Médicaments


UNICORDIUM 200 mg, comprimé pelliculé (PRODUIT SUPPRIME LE 01/09/2010)

Traitement préventif des crises d'angine de poitrine.


  • Angine de poitrine

RESERVE A L'ADULTE

Chez l'adulte (moins de 60 ans), a posologie initiale est de 200 mg par jour (soit 1 comprimé 200 mg en une prise). Cette posologie pourra être augmentée à 300 mg par jour (ce qui constitue la dose maximum) si l'intervalle QT (mesuré sur un électrocardiogramme pratiqué 2 à 4 semaines après l'institution du traitement) est inférieur à 480 ms, et si l'allongement de ce dernier reste inférieur à 20% de sa valeur initiale.

Chez le sujet âgé (60 ans et plus), et chez les patients atteints d'insuffisance hépatique et/ou rénale, la posologie est de 100 mg par jour (soit 1 comprimé à 100 mg en une prise).

Exceptionnellement, cette posologie pourra être augmentée à 200 mg par jour (ce qui constitue la dose maximum) si l'intervalle QT (mesuré sur un électrocardiogramme pratiqué 2 à 4 semaines après l'institution du traitement) est inférieur à 480 ms, et si l'allongement de ce dernier reste inférieur à 20% de sa valeur initiale. Dans ce cas, un nouveau contrôle électrocardiographique sera pratiqué 2 à 4 semaines après le changement de la posologie, afin de s'assurer que l'intervalle QT reste en deçà de 480 ms.

Le comprimé doit être avalé avec un peu de liquide au cours d'un repas.

En l'absence de données cliniques, il n'est pas recommandé d'administrer le bépridil chez l'enfant.

·         Affections cardiaques : allongement excessif de l'intervalle QT, troubles du rythme ventriculaire, en particulier torsades de pointes, le plus souvent chez le sujet de plus de 60 ans et en cas de bradycardie, d'hypokaliémie et/ou de surdosage (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

·         Affections gastro-intestinales : diarrhée, constipation, dyspepsie, anorexie, nausées. Comme avec les autres antagonistes calciques, des cas d'atteintes gingivales à type de gonflement léger des gencives, de gingivite ou d'hyperplasie gingivale peuvent être observés très rarement sous bépridil.  Ces atteintes sont le plus souvent réversibles à l'arrêt du traitement et nécessitent une hygiène bucco-dentaire soignée.

·         Affections psychiatriques : nervosité.

·         Affections du système nerveux : sensations vertigineuses, tremblement, somnolence.

·         Troubles généraux : asthénie.

·         Affections du système immunitaire : manifestations allergiques.

·         Affections de la peau et des tissus sous-cutanés : prurit.

·         Affections hépatobiliaires : de rares cas d'atteintes hépatiques avec élévation réversible des transaminases.

·         Des cas exceptionnels de syndrome extrapyramidal ont été rapportés avec certains inhibiteurs calciques.


  • Allongement de l'intervalle QT
  • Troubles du rythme ventriculaire
  • Torsades de pointes
  • Diarrhée
  • Constipation
  • Dyspepsie
  • Anorexie
  • Nausée
  • Gonflement des gencives
  • Gingivite
  • Hyperplasie gingivale
  • Nervosité
  • Sensation vertigineuse
  • Tremblement
  • Somnolence
  • Asthénie
  • Manifestation allergique
  • Prurit
  • Augmentation des transaminases
  • Syndrome extrapyramidal
Contre-indications

Ce médicament NE DOIT JAMAIS ETRE UTILISE dans les situations suivantes :

·         blocs auriculo-ventriculaires du 2ème et du 3ème degrés non appareillés,

·         dysfonctionnement sinusal et bradycardie inférieure à 50 battements/mn,

·         allongement congénital ou acquis de l'intervalle QT,

·         hypersensibilité connue au bépridil,

·         hypokaliémie,

·         insuffisance cardiaque non compensée,

·         hypotension sévère (systolique inférieure à 90 mmHg),

·         association avec les médicaments donnant des torsades de pointes :

o        les antiarythmiques de classe la (hydroquinidine, quinidine, disopyramide...),

o        les antiarythmiques de classe III (amiodarone, sotalol, dofétilide, ibutilide...),

o        le sultopride (neuroleptique),

o        et autres médicaments tels que: cisapride, diphémanil, érythromycine IV, mizolastine, spiramycine IV, vincamine IV,

