ARZERRA 100 mg, solution à diluer pour perfusion (PRODUIT SUPPRIME LE 07/05/2019)

Leucémielymphoïde chronique (LLC) non précédemment traitée :

Arzerra est indiqué en association avec le chlorambucil ou la bendamustine, dans le traitement des patients atteints d'une LLC, qui n'ont pas reçu de traitement préalable et qui ne sont pas éligibles à un traitement à base de fludarabine.

 

Voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques pour plus d'informations.

 

LLC réfractaire :

Arzerra est indiqué dans le traitement de la LLC chez les patients réfractaires à la fludarabine et à l'alemtuzumab.


  • Leucémie lymphoïde chronique

Arzerra doit être administré sous le contrôle d'un médecin expérimenté dans l'utilisation des traitements anti-cancéreux et dans un environnement où l'ensemble des moyens de réanimation est immédiatement disponible.

Surveillance

Les patients doivent être étroitement surveillés pendant l'administration d'ofatumumab afin de déceler des réactions liées à la perfusion, incluant un syndrome de relargage des cytokines, en particulier lors de la première perfusion.

 

Prémédication

Les patients doivent systématiquement recevoir une prémédication entre 30 minutes et 2 heures avant une perfusion d'Arzerra, conformément aux schémas posologiques suivants :

 

LLC non précédemment traitée :

• paracétamol (acétaminophène) par voie orale à la dose de 1 000 mg (ou équivalent), ainsi que,

• anti-histaminique par voie orale ou intraveineuse (50 mg de diphénhydramine ou 10 mg de cétirizine ou équivalent), ainsi que,

• corticoïde par voie intraveineuse (50 mg de prednisolone ou équivalent).

 

Si aucun effet indésirable (EI) grave n'est observé après la première et la seconde perfusion, le médecin pourra décider de diminuer ou d'arrêter la prémédication par corticoïde pour les perfusions suivantes.

 

LLC réfractaire :

• paracétamol (acétaminophène) par voie orale à la dose de 1 000 mg (ou équivalent), ainsi que,

• anti-histaminique par voie orale ou intraveineuse (50 mg de diphénhydramine ou 10 mg de cétirizine ou équivalent), ainsi que,

• corticoïde par voie intraveineuse (100 mg de prednisolone ou équivalent).

 

Si aucun EI grave n'est observé à l'issue de la seconde perfusion hebdomadaire, le médecin pourra décider de diminuer la dose de corticoïde à partir de la troisième jusqu'à la huitième perfusion. Avant la neuvième perfusion (première perfusion mensuelle), les patients devront recevoir la dose complète des traitements de prémédication, selon le schéma posologique décrit ci-dessus. Si aucun EI grave n'est observé après la neuvième perfusion, le médecin pourra décider de diminuer la dose de corticoïdes, à 50 mg de prednisolone, ou équivalent, pour les perfusions suivantes.

 

Posologie

 

LLC non précédemment traitée :

Le schéma posologique recommandé est de 300 mg le premier jour, suivi de 1000 mg une semaine plus tard, le huitième jour (cycle 1), puis de 1 000 mg le premier jour de chaque cycle suivant, pendant un minimum de 3 cycles, jusqu'à obtention de la meilleure réponse au traitement, ou un maximum de 12 cycles (tous les 28 jours).

 

La meilleure réponse est la réponse clinique qui ne s'est pas améliorée à l'issue de 3 cycles supplémentaires de traitement.

 

Première perfusion

La première perfusion d'Arzerra doit être initiée à un débit de 12 ml/h. Pendant la perfusion, le débit doit être augmenté toutes les 30 minutes jusqu'à un maximum de 400 ml/h (voir rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination).

 

Perfusions suivantes

Si la première perfusion ne s'est accompagnée d'aucun EI grave lié à la perfusion, les perfusions suivantes peuvent être initiées à un débit de 25 ml/h. Le débit doit être ensuite augmenté toutes les 30 minutes jusqu'à un maximum de 400 ml/h (voir rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination).

