RETACRIT 30000 UI/0,75 ml, solution injectable en seringue préremplie

  • Traitement de l'anémie symptomatique associée à l'insuffisance rénale chronique (IRC) chez l'adulte et l'enfant :

    • Traitement de l'anémie associée à l'insuffisance rénale chronique chez les enfants et les patients adultes hémodialysés et chez les patients adultes en dialyse péritonéale (voir

      rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

    • Traitement de l'anémie sévère d'origine rénale accompagnée de symptômes cliniques chez les patients adultes insuffisants rénaux non encore dialysés (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

  • Traitement de l'anémie et réduction des besoins transfusionnels chez les patients adultes recevant une chimiothérapie pour des tumeurs solides, un lymphome malin ou un myélome multiple, et à risque de transfusion tel qu'évalué par l'état général du patient (par ex. statut cardiovasculaire, anémie préexistante au début de la chimiothérapie).

  • Retacrit peut être utilisé pour augmenter la production de sang autologue des patients inclus dans un programme pré-transfusion. Son utilisation pour cette indication doit être pesée contre le risque observé d'événements thromboemboliques. Le traitement ne doit être administré qu'aux patients souffrant d'anémie modérée (absence de carence en fer), si les procédures d'économie de sang ne sont pas disponibles ou insuffisantes lorsque l'intervention chirurgicale majeure programmée requiert un volume élevé de sang (4 unités ou plus de sang pour les femmes et 5 unités ou plus pour les hommes).

  • Retacrit peut être utilisé pour réduire l'exposition aux transfusions de sang homologue chez les patients adultes, sans carence martiale, devant subir une intervention chirurgicale orthopédique majeure programmée et présentant un risque présumé important de complications transfusionnelles. L'utilisation devra être réservée aux patients ayant une anémie modérée (par ex., Hb 10-13 g/dl) qui n'ont pas bénéficié d'une programmation de prélèvement autologue et chez lesquels on s'attend à des pertes de sang modérées (900 à 1 800 ml).

  • Retacrit peut être utilisé pour augmenter le taux d'hémoglobine dans le traitement de l'anémie symptomatique (concentration d'hémoglobine ≤10 g/dl) chez les adultes atteints de syndromes myélodysplasiques (SMD) primitifs de risque faible ou intermédiaire 1, présentant un taux sérique d'érythropoïétine faible (< 200 mU/ml).


  • Anémie secondaire à une insuffisance rénale chronique chez l'hémodialysé
  • Anémie secondaire à une insuffisance rénale chronique chez le dialysé péritonéal
  • Anémie d'origine rénale chez l'insuffisant rénal non dialysé
  • Anémie chez l'adulte traité par chimiothérapie
  • Augmentation du volume des dons de sang autologue
  • Réduction d'exposition aux transfusions avant intervention chirurgicale orthopédique majeure
  • Anémie chez les adultes atteints de syndromes myélodysplasiques

Le traitement par Retacrit doit être initié sous le contrôle de médecins expérimentés dans le traitement de malades avec les indications ci-dessus.

Posologie

Traitement de l'anémie symptomatique chez l'adulte et l'enfant en insuffisance rénale chronique

Retacrit doit être administré soit par voie sous-cutanée, soit par voie intraveineuse.

Le taux d'hémoglobine cible est de 10 à 12 g/dl (6,2 - 7,5 mmol/l) sauf pour les enfants, pour lesquels le taux d'hémoglobine doit être compris entre 9,5 et 11 g/dl (5,9 - 6,8 mmol/l). La limite supérieure de la concentration en hémoglobine ne doit pas être dépassée.

Les symptômes et séquelles de l'anémie peuvent varier selon l'âge, le sexe et l'impact global de la maladie ; une évaluation par le médecin de l'état de santé et de l'évolution clinique de chaque patient est nécessaire. Retacrit doit être administré soit par voie sous-cutanée, soit par voie intraveineuse afin que le taux d'hémoglobine n'augmente pas au-delà de 12 g/dl (7,5 mmol/l). En raison de la variabilité intra-patient, il peut arriver occasionnellement que des taux d'hémoglobine supérieurs ou inférieurs au taux souhaité soient observés. Cette variabilité du taux d'hémoglobine doit être gérée en ajustant la dose de façon à le maintenir dans une marge cible de 10 g/dl (6,2 mmol/l) à 12 g/dl (7,5 mmol/l).

Un taux d'hémoglobine supérieur à 12 g/dl (7,5 mmol/l) doit être évité sur une période prolongée ; les recommandations relatives à l'adaptation posologique appropriée lorsque le taux d'hémoglobine observé est supérieur à 12 g/dl (7,5 mmol/l) sont décrites ci-dessous. Toute augmentation du taux d'hémoglobine de plus de 2 g/dl (1,25 mmol/l) sur une période de quatre semaines doit être évitée. Si elle se produit, une adaptation posologique appropriée doit être instaurée.

Les patients doivent faire l'objet d'une surveillance étroite afin de s'assurer que la dose efficace la plus faible approuvée de Retacrit est utilisée pour permettre un contrôle satisfaisant des symptômes de l'anémie en maintenant le taux d'hémoglobine inférieur ou égal à 12 g/dl (7,5 mmol/l).

La pruduence s'impose en cas d' augmentation des doses de Retacrit chez les patients atteints d'insuffisance rénale chronique. Chez les patients ayant une réponse faible à Retacrit en matière d'hémoglobine d'autres facteurs expliquant lafaible réponse devront être considérés (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacodynamiques).

Chez les patients souffrant d'insuffisance rénale chronique et présentant des signes cliniques d'ischémie myocardique ou d'insuffisance cardiaque congestive, la concentration en hémoglobine pendant la phase d'entretien ne doit pas dépasser la limite supérieure de la concentration d'hémoglobine cible.

Patients adultes sous hémodialyse

Retacrit doit être administré soit par voie sous-cutanée, soit par voie intraveineuse. Le traitement se divise en deux phases :

  1. Phase de correction : 50 UI/kg 3 fois par semaine. Lorsqu'un ajustement de dose est nécessaire, il doit être effectué par étapes d'au moins quatre semaines. À chaque étape, l'augmentation ou la réduction de dose doit être de 25 UI/kg 3 fois par semaine.

