Médicaments


SOMAVERT 10 mg, poudre et solvant pour solution injectable


Traitement de l'acromégalie chez des patients adultes qui ont eu une réponse insuffisante à la chirurgie et/ou la radiothérapie et chez lesquels un traitement médical approprié par les analogues de la somatostatine n'a pas normalisé les concentrations en IGF-I ou n'a pas été toléré.



  • Acromégalie

Le traitement doit être initié sous la surveillance d'un médecin expérimenté dans le traitement de l'acromégalie.

Posologie

Une dose de charge de 80 mg de pegvisomant devra être administrée par voie sous-cutanée sous contrôle médical. Ensuite, SOMAVERT 10 mg reconstitué dans 1 ml de solvant devra être administré une fois par jour par voie sous-cutanée.

L'ajustement de dose devra être basé sur les taux sériques d'IGF-1. Les concentrations sériques

d'IGF-1 doivent être mesurées toutes les quatre à six semaines, et une adaptation appropriée des doses doit être faite par pallier de 5 mg/jour de façon à maintenir la concentration d'IGF-1 sérique dans la fourchette normale correspondant à l'âge du patient et à maintenir une réponse thérapeutique optimale.

Évaluation des taux d'enzymes hépatiques initiaux avant l'instauration de SOMAVERT

Avant de débuter le traitement par SOMAVERT, les patients doivent faire l'objet d'une évaluation des tests de la fonction hépatique (TFH) initiaux [alanine aminotransférase (ALAT) sérique, aspartate aminotransférase (ASAT), bilirubine sérique totale (BILT) et phosphatase alcaline (PAL)]. Pour des recommandations relatives à l'instauration de SOMAVERT en fonction des TFH initiaux et des recommandations relatives à la surveillance des TFH pendant le traitement par SOMAVERT, se reporter au tableau A de la rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi (4.4).

La dose maximale ne doit pas dépasser 30 mg/jour.

Pour les différents schémas posologiques, les dosages suivants sont disponibles : SOMAVERT 10 mg, SOMAVERT 15 mg, SOMAVERT 20 mg, SOMAVERT 25 mg et SOMAVERT 30 mg.

Population pédiatrique

La sécurité et l'efficacité de SOMAVERT chez les enfants âgés de 0 à 17 ans n'ont pas été établies. Aucune donnée n'est disponible.

Personnes âgées

Aucune adaptation de dose n'est nécessaire.

Insuffisance rénale ou hépatique

La tolérance et l'efficacité de SOMAVERT chez les patients ayant une insuffisance rénale ou hépatique n'ont pas été établies.

Mode d'administration

Le pegvisomant doit être administré par injection sous-cutanée.

Le site d'injection doit être alterné quotidiennement afin de prévenir la survenue de lipohypertrophie.

Pour les instructions concernant la reconstitution du médicament avant administration, voir la rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination.

PREVENIR IMMEDIATEMENT LE MEDECIN en cas de troubles de la vision ou de maux de tête.
CONTACTER IMMEDIATEMENT LE MEDECIN en cas de :

- Gonflement du visage, de la langue, des lèvres ou de la gorge.

- Respiration sifflante ou gêne respiratoire.

- Eruption cutanée généralisée, urticaire, démangeaisons ou étourdissement.

Résumé du profil de tolérance du produit :

La liste ci-dessous contient des effets indésirables observés lors des essais cliniques avec SOMAVERT.

Au cours des études cliniques, chez les patients traités par pegvisomant (n = 550), la plupart des effets indésirables était d'une intensité légère à modérée, d'une durée limitée et n'a pas nécessité l'arrêt du traitement.

Au cours des études cliniques, les effets indésirables les plus fréquemment observés chez au moins 10 % des patients acromégales traités par pegvisomant, ont été les suivants : céphalées 25 %, arthralgie 16 % et diarrhée 13 %.

