TRAMADOL MYLAN GENERIQUES LP 100 mg, comprimé à libération prolongée

Traitement des douleurs modérées à sévères.


  • Douleur modérée à sévère

Posologie

La dose devra être adaptée à l'intensité de la douleur et à la sensibilité individuelle de chaque patient.

La dose antalgique efficace la plus faible doit généralement être choisie.

Sauf prescription contraire, TRAMADOL MYLAN GENERIQUES LP, comprimé à libération prolongée devra être administré comme suit :

Adultes et adolescents de plus de 12 ans :

La dose initiale habituelle est de 50-100 mg de chlorhydrate de tramadol deux fois par jour, matin et soir.

Si le niveau d'antalgie est insuffisant, la dose peut être portée à 150 mg ou 200 mg de chlorhydrate de tramadol, deux fois par jour.

Pour des posologies peu compatibles avec ce dosage, d'autres dosages de ce médicament sont disponibles.

Les comprimés à libération prolongée TRAMADOL MYLAN GENERIQUES LP doivent être pris entiers avec une quantité suffisante d'eau, sans être fractionnés, ni croqués, indépendamment des repas.

Une dose quotidienne de 400 mg de principe actif ne doit pas être dépassée sauf circonstances cliniques particulières.

TRAMADOL MYLAN GENERIQUES LP ne devra en aucun cas être administré pendant une durée supérieure à celle absolument nécessaire. Si un traitement au long cours de la douleur par tramadol est nécessaire, compte tenu de la nature et de la sévérité de la maladie, il convient de procéder à une surveillance soigneuse et régulière (en intercalant si nécessaire des pauses thérapeutiques) en vue de vérifier si, et dans quelle mesure, la poursuite du traitement est nécessaire.

Population pédiatrique

TRAMADOL MYLAN GENERIQUES LP ne convient pas aux enfants de moins de 12 ans.

Patients âgés

Une adaptation posologique n'est habituellement pas nécessaire chez les patients âgés de 75 ans ou moins, ne présentant pas de manifestations cliniques d'insuffisance hépatique ou rénale. Chez les patients âgés de plus de 75 ans, l'élimination du produit peut être retardée. C'est pourquoi l'intervalle posologique devra être allongé, si nécessaire, en fonction des besoins du patient.

Insuffisance rénale, dialyse et insuffisance hépatique

Chez les patients souffrant d'une insuffisance rénale et/ou hépatique, l'élimination du tramadol est retardée. Chez ces patients, l'intervalle posologique devra être allongé, si nécessaire, en fonction des besoins du patient.

Mode d'administration

Voie orale.

PRUDENCE en cas de conduite de véhicules ou d'utilisation de machines (somnolence, vertige, vision floue).
Ne pas CONSOMMER d'ALCOOL pendant le traitement.

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés sont des nausées et des vertiges, qui s'observent chez plus de 10% des patients.

Les fréquences sont définies comme suit :

·         très fréquent : ≥ 1/10

·         fréquent : ≥ 1/100 ; < 1/10

·         peu fréquent : ≥ 1/1 000 ; < 1/100

·         rare : ≥ 1/10 000 ; < 1/1 000

·         très rare : < 1/10 000

·         fréquence indéterminée: ne peut pas être estimée à partir des données disponibles

Affections cardio-vasculaires

Peu fréquent : effets sur la régulation cardiovasculaire (palpitations, tachycardie, hypotension artérielle orthostatique ou collapsus cardiovasculaire). Ces effets indésirables peuvent survenir en particulier après une administration intraveineuse et chez les patients soumis à un stress physique.

Rare : bradycardie, augmentation de la pression artérielle.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquence indéterminée : hypoglycémie

Affections du système nerveux

Très fréquent: vertiges.

Fréquent: céphalées, somnolence.

Rare: modifications de l'appétit, paresthésies, tremblements, dépression respiratoire, convulsions épileptiformes, contractions musculaires involontaires, coordination anormale et syncopes.

Fréquence indéterminée : troubles de la parole.