  2. Phase d'entretien : Un ajustement de dose est nécessaire pour maintenir les valeurs d'hémoglobine (Hb) au niveau souhaité : Hb comprise entre 10 et 12 g/dl (6,2-7,5 mmol/l). La dose hebdomadaire totale recommandée est comprise entre 75 et 300 UI/kg.

Les données cliniques disponibles suggèrent que les patients dont le taux d'hémoglobine est très faible (< 6 g/dl ou < 3,75 mmol/l) peuvent nécessiter des doses d'entretien plus élevées que ceux dont l'anémie initiale est moins sévère (Hb > 8 g/dl ou > 5 mmol/l).

Patients pédiatriques sous hémodialyse

Le traitement se divise en deux phases :

  1. Phase de correction 50 UI/kg, 3 fois par semaine par voie intraveineuse. Lorsqu'un ajustement de dose est nécessaire, il doit s'effectuer par paliers de 25 UI/kg, 3 fois par semaine, à intervalles d'au moins 4 semaines jusqu'à obtention du taux souhaité.

  2. Phase d'entretien : Un ajustement de dose est nécessaire pour maintenir les valeurs d'hémoglobine (Hb) au niveau souhaité : Hb comprise entre 9,5 et 11 g/dl (5,9-6,8 mmol/l).

En règle générale, les enfants et les adolescents de moins de 30 kg requièrent des doses d'entretien plus élevées que les enfants et les adolescents de plus de 30 kg et les adultes. Les doses d'entretien suivantes ont été observées dans des essais cliniques après 6 mois de traitement.


Dose (UI/kg administrées 3 fois par semaine)
Poids (kg)MoyenneDose d'entretien habituelle
< 1010075-150
10-307560-150
> 303330-100

Les données cliniques disponibles suggèrent que les patients dont le taux d'hémoglobine est très faible (< 6,8 g/dl ou < 4,25 mmol/l) peuvent nécessiter des doses d'entretien plus élevées que ceux dont le taux d'hémoglobine initial est plus élevé (Hb > 6,8 g/dl ou > 4,25 mmol/l).

Patients adultes sous dialyse péritonéale

Retacrit doit être administré soit par voie sous-cutanée, soit par voie intraveineuse.

Le traitement se divise en deux phases :

  1. Phase de correction : Dose d'attaque de 50 UI/kg 2 fois par semaine.

  2. Phase d'entretien : Un ajustement de dose est nécessaire pour maintenir les valeurs d'hémoglobine (Hb) au niveau souhaité : (Hb comprise entre 10 et 12 g/dl (6,2-7,5 mmol/l). Dose d'entretien comprise entre 25 et 50 UI/kg, 2 fois par semaine à raison de 2 injections égales.

Patients adultes insuffisants rénaux non encore dialysés

Retacrit doit être administré soit par voie sous-cutanée, soit par voie intraveineuse. Le traitement se divise en deux phases :

  1. Phase de correction : Dose d'attaque de 50 UI/kg 3 fois par semaine, suivie si nécessaire d'une augmentation de dose par tranches de 25 UI/kg (3 fois par semaine) jusqu'à obtention du taux souhaité (ceci doit être effectué par étapes d'au moins quatre semaines).

  2. Phase d'entretien : Lors de la phase d'entretien, Retacrit peut être administré 3 fois par semaine, et, dans le cas d'une administration par voie sous-cutanée, une fois par semaine ou une fois toutes les 2 semaines. Une adaptation appropriée de la dose et des l'intervalle d'administration devra être réalisée pour maintenir l'hémoglobine (Hb) au taux désiré : Hb comprise entre 10 et 12 g/dl (6,2-7,5 mmol/l).

Une prolongation de l'intervalle d'administration peut nécessiter une augmentation de la dose.

La posologie maximale ne doit pas excéder 150 UI/kg 3 fois par semaine, 240 UI/kg (jusqu'à un maximum de 20 000 UI) une fois par semaine, ou 480 UI/kg (jusqu'à un maximum de 40 000 UI) une fois toutes les 2 semaines.

Traitement de l'anémie induite par la chimiothérapie

Retacrit doit être administrée par voie sous-cutanée aux patients atteints d'anémie (taux d'hémoglobine ≤ 10 g/dl [6,2 mmol/l], par ex.). Les symptômes et séquelles de l'anémie peuvent varier selon l'âge, le sexe et l'impact global de la maladie ; une évaluation par le médecin de l'état de santé et de l'évolution clinique de chaque patient est nécessaire.

En raison de la variabilité intra-patient, il peut arriver occasionnellement que des taux d'hémoglobine supérieurs ou inférieurs au taux souhaité soient observés. Cette variabilité du taux d'hémoglobine doit être gérée en ajustant la dose de façon à le maintenir dans une marge cible de 10 g/dl (6,2 mmol/l) à 12 g/dl (7,5 mmol/l). Un taux d'hémoglobine supérieur à 12 g/dl (7,5 mmol/l) doit être évité sur une période prolongée ; les recommandations relatives à l'adaptation posologique appropriée lorsque le taux d'hémoglobine observé est supérieur à 12 g/dl (7,5 mmol/l) sont décrites ci-dessous.

Les patients doivent faire l'objet d'une surveillance étroite afin de s'assurer que la dose la plus faible approuvée de Retacrit est utilisée pour permettre un contrôle satisfaisant des symptômes de l'anémie.

Le traitement par Retacrit doit se poursuivre jusqu'à un mois après la chimiothérapie.

La dose initiale est de 150 UI/kg, administrée par voie sous-cutanée, 3 fois par semaine. Sinon, Retacrit peut être administré à raison d'une dose initiale de 450 UI/kg par voie sous-cutanée, une fois par semaine.

