Médicaments


NAVELBINE 10 mg/1 ml, solution injectable en flacon (PRODUIT SUPPRIME LE 27/06/2016)

·         Cancer du poumon non à petites cellules.

·         Cancer du sein métastatique.


  • Cancer du poumon non à petites cellules
  • Cancer du sein métastatique

Posologie

Voie intraveineuse stricte après dilution appropriée.

L'administration intrathécale de Navelbine peut être fatale.

Instructions pour l'utilisation et la manipulation : voir rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination.

Il est recommandé de perfuser Navelbine sur une période de 6 à 10 minutes après dilution dans 20 à 50 ml de solution injectable de chlorure de sodium 9mg/ml (0,9%) ou de solution injectable de glucose à 5%.

L'administration doit toujours être suivie par un rinçage de la veine avec un minimum de 250 ml de soluté physiologique.

En monothérapie, la dose habituelle est de 25 à 30 mg/m² administrée à fréquence hebdomadaire.

En polychimiothérapie, la dose habituelle (25 à 30mg/m²) est généralement maintenue tandis que la fréquence d'administration est réduite ; par exemple administration à J1 et J5 toutes les 3 semaines ou à J1 et J8 toutes les 3 semaines en fonction du protocole.

Mode d'administration

Administration chez les personnes âgées :

L'expérience clinique n'a pas permis d'identifier des différences significatives parmi les personnes âgées au regard du taux de réponse bien qu'une sensibilité plus importante chez certains de ces patients ne peut être exclue. L'âge ne modifie pas la pharmacocinétique de la vinorelbine.

Administration chez les patients souffrant d'insuffisance hépatique :

La pharmacocinétique de Navelbine n'est pas modifiée chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée ou sévère. Cependant, par mesure de précaution, il est recommandé de réduire la dose à 20 mg/m² et d'effectuer une surveillance des paramètres hématologiques chez les patients souffrant d'insuffisance hépatique sévère (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques)

Administration chez les patients souffrant d'insuffisance rénale :

L'excrétion rénale étant faible, il n'y a pas de justification pharmacocinétique pour réduire la dose de Navelbine chez des patients insuffisants rénaux.

Administration chez les enfants :

La tolérance et l'efficacité n'ont pas été étudiées chez les enfants ; par conséquent, l'administration de Navelbine est déconseillée (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).

CONTACTER IMMEDIATEMENT le médecin en cas de :
- Signes d’une infection sévère tels que toux, fièvre (supérieure ou égale à 38°C) et frissons.
- Constipation sévère avec douleurs abdominales (absence de selles durant plusieurs jours).
- Vertiges et étourdissements sévères lors du passage à la position debout.
- Douleur thoracique sévère inhabituelle.
- Signes d’allergie tels que démangeaisons, difficultés respiratoires, vertige, baisse de la pression sanguine, éruption cutanée sur le corps, gonflement des paupières, des lèvres ou de la gorge.
FERTILITE : NE PAS PROCREER et utiliser une méthode de contraception efficace pendant le traitement et ce jusqu'à trois mois après l'arrêt du traitement
Patient homme ; se renseigner sur le conservation du sperme avant le traitement.
PRUDENCE en cas de conduite de véhicules ou d'utilisation de machines.
En cas de CONTACT du PRODUIT avec l'OEIL : lavez immédiatement l'oeil à l'aide d'une solution injectable de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9%) (risque d'irritation sévère, voire d'ulcération de la cornée si le produit est projeté sous pression).

Les effets indésirables rapportés comme des cas non isolés sont listés ci-après par Système classe-organe et par fréquence.

Les fréquences sont définies comme suit : Très fréquent(³ 1/10), fréquent (³ 1/100, < 1/10), peu fréquent (³ 1/1 000, < 1/100), rare (³ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), selon la convention de fréquence MedDRA et la classification par système classe-organe.

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés sont : dépression médullaire avec neutropénie, anémie, troubles neurologiques, toxicité gastro-intestinale avec nausées, vomissements, stomatites et constipation, élévations transitoires des enzymes hépatiques, alopécie et phlébites locales.