 

LLC réfractaire :

La dose recommandée est de 300 mg pour la première perfusion et de 2 000 mg pour toutes les perfusions suivantes. Les perfusions sont administrées à raison d'une perfusion par semaine pendant 8 semaines consécutives, suivies 4 à 5 semaines plus tard, d'une perfusion par mois pendant 4 mois consécutifs (c'est-à-dire toutes les 4 semaines).

 

Première et seconde perfusions

La première et de la seconde perfusion d'Arzerra doivent être initiées à un débit de 12 ml/h. Au cours de la perfusion, le débit doit être augmenté toutes les 30 minutes jusqu'à un maximum de 200 ml/h (voir rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination).

 

Perfusions suivantes

Si la seconde perfusion ne s'est accompagnée d'aucun EI grave lié à la perfusion, les perfusions suivantes peuvent être initiées à un débit de 25 ml/h. Le débit doit être ensuite augmenté toutes les 30 minutes jusqu'à un maximum de 400 ml/h (voir rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination).

 

Modification de la dose et réinitialisation du traitement en cas d'EI lié à la perfusion - chez les patients atteints d'une LLC non précédemment traitée et d'une LLC réfractaire

Interrompre la perfusion en cas d'EI lié à la perfusion, quelle que soit sa sévérité. Le médecin traitant pourra décider de la reprise du traitement. Les modifications de débit de la perfusion décrits ci-dessous pourront être utilisés comme guide :

 

• En cas d'EI léger à modéré, la perfusion doit être interrompue et reprise à un débit réduit de moitié par rapport au moment de l'interruption, quand l'état du patient est stable. Si le débit initial de la perfusion de 12 ml/h n'a pas été augmenté avant un arrêt dû à un EI, il faut redémarrer la perfusion au débit de 12 ml/h, taux standard de débit de perfusion initial. Le débit de la perfusion peut continuer à être augmenté selon les procédures standard, à l'appréciation du médecin et en fonction de la tolérance du patient (sans augmenter ce débit plus fréquemment que toutes les 30 minutes).

 

• En cas d'EI sévère, la perfusion doit être interrompue et redémarrée au débit de 12 ml/h, quand l'état du patient est stable. Le débit de la perfusion peut continuer à être augmenté selon les procédures standard, à l'appréciation du médecin et en fonction de la tolérance du patient (sans augmenter ce débit plus fréquemment que toutes les 30 minutes).

 

Population pédiatrique

En raison de l'insuffisance de données de sécurité et/ou d'efficacité, l'utilisation d'Arzerra n'est pas recommandée chez l'enfant de moins de 18 ans.

 

Sujets âgés

Aucune différence significative de sécurité et d'efficacité n'a été rapportée en fonction de l'âge du patient (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques). Selon les données de sécurité et d'efficacité disponibles chez les personnes âgées, aucune adaptation posologique n'est nécessaire (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

 

Insuffisance rénale

Aucune étude spécifique n'a été menée avec Arzerra chez des patients ayant une insuffisance rénale. Aucune adaptation posologique n'est recommandée chez les patients présentant une insuffisance rénale légère à modérée (clairance de la créatinine > 30 ml/min) (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

 

Insuffisance hépatique

Aucune étude spécifique n'a été menée avec Arzerra chez des patients ayant une insuffisance hépatique. Toutefois, il est peu probable qu'une modification de dose soit nécessaire chez ces patients (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

 

Mode d'administration

Arzerra s'administre par perfusion intraveineuse et doit être dilué avant administration. Pour les instructions concernant la dilution du médicament avant administration, voir la rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination.