Si le taux d'hémoglobine a augmenté d'au moins 1 g/dl (0,62 mmol/l) ou que le taux de réticulocytes a augmenté à ≥ 40 000 cellules/µl au-dessus des valeurs initiales au bout de 4 semaines de traitement, la dose doit rester de 150 UI/kg 3 fois par semaine ou de 450 UI/kg une fois par semaine. Si la hausse du taux d'hémoglobine est < 1 g/dl (< 0,62 mmol/l) et que le taux de réticulocytes a augmenté < 40 000 cellules/µl au-dessus des valeurs initiales, il convient d'augmenter la dose à 300 UI/kg 3 fois par semaine. Si après 4 semaines de traitement supplémentaires à raison de 300 UI/kg 3 fois par semaine, le taux d'hémoglobine a augmenté ≥ 1 g/dl (0,62 mmol/l) ou que le taux de réticulocytes a augmenté à ≥ 40 000 cellules/µl, la dose doit rester de 300 UI/kg 3 fois par semaine. Cependant, si le taux d'hémoglobine a augmenté de < 1 g/dl (< 0,62 mmol/l) et que le taux de réticulocytes a augmenté < 40 000 cellules/µl au-dessus des valeurs initiales, la réponse est peu probable et le traitement doit être arrêté.

Le schéma posologique recommandé est décrit ci-après.

Lorsque l'objectif thérapeutique pour un patient donné est atteint, la dose devra être réduite de 25 à 50% afin de maintenir le taux d'hémoglobine à ce niveau. Une titration appropriée de la dose devra être envisagée.

Ajustement de dose

Si le taux d'hémoglobine augmente de > 2 g/dl (> 1,25 mmol/l) par mois, la dose de Retacrit doit être réduite d'environ 25-50%. Si le taux d'hémoglobine dépasse 12 g/dl (7,5 mmol/l), interrompre le traitement jusqu'à ce que le taux s'abaisse à 12 g/dl (7,5 mmol/l) ou moins puis réinitier le traitement par Retacrit par une dose de 25% inférieure à la dose précédente.

Traitement des patients adultes devant subir une intervention chirurgicale inclus dans desprogrammes de transfusion autologue

Retacrit doit être administré par voie intraveineuse.

Dans le cas de transfusion sanguine, Retacrit doit être administré après la fin du prélèvement de sang. Les patients légèrement anémiques (hématocrites de 33-39%) nécessitant un pré-dépôt de ≥ 4 unités de sang doivent être traités par une dose de Retacrit de 600 UI/kg de poids 2 fois par semaine pendant 3 semaines avant l'intervention.

Tous les patients traités par Retacrit doivent recevoir un apport adéquat en fer (par ex. 200 mg de fer élémentaire par voie orale chaque jour) pendant toute la durée du traitement. L'apport en fer doit être initié dès que possible, y compris quelques semaines avant l'initiation de la transfusion autologue programmée, afin d'obtenir des réserves en fer élevées avant d'initier le traitement par Retacrit.

Traitement des patients adultes devant subir une intervention chirurgicale orthopédiquemajeure programmée

Retacrit doit être administré par voie sous-cutanée.

Une dose de 600 UI/kg de poids corporel doit être administrée une fois par semaine pendant trois semaines (à J21, J14 et J7) avant l'intervention, ainsi que le jour de l'intervention (J0). S'il est nécessaire de réduire le temps de traitement avant l'intervention chirurgicale à moins de trois semaines, une dose de 300 UI/kg devra être administrée tous les jours pendant 10 jours consécutifs avant l'intervention, le jour de l'intervention et pendant les 4 jours suivant l'intervention.

Lors du bilan hématologique préopératoire, si le taux d'hémoglobine atteint 15 g/dl ou plus, l'administration de Retacrit doit être interrompue et les doses ultérieures initialement prévues ne doivent pas être administrées.

Les carences martiales doivent être traitées avant de débuter le traitement par Retacrit. De plus, tous les patients doivent recevoir un complément de fer adapté (par ex., 200 mg de fer élémentaire par voie orale chaque jour) pendant toute la durée du traitement par Retacrit. Si possible, l'apport en fer sera débuté avant le traitement par Retacrit, afin de constituer des réserves en fer suffisantes.

Traitement des patients adultes atteints d'un SMD de risque faible ou intermédiaire 1

Retacrit doit être administré par voie sous-cutanée.

Retacrit doit être administré aux patients présentant une anémie symptomatique (c-à-d. taux d'hémoglobine ≤ 10 g/dl (6,2 mmol/l)).

La dose initiale recommandée de Retacrit est de 450 UI/kg (la dose totale maximale est de 40 000 UI) administrée par voie sous-cutanée une fois par semaine, à intervalles d'au moins 5 jours entre les doses.

Des adaptations posologiques appropriées doivent être instaurées afin de maintenir des concentrations d'hémoglobine comprises dans l'intervalle cible de 10 g/dl à 12 g/dl (6,2 à 7,5 mmol/l). Il est recommandé d'évaluer la réponse érythroïde initiale 8 à 12 semaines suivant l'initiation du traitement. Les augmentations et diminutions de dose doivent être effectuées par paliers de dose successifs (voir le diagramme ci-dessous). Une concentration en hémoglobine supérieure à 12 g/dl (7,5 mmol/l) doit être évitée.

Augmentation de dose

La dose ne doit pas être augmentée au-delà de 1 050 UI/kg (dose totale de 80 000 UI) par semaine. Si le patient perd la réponse ou que la concentration en hémoglobine chute de ≥ 1 g/dl après la réduction de dose, celle-ci doit être augmentée d'un palier de dose. Un délai minimum de 4 semaines doit être respecté entre les augmentations de dose.

Suspension et diminution de dose

L'époétine zétadoit être suspendue lorsque la concentration d'hémoglobine dépasse 12 g/dl (7,5 mmol/l). Une fois que le taux d'hémoglobine est < 11 g/dl, la dose peut être redémarrée sur le même palier de dose ou sur un palier inférieur selon l'évaluation du médecin.

Une diminution d'un palier de dose peut être envisagée en cas d'augmentation rapide du taux d'hémoglobine (> 2 g/dl sur 4 semaines).


Les symptômes et les séquelles de l'anémie peuvent varier en fonction de l'âge, du sexe et des comorbidités. Une évaluation individuelle de l'état du patient et du traitement par le médecin est nécessaire.

Mode d'administration

Injection intraveineuse

La dose doit être administrée au moins 1 à 5 minutes, selon la dose totale. Chez les patients sous hémodialyse, l'injection d'un bolus peut être pratiquée pendant la séance de dialyse via un port veineux adapté sur la ligne de dialyse. Sinon, l'injection peut être pratiquée à l'issue de la séance de dialyse via la tubulure d'une aiguille à fistule, suivie de 10 ml de solution de chlorure de sodium 9 mg/ml (0,9%) pour rincer la tubulure et garantir l'injection satisfaisante du produit dans le flux sanguin.