Une dépression respiratoire peut survenir, si les doses administrées dépassent largement les doses recommandées et si d'autres médicaments dépresseurs centraux sont administrés de façon concomitante (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Les convulsions épileptiformes ont été principalement observées après l'administration de doses élevées de tramadol ou après un traitement concomitant par des médicaments susceptibles d'abaisser le seuil convulsif ou qui induisent eux-mêmes des convulsions cérébrales (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Affections psychiatriques

Rare: hallucinations, confusion, troubles du sommeil, anxiété et cauchemars, délire. Suite à l'administration de TRAMADOL MYLAN GENERIQUES LP, des effets secondaires psychiques dont l'intensité et la nature varient d'un patient à l'autre (en fonction de la réactivité individuelle et de la durée du traitement) peuvent être observés. Ces effets peuvent inclure des troubles de l'humeur (habituellement une exaltation, occasionnellement une dysphorie), des modifications de l'activité (habituellement diminution de l'activité, occasionnellement un accroissement) et des modifications des capacités cognitive et sensorielle (par exemple, capacité décisionnelle, troubles de la perception). Une dépendance peut apparaître.

Affections oculaires

Rare: flou visuel, myosis

Fréquence indéterminée : mydriase

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Rare : dyspnée

L'aggravation d'un asthme a été également signalée, bien qu'une relation de causalité n'ait pas été établie.

Affections gastro-intestinales

Très fréquent: nausées

Fréquent: vomissements, constipation, sécheresse de la bouche.

Peu fréquent: haut-le-coeur, irritation gastro-intestinale (sensation de pesanteur gastrique, flatulences), diarrhée.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquent: sueurs.

Peu fréquent: réactions cutanées (par exemple, prurit, éruption cutanée, urticaire).

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Rare: faiblesse musculaire.

Affections hépato-biliaires

Dans quelques cas isolés, une augmentation des enzymes hépatiques a été rapportée après l'utilisation thérapeutique du tramadol.

Affections du rein et des voies urinaires

Rare: troubles mictionnels (difficultés pour uriner et rétention urinaire).

Troubles généraux

Fréquent ; fatigue

Rare : réactions allergiques (par exemple, dyspnée, bronchospasme, sifflement, oedème de Quincke) et anaphylaxie.

Des symptômes de sevrage analogues à ceux notés lors d'un sevrage aux opiacés peuvent survenir tels que agitation, anxiété, nervosité, insomnie, hyperkinésie, tremblements et symptômes gastro-intestinaux. D'autres symptômes très rarement rapportés lors de l'arrêt du tramadol comprennent : attaque de panique, anxiété sévère, hallucinations, paresthésies, acouphènes, autres troubles du SNC (comme par exemple confusion, délire, dépersonnalisation, déréalisation, paranoïa).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www. signalement-sante.gouv.fr .


  • Palpitation
  • Tachycardie
  • Hypotension orthostatique
  • Collapsus cardiovasculaire
  • Bradycardie
  • Augmentation de la pression artérielle
  • Vertige
  • Céphalée
  • Somnolence
  • Modification de l'appétit
  • Paresthésie
  • Tremblement
  • Dépression respiratoire
  • Convulsion épileptiforme
  • Contraction musculaire involontaire
  • Syncope
  • Hallucinations
  • Confusion mentale
  • Anxiété
  • Trouble du sommeil
  • Cauchemars
  • Trouble de l'humeur
  • Exaltation
  • Dysphorie
  • Diminution de l'activité
  • Accroissement de l'activité
  • Altération des fonctions cognitives
  • Modification de la capacité décisionnelle
  • Troubles de la perception
  • Dépendance aux opioïdes
  • Flou visuel
  • Aggravation d'un asthme
  • Nausée
  • Vomissement
  • Constipation
  • Sécheresse de la bouche
  • Haut-le-coeur
  • Irritation gastro-intestinale
  • Sensation de pesanteur gastrique
  • Flatulence
  • Sueurs abondantes
  • Réaction cutanée
  • Prurit cutané
  • Eruption cutanée
  • Urticaire
  • Faiblesse musculaire
  • Augmentation des enzymes hépatiques
  • Trouble mictionnel
  • Dysurie
  • Rétention urinaire
  • Réaction allergique
  • Dyspnée
  • Bronchospasme
  • Sifflement respiratoire
  • Oedème de Quincke
  • Anaphylaxie
  • Fatigue
  • Symptômes de sevrage aux opioïdes
  • Agitation
  • Nervosité
  • Insomnie
  • Hyperkinésie
  • Symptômes gastro-intestinaux
  • Attaque de panique
  • Acouphène
Contre-indications