·         association avec certains antifongiques azolés (itraconazole, kétoconazole),

·         association avec les antiprotéases (amprénavir, atazanavir, fosamprénavir, indinavir, lopinavir, nelfinavir, ritonavir, saquinavir),

·         association avec certains macrolides (érythromycine, clarithromycine),

·         association avec le dantrolène (perfusion),

·         association avec l'éfavirenz,

·         association au stiripentol (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

LISTE:

  • Bloc auriculoventriculaire du 2ème degré non appareillé
  • Bloc auriculoventriculaire du 3ème degré non appareillé
  • Dysfonctionnement sinusal
  • Bradycardie < 50 batt/mn
  • QT long
  • Hypokaliémie
  • Insuffisance cardiaque non compensée
  • Hypotension (systolique < 90 mmHg)
  • Enfant
  • Allaitement

Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Mise en garde

De par ses propriétés électrophysiologiques, (allongement de la repolarisation et propriétés antiarythmiques de classe I) le bépridil peut induire des troubles du rythme ventriculaire et en particulier des torsades de pointes que n'entraînent pas les autres antiangineux antagonistes du calcium (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi Précautions d'emploi).

Le sujet âgé (60 ans et plus) est particulièrement exposé à ce risque.

L'hypokaliémie, la bradycardie, un QT long congénital ou acquis sont des facteurs favorisant la survenue de torsades de pointes et constituent des contre-indications.

Précautions d'emploi

·         Le bépridil allonge généralement l'intervalle QT (5 à 10% en moyenne). Si cet allongement est excessif, il peut induire des troubles du rythme à type de torsades de pointes. Aussi est-il recommandé de pratiquer un électrocardiogramme avant la mise sous traitement puis 2 à 4 semaines plus tard.
En cas d'allongement de l'intervalle QT supérieur à 20% de sa valeur initiale (ou si l'intervalle QT dépasse 480 ms en valeur absolue), la dose de bépridil doit être diminuée. Si cet allongement persiste malgré la réduction de posologie, il conviendra d'arrêter le traitement si nécessaire et de le reprendre ultérieurement à une posologie moindre avec les mêmes règles de surveillance.

·         De même, la constatation d'une bradycardie inférieure à 50 batt/min entraînera une diminution de la posologie, voire un arrêt momentané du traitement.

·         Vérifier l'absence de fuite potassique avant tout traitement par bépridil ou corriger une éventuelle hypokaliémie durant le traitement (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

·         Eviter la co-prescription avec des médicaments bradycardisants (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

·         Une surveillance particulière est recommandée chez les patients présentant un bloc auriculo-ventriculaire du 1er degré.

·         Le bépridil doit être administré avec précaution chez les patients présentant une insuffisance hépatique et/ou rénale sévère.

·         De par ses propriétés électrophysiologiques (allongement de la repolarisation et propriétés antiarythmiques de classe I), le bépridil peut induire des troubles du rythme dont la survenue nécessite l'arrêt du traitement.

·         L'utilisation de posologies faibles (100 mg par jour) et une surveillance particulière s'imposent chez le sujet âgé.

LISTE:

  • Troubles du rythme ventriculaire
  • Torsades de pointes
  • Surveillance ECG
  • Allongement de l'intervalle QTc (> 480 ms)
  • Surveillance kaliémie
  • Bloc auriculoventriculaire du 1er degré
  • Insuffisance hépatique sévère
  • Insuffisance rénale sévère
  • Sujet âgé de plus de 60 ans
  • Grossesse

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes (sauf sultopride)

Ce trouble du rythme cardiaque grave peut être provoqué par un certain nombre de médicaments, antiarythmiques ou non. L'hypokaliémie est un facteur favorisant, de même que la bradycardie ou un allongement préexistant de l'intervalle QT, congénital ou acquis.

De nombreux antiarythmiques sont dépresseurs de l'automatisme, de la conduction et de la contractilité cardiaques.

L'association d'antiarythmiques de classes différentes peut apporter un effet thérapeutique bénéfique, mais s'avère le plus souvent très délicate, nécessitant une surveillance clinique étroite et un contrôle de l'ECG. L'association d'antiarythmiques donnant des torsades de pointes (amiodarone, disopyramide, quinidiniques, sotalol…) est contre-indiquée.