Une injection plus lente est préférable chez les patients qui réagissent au traitement en souffrant de symptômes grippaux.

Retacrit ne doit pas être administré par perfusion intraveineuse.

Retacrit ne doit jamais être mélangé avec d'autres médicaments/produits médicaux (voir rubrique Incompatibilités).

Injection sous-cutanée

Un volume maximum de 1 ml ne doit généralement pas être dépassé à un site d'injection. En cas de volumes plus importants, il convient de choisir plus d'un site pour l'injection.

Les injections sont administrées dans les membres inférieurs ou la paroi abdominale antérieure.

Pour les instructions concernant la manipulation du médicament avant administration, voir rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination.

 CONTACTER IMMEDIATEMENT LE MEDECIN ou l'infirmier(e) en cas de :
- Symptômes pseudogrippaux, tels que céphalée, douleur dans les articulations, sensation de faiblesse, fatigue et état vertigineux.
- Une congestion des voies respiratoires, tel que nez bouché ou mal de gorge.
- Céphalée à début brutal, sensation d'être confus ou malaise.
- Douleur thoracique, essoufflement, oedème douloureux des jambes.
- Eruption cutanée et tuméfaction autour des yeux (oedème).
- Fatigue inhabituelle, sensation de vertige, essoufflements.

CONTACTER IMMEDIATEMENT UN MEDECIN et ARRETER LE TRAITEMENT en cas de signes et symptômes évocateurs de réactions cutanées sévères : éruption cutanée étendue avec rougeurs, bulles au niveau de la peau et de la muqueuse buccale, des yeux, du nez, de la gorge, ou des parties génitales, pouvant être précédée par des symptômes pseudo-grippaux incluant la fièvre.

Résumé du profil de sécurité

Les données issues d'études cliniques sur Retacrit sont alignées sur le profil d'innocuité d'autres érythropoïétines autorisées. Au vu des résultats des essais cliniques sur d'autres érythropoïétines commercialisées, environ 8% des patients traités par érythropoïétine devraient souffrir de réactions indésirables. Les réactions indésirables associées au traitement par érythropoïétine sont essentiellement observées chez les patients atteints d'insuffisance rénale chronique ou de malignités sous-jacentes et sont le plus couramment une hausse de la pression artérielle dépendant de la dose et des maux de tête. Une crise hypertensive avec symptômes à type d'encéphalopathie peut survenir. Des céphalées à type de migraines violentes et à début brutal peuvent en être un signal d'alarme.

Une congestion des voies respiratoires, incluant des événements de congestion des voies respiratoires supérieures, des congestions nasales et des rhinopharyngites, ont été rapportés lors d'études chez des patients adultes insuffisants rénaux non encore dialysés traités avec un intervalle d'administration prolongé.

Des événements thrombotiques/vasculaires, tels qu'ischémie myocardique, infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux (hémorragie cérébrale et infarctus cérébral), accidents ischémiques transitoires, thrombose veineuse profonde, thrombose artérielle, embolie pulmonaire, anévrismes, thrombose rétinienne ou thrombose d'un rein artificiel, ont été rapportés chez des patients recevant une érythropoïétine.

Des cas d'érythroblastopénie avec anticorps ont été signalés après plusieurs mois ou années de traitement par l'époétine alfa. Chez la plupart des patients concernés, des anticorps anti- érythropoïétine ont été observés (voir rubriques Contre-indications et Mises en garde et précautions d'emploi).

Liste tabulée des réactions indésirables

Sur un total de 3 417 sujets dans 25 études randomisées, en double aveugle, contrôlées contre placebo ou standard de soins, le profil de sécurité global de l'époétine alfa a été évalué chez 2 094 sujets anémiques. Ont été inclus : 228 sujets atteints d'IRC (insuffisance rénale chronique) et traités par époétine alfa dans 4 études d' IRC (2 études en prédialyse [N = 131 sujets IRC exposés ] et 2 en dialyse [N = 97 sujets IRC exposés] ; 1 404 sujets cancéreux exposés dans 16 études d'anémie due à la chimiothérapie ; 147 sujets exposés dans 2 études pour le don de sang autologue, 213 sujets exposés dans une étude relative à la période périchirurgicale et 102 sujets exposés dans 2 études SMD. Les effets indésirables rapportés par ≥1% des sujets traités par l'époétine alfa dans ces essais sont présentés dans le tableau ci-dessous.

Estimation des fréquences: Très fréquent (≥1/10), Fréquent (≥1/100 à <1/10) ; Peu fréquent (≥1/1 000 à <1/100) ; Rare (≥1/10 000 à <1/1 000) ; Très rare (<1/10 000) ; Fréquence indéterminée (ne peut être estimée à partir des données disponibles).

Classification de systèmes d'organes MedDRAEffet indésirableFréquence
Affections hématologiques et du système lymphatiqueErythroblastopénie3 ThrombocytémieRare
Troubles du métabolisme et de la nutritionHyperkaliémie1Peu fréquent
Affection du système immunitaireHypersensibilité3Peu fréquent
Réaction anaphylactique3Rare
Affection du système nerveuxCéphaléesFréquent
ConvulsionsPeu fréquent
Affections vasculairesHypertension, Thromboses veineuses et artérielles 2Fréquent
Crise d'hypertension3Fréquence indéterminée
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinalesTouxFréquent
Congestion des voies respiratoiresPeu fréquent
Affections gastro-intestinalesDiarrhées, Nausées, VomissementsTrès fréquent
Affections de la peau et du tissu conjonctifRashFréquent
Urticaire3Peu fréquent
Œdème angioneurotique3Fréquence indéterminée
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctifArthralgie, Douleur osseuse, Myalgie, Extrémités douloureusesFréquent
Affections congénitales, familiales et génétiquesPorphyrie aiguë3Rare
Troubles généraux et anomalies au site d'administrationFièvreTrès fréquent
Frissons, Syndrome grippal, Réaction au site d'injection, Œdèmes périphériquesFréquent
Inefficacité médicamenteuse3Fréquence indéterminée
InvestigationsPrésence d'anticorps anti- érythropoïétineRare
1 Fréquent en dialyse. 2 Inclut les événements artériels et veineux, d'issue fatale et non fatale, tels que thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire, thrombose rétinienne, thrombose artérielle (y compris infarctus du myocarde), accidents vasculaires cérébraux (y compris infarctus cérébral et hémorragie cérébrale), accidents ischémiques transitoires, et thrombose d'une dérivation artério-veineuse (y compris la fistule de dialyse) et thrombose au niveau d'anévrismes de dérivations artérioveineuses. 3 Présenté dans la sous-rubrique ci-dessous et/ou dans la rubrique Mises en garde et précautions d'emploi

