vasculaire cérébral comparé au placebo. Le mécanisme d'une telle augmentation de risque n'est pas connu. Une élévation du risque avec d'autres antipsychotiques ou chez d'autres populations de patients ne peut être exclue. Ce médicament doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant des facteurs de risque d'accident vasculaire cérébral.

Augmentation de la mortalité chez les patients âgés atteints de démence

Les résultats de deux études observationnelles menées chez un grand nombre de patients ont montré que les patients âgés atteints de démence et traités par antipsychotiques présentent une faible augmentation du risque de mortalité comparés à ceux qui ne sont pas traités. Les données disponibles sont insuffisantes pour établir une estimation précise de ce risque et la cause de cette augmentation est inconnue.

PRAZINIL n'est pas autorisé dans le traitement des troubles du comportement liés à la démence.

Thromboembolie veineuse

Des cas de thromboembolie veineuse (TEV) ont été rapportés avec les antipsychotiques. Etant donné que les patients traités par antipsychotiques présentent souvent des facteurs de risque acquis de TEV, tous les facteurs de risque de survenue de TEV doivent être identifiés avant et au cours du traitement par PRAZINIL, et des mesures préventives doivent être prises le cas échéant.

Hyperglycémie / Syndrome métabolique

Des cas d'hyperglycémie ou d'intolérance au glucose et la survenue ou l'exacerbation d'un diabète ont été rapportés chez des patients traités par des antipsychotiques (voir rubrique Effets indésirables).

Les patients traités par PRAZINIL, doivent faire l'objet d'une surveillance clinique et biologique conforme aux recommandations en vigueur. Il est recommandé de porter une attention particulière aux patients diabétiques ou ayant des facteurs de risque de diabète.

La prise concomitante de ce médicament est déconseillée avec les antiparkinsoniens dopaminergiques et la lévodopa (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Précautions d'emploi

Une surveillance médicale est nécessaire, tant au point de vue psychique que somatique, en début de traitement.

Les patients avec tendance suicidaire doivent être tout particulièrement surveillés, en début de traitement.

La surveillance (clinique et éventuellement électrique) doit être renforcée chez les épileptiques, en raison de la possibilité d'abaissement du seuil épileptogène.

La prudence s'impose également :

·         Chez les sujets âgés, en raison de leur importante sensibilité (sédation et hypotension).

·         Dans les affections cardiovasculaires graves, en raison des modifications hémodynamiques, en particulier l'hypotension.

·         Dans les insuffisances rénales et/ou hépatiques, en raison du risque de surdosage.

Au cours de l'anesthésie générale, peuvent apparaître des effets indésirables, en particulier des troubles de la conduction. Le traitement ne doit pas être interrompu systématiquement. En cas d'urgence, l'intervention peut être réalisée sans interruption préalable; une surveillance peropératoire de l'électrocardiogramme est alors rendue nécessaire.

LISTE:

  • Réservé à l'adulte
  • Syndrome malin des neuroleptiques
  • Hyperthermie inexpliquée
  • Sudation
  • Instabilité artérielle
  • Déshydratation
  • Atteinte organique cérébrale
  • Bradycardie < 55 batt/mn
  • Hypokaliémie
  • Allongement de l'intervalle QT
  • Ralentissement de la conduction intracardiaque
  • Risque d'accident vasculaire cérébral
  • Risque thrombo-embolique veineux
  • Diabète
  • Risque de diabète
  • Comportement suicidaire
  • Idée suicidaire
  • Epileptique
  • Sujet âgé
  • Affection cardiovasculaire grave
  • Insuffisance rénale légère à modérée
  • Insuffisance hépatique légère à modérée
  • Anesthésie générale

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Associations contre-indiquées

(Voir rubrique Contre-indications)

+ Dopaminergiques hors Parkinson (cabergoline, quinagolide)

Antagonisme réciproque de l'agoniste dopaminergique et des neuroleptiques.

Associations déconseillées

(Voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)

+ Antiparkinsoniens dopaminergiques (amantadine, apomorphine, bromocriptine, entacapone, lisuride, pergolide, piribedil, pramipexole, rasagiline, ropinirole, sélégiline)

Antagonisme réciproque du dopaminergique et des neuroleptiques. Le dopaminergique peut provoquer ou aggraver les troubles psychotiques. En cas de nécessité d'un traitement par neuroleptiques chez le patient parkinsonien traité par dopaminergique, ces derniers doivent être diminués progressivement jusqu'à l'arrêt (leur arrêt brutal expose à un risque de « syndrome malin des neuroleptiques »).