Liste des effets indésirables :

La liste ci-dessous regroupe les effets indésirables observés au cours des études cliniques ou rapportés spontanément, classés par système d'organes et par fréquence.

Les effets secondaires sont listés selon les catégories suivantes: Très fréquent : 1/10

Fréquent : 1/100 à < 1/10 Peu fréquent : 1/1000 à < 1/100

Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)

Classes de systèmes d'organesTrès fréquent : 1/10Fréquent : 1/100 à < 1/10Peu fréquent : 1/1000 à < 1/100Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la
base des
données
disponibles)
Affectionsthrombocytopénie,
hématologiques et duleucopénie,
système lymphatiqueleucocytose, diathèse
hémorragique
Affections du système immunitaireréactions d'hypersensibilitébréaction anaphylactique b, réaction
anaphylactoïde
b
Troubles duhypercholestérolhypertriglycéridémie
métabolisme et de laémie,
nutritionhyperglycémie,
hypoglycémie,
prise de poids
Classes de systèmes d'organesTrès fréquent : 1/10Fréquent : 1/100 à < 1/10Peu fréquent : 1/1000 à < 1/100Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la
base des
données
disponibles)
Affectionsperturbations descrise de panique,colère
psychiatriquesrêvesperte de la mémoire
immédiate, apathie,
confusion, troubles
du sommeil,
augmentation de la
libido
Affections du systèmecéphaléessomnolence,narcolepsie,
nerveuxtremblements,migraine, dysgueusie
étourdissement,
hypoesthésie
Affections oculairesdouleur oculairefatigue oculaire
Affections de l'oreille et du labyrinthesyndrome de Ménière
Affections cardiaquesœdèmes périphériques
Affections vasculaireshypertension
Affections respiratoires,dyspnéelaryngospasme b
thoraciques et
médiastinales
Affections gastro-diarrhéevomissements,hémorroïdes,
intestinalesconstipation,sialorrhée, bouche
nausées,sèche, troubles
météorismedentaires
abdominal,
dyspepsie,
flatulence
Affectionstests fonctionnels
hépatobiliaireshépatiques
anormaux (par
exemple :
élévation des
transaminases)
(voir rubrique
4.4)
Affections de la peauhyperhidrose,œdème facial, peauangioedème b
et du tissu sous-cutanécontusion, pruritb, rashbsèche, tendance accrue à
l'ecchymose, sueurs
nocturnes,
érythèmeb, urticaireb
Affections musculo- squelettiques et systémiquesarthralgiemyalgie, arthrite
Affections du rein et des voies urinaireshématurieprotéinurie, polyurie, insuffisance rénale
Classes de systèmes d'organesTrès fréquent : 1/10Fréquent : 1/100 à < 1/10Peu fréquent : 1/1000 à < 1/100Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)
Troubles généraux etréaction ausensations
anomalies au siteniveau du siteanormales, trouble de
d'administrationd'injectionla cicatrisation, faim
(incluant une
hypersensibilité
au niveau du site
d'injection),
ecchymose ou
hémorragie au
niveau du site
d'injection,
hypertrophie au
niveau du site
d'injection (par
exemple une
lipohypertrophie)
a, syndrome
pseudo-grippal,
fatigue, asthénie,
fièvre

a voir ci-dessous la description des effets indésirables sélectionnés.

b effets indésirables liés à une réaction d'hypersensibilité

Description des effets indésirables sélectionnés

La plupart des réactions au niveau du site d'injection caractérisées par des érythèmes et une douleur localisés, se résolvent spontanément avec un traitement symptomatique local, sans arrêt du traitement par pegvisomant. La survenue d'une hypertrophie au niveau du site d'injection, incluant une lipohypertrophie, a été observée.

Le développement d'anticorps isolés anti-hormone de croissance à une faible concentration a été observé chez 16,9% des patients traités par pegvisomant. La signification clinique de ces anticorps est inconnue.