Description des réactions indésirables sélectionnées

Patients adultes et enfants en hémodialyse, patients adultes en dialyse péritonéale et patients adultesinsuffisants rénaux chroniques non encore dialysés

La réaction indésirable la plus fréquente lors du traitement par époétine alfa est une augmentation dose-dépendante de la pression artérielle ou l'aggravation d'une hypertension pré-existante. Cette augmentation de la pression artérielle peut faire l'objet d'un traitement médicamenteux. De plus, une surveillance de la pression artérielle est conseillée, en particulier en début de traitement. Les réactions suivantes sont également survenues de façon isolée chez certains patients normotendus ou hypotendus : crise hypertensive avec symptômes à type d'encéphalopathie (par ex., céphalée et confusion mentale) et crises tonico-cloniques généralisées, nécessitant un traitement médical immédiat et une prise en charge en soins intensifs. Des céphalées à type de migraines violentes et à début brutal peuvent en être le signal d'alarme.

Une thrombose du shunt peut se produire, en particulier chez les patients ayant tendance à l'hypotension ou présentant des complications au niveau de leur fistule artérioveineuse (par ex., ténoses, anévrismes, etc.). Une révision anticipée du shunt et une prophylaxie anti-thrombotique par administration d'acide acétylsalicylique, par exemple, est conseillée chez ces patients.

Patients cancéreux adultes présentant une anémie symptomatique et traités par chimiothérapie

Une hypertension peut survenir chez les patients traités par époétine alfa. De ce fait, le taux d'hémoglobine et la tension artérielle doivent être étroitement surveillés.

Une augmentation de l'incidence des événements vasculaires thrombotiques (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Effets indésirables, Générale ») a été observée chez les patients traités par une érythropoïétine.

Patients devant subir une intervention chirurgicale

Quel que soit le traitement par érythropoïétine, des événements thrombotiques et vasculaires peuvent survenir chez les patients chirurgicaux présentant une maladie cardiovasculaire sous-jacente suite à une phlébotomie répétée. Par conséquent, un remplacement du volume régulier doit être effectué chez ces patients.

Chez les patients dont le taux d'hémoglobine initial est > 13 g/dl, la possibilité que le traitement par Retacrit puisse être associé à un risqué accru d'événements thromboemboliques postopératoires ne peut être exclue.

Patients adultes atteints de SMD de risque faible ou intermédiaire 1

Dans l'étude multicentrique randomisée, en double aveugle, contrôlée versus placebo, 4 (4,7 %) sujets ont présenté des événements vasculaires thromboembolique(EVT) (mort subite, accident vasculaire cérébral ischémique, embolie et phlébite). Tous les EVT sont survenudans le groupe de l'époétine alfa et dans les 24 premières semaines de l'étude. Trois ont été confirmés en tant qu'EVT et pour le cas restant (mort subite), l'événement thromboembolique n'a pas été confirmé. Deux sujets présentaient des facteurs de risque significatifs (fibrillation auriculaire, insuffisance cardiaque et thrombophlébite).

Réactions cutanées sévères

Des réactions indésirables cutanées sévères (SCAR), dont le syndrome de Stevens-Johnson (SSJ) et le syndrome de Lyell, pouvant engager le pronostic vital ou être fatales ont été rapportées dans le cadre de traitements à base d'époétine (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration - voir Annexe V


  • Erythroblastopénie
  • Thrombocytémie
  • Hyperkaliémie
  • Réaction d'hypersensibilité
  • Réaction anaphylactique
  • Céphalée
  • Convulsions
  • Hypertension
  • Thrombose veineuse
  • Thrombose artérielle
  • Thrombose veineuse profonde
  • Embolie pulmonaire
  • Thrombose rétinienne
  • Infarctus du myocarde
  • Accident vasculaire cérébral
  • Infarctus cérébral
  • Hémorragie cérébrale
  • Accident ischémique transitoire
  • Thrombose du shunt
  • Crise hypertensive
  • Toux
  • Congestion des voies respiratoires
  • Diarrhée
  • Nausée
  • Vomissement
  • Rash cutané
  • Urticaire
  • Angioedème
  • Douleur articulaire
  • Douleur osseuse
  • Myalgie
  • Extrémités douloureuses
  • Porphyrie aiguë
  • Fièvre
  • Frissons
  • Symptômes grippaux
  • Réaction au site d'injection
  • Oedème périphérique
  • Inefficacité du médicament
  • Anticorps anti-érythropoïétine
  • Migraine
  • Rhinopharyngite
  • Congestion nasale
  • Ischémie myocardique
  • Anévrisme
  • Thrombose d'un rein artificiel
  • Confusion mentale
  • Crise tonico-clonique généralisée
  • Encéphalopathie hypertensive
  • Augmentation de la pression artérielle
  • Syndrome de Lyell
  • Syndrome de Stevens-Johnson
  • Vertige
  • Sensation de faiblesse
  • Asthénie
Contre-indications

- Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique composition.

- Les patients développant une érythroblastopénie ou aplasie érythrocytaire pure acquise (AEPA) et sous traitement par une érythropoïétine ne doivent pas recevoir Retacrit ou une autre érythropoïétine (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)

- Hypertension non contrôlée

- Dans l'indication « augmentation de la production de sang autologue » : infarctus du myocarde ou attaque dans le mois précédant le traitement, angine de poitrine instable, risque accru de développer une thrombose veineuse profonde tel qu'antécédent de maladie thromboembolique veineuse.