Les effets indésirables additionnels poolés issus de l'expérience post-AMM et des essais cliniques ont été ajoutés selon la classification MedDRA avec une fréquence indéterminée.

Information détaillée :

Les réactions sont décrites selon la classification O.M.S. (grade 1=G1 ; grade 2=G2 ; grade 3=G3 ; grade 4=G4 ; grade 1-4=G1-4 ; grade 1-2=G1-2 ; grade 3-4=G3-4).

Infections et infestations :

Fréquent : 

· Infection bactérienne, virale ou fongique à différentes localisations (respiratoire, urinaire, gastro-intestinale…) d'intensité légère à modérée et habituellement réversible après un traitement approprié.

Peu fréquent :

· Sepsis sévère avec parfois défaillance d'autres organes.

· Septicémie.

Très rare :

· Septicémie compliquée et parfois fatale.

Indéterminé :

· Neutropénie septique.

· Infection neutropénique G3-4

Affections hématologiques et du système lymphatique

Très fréquent :

· Dépressions médullaires osseuses entraînant surtout des neutropénies (G3 : 24,3% ; G4 : 27,8 %), réversible dans les 5 à 7 jours et non cumulative dans le temps.

· Anémie (G3-4 : 7,4 %).

Fréquent :

· Thrombopénie (G3-4 : 2,5 %) rarement sévère.

Indéterminé :

· Neutropénie fébrile.

· Pancytopénie.

· Leucopénie G1-4.

Affections du système immunitaire

Indéterminé :

· Réactions allergiques systémiques telles qu'anaphylaxie, choc anaphylactique ou réaction de type anaphylactoïde.

Affections endocriniennes

Indéterminé :

· Sécrétion inappropriée de l'hormone anti-diurétique (SIADH).

Troubles du métabolisme et de la nutrition.

Rare :

· Hyponatrémie sévère.

Indéterminé :

· Anorexie.

Affections du système nerveux

Très fréquent :

· Troubles neurologiques (G3-4 : 2,7 %) incluant l'abolition des réflexes ostéotendineux.

· Après un traitement prolongé, des cas de faiblesse des membres inférieurs ont été rapportés.

Peu fréquent :

· Paresthésies sévères avec troubles de la sensibilité et/ou moteurs peu fréquentes.

Ces effets sont généralement réversibles.

Indéterminée :

· Maux de tête

· Vertiges

· Ataxie

Affections cardiaques

Rare :

Cardiopathies ischémiques (angor, infarctus du myocarde et parfois fatal).

Très rare :

· Tachycardie, palpitations et troubles du rythme cardiaque.

Indéterminée :

Insuffisance cardiaque

Affections vasculaires

Peu fréquent :

· Hypotension, hypertension, bouffées vasomotrices et refroidissement des extrémités.

Rare :

· Hypotension sévère, collapsus.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Peu fréquent :

· Des états dyspnéiques et un bronchospasme peuvent se produire dans les associations avec Navelbine tout comme les autres vinca-alcaloïdes.

Rare :

· Pneumopathies interstitielles et parfois fatales.

Indéterminée :

Toux G1-2

Affections gastro-intestinales

Très fréquent :

· Stomatite (G1-4 : 15% avec Navelbine en monothérapie).

· Nausées, vomissements (G1-2 : 30.4% et G3-4 : 2.2%) la survenue de nausées et de vomissements peut être diminuée par un traitement anti-émétique.

· La constipation est le principal symptôme (G3-4 : 2,7 %) évoluant rarement jusqu'à l'iléus paralytique avec Navelbine en monothérapie et (G3-4 : 4,1 %) avec Navelbine en association avec d'autres cytotoxiques.

Fréquent :

· Diarrhée habituellement légère à modérée.

Rare :

· Iléus paralytique, le traitement peut être repris dès retour à la normale de la motricité intestinale.

· Pancréatite

Indéterminée :

· Saignements gastro-intestinaux

· Diarrhées sévères

· Douleurs abdominales

Affections hépatobiliaires

Très fréquent :

· Elévations transitoires des enzymes hépatiques (G1-2) sans symptôme clinique (SGOT 27,6 % et SGPT 29,3%).