TRAMADOL MYLAN GENERIQUES LP, comprimé à libération prolongée est contre-indiqué dans les cas suivants :

·         hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition;

·         lors des intoxications aiguës par l'alcool, les hypnotiques, les antalgiques, les opioïdes ou les psychotropes;

·         chez les patients qui sont traités simultanément ou qui ont été traités dans les 14 jours précédents par les inhibiteurs de la MAO (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions);

·         chez les patients épileptiques non contrôlés par un traitement ;

·         dans le traitement du sevrage des toxicomanes.

LISTE:

  • Hypersensibilité tramadol
  • Intoxication aiguë avec des dépresseurs du SNC
  • Epilepsie non contrôlée
  • Sevrage de toxicomane
  • Grossesse
  • Enfant de moins de 12 ans
  • Allaitement
  • Insuffisance rénale sévère
  • Insuffisance hépatique sévère
  • Patient susceptible de présenter des convulsions
  • Epileptique
  • Consommation d'alcool

Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

TRAMADOL MYLAN GENERIQUES LP devra être utilisé avec une prudence particulière chez les patients dépendants des opioïdes et chez les patients présentant un traumatisme crânien, un état de choc, une altération de l'état de conscience sans cause évidente, des troubles du centre ou de la fonction respiratoire ou une élévation de la pression intracrânienne.

Chez les patients sensibles aux opioïdes, ce médicament ne devra être utilisé qu'avec prudence.

Une attention particulière devra être portée lors du traitement de patients souffrant d'insuffisance respiratoire, ou traités simultanément par dépresseurs centraux (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions), ou si la dose recommandée est largement dépassée (voir rubrique Surdosage) : un risque de dépression respiratoire ne peut être exclu dans ces situations.

Des convulsions ont été rapportées chez des patients recevant du tramadol aux doses recommandées. Une augmentation du risque de convulsions est possible si les doses de tramadol dépassent la dose maximum quotidienne recommandée (400 mg). Le tramadol peut en outre accroître le risque de convulsions chez les patients prenant d'autres médicaments qui abaissent le seuil épileptogène (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). Les patients épileptiques ou les patients susceptibles de présenter des convulsions ne devront être traités par tramadol qu'en cas de nécessité absolue.

Une tolérance ainsi qu'une dépendance psychique et physique peuvent survenir, particulièrement après une utilisation au long cours. Chez les patients qui présentent une tendance à la toxicomanie ou à la dépendance, le traitement par TRAMADOL MYLAN GENERIQUES LP ne devra être réalisé que pendant des durées brèves, sous surveillance médicale stricte.

TRAMADOL MYLAN GENERIQUES LP n'est pas approprié au traitement de substitution chez les patients présentant une dépendance aux opioïdes. Bien qu'agoniste des opioïdes, le tramadol ne peut pas corriger les symptômes de sevrage de la morphine.

En cas d'arrêt de traitement par tramadol, il est conseillé de réduire progressivement la dose afin d'éviter les symptômes de sevrage.

Risques liés à l'utilisation concomitante de médicaments sédatifs comme les benzodiazépines ou des médicaments apparentés :

L'utilisation concomitante de tramadol et de médicaments sédatifs comme les benzodiazépines ou les médicaments apparentés peut se traduire par une sédation, une dépression respiratoire, un coma et le décès. En raison de ces risques, la prescription concomitante de ces médicaments sédatifs doit être réservée aux patients pour qui aucune option thérapeutique alternative n'est possible. Si la décision est prise de prescrire du tramadol de façon concomitante avec des médicaments sédatifs, la dose efficace la plus faible doit être utilisée et la durée du traitement doit être aussi courte que possible.