L'association d'antiarythmiques de même classe est déconseillée, sauf cas exceptionnel, en raison du risque accru d'effets indésirables cardiaques.

L'association à des médicaments ayant des propriétés inotropes négatives, bradycardisantes et/ou ralentissant la conduction auriculo-ventriculaire est délicate et nécessite une surveillance clinique et un contrôle de l'ECG.

Médicaments bradycardisants

De nombreux médicaments peuvent entraîner une bradycardie. C'est le cas des anti-arythmiques de la classe Ia et de classe III, des bêta-bloquants, de certains antagonistes du calcium et enfin des digitaliques, de la clonidine, de la guanfacine, de la méfloquine et des anticholinestérasiques (donépézil, galantamine, rivastigmine, tacrine...).

Associations contre-indiquées

+ Médicaments donnant des torsades de pointes: antiarythmiques de classe Ia (hydroquinidine, quinidine, disopyramide) et de classe III (amiodarone, sotalol, dofétilide, ibutilide), sultopride (neuroleptique benzamide), autres: cisapride, diphémanil, érythromycine IV, mizolastine, spiramycine IV, vincamine IV.

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+ Inhibiteurs de protéases (par exemple amprénavir, atazanavir, fosamprénavir, indinavir, lopinavir, nelfinavir, ritonavir, saquinavir)

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+ Certains antifongiques azolés (itraconazole, kétoconazole)

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+ Macrolides (érythromycine, clarithromycine)

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+ Dantrolène

Avec le dantrolène administré par perfusion: Chez l'animal, des cas de fibrillations ventriculaires mortelles sont constamment observés lors de l'administration de vérapamil et de dantrolène par voie I.V.

L'association de dantrolène et d'un antagoniste calcique, quel qu'il soit, est potentiellement dangereuse. Cependant, quelques patients ont reçu l'association nifédipine et dantrolène sans inconvénient.

+ Efavirenz

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+ Stiripentol

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Associations déconseillées

+ Bêta-bloquants (sauf sotalol et esmolol)

Troubles de l'automatisme (bradycardie excessive, arrêt sinusal), troubles de la conduction sino-auriculaire et auriculo-ventriculaire et risque majoré de troubles du rythme ventriculaire (torsades de pointes) ainsi que défaillance cardiaque.

Une telle association ne doit se faire que sous surveillance clinique et ECG étroite, en particulier chez le sujet âgé ou en début de traitement.

+ Bêta-bloquants dans l'insuffisance cardiaque

Effets inotrope négatif avec risque de décompensation de l'insuffisance cardiaque, troubles de l'automatisme (bradycardie, arrêt sinusal) et troubles de la conduction sino-auriculaire et auriculo-ventriculaire.

+ Certains neuroleptiques (thioridazine, chlorpromazine, lévomépromazine, trifluopérazine, cyamémazine, sulpiride, amisulpride, tiapride, halopéridol, pimozide, dropéridol), certains anti-infectieux (halofantrine, pentamidine, moxifloxacine)

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Si cela est possible, interrompre le médicament torsadogène non anti-infectieux.

Si l'association ne peut être évitée, contrôle préalable du QT et surveillance ECG monitorée.

+ Esmolol (en cas d'altération de la fonction ventriculaire gauche)

Troubles de l'automatisme (bradycardie excessive, arrêt sinusal), troubles de la conduction sino-auriculaire et auriculo-ventriculaire et défaillance cardiaque (synergie des effets).

+ Quinupristine-dalfopristine (associés)

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Associations faisant l'objet de précautions d'emploi

+ Bradycardisants

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Surveillance clinique et électrocardiographique.

+ Esmolol (en cas de fonction ventriculaire normale)

Troubles de l'automatisme (bradycardie excessive, arrêt sinusal), troubles de la conduction sino-auriculaire et auriculo-ventriculaire et défaillance cardiaque (synergie des effets).

Surveillance clinique et électrocardiographique.

+ Anticonvulsivants inducteurs enzymatiques (carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne, primidone, fosphénytoïne)

Diminution des concentrations plasmatiques de l'antagoniste du calcium par augmentation de son métabolisme hépatique. Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de l'antagoniste du calcium pendant le traitement par l'inducteur et après son arrêt.