Des réactions d'hypersensibilité systémique incluant des réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes, des laryngospasmes, des angioedèmes, des réactions cutanées généralisées (rash, érythème, prurit, urticaire) ont été rapportées lors d'utilisations après la commercialisation. Certains patients ont dû être hospitalisés. Ces symptômes ne sont pas réapparus chez les patients pour lesquels le produit a été de nouveau administré.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration - voir Annexe V.


  • Thrombocytopénie
  • Leucopénie
  • Leucocytose
  • Diathèse hémorragique
  • Réaction d'hypersensibilité
  • Réaction anaphylactique
  • Réaction anaphylactoïde
  • Hypercholestérolémie
  • Hyperglycémie
  • Hypoglycémie
  • Prise de poids
  • Hypertriglycéridémie
  • Perturbation des rêves
  • Crise de panique
  • Perte de la mémoire immédiate
  • Apathie
  • Confusion
  • Trouble du sommeil
  • Augmentation de la libido
  • Colère
  • Céphalée
  • Etourdissement
  • Somnolence
  • Tremblement
  • Hypo-esthésie
  • Dysgueusie
  • Migraine
  • Narcolepsie
  • Douleur oculaire
  • Fatigue oculaire
  • Syndrome de Ménière
  • Oedème périphérique
  • Hypertension
  • Dyspnée
  • Laryngospasme
  • Diarrhée
  • Constipation
  • Nausée
  • Vomissement
  • Météorisme abdominal
  • Dyspepsie
  • Flatulence
  • Bouche sèche
  • Hémorroïde
  • Sialorrhée
  • Trouble dentaire
  • Tests fonctionnels hépatiques anormaux
  • Elévation des transaminases
  • Sudation
  • Prurit cutané
  • Rash cutané
  • Contusion
  • Oedème facial
  • Peau sèche
  • Tendance à l'ecchymose
  • Sudation nocturne
  • Erythème cutané
  • Urticaire
  • Angioedème
  • Arthralgie
  • Myalgie
  • Arthrite
  • Hématurie
  • Protéinurie
  • Polyurie
  • Insuffisance rénale
  • Réaction au site d'injection
  • Hypersensibilité au site d'injection
  • Ecchymose au site d'injection
  • Hémorragie au site d'injection
  • Hypertrophie au site d'injection
  • Lipohypertrophie au site d'injection
  • Syndrome pseudogrippal
  • Fatigue
  • Asthénie
  • Fièvre
  • Sensation anormale
  • Trouble de la cicatrisation
  • Sensation de faim
  • Erythème au site d'injection
  • Douleur au site d'injection
  • Anticorps antihormone de croissance
  • Réaction cutanée généralisée
  • Réaction d'hypersensibilité systémique
Contre-indications


Hypersensibilité au principe actif ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition.


LISTE:

  • Allaitement
  • Patient de moins de 18 ans
  • Grossesse

Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Tumeurs sécrétant de l'hormone de croissance

Les tumeurs pituitaires sécrétant de l'hormone de croissance peuvent parfois se développer, entrainant des complications graves (par exemple, altérations du champ visuel). Le traitement par pegvisomant ne réduit pas la taille de la tumeur. Tous les patients ayant ce type de tumeur doivent faire l'objet d'une surveillance attentive afin d'éviter toute augmentation de la taille de celle-ci lors du traitement.

Surveillance des concentrations d'IGF-1 sériques

Le pegvisomant est un antagoniste puissant de l'hormone de croissance. L'administration de ce médicament peut entraîner un tableau de déficit en hormone de croissance, malgré la présence de taux sériques élevés d'hormone de croissance. Les concentrations d'IGF-1 sériques doivent être surveillées et maintenues dans la fourchette normale correspondant à l'âge du patient en adaptant la dose de pegvisomant.