Les patients doivent faire l'objet d'une surveillance étroite des signes et des symptômes de dépression respiratoire et de sédation. À cet égard, il est vivement recommandé d'informer les patients et leurs soignants afin qu'ils soient attentifs à ces symptômes (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Métabolisme par le CYP2D6

Le tramadol est métabolisé par l'intermédiaire d'une enzyme hépatique, le CYP2D6. En cas de déficit ou d'absence totale de cette enzyme chez le patient, l'effet analgésique attendu pourra ne pas être obtenu. Il est estimé que jusqu'à 7 % de la population caucasienne pourrait présenter ce déficit. Toutefois, si le patient est un métaboliseur ultra-rapide, il existe un risque, même à dose recommandée, de manifestation d'effets indésirables liés à la toxicité des opiacés.

Les symptômes généraux de toxicité des opiacés incluent une confusion mentale, une somnolence, une respiration superficielle, des pupilles contractées, des nausées, des vomissements, une constipation et une perte d'appétit. Dans les cas graves, les patients peuvent présenter les symptômes d'une défaillance circulatoire et respiratoire pouvant engager le pronostic vital et conduire à une issue fatale dans de très rares cas.

Les prévalences estimées de métaboliseurs ultra-rapides dans différentes populations sont résumées ci-dessous :

Population

% de prévalence

Africain/Ethiopien

29 %

Afro-américain

de 3,4 % à 6,5 %

Asiatique

de 1,2 % à 2 %

Caucasien

de 3,6 % à 6,5 %

Grec

6,0 %

Hongrois

1,9 %

Européen du Nord

de 1 % à 2 %

Utilisation postopératoire chez les enfants

La littérature rapporte des cas de tramadol administré à des enfants en postopératoire après une amygdalectomie et/ou une adénoïdectomie dans le cadre du traitement de l'apnée obstructive du sommeil, ayant mené à des événements indésirables rares mais pouvant engager le pronostic vital. L'administration de tramadol à des enfants pour le soulagement de douleurs postopératoires doit être sujette à la plus grande prudence et doit s'accompagner d'une étroite surveillance des symptômes en lien avec la toxicité des opiacés, notamment la dépression respiratoire.

Enfants présentant une fonction respiratoire altérée

L'utilisation du tramadol n'est pas recommandée chez les enfants présentant une fonction respiratoire altérée, notamment en cas de déficit neuromusculaire, d'affections cardiaques ou respiratoires sévères, d'infections des voies aériennes supérieures ou des poumons, de polytraumatismes ou d'interventions chirurgicales lourdes. Ces facteurs sont susceptibles d'aggraver les symptômes de toxicité des opiacés.

LISTE:

  • Dépendance aux opioïdes
  • Traumatisme crânien
  • Choc
  • Altération de l'état de conscience
  • Trouble du centre respiratoire
  • Trouble de la fonction respiratoire
  • Elévation de la pression intracrânienne
  • Tendance à la toxicomanie
  • Tendance à la dépendance
  • Sujet âgé de plus de 75 ans
  • Insuffisance rénale modérée (30 < Clcr < 60 ml/mn)
  • Insuffisance hépatique modérée
  • Patients sensibles aux opioïdes

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Ne pas associer TRAMADOL MYLAN GENERIQUES LP aux inhibiteurs de la MAO (voir rubrique Contre-indications). Lors de l'utilisation de la péthidine durant les 14 jours qui suivent l'arrêt des IMAO, des interactions pouvant mettre en jeu le pronostic vital ont été observées : effet sur le système nerveux central et les fonctions respiratoires et cardiovasculaires. Par extrapolation, ces interactions ne peuvent pas être exclues lors de l'utilisation des IMAO et de TRAMADOL MYLAN GENERIQUES LP.

L'administration concomitante de TRAMADOL MYLAN GENERIQUES LP avec d'autres dépresseurs centraux, y compris l'alcool, peut potentialiser les effets sur le système nerveux central SNC (voir rubrique Effets indésirables).

Les résultats d'études pharmacocinétiques, réalisées à ce jour, ont montré que l'administration concomitante ou antérieure de cimétidine (inhibiteur enzymatique) est peu susceptible de provoquer des interactions cliniquement pertinentes.