+ Rifampicine

Diminution des concentrations plasmatiques de l'antagoniste du calcium par augmentation de son métabolisme hépatique.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de l'antagoniste du calcium pendant le traitement par la rifampicine et après son arrêt.

+ Hypokaliémiants (diurétiques hypokaliémiants, laxatifs stimulants, amphotéricine B (voie IV), gluco- et minéralocorticoïdes, tétracosactide)

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes (l'hypokaliémie est un facteur favorisant).

Corriger toute hypokaliémie avant d'administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique.

Associations à prendre en compte

+ Alphabloquants à visée urologique: alfuzosine, doxazosine, prazosine, tamsulosine, térazosine

Majoration de l'effet hypotenseur. Risque d'hypotension orthostatique majoré.

+ Antihypertenseurs alpha-bloquants

Majoration de l'effet hypotenseur. Risque majoré d'hypotension orthostatique.

+ Autres bradycardisants

Risque de bradycardie excessive (addition des effets).

+ Corticoïdes

Diminution de l'effet antihypertenseur (rétention hydrosodée des corticoïdes).

+ Pilocarpine

Risque de bradycardie excessive (addition des effets bradycardisants).


Incompatibilités

Sans objet.


Surdosage

En cas de surdosage, un traitement symptomatique doit être institué en milieu hospitalier. Il doit comprendre, si nécessaire, en plus du lavage gastrique: atropine, traitement par agoniste bêta-adrénergique et administration parentérale de magnésium. En cas de tachycardie ventriculaire avec QT long sur l'électrocardiogramme de base, un entraînement électrosystolique peut être indiqué pour accélérer la fréquence cardiaque; les antiarythmiques des classes I et III sont alors contre-indiqués.


Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Sans objet.

Grossesse

Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, à ce jour les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces. Cependant, une augmentation de la mortalité périnatale a été mise en évidence chez le rat et à fortes doses.

En clinique, il n'existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif ou foetotoxique du bépridil lorsqu'il est administré pendant la grossesse.

En conséquence, par mesure de précaution, il est préférable de ne pas utiliser le bépridil pendant la grossesse.

Allaitement

Ce médicament passe dans le lait maternel, l'allaitement est donc déconseillé au cours du traitement.

Durée de conservation :

3 ans.

Précautions particulières de conservation :

A conserver à une température ne dépassant pas 30°C, à l'abri de la lumière et de l'humidité.

Forme : Comprimé pelliculé

Dosage : 200 mg

Contenance : 5600 mg ou 28 comprimés

Laboratoire Titulaire : SCHERING

Laboratoire Exploitant : SCHERING PLOUGH


Forme pharmaceutique

Comprimé ovale pelliculé vert gravé 200 sur une face et HK3 sur l'autre. 


Composition exprimée par Comprimé

Principes Actifs :
  • Bépridil (200 mg) chlorhydrate monohydraté (quantité correspondant à bépridil base : 174,08 mg)

Excipients :
  • Magnésium stéarate
  • Cellulose microcristalline
  • Pelliculage :
    • Hypromellose
    • Macrogol 8000
    • Titane dioxyde
    • Indigotine
    • Fer oxyde jaune

*Cette fiche médicament a été générée à partir des données de la Banque Claude Bernard© (www.resip.fr) ne peut être utilisée isolément pour l'établissement d'un diagnostic, l'instauration d'un traitement ou une décision thérapeutique, qui relève de la compétence exclusive des professionnels de santé. Il est rappelé que le contenu de la Base Claude Bernard doit être considéré comme un ouvrage scientifique faisant l'objet d'une consultation critique laissant aux professionnels de santé les responsabilités de la prescription que le code leur reconnaît. La Base Claude Bernard a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments. Les données fournies ne peuvent être considérées comme exhaustives et peuvent avoir évolué depuis leur mise en ligne. Seul votre médecin est habilité à mettre en œuvre un traitement adapté à votre cas personnel. Les Données fournies sont la propriété de RESIP et ne peuvent être reproduites ou diffusées par quelque moyen, toute impression ne pouvant concerner que des extraits non substantiels et n'être effectuée qu'à des fins strictement personnelles et non commerciales.