- Dans l'indication « intervention chirurgicale orthopédique majeure programmée » : pathologie vasculaire sévère coronarienne, artérielle périphérique, carotidienne ou cérébrale, incluant les patients ayant des antécédents récents d'infarctus du myocarde ou d'accident vasculaire cérébral.

- Patients qui pour quelle que raison que ce soir ne peuvent pas recevoir de prophylaxie adéquate par antithrombotiques.

LISTE:

  • Hypersensibilité époétine zêta
  • Hypersensibilité protéines de hamster
  • Erythroblastopénie par une érythropoïétine
  • Hypertension non contrôlée
  • Infarctus du myocarde de moins d'1 mois dans l'indication don de sang
  • Angor instable dans l'indication don de sang
  • Antécédent thrombo-embolique veineux dans l'indication don de sang
  • Phénylcétonurie
  • Pathologie artérielle sévère en cas de chirurgie orthopédique majeure
  • Antécédent récent d'infarctus du myocarde en cas de chirurgie orthopédique majeure
  • Antécédent récent d'accident vasculaire cérébral en cas de chirurgie orthopédique majeure
  • Taux d'hémoglobine initial > 13 g/dl
  • Perfusion IV
  • Grossesse
  • Allaitement

Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Informations générales

Comme pour tous les patients recevant de l'érythropoïétine, la pression artérielle est susceptible d'augmenter pendant la durée du traitement par Retacrit. La tension artérielle doit être étroitement surveillée et contrôlée adéquatement chez tous les patients naïfs de traitement recevant de l'époïétine ainsi que chez les patients déjà traités avant, à l'initiation et tout au long du traitement par Retacrit. Il peut être nécessaire d'ajouter ou d'augmenter le traitement anti-hypertenseur. Si la pression artérielle ne peut être bien contrôlée, le traitement par Retacrit doit être arrêté.

Retacrit doit également être utilisé avec prudence en présence d'épilepsie et d'insuffisance hépatique chronique.

Une hausse modérée du taux de plaquettes, dépendante de la dose, au-delà des limites normales peut être observée pendant le traitement par érythropoïétine. Celle-ci régresse pendant le cours du traitement. Il est conseillé de surveiller régulièrement le taux de plaquettes pendant les 8 premières semaines de traitement.

Toutes les autres causes d'anémie (carence en fer, hémolyse, hémorragie, carences en vitamine B12 ou en acide folique) doivent être considérées et traitées avant l'initiation et pendant le traitement par Retacrit. Dans la plupart des cas, les concentrations sériques en ferritine chutent simultanément à la hausse de la valeur d'hématocrites. Pour garantir une réponse optimale à l'érythropoïétine, des réserves en fer adéquates doivent être assurées :

  • une supplémentation en fer, par ex. 200-300 mg/jour par voie orale (100-200 mg/jour chez les patients pédiatriques) est recommandée chez les patients insuffisants rénaux chroniques dont les valeurs de ferritine sont inférieures à 100 ng/ml

  • une substitution en fer de 200-300 mg/jour par voie orale est recommandée chez tous les patients cancéreux dont la saturation en transferrine est inférieure à 20%

    Tous ces facteurs supplémentaires d'anémie doivent également être considérés lors de la décision d'augmenter la dose d'érythropoïétine chez les patients cancéreux.

    Une diminution paradoxale de l'hémoglobine et le développement d'une anémie sévère associée à un faible nombre de réticulocytes doit conduire à l'arrêt du traitement par une époétine et à un contrôle des anticorps anti-érythropoïétine. Des cas ont été rapportés chez des patients atteints d'hépatite C traités par l'interféron et la ribavirine, avec utilusation concomitante d'une époétine. Les époétines ne sont pas indiquées dans le traitement de l'anémie associée à l'hépatite C.

    Dans le but de renforcer la traçabilité des agents stimulant l'érythropoïèse (ESA), le nom de l'agent stimulant l'érythropoïèse prescrit doit être clairement documenté (ou indiqué) dans le dossier patient.

    Les bonnes pratiques de gestion du sang doivent toujours être observées dans le cadre périchirurgical. Patients adultes devant subir une intervention chirurgicale orthopédique majeure programmée

    Chez les patients devant subir une intervention chirurgicale orthopédique majeure programmée, la cause de l'anémie doit être établie et traitée, si possible avant l'instauration du traitement par Retacrit.

    Les événements thrombotiques peuvent constituer un risque dans cette population, risque qui doit être soigneusement évalué au regard du bénéfice du traitement attendu.

    Les patients doivent recevoir une prophylaxie antithrombotique appropriée, dans la mesure où des événements thromboemboliques peuvent survenir en chirurgie, particulièrement chez ceux présentant une pathologie cardiovasculaire sous-jacente. En outre, des précautions particulières doivent être prises chez les patients à risque de développer des thromboses veineuses profondes (TVP). De plus, chez les patients dont le taux d'hémoglobine initial est > 13 g/dl, la possibilité que le traitement par Retacrit puisse être associé à un risque accru d'événements thromboemboliques postopératoires ne peut être exclue. En conséquence, il ne doit pas être utilisé chez les patients dont le taux d'hémoglobine initial est > 13 g/dl.

    Patients en insuffisance rénale chronique

    Taux d'hémoglobine

    Chez les patients en insuffisance rénale chronique, le taux d'hémoglobine à la dose d'entretien ne doit pas dépasser la limite supérieure du taux d'hémoglobine cible recommandée dans la rubrique Posologie et mode d'administration. Lors des essais cliniques, un risque accru de décès, des événements cardiovasculaires graves ou des événements cérébro-vasculaires, incluant les accidents vasculaires cérébraux ont été observés lorsque des agents stimulant l'érythropoïèse (ESA) ont été administrés avec pour cible un taux d'hémoglobine supérieur à 12 g/dl (7,5 mmol/l).

    Les essais cliniques contrôlés n'ont pas montré d'effets bénéfiques significatifs attribuables à l'administration des époétines lorsque le taux d'hémoglobine dépassait le niveau nécessaire au contrôle des symptômes de l'anémie et pour éviter une transfusion sanguine.