INFORMER IMMEDIATEMMENT LE MEDECIN en cas de pertes de mémoire, de troubles de la pensée, de difficultés à marcher ou encore de perte de vision.
Si ces symptômes étaient présents avant le traitement, INFORMER IMMEDIATEMMENT LE MEDECIN de tout changement au niveau de ces symptômes.
PREVENIR IMMEDIATEMENT LE MEDECIN UN(E) INFIRMIER(ERE) en cas de :
- réactions allergiques, parfois sévères avec gonflement du visage ou de la bouche provoquant des difficultés respiratoires (réactions anaphylactoïdes),
- difficultés respiratoires, essoufflement, oppression thoracique, toux,
- pression artérielle basse (pouvant entraîner un étourdissement en se mettant debout),
- rougeurs de la peau, température élevée,
- transpiration excessive,
- tremblements ou frissons,
- rythme cardiaque rapide,
- mal au coeur (nausées),
- diarrhée,
- douleurs au niveau du dos,
- pression artérielle élevée,
- démangeaisons, éruption cutanée (urticaire),
- irritation ou mal de gorge
- manque d’énergie,
- nez bouché.
CONSULTER LE MEDECIN DES QUE POSSIBLE en cas de :
- douleur persistante au niveau de l’estomac,
- émission d’une quantité d’urine plus faible que normalement,
- spasmes musculaires.
GROSSESSE - ALLAITEMENT : 
-  les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement et jusqu'à 12 mois après son arrêt,
- l'allaitement doit être interrompu pendant le traitement et au cours de 12 mois suivant le traitement.

Résumé du profil de sécurité

Le profil de sécurité global de l'ofatumumab dans la LLC (non précédemment traitée, en rechute ou réfractaire) est basé sur les données recueillies chez 511 patients au cours des essais cliniques (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques). Parmi ces patients, 250 ont été traités par ofatumumab seul (patients ayant une LLC en rechute ou réfractaire) et 261 par ofatumumab en association avec un agent alkylant (patients ayant une LLC non précédemment traitée et non éligibles à un traitement à base de fludarabine).

 

Résumé tabulé des effets indésirables

Les effets indésirables rapportés avec ofatumumab, seul ou en association avec un agent alkylant, sont listés par classe organe (classification MedDRA) et par fréquence. Les fréquences sont définies en : très fréquent ( 1/10), fréquent ( 1/100 à < 1/10), peu fréquent ( 1/1 000 à < 1/100), rare ( 1/10 000 à <1/1 000), très rare (<1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.

 

Convention

MedDRA

Très fréquent

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Infections et infestations

Infection des voies respiratoires basses, incluant pneumonie, infection des voies respiratoires hautes

Sepsis, incluant sepsis neutropénique et choc septique, infection à herpès virus, infection urinaire

 

Infection par le VHB et réactivation du VHB

Affections hématologiques et du système lymphatique

Neutropénie, anémie

Neutropénie fébrile, thrombocytopénie, leucopénie

Agranulocytose, troubles de la coagulation, érythroblastopénie, lymphopénie

 

Affections du système immunitaire

 

Réactions anaphylactoïdes*, hypersensibilité*

Choc anaphylactique*

 

Troubles du métabolisme et de la nutrition

 

 

Syndrome de lyse tumorale

 

Affections cardiaques

 

Tachycardie*

 Bradycardie*

 

Affections vasculaires

 

Hypotension*, hypertension*

 

 

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

 

Bronchospasme*, hypoxie*, dyspnée*, gêne thoracique*, douleur pharyngo-laryngée*, toux*, congestion nasale*

 Oedème pulmoniare*

 

Affections gastro­intestinales

Nausée*

Diarrhée*

Occlusion de l'intestin grêle

 

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Rash*

Urticaire*, prurit*, rougeurs*

 

 

Affections musculo-squelettiques et systémiques

 

Douleur dorsale*

 

 

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Fièvre *

Syndrome de relargage des cytokines*, tremblements*, frissons*, hyperhidrose*,
fatigue*

 

 

*Ces évènements peuvent être imputables à l'ofatumumab dans le cadre d'une réaction liée à la perfusion, apparaissant typiquement après le début de la perfusion et dans les 24 heures suivant la fin de la perfusion (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

 