Indéterminée :

· Troubles de la fonction hépatique

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Très fréquent :

· Alopécie généralement d'intensité légère (G3-4 : 4.1% en monothérapie).

Rare :

· Réactions cutanées généralisées.

Indéterminé :

· Erythrodysesthésie palmo-plantaire.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Fréquent :

· Arthralgie incluant douleur de la mâchoire et myalgie.

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Très fréquent :

· Les réactions observées au point d'injection peuvent être des érythèmes, des sensations de brûlures, une décoloration de la veine et des phlébites localisées (G3-4 : 3,7% avec Navelbine en monothérapie).

Fréquent :

· Asthénie, fatigue, fièvre, douleurs de localisations variées incluant la poitrine et le site de la tumeur ont été observées chez les patients recevant la Navelbine.

Rare : 

· Nécroses locales. Ces effets peuvent être limités par un bon positionnement de l'aiguille ou du cathéter dans la veine ainsi qu'une injection en bolus suivi par un rinçage de la veine.

Indéterminée :

· Frissons G1-2

Investigations :

Indéterminée :

· Perte de poids

Pour la forme orale de Navelbine (Navelbine, capsule molle) les effets indésirables suivants ont été observés : troubles neuromoteurs, altération du gout, troubles visuels, insomnie, dysphagie, oesophagite, prise de poids, dysurie, autre symptôme génito-urinaire.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.


  • Infection bactérienne
  • Infection virale
  • Infection fongique
  • Sepsis sévère
  • Septicémie
  • Septicémie compliquée
  • Neutropénie septique
  • Dépression médullaire
  • Neutropénie
  • Anémie
  • Thrombopénie
  • Neutropénie fébrile
  • Anaphylaxie
  • Choc anaphylactique
  • Réaction anaphylactoïde
  • Sécrétion inappropriée de l'hormone antidiurétique
  • Hyponatrémie sévère
  • Anorexie
  • Trouble neurologique
  • Abolition des réflexes ostéotendineux
  • Faiblesse des membres inférieurs
  • Paresthésie sévère
  • Trouble de la sensibilité
  • Trouble moteur
  • Cardiopathie ischémique
  • Angor
  • Infarctus du myocarde
  • Tachycardie
  • Palpitation
  • Troubles de la fréquence cardiaque
  • Hypotension
  • Hypertension
  • Bouffée vasomotrice
  • Refroidissement des extrémités
  • Collapsus
  • Etat dyspnéique
  • Bronchospasme
  • Pneumopathie interstitielle
  • Stomatite
  • Nausée
  • Vomissement
  • Constipation
  • Diarrhée
  • Iléus paralytique
  • Pancréatite
  • Elévation des enzymes hépatiques
  • Alopécie
  • Réaction cutanée généralisée
  • Erythème des mains et des pieds
  • Arthralgie
  • Douleur de la mâchoire
  • Myalgie
  • Réaction au point d'injection
  • Erythème au point d'injection
  • Sensation de brûlure au point d'injection
  • Décoloration de la veine au point d'injection
  • Phlébite au point d'injection
  • Asthénie
  • Fatigue
  • Fièvre
  • Douleur de la poitrine
  • Douleur au site tumoral
  • Nécrose cutanée au point d'injection
  • Infertilité masculine
Contre-indications

Ce médicament est contre-indiqué dans les cas suivants :

·         Hypersensibilité connue à la vinorelbine ou à d'autres vinca-alcaloïdes, ou à tout autre constituant de la Navelbine.

·         Taux de neutrophiles inférieur à 1500/mm3 ou infection sévère actuelle ou récente (dans les 2 semaines).

·         Taux de plaquettes < 100000/mm3.

·         Allaitement (voir rubrique Grossesse et allaitement).

En association avec le vaccin contre la fièvre jaune

LISTE:

  • Neutropénie < 1500/mm3
  • Infection sévère
  • Plaquettes < 100000/mm3
  • Grossesse
  • Absence de contraception féminine efficace
  • Absence de contraception masculine
  • Allaitement
  • Voie intrathécale
  • Radiothérapie du foie
  • Enfant de moins de 18 ans

Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Mises en garde spéciales

Navelbine doit être administré sous la supervision d'un médecin expérimenté dans l'usage des chimiothérapies.