    Le taux d'hémoglobine doit être mesuré régulièrement jusqu'à ce qu'un taux d'Hb stable soit atteint, puis périodiquement par la suite. La vitesse d'augmentation de l'hémoglobine doit être d'environ 1 g/dl (0,62 mmol/l) par mois et ne doit pas excéder 2 g/dl (1,25 mmol/l) par mois pour minimiser le risque de développer ou d'empirer l'hypertension.

    Les patients en insuffisance rénale chronique traités par Retacrit par voie sous-cutanée doivent être surveillés régulièrement pour détecter une perte d'efficacité définie par une absence ou une diminution de la réponse ou une réponse réduite au traitement par Retacrit chez des patients ayant préalablement répondu à un tel traitement. Cela se traduit par une diminution prolongée du taux d'hémoglobine malgré une augmentation de la dose de Retacrit.

    Certains patients ayant un intervalle d'administration d'époétine plus long (supérieur à une semaine) peuvent ne pas maintenir un taux d'hémoglobine approprié (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques) et peuvent nécessiter une augmentation de la dose d'époétine. Les taux d'hémoglobine doivent être surveillés régulièrement.

    La prudence s'impose en cas d'augmentation des doses de Retacrit chez les patients ayant une insuffisance rénale chronique car des doses cumulées d'époétine élevées peuvent être associées à un risque accru de mortalité et d'événements graves cardiovasculaires et cérébrovasculaires. Chez les patients ayant une réponse faible aux epoetines, d'autres facteurs expliquant la faible réponse devront être considérés (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Propriétés pharmacodynamiques).

    L'absence de réponse au traitement par érythropoïétine doit mener à la recherche des facteurs causaux. Ceux-ci incluent : carence en fer, acide folique ou en vitamine B12, intoxication à l'aluminium, infections intercurrentes, épisodes inflammatoires ou traumatiques, perte de sang occulte, hémolyse et fibrose osseuse quelle que soit son origine.

    Des cas d'érythroblastopénie (AEPA) véhiculée par les anticorps ont très rarement été signalés chez les patients insuffisants rénaux chroniques recevant de l'érythropoïétine par voie sous-cutanée. Chez les patients développant une perte soudaine d'efficacité se traduisant par une baisse de l'hémoglobine (1-2 g/dl par mois) avec un fort besoin transfusionnel, le taux de réticulocytes doit être déterminé et les causes typiques de non-réponse (par ex. carence en fer, acide folique ou vitamine B12, intoxication à l'aluminium, infection ou inflammation, hémorragie et hémolyse) doivent être recherchées.

    Si aucune cause n'est identifiée, un examen de la moelle osseuse doit être envisagé pour diagnostiquer l'AEPA.

    Si une AEPA est diagnostiquée, le traitement par Retacrit doit être immédiatement arrêté et une analyse des anticorps anti-érythropoïétine doit être envisagée. Le traitement ne doit pas être substitué par un autre produit médical, les anticorps anti-érythropoïétine interagissant avec les autres érythropoïétines. Les autres causes d'érythroblastopénie doivent être exclues, et un traitement approprié doit être institué.

    Le contrôle régulier du taux de réticulocytes est recommandé pour détecter l'occurrence possible de manque d'efficacité chez les patients insuffisants rénaux chroniques.

    Des cas isolés d'hyperkaliémie ont été observés. Chez les patients insuffisants rénaux chroniques, la correction de l'anémie peut augmenter l'appétit et l'apport en potassium et en protéines. Les prescriptions de dialyse doivent être ajustées régulièrement pour maintenir les taux d'urée, de créatinine et de potassium dans les limites souhaitées. La mesure des électrolytes sériques doit être réalisée chez les patients souffrant d'insuffisance rénale chronique. Si un taux sérique élevé (ou en hausse) de potassium est détecté, il convient de cesser l'administration d'érythropoïétine jusqu'à ce que l'hyperkaliémie soit corrigée.

    Une augmentation de la dose d'héparine pendant l'hémodialyse est fréquemment nécessaire pendant le traitement par érythropoïétine en conséquence de la valeur d'hématocrite accrue. L'occlusion du système de dialyse est possible si l'héparinisation n'est pas optimale.

    Au vu des informations disponibles à ce jour, la correction de l'anémie avec l'érythropoïétine chez les patients adultes souffrant d'insuffisance rénale et ne recevant pas de dialyse n'accélère pas la vitesse de progression de l'insuffisance rénale.

    Patients cancéreux adultes avec anémie symptomatique recevant une chimiothérapie

    Chez les patients recevant une chimiothérapie, le délai de 2-3 semaines entre l'administration d'érythropoïétine et l'apparition de globules rouges induits par l'érythropoïétine doit être pris en compte lors de l'évaluation de l'adéquation du traitement par Retacrit (patient à risque d'être transfusé).

    Chez les patients cancéreux recevant une chimiothérapie : si la vitesse d'augmentation du taux d'hémoglobine dépasse 2 g/dl (1,25 mmol/l) par mois, ou si le taux d'hémoglobine excède 12 g/dl (7,5 mmol/l), l'ajustement de dose détaillé dans la section 4.2 doit être scrupuleusement suivi pour minimiser les facteurs de risque potentiels d'événements thrombotiques (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

    Une incidence accrue d'événements vasculaires thrombotiques (EVT) a été observée chez les patients cancéreux recevant des agents érythropoïétiques (voir rubrique Effets indésirables). Ce risque doit être soigneusement évalué par rapport au bénéfice potentiel dérivé du traitement (par Retacrit), en particulier chez les patients cancéreux présentant un risque accru d'événements vasculaires thrombotiques, tels que l'obésité et les patients ayant des antécédents d'EVT (par ex. thrombose veineuse profonde ou embolie pulmonaire).

    Patients chirurgicaux adultes inclus dans un programme pré-transfusion autologue

    Toutes les mises en garde et précautions spéciales associées aux programmes pré-transfusion autologue, en particulier le remplacement volumique routinier, doivent être respectées.

    Effet potentiel sur la croissance tumorale

    Les époétines sont des facteurs de croissance qui stimulent principalement la production de globules rouges. Des récepteurs de l'érythropoïétine peuvent également être présents à la surface de certaines cellules tumorales. À l'instar de tous les facteurs de croissance, le risque que les époétines puissent agir comme facteur de croissance sur tout type de tumeur, n'est pas à exclure.