L'administration simultanée ou antérieure de carbamazépine (inducteur enzymatique) peut réduire les effets analgésiques et raccourcir la durée d'action.

Médicaments sédatifs comme les benzodiazépines ou médicaments apparentés :

L'utilisation concomitante des opioïdes avec des médicaments sédatifs comme les benzodiazépines ou les médicaments apparentés accroît le risque de sédation, de dépression respiratoire, de coma et de décès en raison d'un effet dépresseur additif sur le Système Nerveux Central (SNC). La posologie et la durée de l'utilisation concomitante doivent être limitées (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Il n'est pas conseillé d'associer des agonistes-antagonistes mixtes (par exemple la buprénorphine, la nalbuphine, la pentazocine) au tramadol, étant donné que les effets analgésiques d'un agoniste pur peuvent théoriquement être réduits dans de telles circonstances.

Le tramadol peut provoquer des convulsions et accroître le potentiel épileptogène des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine-noradréaline (IRSN), des antidépresseurs tricycliques, des antipsychotiques et d'autres médicaments (tels que le bupropion, la mirtazapine, le tétrahydrocannabinol) abaissant le seuil épileptogène.

L'utilisation concomitante thérapeutique du tramadol avec d'autres médicaments sérotoninergiques tels que les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (IRSS), les inhibiteurs de la recapture de la sérotononine-noradrénaline (IRSNa), les inhibiteurs de la MAO (voir rubrique Contre-indications), les antidépresseurs tricycliques et la mirtazapine peut engendrer une toxicité sérotoninergique.

Le syndrome sérotoninergique se manifeste entre autres par des signes de :

·         Clonus spontané,

·         clonus inductible ou clonus oculaire avec agitation et diaphorèse,

·         tremblements et hyperréflexie,

·         hypertonie et température corporelle supérieure à 38°C avec clonus inductible ou clonus oculaire.

L'interruption des substances sérotoninergiques conduit généralement à une amélioration rapide. Le traitement dépend du type et de la sévérité des symptômes.

La prudence est de rigueur en cas d'association du tramadol avec les dérivés de la coumarine (p.ex. warfarine) en raison de cas d'augmentation de l'INR et d'apparition d'ecchymoses et de saignements importants chez certains patients.

D'autres médicaments, connus pour inhiber le CYP3A4 tels que le kétoconazole et l'érythromycine, pourraient inhiber le métabolisme du tramadol (N-déméthylation) et probablement également le métabolisme du métabolite O-déméthylé actif. L'importance clinique d'une telle interaction n'a pas fait l'objet d'études (voir rubrique Effets indésirables).

Dans un nombre limité d'études, l'administration pré- et post-opératoire d'ondansétron, un antagoniste 5-HT3 à action anti-émétique, a nécessité l'augmentation des doses de tramadol chez les patients traités pour douleurs post-opératoires.


Incompatibilités

Sans objet.


Surdosage

Symptômes

En principe, lors d'une intoxication par tramadol, des symptômes analogues à ceux provoqués par d'autres analgésiques à action centrale (opioïdes) sont attendus. Il s'agit en particulier d'un myosis, de vomissements, d'un collapsus cardiovasculaire, de troubles de la conscience allant jusqu'au coma, de convulsions et d'une dépression respiratoire allant jusqu'à l'arrêt respiratoire.

Traitement

Prendre les mesures d'urgence générales habituelles. Assurer la liberté des voies respiratoires (aspiration), maintenir la ventilation et la circulation en fonction des symptômes.

L'antidote en cas de dépression respiratoire est la naloxone. En expérimentation animale, la naloxone n'a exercé aucun effet sur les convulsions. Dans de tels cas, du diazépam devra être administré par voie intraveineuse.

En cas d'intoxication par des formes orales, l'élimination gastro-intestinale au charbon actif ou par lavage gastrique est recommandée uniquement dans les 2 heures après la prise de tramadol. Passé ce délai, une décontamination gastro-intestinale peut être utilise en cas d'intoxication par des quantités exceptionnellement important de tramadol ou par des formes à libération prolongée.