L'inhibition du système hématopoïétique étant le principal risque associé à Navelbine, la conduite du traitement doit être effectuée sous contrôle hématologique rigoureux avant toute nouvelle injection (détermination du taux d'hémoglobine, du nombre de leucocytes, neutrophiles et plaquettes le jour de chaque administration du produit).

La toxicité limitante est la neutropénie. Cet effet non cumulatif voit son nadir entre le 7ème et le 14 ème jour suivant l'administration et est rapidement réversible dans les 5 à 7 jours qui suivent.

Si le taux de neutrophiles est inférieur à 1500/mm3 et/ou si le nombre de plaquettes inférieur à 100000/mm3, l'administration doit être retardée jusqu'à normalisation de ces paramètres.

En cas de signes ou de symptômes évocateurs d'une infection, il faut procéder sans tarder à des examens complémentaires.

Précautions particulières d'emploi

Une prudence accrue est recommandée chez tous les patients présentant des antécédents de pathologie cardiaque ischémique (voir rubrique Effets indésirables).

La pharmacocinétique de Navelbine n'est pas modifiée chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère ou modérée. Pour une adaptation de dose chez ce groupe de patients, voir rubrique Posologie et mode d'administration.

L'excrétion rénale étant faible, il n'y a pas de justification pharmacocinétique pour réduire la dose de Navelbine chez des patients insuffisants rénaux (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

Navelbine ne doit pas être administré en même temps qu'une radiothérapie dont les champs incluent le foie.

La prise de ce médicament avec un vaccin vivant atténué est déconseillée (pour le vaccin contre la fièvre jaune, voir en contre-indication). 

La prudence est recommandée lorsque Navelbine est utilisé en même temps que des inhibiteurs ou inducteurs puissants du cytochrome CYP3A4. Ainsi, la prise de ce médicament avec la phénytoïne, la fosphénytoïne, l'itraconazole, le kétoconazole ou le posaconazole est déconseillée (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Eviter toute contamination accidentelle de l'oeil : Risque d'irritation sévère, voire ulcération de la cornée si le produit est projeté sous pression. En cas de contact, lavez immédiatement l'oeil à l'aide d'une solution injectable de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9%).

Une prudence accrue doit être exercée pour les patients de la population japonaise car des cas de pneumopathies interstitielles ont été reportés plus fréquemment au sein de cette population

LISTE:

  • Surveillance hématologique
  • Antécédent de pathologie cardiaque ischémique
  • Insuffisance hépatique modérée à sévère
  • Contact oculaire
  • Homme fertile
  • Femme en âge de procréer

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

INTERACTIONS COMMUNES A TOUS LES CYTOTOXIQUES

Associations contre-indiquées (voir rubrique Contre-indications)

+ Vaccin contre la fièvre jaune : risque de maladie vaccinale généralisée mortelle.

Associations déconseillées (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)

+ Vaccins vivants atténués (pour le vaccin contre la fièvre jaune, voir associations contre-indiquées) :

Risque de maladie vaccinale généralisée éventuellement mortelle. Ce risque est majoré chez les sujets déjà immunodéprimés par la maladie sous-jacente. Utiliser un vaccin inactivé lorsqu'il existe (poliomyélite).

+ Phénytoïne (et, par extrapolation, fosphénytoïne) :

Risque de survenue de convulsions par diminution de l'absorption digestive de la seule phénytoïne par le cytotoxique ou de perte d'efficacité du cytotoxique par augmentation de son métabolisme hépatique par la phénytoïne, ou la fosphénytoïne.

Association faisant l'objet d'une précaution d'emploi

+ Antivitamines K

Augmentation du risque thrombotique et hémorragique au cours des affections tumorales. De surcroît, possible interaction entre les AVK et la chimiothérapie. Contrôle plus fréquent de l'INR.

+ Macrolides (clarithromycine, érythromycine, télithromycine)

 Risque de majoration de la toxicité de l'antimitotique par diminution de son métabolisme hépatique par la clarithromycine, l'érythromycine ou la télithromycine. Surveillance clinique et biologique étroite. Eventuellement, utiliser un autre antibiotique.