Description de certains effets indésirables

Réactions liées à la perfusion

Les effets indésirables les plus fréquemment observés chez les patients traités par ofatumumab au cours des essais cliniques ont été des réactions liées à la perfusion survenues chez 68 % (348/511) des patients, à tout moment au cours du traitement. La majorité des réactions liées à la perfusion était de grade 1 ou de grade 2. Huit pour cent des patients ont présenté une réaction liée à la perfusion de grade 3, à tout moment au cours du traitement. Deux pour cent des réactions liées à la perfusion ont nécessité l'interruption du traitement. Aucune réaction liée à la perfusion d'issue fatale n'a été rapportée (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

 

Infections

Sur les 511 patients traités par ofatumumab au cours des essais cliniques, 300 (59 %) ont présenté une infection, dont des infections bactériennes, virales ou fongiques. Cent-quatre (20 %) des 511 patients ont présenté des infections de grade 3. Vingt-huit (5 %) des 511 patients ont présenté une infection d'évolution fatale.

 

Neutropénie

Parmi les 511 patients traités par ofatumumab au cours des essais cliniques, 139 (27 %) ont présenté un évènement indésirable associé à une diminution du nombre de neutrophiles ; 118 (23 %) des 511 patients ont présenté des évènements indésirables de grade 3 associés à une diminution du nombre de neutrophiles. Quarante-deux (8 %) ont présenté un évènement indésirable grave associé à une diminution du nombre de neutrophiles.

 

Dans une étude pivot réalisée chez des patients ayant une LLC non précédemment traitée (OMB110911), une neutropénie prolongée (définie par une neutropénie de grade 3 ou 4 non résolue entre 24 et 42 jours après la dernière administration) a été rapportée chez 41 patients (23 patients traités par ofatumumab en association avec le chlorambucil, et 18 patients traités avec le chlorambucil seul). Une neutropénie tardive, définie par une neutropénie de grade 3 ou 4 survenue au moins 42 jours après la dernière administration, a été rapportée chez neuf patients traités par ofatumumab en association avec le chlorambucil, et trois patients traités avec le chlorambucil seul.

 

Effets cardiovasculaires

L'effet de l'administration de doses multiples d'Arzerra sur l'intervalle QTc a été évalué dans une analyse poolée de trois études cliniques, en ouvert ,chez des patients atteints d'une LLC (N = 85). Dans cette analyse poolée, des allongements de l'intervalle QT/QTc médian/moyen de plus de 5 msec ont été observés. Aucune modification importante de l'intervalle QTc moyen (à savoir > 20 millisecondes) n'a été constatée. Aucun patient n'a présenté un allongement du QTc > 500 msec. Aucun allongement du QTc concentration dépendant n'a été détecté.

 

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration - voir Annexe V.


  • Infection des voies respiratoires basses
  • Pneumonie
  • Infection des voies respiratoires hautes
  • Sepsis
  • Sepsis neutropénique
  • Choc septique
  • Infection à Herpes virus
  • Infection urinaire
  • Hépatite B
  • Réactivation de l'hépatite B
  • Neutropénie
  • Anémie
  • Neutropénie fébrile
  • Thrombocytopénie
  • Leucopénie
  • Agranulocytose
  • Trouble de la coagulation
  • Erythroblastopénie
  • Lymphopénie
  • Réaction anaphylactoïde
  • Hypersensibilité
  • Choc anaphylactique
  • Syndrome de lyse tumorale
  • Tachycardie
  • Bradycardie
  • Hypotension
  • Hypertension
  • Bronchospasme
  • Hypoxie
  • Dyspnée
  • Gêne thoracique
  • Douleur pharyngolaryngée
  • Toux
  • Congestion nasale
  • Oedème pulmonaire
  • Nausée
  • Diarrhée
  • Occlusion de l'intestin grêle
  • Rash cutané
  • Urticaire
  • Prurit cutané
  • Rougeur cutanée
  • Douleur dorsale
  • Fièvre
  • Syndrome de relargage des cytokines
  • Tremblement
  • Frissons
  • Hyperhidrose
  • Fatigue
  • Réaction liée à la perfusion
  • Infection
  • Ischémie myocardique
  • Infarctus du myocarde
  • Eruption cutanée
  • Leuco-encéphalopathie multifocale progressive
Contre-indications

Hypersensibilité à l'ofatumumab ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition.