Augmentations des concentrations d'ALAT ou d'ASAT

Avant de débuter le traitement par SOMAVERT, les patients doivent faire l'objet d'une évaluation des tests de la fonction hépatique (TFH) initiaux [alanine aminotransférase (ALAT) sérique, aspartate aminotransférase (ASAT), bilirubine sérique totale (BILT) et phosphatase alcaline (PAL)].

Il faudra éliminer une pathologie obstructive des voies biliaires en cas d'augmentation des concentrations d'ALAT et d'ASAT ou en cas d'antécédents de traitement par tout analogue de la somatostatine. L'administration du pegvisomant devra être arrêtée si les signes ou symptômes de dysfonctionnement hépatique persistent.

Pour des recommandations relatives à l'instauration de SOMAVERT en fonction des tests de la fonction hépatique (TFH) initiaux et des recommandations relatives à la surveillance des tests de la fonction hépatique pendant le traitement par SOMAVERT, se reporter au tableau A.

Tableau A : Recommandations relatives à l'instauration du traitement par SOMAVERT en fonction des TFH initiaux et relatives à la surveillance périodique des TFH pendant le traitement par SOMAVERT

TFH initiauxRecommandations
Normauxmoment chez les patients présentant des symptômes d'hépatite.
Elevés, mais inférieurs ou égaux à 3 fois la LSN
Supérieurs à 3 fois la LSN
  • Traitement possible par SOMAVERT.

  • Les concentrations sériques d'ALAT et d'ASAT doivent être surveillées à des intervalles de 4 à 6 semaines pendant les 6 premiers mois de traitement par SOMAVERT, ou à tout

  • Traitement possible par SOMAVERT ; toutefois une surveillance mensuelle des THF doit être effectuée pendant au moins 1 an après l'instauration du traitement, puis deux fois par an l'année suivante.

  • Ne pas traiter par SOMAVERT tant qu'un bilan complet n'a pas établi la cause du dysfonctionnement hépatique du patient.

  • Déterminer la présence d'une lithiase biliaire ou d'une cholédocholithiase, en particulier chez les patients ayant des antécédents de traitement par des analogues de la somatostatine.

  • En fonction du bilan hépatique, envisager l'instauration du traitement par SOMAVERT.

  • Si la décision d'instaurer le traitement est prise, les TFH et les symptômes cliniques doivent être étroitement surveillés.

Abréviations : ALAT = alanine aminotransférase ; ASAT = aspartate aminotransférase ; TFH = tests de la fonction hépatique ; LSN : limite supérieure à la normale.

Si un patient présente des élévations des TFH, ou tout autre signe ou symptôme de dysfonctionnement hépatique au cours de son traitement par SOMAVERT, la prise en charge suivante est recommandée (tableau B).

Tableau B. Recommandations cliniques en fonction des résultats anormaux des tests de la fonction hépatique pendant le traitement par SOMAVERT

TFH et signes/symptômes cliniquesRecommandations
Elevés, mais inférieurs ou égaux à 3 fois la LSNune surveillance mensuelle des TFH doit être effectuée, afin de déceler toute nouvelle hausse
Supérieurs à 3 mais inférieurs à 5 fois la LSN (sans signes/symptômes d'hépatite ou autre lésion hépatique, ou augmentation de la BILT sérique)
Au moins 5 fois la LSN ou élévations des transaminases d'au moins 3 fois la LSN associées à une augmentation de la BILT sérique (avec ou sans signes/symptômes d'hépatite ou autre lésion hépatique)fait qu'une autre cause de dysfonctionnement hépatique ait été découverte ou non), en surveillant régulièrement les TFH.
Signes ou symptômes évocateurs d'une hépatite ou d'une autre lésion hépatique (p. ex., ictère, bilirubinurie, fatigue, nausées, vomissements, douleur dans le quadrant supérieur droit, ascite, œdème inexpliqué, fragilité cutanée aux traumatismes)
  • Poursuite possible du traitement par SOMAVERT. Toutefois,

  • Poursuite possible du traitement par SOMAVERT. Toutefois, une surveillance hebdomadaire des TFH doit être effectuée, afin de déceler toute nouvelle hausse (voir ci-après).