+Cobicistat

Majoration de la neurotoxicité de l'antimitotique par diminution de son métabolisme hépatique par le cobicistat. Surveillance clinique étroite et adaptation éventuelle de la posologie de l'antimitotique.

Association à prendre en compte

+ Immunosuppresseurs (ciclosporine, éverolimus, sirolimus, tacrolimus) :

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lymphoprolifératif.

INTERACTIONS SPECIFIQUES AUX VINCA-ALCALOÏDES

Association déconseillée (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)

+ Itraconazole, posaconazole, kétoconazole :

Majoration de la neurotoxicité de l'antimitotique, par diminution de son métabolisme hépatique par l'itraconazole, le kétoconazole ou le posaconazole.

Association faisant l'objet d'une précaution d'emploi

+ Inhibiteurs de protéases

Majoration de la toxicité de l'antimitotique, par diminution de son métabolisme hépatique par l'inhibiteur de protéase. Surveillance clinique étroite et adaptation éventuelle de la posologie de l'antimitotique.

Association à prendre en compte

+ Mitomycine C :

Risque de majoration de la toxicité pulmonaire de la mitomycine et des vinca-alcaloïdes (voir rubrique Effets indésirables).

+ Les vinca-alcaloïdes étant reconnus comme des substrats de la glyco-protéine P, et en l'absence d'études spécifiques, des précautions doivent être exercées lors de l'association de la Navelbine avec des modulateurs forts du transport membranaire.

INTERACTIONS SPECIFIQUES A LA VINORELBINE

Etant donné que le CYP3A4 est principalement impliqué dans le métabolisme de la vinorelbine, l'association avec de puissants inhibiteurs de cette isoenzyme peut augmenter la concentration sanguine de la vinorelbine, et l'association avec de puissants inducteurs de cette isoenzyme peut diminuer la concentration sanguine de la vinorelbine (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

L'association de Navelbine avec d'autres médicaments connus pour leur toxicité médullaire est susceptible d'aggraver les effets indésirables myélosuppressifs.

Il n'y a pas d'interaction pharmacocinétique mutuelle lors de l'association de la Navelbine avec le cisplatine lors de plusieurs cycles de traitement. Cependant, l'incidence des granulocytopénies a été supérieure lors de l'association de la Navelbine avec le cisplatine que lors de l'utilisation de la Navelbine en monothérapie.

Lors d'une étude clinique de phase I associant la vinorelbine sous forme intraveineuse et le lapatinib, une augmentation de l'incidence des neutropénies de grade 3/4 a été suggérée. Dans cette étude, la dose recommandée de vinorelbine intraveineuse était de 22.5 mg/m2 jour 1 et 8 toutes les 3 semaines en association  avec 1000 mg de Lapatinib administré quotidiennement. Ce type d'association doit donc être administré avec prudence.


Incompatibilités

Navelbine ne doit pas être dilué dans des solutions alcalines (risque de précipitation).

Ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments à l'exception de ceux mentionnés dans la rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination.: solution injectable de chlorure de sodium 0,9 %, solution injectable de glucose 5%.


Surdosage

Symptômes :

Un surdosage avec Navelbine peut entraîner une hypoplasie médullaire parfois associée à une infection, une fièvre, à un iléus paralytique.

Procédure d'urgence :

Des mesures générales symptomatiques associées à une transfusion sanguine, l'administration de facteurs de croissance et à un traitement antibiotique à large spectre doivent être mis en place si cela est jugé nécessaire par le médecin.

Antidote :

Il n'existe aucun antidote connu en cas de surdosage avec Navelbine.


Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Aucune étude sur l'aptitude à conduire ou à utiliser des machines n'a été effectuée ; mais sur la base de son profil pharmacodynamique, la vinorelbine n'affecte pas ces activités. Cependant, la prudence est nécessaire chez les patients traités avec la vinorelbine au regard des effets indésirables liés à ce médicament.

Grossesse

Les données sur l'utilisation de la vinorelbine chez la femme enceinte sont insuffisantes. Dans des études de reproduction conduites chez l'animal, la vinorelbine a été embryotoxique ainsi que tératogène (voir rubrique Données de sécurité précliniques). Sur la base des résultats de ces études chez l'animal et de l'action pharmacologique du médicament, il y a un risque potentiel d'anomalies  embryonnaires et foetales.