Le tramadol est épuré très faiblement du sérum par hémodialyse ou par hémofiltration. C'est pourquoi le traitement d'une intoxication aiguë de TRAMADOL MYLAN GENERIQUES LP à l'aide d'une hémodialyse ou d'une hémofiltration seule n'est pas approprié à une désintoxication.


Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Même pris en respectant les recommandations, TRAMADOL MYLAN GENERIQUES LP peut entraîner des effets tels que somnolence ou vertiges et peut, par conséquent, diminuer les réactions des conducteurs de véhicules et des utilisateurs de machines. Cette considération s'applique en particulier en cas d'association avec de l'alcool ou d'autres psychotropes.

Grossesse

Les études chez l'animal, utilisant le tramadol, ont montré à des doses très élevées des effets sur le développement des organes, l'ossification et la mortalité néonatale. Des effets tératogènes n'ont pas été mis en évidence. Le tramadol traverse la barrière placentaire. On ne dispose pas de preuves suffisantes concernant la sécurité d'emploi du tramadol pendant la grossesse dans l'espèce humaine.

Par conséquent, TRAMADOL MYLAN GENERIQUES LP ne doit donc pas être utilisé chez les femmes enceintes.

Administré avant ou pendant l'accouchement, le tramadol ne modifie pas la contractilité utérine. Il peut provoquer chez les nouveau-nés des modifications de la fréquence respiratoire qui sont généralement sans conséquences cliniques préjudiciables. Une utilisation prolongée pendant la grossesse peut entraîner un syndrome de sevrage chez le nouveau-né.

Allaitement

Environ 0,1 % de la dose de tramadol administrée à la mère est excrété dans le lait maternel. Durant la période du post-partum immédiat, une prise orale quotidienne jusqu'à 400 mg de tramadol par la mère correspond à une quantité moyenne de tramadol ingérée par le nourrisson allaité de 3 % de la dose prise par la mère ajustée au poids corporel. Ainsi, il convient soit de ne pas utiliser le tramadol pendant la lactation, soit d'interrompre l'allaitement lors d'un traitement par tramadol. L'interruption de l'allaitement n'est généralement pas nécessaire à la suite d'une prise unique de tramadol.

Durée de conservation :

3 ans.

Flacon en polypropylène: 6 mois après ouverture.

Précautions particulières de conservation :

Pas de précautions particulières de conservation.

Forme : Comprimé à libération prolongée

Dosage : 100 mg

Contenance : 3000 mg ou 30 comprimés ou 3 g

Laboratoire Titulaire : MYLAN

Laboratoire Exploitant : MYLAN


Forme pharmaceutique

Comprimé à libération prolongée.

TRAMADOL MYLAN GENERIQUES LP 100 mg, comprimé à libération prolongée se présente sous forme de comprimés blanc cassé, ronds, biconvexes et de 9,1 mm de diamètre.


Composition exprimée par Comprimé

Principes Actifs :
  • Tramadol (100 mg) (sous forme de chlorhydrate de tramadol)

Excipients :
  • Calcium hydrogénophosphate dihydraté
  • Hydroxypropylcellulose
  • Silice colloïdale anhydre
  • Magnésium stéarate

*Cette fiche médicament a été générée à partir des données de la Banque Claude Bernard© (www.resip.fr) ne peut être utilisée isolément pour l'établissement d'un diagnostic, l'instauration d'un traitement ou une décision thérapeutique, qui relève de la compétence exclusive des professionnels de santé. Il est rappelé que le contenu de la Base Claude Bernard doit être considéré comme un ouvrage scientifique faisant l'objet d'une consultation critique laissant aux professionnels de santé les responsabilités de la prescription que le code leur reconnaît. La Base Claude Bernard a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments. Les données fournies ne peuvent être considérées comme exhaustives et peuvent avoir évolué depuis leur mise en ligne. Seul votre médecin est habilité à mettre en œuvre un traitement adapté à votre cas personnel. Les Données fournies sont la propriété de RESIP et ne peuvent être reproduites ou diffusées par quelque moyen, toute impression ne pouvant concerner que des extraits non substantiels et n'être effectuée qu'à des fins strictement personnelles et non commerciales.