+ Lévodopa

Antagonisme réciproque de la lévodopa et des neuroleptiques. Chez le patient parkinsonien, utiliser les doses minimales efficaces de chacun des deux médicaments.

Associations à prendre en compte

+ Antihypertenseurs

Majoration du risque d'hypotension, notamment orthostatique.

+ Bêta-bloquants (sauf esmolol et sotalol)

Effet vasodilatateur et risques d'hypotension, notamment orthostatique (effet additif).

+ Bêta-bloquants dans l'insuffisance cardiaque (bisoprolol, carvédilol, métoprolol, nébivolol)

Effet vasodilatateur et risques d'hypotension, notamment orthostatique (effet additif).

+ Dérivés nitrés et apparentés

Majoration du risque d'hypotension, notamment orthostatique.


Incompatibilités

Sans objet.


Surdosage

En cas d'intoxication volontaire ou accidentelle avec Prazinil, la symptomatologie attendue est comparable à celle observée lors d'une intoxication avec les antidépresseurs tricycliques, et est essentiellement marquée par un risque de tachycardie, de troubles de la conduction intraventriculaire (élargissement du QRS) ou de tachycardie ventriculaire.

Conduite à tenir :

·         évacuation rapide du ou des produits ingérés, par le lavage gastrique (après intubation trachéale s'il existe des troubles de la conscience);

·         hospitalisation immédiate dans un service spécialisé, intubation, assistance ventilatoire et autres mesures symptomatiques habituelles. Lactate de soude molaire en cas de troubles de la conduction intraventriculaire;

·         il n'existe pas d'antidote spécifique.


Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

L'attention des patients sera attirée, notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, sur le risque éventuel d'altération de la vigilance, surtout en début de traitement.

Le maintien d'un bon équilibre psychique maternel est souhaitable tout au long de la grossesse pour éviter toute décompensation. Si une prise médicamenteuse est nécessaire pour assurer cet équilibre, elle doit être instituée ou poursuivie à dose efficace tout au long de la grossesse.

Compte tenu des données disponibles, il est préférable d'éviter la carpipramine au cours de la grossesse quel qu'en soit le terme.

En effet, les données animales sont rassurantes mais les données cliniques sont encore insuffisantes.

En l'absence de donnée sur le passage dans le lait maternel, l'allaitement est déconseillé pendant la durée du traitement.

Durée de conservation :

5 ans.

Précautions particulières de conservation :

Pas de précautions particulières de conservation.

Forme : Comprimé pelliculé

Dosage : 50 mg

Contenance : 1200 mg ou 24 comprimés

Laboratoire Titulaire : PIERRE FABRE MEDICAMENT

Laboratoire Exploitant : PIERRE FABRE MEDICAMENT


Forme pharmaceutique

Comprimé pelliculé blanc.


Composition exprimée par Comprimé

Principes Actifs :
  • Carpipramine (50 mg) dichlorhydrate monohydraté : 60,18 mg quantité correspondant à carpipramine base

Excipients :
  • Calcium hydrogénophosphate
  • Amidon de blé (Effet notoire)
  • Cellulose microcristalline
  • Silice colloïdale hydratée
  • Amidon de maïs prégélatinisé
  • Sucre amylacé
  • Magnésium stéarate
  • Pelliculage :
    • Hypromellose
    • Triéthylecitrate

*Cette fiche médicament a été générée à partir des données de la Banque Claude Bernard© (www.resip.fr) ne peut être utilisée isolément pour l'établissement d'un diagnostic, l'instauration d'un traitement ou une décision thérapeutique, qui relève de la compétence exclusive des professionnels de santé. Il est rappelé que le contenu de la Base Claude Bernard doit être considéré comme un ouvrage scientifique faisant l'objet d'une consultation critique laissant aux professionnels de santé les responsabilités de la prescription que le code leur reconnaît. La Base Claude Bernard a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments. Les données fournies ne peuvent être considérées comme exhaustives et peuvent avoir évolué depuis leur mise en ligne. Seul votre médecin est habilité à mettre en œuvre un traitement adapté à votre cas personnel. Les Données fournies sont la propriété de RESIP et ne peuvent être reproduites ou diffusées par quelque moyen, toute impression ne pouvant concerner que des extraits non substantiels et n'être effectuée qu'à des fins strictement personnelles et non commerciales.