LISTE:

  • Hypersensibilité ofatumumab
  • Allaitement
  • Absence de contraception féminine efficace
  • Hépatite B active
  • Enfant de moins de 18 ans
  • Grossesse

Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Réactions liées à la perfusion

L’administration d’ofatumumab par voie intraveineuse a été associée à des réactions liées à la perfusion. Ces réactions peuvent conduire à l’arrêt temporaire ou définitif du traitement. Les prémédications atténuent les réactions liées à la perfusion, cependant ces réactions peuvent néanmoins survenir, principalement lors de la première perfusion. Les réactions liées à la perfusion peuvent inclure, sans pour autant s'y limiter, des événements anaphylactoïdes, un brochospasme, des événements cardiaques (par exemple : ischémie myocardique/infarctus du myocarde, bradycardie), des frissons, une toux, un syndrome de relargage des cytokines, des diarrhées, une dyspnée, une fatigue, des rougeurs, une hypertension, une hypotension, des nausées, des douleurs, un oedème pulmonaire, un prurit, une fièvre, des éruptions cutanées, et une urticaire. Dans de rares cas, ces réactions peuvent être d'évolution fatale. Malgré une prémédication, des réactions graves, incluant un syndrome de relargage de cytokines, ont été rapportées après utilisation d'ofatumumab. En cas de réactions sévères liées à la perfusion, la perfusion d'Arzerra doit être interrompue immédiatement et un traitement symptomatique doit être instauré (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

 

Les réactions liées à la perfusion surviennent plus fréquemment le premier jour de perfusion et tendent à diminuer au cours des perfusions suivantes. Les patients ayant une fonction pulmonaire diminuée peuvent présenter un risque de complications pulmonaires plus important lors de réactions sévères liées à la perfusion et doivent être étroitement surveillés lors d'une perfusion d'ofatumumab.

 

Syndrome de lyse tumorale

Chez les patients présentant une LLC, un syndrome de lyse tumorale (SLT) peut survenir lors de l'utilisation d'ofatumumab. Les facteurs de risque du SLT incluent une importante charge tumorale, des concentrations élevées de cellules circulantes ( 25000/mm3), une hypovolémie, une insuffisance rénale, des taux élevés d'acide urique avant traitement et des taux élevés de lactates déhydrogénases. La prise en charge du SLT inclue la correction des anomalies électrolytiques, la surveillance de la fonction rénale, le maintien du bilan hydrique et des soins appropriés.

 

Leucoencéphalopathie Multifocale Progressive

Des Leucoencéphalopathies Multifocales Progressives (LEMP) et décès ont été rapportés chez des patients atteints de LLC ayant reçu un traitement cytotoxique, incluant l'ofatumumab. Un diagnostic de LEMP doit être envisagé chez les patients traités par Arzerra présentant des signes et symptômes neurologiques ou des modifications de signes et symptômes neurologiques pré-existants. Si un diagnostic de LEMP est suspecté, le traitement par Arzerra doit être interrompu et un avis neurologique doit être envisagé.

 

Immunisations

La sécurité et la possibilité de générer une réponse à une primovaccination ou à un rappel par des vaccins vivants atténués ou inactivés au cours du traitement par ofatumumab n'ont pas été étudiées. La réponse à la vaccination peut être alterée lorsque la quantité de cellules B est diminuée. En raison du risque d'infection, l'administration de vaccins vivants atténués doit être évitée pendant et après le traitement par ofatumumab, jusqu'à normalisation du nombre de cellules B. Les risques et les bénéfices d'une vaccination des patients au cours d'un traitement par ofatumumab doivent être pris en compte.