  • Effectuer un bilan hépatique complet pour déterminer si un autre facteur pourrait expliquer le dysfonctionnement hépatique.

  • Interrompre immédiatement le traitement par SOMAVERT.

  • Effectuer un bilan hépatique complet, incluant des TFH en série, afin de déterminer si et quand les concentrations sériques reviendront à la normale.

  • Si les TFH se régularisent, envisager de reprendre avec précaution le traitement par SOMAVERT (indépendamment du

  • Effectuer immédiatement un bilan hépatique complet.

  • En cas de lésion hépatique confirmée, cesser définitivement l'administration du médicament.

Hypoglycémie

L'étude conduite avec le pegvisomant chez les patients diabétiques traités par insuline ou par hypoglycémiants oraux a révélé un risque d'hypoglycémie dans cette population. En conséquence, chez les patients acromégales et diabétiques une réduction des doses d'insuline ou d'hypoglycémiants oraux pourra être nécessaire (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions.).

Augmentation de la fertilité

Les bénéfices thérapeutiques d'une réduction de la concentration d'IGF-1, conduisant à une amélioration des conditions cliniques des patients, peuvent potentiellement accroître la fertilité des patientes. Les patientes doivent être conseillées pour qu'elles utilisent des moyens de contraception adéquates si nécessaire. Le pegvisomant n'est pas recommandé pendant la grossesse (voir rubrique Grossesse et allaitement.).

LISTE:

  • Tumeur pituitaire
  • Surveillance IGF-I sérique
  • Surveillance fonction hépatique
  • Atteinte hépatique
  • Diabétique
  • Femme en âge de procréer
  • Insuffisance rénale
  • Insuffisance hépatique
  • Lipohypertrophie

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions


Aucune étude d'interaction n'a été réalisée. La poursuite du traitement avec les analogues de la somatostatine devra être évaluée. L'utilisation de ce médicament en association avec d'autres médicaments pour le traitement de l'acromégalie n'a pas été étudiée de façon approfondie.


Il est possible que les patients recevant de l'insuline ou des hypoglycémiants oraux nécessitent une réduction des doses de ces substances actives en raison de l'effet du pegvisomant sur la sensibilité à l'insuline (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi.).


Une analogie structurelle importante du pegvisomant avec l'hormone de croissance est à l'origine de réactions croisées avec les dosages d'hormone de croissance disponibles sur le marché. Les concentrations sériques thérapeutiques efficaces de ce médicament étant généralement 100 à 1000 fois supérieures à celles de l'hormone de croissance naturelle observées en cas d'acromégalie, les mesures de concentrations sériques d'hormone de croissance avec les dosages disponibles sur le marché seront faussées. La surveillance ou l'adaptation d'un traitement par pegvisomant ne devra donc pas s'appuyer sur les concentrations sériques d'hormone de croissance déterminées avec ces dosages.



Incompatibilités


En l'absence d'études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments.



Surdosage


L'expérience d'un surdosage avec le pegvisomant est limitée. Un seul cas de surdosage aigu a été rapporté pour lequel un patient, ayant reçu 80 mg/jour pendant 7 jours, a présenté un léger surcroît de fatigue et une sécheresse de la bouche. Dans la semaine suivant l'arrêt du traitement, on a noté les effets indésirables suivants : insomnie, surcroît de fatigue, œdème périphérique, tremblements et prise de poids. Deux semaines après arrêt du traitement, une leucocytose et une hémorragie modérée au niveau des sites d'injection ou de ponction veineuse ont été observées, qui peuvent être considérées imputables au pegvisomant.


En cas de surdosage, l'administration de ce médicament doit être interrompue et ne doit pas être reprise avant que les taux d'IGF-1 ne soient revenus dans la fourchette normale ou au-dessus de celle- ci.



Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés.


Femmes en âge de procréer

Voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi. Grossesse

Il n'existe pas de données sur l'utilisation de pegvisomant chez la femme enceinte.

Les études réalisées chez l'animal ne sont pas suffisantes au regard des effets sur la grossesse, le développement embryofoetal, la parturition et le développement postnatal (voir rubrique Données de sécurité précliniques). Le risque potentiel chez l'humain est inconnu.

SOMAVERT ne doit pas être utilisé pendant la grossesse à moins d'une nécessité absolue (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi.).

Allaitement

L'excrétion du pegvisomant dans le lait maternel n'a pas été étudiée chez l'animal. Les données cliniques sont trop limitées (un cas rapporté) pour conclure à l'excrétion de pegvisomant dans le lait maternel humain. Par conséquent, le pegvisomant ne devra pas être utilisé chez les femmes qui allaitent. Toutefois, l'allaitement peut être continué si ce médicament est arrêté : cette décision devra prendre en compte le bénéfice du traitement par pegvisomant pour la mère et le bénéfice de

l'allaitement pour l'enfant. Fertilité

Aucune donnée sur la fertilité n'est disponible pour le pegvisomant.

Durée de conservation :

3 ans.

Après reconstitution, le produit doit être utilisé immédiatement.

Précautions particulières de conservation :

Conserver les flacons de poudre au réfrigérateur (entre 2ºC et 8ºC). Ne pas congeler. Conserver les flacons dans leur emballage extérieur à l'abri de la lumière.

Conserver les seringues préremplies à une température ne dépassant pas 30°C ou au réfrigérateur (entre 2ºC et 8ºC). Ne pas congeler.

Après reconstitution :

Pour les conditions de conservation du médicament après reconstitution, voir la rubrique Durée de conservation.

Forme : Poudre et solvant pour solution injectable

Dosage : 10 mg

Contenance : 300 mg ou 30 ml de solution reconstituée ou 30 flacons

Laboratoire Titulaire : PFIZER PFE FRANCE

Laboratoire Exploitant : PFIZER PFE FRANCE


Forme pharmaceutique

Poudre et solvant pour solution injectable (poudre pour solution injectable). La poudre est blanche à légèrement blanche.


Composition exprimée par Flacon

Principes Actifs :
  • Pegvisomant (10 mg)

Commentaire : Après reconstitution, 1mL de solution contient 10 mg de pegvisomant . Pegvisomant est produit dans des cellules d'Escherichia coli par la technique de l'ADN recombinant. Excipients à effet notoire : Le médicament contient 0,4 mg de sodium par flacon de poudre.


Excipients :
  • Poudre :
    • Glycine
    • Mannitol
    • Phosphate disodique anhydre
    • Dihydrogénophosphate de sodium monohydraté
  • Solvant :
    • Eau pour préparations injectables
  • Substrats d'origine :
    • Protéines d'Escherichia coli

*Cette fiche médicament a été générée à partir des données de la Banque Claude Bernard© (www.resip.fr) ne peut être utilisée isolément pour l'établissement d'un diagnostic, l'instauration d'un traitement ou une décision thérapeutique, qui relève de la compétence exclusive des professionnels de santé. Il est rappelé que le contenu de la Base Claude Bernard doit être considéré comme un ouvrage scientifique faisant l'objet d'une consultation critique laissant aux professionnels de santé les responsabilités de la prescription que le code leur reconnaît. La Base Claude Bernard a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments. Les données fournies ne peuvent être considérées comme exhaustives et peuvent avoir évolué depuis leur mise en ligne. Seul votre médecin est habilité à mettre en œuvre un traitement adapté à votre cas personnel. Les Données fournies sont la propriété de RESIP et ne peuvent être reproduites ou diffusées par quelque moyen, toute impression ne pouvant concerner que des extraits non substantiels et n'être effectuée qu'à des fins strictement personnelles et non commerciales.