Durant la grossesse, Navelbine ne doit pas être utilisé, à moins que le bénéfice individuel attendu dépasse manifestement les risques potentiels. Si la grossesse survient durant le traitement, la patiente doit être informée des risques encourus par l'enfant à naître et soigneusement suivie. La possibilité d'un conseil génétique doit aussi être envisagée.

Femmes en âge de procréer

Les femmes en âge de procréer doivent utiliser un moyen de contraception efficace durant le traitement et jusqu'à 3 mois après le traitement.

Allaitement

L'excrétion de Navelbine dans le lait maternel n'est pas connue. L'excrétion de Navelbine dans le lait n'a pas été étudiée chez l'animal. Un risque durant l'allaitement ne peut être exclu. Par conséquent, l'allaitement doit être arrêté avant de débuter un traitement avec Navelbine (voir rubrique Contre-indications).

Fertilité

Les hommes traités avec Navelbine doivent être avertis de ne pas concevoir d'enfant durant le traitement, et a minima jusqu'à 3 mois après le traitement.

Avant tout traitement, il est conseillé d'envisager de conserver le sperme à cause du risque d'infertilité irréversible suite au traitement avec la vinorelbine.

Durée de conservation :

Avant ouverture : 3 ans.

Après dilution de Navelbine dans une solution injectable de chlorure de sodium 9 mg/ml (0,9%) ou dans une solution injectable de glucose à 5%, la stabilité physico-chimique de la solution diluée a été démontrée durant 8 jours à température ambiante (20°C +/- 5°C) ou au réfrigérateur (+2°C à +8°C) à l'abri de la lumière, dans un flacon de verre neutre, ou une poche en PVC ou en acétate de vinyle.

Toutefois, d'un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. En cas d'utilisation non immédiate, les durées et les conditions de conservation après dilution et avant utilisation révèlent de la seule responsabilité de l'utilisateur et ne devraient pas dépasser 24 heures à une température comprise entre +2°C à +8°C, sauf en cas de dilution réalisées en conditions d'asepsie dûment contrôlées et validées.

Précautions particulières de conservation :

A conserver au réfrigérateur (entre +2°C et +8°C) et à conserver dans l'emballage extérieur d'origine, à l'abri de la lumière. (Voir rubrique Durée de conservation).

Ne pas congeler.

Forme : Solution injectable

Dosage : 10 mg/mL

Contenance : 10 mg ou 1 ml de solution à diluer ou 1 flacon

Laboratoire Titulaire : PIERRE FABRE MEDICAMENT

Laboratoire Exploitant : PIERRE FABRE MEDICAMENT


Forme pharmaceutique

Solution injectable.

Navelbine est une solution limpide incolore à légèrement jaune avec un pH compris entre 3,3 et 3,8.


Composition exprimée par 1 ml

Principes Actifs :
  • Vinorelbine (10 mg) ditartrate : 13,85 mg Quantité correspondant à vinorelbine

Commentaire : pH compris entre 3,3 et 3,8.


Excipients :
  • Eau pour préparations injectables

*Cette fiche médicament a été générée à partir des données de la Banque Claude Bernard© (www.resip.fr) ne peut être utilisée isolément pour l'établissement d'un diagnostic, l'instauration d'un traitement ou une décision thérapeutique, qui relève de la compétence exclusive des professionnels de santé. Il est rappelé que le contenu de la Base Claude Bernard doit être considéré comme un ouvrage scientifique faisant l'objet d'une consultation critique laissant aux professionnels de santé les responsabilités de la prescription que le code leur reconnaît. La Base Claude Bernard a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments. Les données fournies ne peuvent être considérées comme exhaustives et peuvent avoir évolué depuis leur mise en ligne. Seul votre médecin est habilité à mettre en œuvre un traitement adapté à votre cas personnel. Les Données fournies sont la propriété de RESIP et ne peuvent être reproduites ou diffusées par quelque moyen, toute impression ne pouvant concerner que des extraits non substantiels et n'être effectuée qu'à des fins strictement personnelles et non commerciales.