 

Hépatite B

Des cas d'infection par le virus de l'hépatite B (VHB) et de réactivation du VHB, évoluant pour certains vers une hépatite fulminante, une insuffisance hépatique, parfois d'évolution fatale, ont été rapportés chez des patients traités par des médicaments de la classe des anticorps cytolytiques anti-CD20, dont Arzerra. Ces cas ont été rapportés chez des patients présentant une sérologie positive pour l'antigène de surface du VHB (AgHBs positif), ainsi que chez des patients présentant une sérologie positive pour l'anticorps dirigé contre l'antigène de la nucléocapside du VHB mais une sérologie négative pour l'antigène de surface du VHB (Ac anti-HBc positif / AgHBs négatif). Une réactivation du VHB est également survenue chez des patients dont l'infection par le virus de l'hépatite B semblait résolue (c'est-à-dire sérologie AgHBs négatif, Ac anti-HBc positif et Ac anti-HBs positif).

 

Une réactivation du VHB est définie par une brutale augmentation de la réplication du VHB se manifestant, soit par une augmentation rapide des taux sériques d'ADN du VHB, soit par la détection de l'AgHBs chez un sujet dont la sérologie était jusqu'alors AgHBs négatif et Ac anti-HBc positif. Une réactivation de la réplication du VHB est souvent suivie d'une hépatite, c'est-à-dire d'une augmentation des taux des transaminases et, pour les cas sévères, d'une augmentation des taux de bilirubine, d'une insuffisance hépatique pouvant conduire au décès.

 

Tous les patients doivent faire l'objet, préalablement à l'instauration du traitement par Arzerra, d'un dépistage d'une infection par le VHB reposant sur la mesure des AgHBs et des Ac anti-HBc. Les patients ayant des antécédents avérés d'infection par le VHB (AgHBs négatif / Ac anti-HBc positif), doivent être adressés à un médecin spécialisé en hépatologie dans le cadre du suivi médical et pour l'initiation d'un traitement antiviral contre le VHB. Le traitement par Arzerra ne doit pas être initié chez les patients présentant une hépatite B active (AgHBs positif) tant que l'infection n'a pas été traitée de manière appropriée.

 

Les patients ayant un antécédent avéré d'infection par le VHB doivent faire l'objet d'un suivi particulier pendant le traitement par Arzerra, ainsi que pendant 6 à 12 mois suivant la dernière perfusion d'Azerra, afin de détecter les signes cliniques et biologiques révélateurs d'une hépatite ou d'une réactivation du VHB. Une réactivation du VHB a été rapportée jusqu'à 12 mois après la fin du traitement par Arzerra. L'arrêt du traitement antiviral contre le VHB doit être discuté avec un médecin spécialisé en hépatologie.

 

Chez les patients présentant une réactivation du VHB sous Arzerra, le traitement par Arzerra doit être immédiatement interrompu, de même que toute autre chimiothérapie concomitante, et un traitement approprié doit être instauré. Les données de sécurité concernant une reprise éventuelle du traitement par Arzerra chez les patients présentant une réactivation du VHB sont à ce jour insuffisantes. La reprise du traitement par Arzerra chez ces patients doit être discutée avec des médecins spécialisés en hépatologie.

 

Système cardiovasculaire

Les patients présentant des antécédents de pathologie cardiaque doivent être étroitement suivis. Le traitement par Arzerra doit être arrêté chez les patients présentant des arythmies cardiaques graves ou mettant en jeu le pronostic vital.

 

L'effet de l'administration de doses multiples d'Arzerra sur l'intervalle QTc a été évalué dans une analyse poolée de trois études cliniques, en ouvert, chez des patients atteints d'une LLC (N = 85). Dans cette analyse poolée, des allongements de l'intervalle QT/QTc médian/moyen de plus de 5 msec ont été observés. Aucune modification importante de l'intervalle QTc moyen (à savoir > 20 millisecondes) n'a été constatée. Aucun patient n'a présenté un allongement du QTc > 500 msec. Aucun allongement du QTc concentration dépendant n'a été détecté. La mesure des taux d'électrolytes, tels que le potassium et le magnésium, est recommandée avant et pendant l'administration d'ofatumumab. Toute anomalie électrolytique devra être corrigée. L'effet de l'ofatumumab chez les patients présentant un allongement de l'intervalle QT (par exemple, acquis ou congénital) n'est pas connu.

 

Occlusion intestinale

Des occlusions intestinales ont été rapportées chez des patients recevant un traitement par un anticorps monoclonal anti-CD20, incluant l'ofatumumab. Les patients souffrant de douleurs abdominales, plus particulièrement en début de traitement par ofatumumab, doivent être examinés et un traitement approprié doit être instauré.

 

Surveillance des résultats de laboratoire

Des cytopénies, y compris des neutropénies prolongées ou d'apparition tardive, ont été rapportées pendant le traitement par ofatumumab. Des hémogrammes complets, incluant une numération des neutrophiles et des plaquettes, doivent être effectués à intervalles réguliers au cours du traitement par ofatumumab et plus fréquemment chez les patients qui développent des cytopénies.

 

Teneur en sodium

Ce médicament contient 34,8 mg de sodium pour une dose de 300 mg, 116 mg de sodium pour une dose de 1 000 mg et 232 mg de sodium pour une dose de 2 000 mg. La teneur en sodium doit être prise en compte en cas de régime désodé ou hyposodé.

LISTE:

  • Réaction liée à la perfusion
  • Diminution de la fonction pulmonaire
  • Syndrome de lyse tumorale
  • Hypovolémie
  • Insuffisance rénale
  • Augmentation du taux d'acide urique
  • Elévation de la lactate déshydrogénase
  • Leuco-encéphalopathie multifocale progressive
  • Symptômes neurologiques
  • Antécédent d'hépatite B
  • Réactivation de l'hépatite B
  • Antécédent de maladie cardiaque
  • Arythmie cardiaque sévère
  • Surveillance électrolytique
  • Allongement de l'espace QT
  • Douleur abdominale
  • Surveillance hématologique
  • Cytopénie
  • Régime désodé
  • Régime hyposodé
  • Femme en âge de procréer

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Bien que les données d'interaction médicamenteuse avec l'ofatumumab soient limitées, aucune interaction cliniquement significative avec d'autres médicaments n'a été rapportée. L'ofatumumab n'a pas d'effet cliniquement significatif sur les paramètres pharmacocinétiques du chlorambucil ou de son métabolite actif, la moutarde d'acide phénylacétique.

 

L'efficacité des vaccins vivants atténués ou inactivés peut être altérée par l'ofatumumab. En conséquence, il conviendra d'éviter l'utilisation concomittante de ces vaccins avec l'ofatumumab. Si la vaccination est inévitable, il conviendra d'évaluer les bénéfices et les risques d'une vaccination lors du traitement par ofatumumab (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).


Incompatibilités

Ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments à l'exception de ceux mentionnés dans la rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination :

- Avant dilution, vérifier que la solution d'Arzerra ne contient pas de particule et qu'il n'y a pas eu de changement de couleur du produit. La solution d'ofatumumab doit être incolore à jaune pâle. Ne pas utiliser la solution d'Arzerra s'il y a un changement de couleur.

Ne pas agiter le flacon d'ofatumumab au cours de cette vérification.

La solution peut contenir quelques petites particules visibles. Les filtres fournis dans le set d'extension retiendront ces particules.

- La solution d'Arzerra doit être diluée dans une solution injectable de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9 %) avant administration, dans des conditions aseptiques.

- Arzerra ne doit pas être mélangé, ou administré en perfusion avec d'autres médicaments ou d'autres solutions par voie intraveineuse. Pour éviter un tel risque, bien rincer la voie avant et après administration d'ofatumumab avec une solution injectable de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9 %).


Surdosage

Aucun cas de surdosage n'a été rapporté.


Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Les effets d'Arzerra sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés.

 

Aucun effet néfaste sur ces activités n'est prédictible de la pharmacologie de l'ofatumumab. Il faut tenir compte de l'état clinique du patient et de son profil de sécurité par rapport à l'ofatumumab lors de l'évaluation de la capacité du patient à effectuer certaines tâches qui requièrent des aptitudes cognitives, motrices ou de jugement (voir rubrique Effets indésirables).

Grossesse

 

Il n'existe pas de donnée sur l'utilisation de l'ofatumumab chez la femme enceinte. Les études effectuées chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effets délétères directs ou indirects en terme de toxicité sur la reproduction (voir rubrique Données de sécurité précliniques). L'ofatumumab ne doit pas être administré chez la femme enceinte à moins que les bénéfices attendus pour la mère ne l'emportent sur les risques éventuels pour le foetus.

 

Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement et jusqu'à 12 mois après l'arrêt du traitement par ofatumumab.

 

Allaitement

 

Le passage de l'ofatumumab dans le lait maternel n'est pas connu, cependant les IgG humaines passent dans le lait maternel. L'innocuité de l'ofatumumab chez la femme durant l'allaitement n'a pas été établie. Le passage de l'ofatumumab dans le lait n'a pas été étudié chez les animaux. Des données publiées suggèrent que la consommation de lait maternel par le nouveau-né et le nourrisson n'entraîne pas d'absorption substantielle des anticorps maternels dans la circulation. Un risque chez les nouveau-nés/nourrissons ne peut être exclu. L'allaitement doit être interrompu pendant le traitement par ofatumumab et au cours des 12 mois suivant le traitement.

 

Fécondité

 

Il n'existe pas de données sur les effets de l'ofatumumab sur la fécondité chez l'Homme. Les effets sur la fécondité mâle ou femelle n'ont pas été évalués au cours des études chez les animaux.

Durée de conservation :


Flacon

 

3 ans.

 

Préparation diluée pour perfusion

 

La stabilité chimique et physique en cours d'utilisation a été démontrée pour une durée de 48 heures à température ambiante (inférieure à 25°C).

 

D'un point de vue microbiologique, le médicament doit être utilisé immédiatement. S'il n'est pas immédiatement utilisé, la durée et les conditions de conservation avant administration sont sous la responsabilité de l'utilisateur et ne doivent pas dépasser 24 heures entre 2 et 8°C, à moins que la reconstitution/dilution n'ait eu lieu dans des conditions aseptiques contrôlées et validées.

Précautions particulières de conservation :


A conserver et transporter réfrigéré (entre 2°C et 8°C).

Ne pas congeler.

Conserver le flacon dans l'emballage extérieur à l'abri de la lumière.

 

Pour les conditions de conservation du médicament après dilution, voir la rubrique Durée de conservation.

Forme : Solution à diluer pour perfusion IV

Dosage : 100 mg

Contenance : 300 mg ou 15 ml de solution à diluer ou 3 flacons ou 15 ml ou 0,30 g

Laboratoire Titulaire : GLAXO GROUP LTD

Laboratoire Exploitant : GLAXOSMITHKLINE


Forme pharmaceutique

Liquide limpide à opalescent, incolore à jaune pâle (solution stérile).


Composition exprimée par ml

Principes Actifs :
  • Ofatumumab (20 mg)

Commentaire : Chaque flacon contient 100 mg d'ofatumumab dans 5 ml. L'ofatumumab est un anticorps monoclonal humain produit à partir de lignée de cellules murines recombinantes (NS0). Excipient(s) à effet notoire : Ce médicament contient 34,8 mg de sodium pour une dose de 300 mg, 116 mg de sodium pour une dose de 1 000 mg et 232 mg de sodium pour une dose de 2 000 mg.


Excipients :
  • Arginine
  • Sodium acétate
  • Sodium chlorure
  • Polysorbate 80
  • Edétate disodique
  • Chlorhydrique acide (pour l'ajustement du pH)
  • Eau pour préparations injectables
  • Présence de :
    • Sodium (Effet notoire)
  • Substrats d'origine :
    • Protéines de souris

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