    Dans plusieurs études contrôlées, les époétines n'ont pas montré d'amélioration de la survie globale ou de diminution du risque de progression tumorale chez les patients souffrant d'anémie associée au cancer.

    Plusieurs études cliniques contrôlées dans lesquelles les époétines ont été administrées à des patients atteints de différents types de cancers, y compris de la tête et du cou, des poumons et du sein, ont montré une surmortalité inexpliquée.

    Lors des essais cliniques contrôlés de l'époétine alfa et d'autres agents stimulant l'érythropoïèse (ESA), les résultats suivants ont été mis en évidence :

    • réduction du délai jusqu'à la progression tumorale chez des patients atteints de cancers de la tête et du cou traités par radiothérapie lorsque l'administration visait un taux d'hémoglobine supérieur à 14 g/dl (8,7 mmol/l) ;

    • raccourcissement de la durée de survie globale et augmentation des décès imputables à la progression de la maladie à 4 mois chez des patients atteints de cancers du sein métastatiques traités par chimiothérapie lorsque l'administration visait un taux d'hémoglobine de 12 à 14 g/dl (7,5-8,7 mmol/l) ;

    • augmentation du risque de décès lorsque l'administration visait un taux d'hémoglobine de 12 g/dl (7,5 mmol/l) chez des patients atteints de tumeurs actives et ne recevant ni chimiothérapie ni radiothérapie. L'utilisation des ESA n'est pas indiquée chez cette population de patients.

    Compte tenu des résultats cités ci-dessus, la transfusion sanguine devrait être le traitement de choix dans la gestion de l'anémie des patients cancéreux lors de certaines situations cliniques. La décision d'administrer des érythropoïétines recombinantes devra se baser sur une évaluation bénéfice-risque avec la participation du patient qui devra tenir compte des spécificités du contexte clinique. Les facteurs à prendre en considération lors de cette évaluation devront inclure le type de la tumeur et son stade ; le degré d'anémie ; l'espérance de vie ; l'environnement dans lequel le patient est traité ; et les préférences du patient (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).

    Réactions cutanées sévères

    Des réactions indésirables cutanées sévères (SCAR), dont le syndrome de Stevens-Johnson (SSJ) et le syndrome de Lyell, pouvant engager le pronostic vital ou être fatales ont été signalées dans le cadre de traitements à base d'époétine. Des cas plus graves ont été observés lors de l'utilisation d'époétines à longue durée d'action.

    Au moment de la prescription, les patients doivent être informés des signes et symptômes et faire l'objet d'une surveillance étroite des réactions cutanées. Si des signes ou symptômes évoquant l'une de ces réactions apparaissent, Retacrit doit être arrêté immédiatement et un traitement de substitution doit être envisagé.

    Si le patient a développé une réaction cutanée sévère telle que le SSJ ou le syndrome de Lyell en raison de l'utilisation de Retacrit, il ne faut jamais réintroduire un traitement à base de Retacrit chez ce patient.

    Ce médicament contient de la phénylalanine susceptible d'être nocive pour les personnes souffrant de phénylcétonurie.

    Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par dose, c'est-à-dire qu'il ne contient pratiquement pas de sodium.

LISTE:

  • Surveillance pression artérielle
  • Hypertension
  • Epilepsie
  • Insuffisance hépatique chronique
  • Surveillance plaquettaire
  • Carence en fer
  • Hémolyse
  • Hémorragie
  • Déficit en vitamine B12
  • Déficit en acide folique
  • Surveillance taux d'hémoglobine
  • Insuffisance rénale chronique
  • Surveillance taux de saturation de la transferrine
  • Chute du taux des réticulocytes
  • Hyperkaliémie
  • Hémoglobine > 12 g/dl
  • Risque thrombo-embolique veineux
  • Cancer de la tête et du cou
  • Cancer du poumon
  • Cancer du sein
  • Patient atteint de tumeur active ne recevant ni chimiothérapie ni radiothérapie
  • Surveillance cutanée
  • Réaction cutanée sévère

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Aucune preuve n'indique que le traitement par érythropoïétine altère le métabolisme d'autres médicaments.

 

Cependant, comme la ciclosporine est liée par les globules rouges, il existe un potentiel d'interactions avec d'autres médicaments. Si l'érythropoïétine est administrée en concomitance avec la ciclosporine, les concentrations sériques en ciclosporine doivent être contrôlées et la dose de ciclosporine doit être ajustée au fur et à mesure que les valeurs d'hématocrite augmentent.

 

Il n'existe aucune donnée indiquant une interaction entre le G-CSF ou le GM-CSF et l'époétine alfa en ce qui concerne la différentiation ou la prolifération hématologique des échantillons de biopsies tumorales in vitro.


Incompatibilités

En l'absence d'études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments.


Surdosage

La marge thérapeutique de l'érythropoïétine est très vaste. Le surdosage d'érythropoïétine peut entraîner une exacerbation des effets pharmacologiques de l'hormone. Une phlébotomie peut être pratiquée en cas de taux d'hémoglobine excessivement élevés. D'autres soins de soutien doivent être dispensés si nécessaire.


Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Retacrit n'a aucun effet ou qu'un effet négligeable sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.


Aucune étude adéquate n'a été menée chez la femme enceinte. Des études chez l'animal ont indiqué une toxicité reproductive (voir rubrique Données de sécurité précliniques). Il n'a pas été établi si l'époétine zêta exogène est excrétée dans le lait maternel. Par conséquent, l'érythropoïétine doit être généralement utilisée pendant la grossesse et l'allaitement uniquement si le bénéfice potentiel l'emporte sur le risque potentiel pour le fœtus.


Il n'existe aucune donnée sur les effets de l'époétine zêta sur la fertillité.

Durée de conservation :

30 mois.

Précautions particulières de conservation :

À conserver au réfrigérateur (entre 2°C et 8°C). Ne pas congeler.

Pour l'usage ambulatoire, le patient peut sortir le produit du réfrigérateur et le conserver à température ambiante (ne dépassant pas +25°C) durant une période unique pouvant aller jusqu'à 3 jours.

Forme : Solution injectable

Dosage : 30 000 UI/0,75 mL

Contenance : 30000 UI ou ¾ ml ou 1 seringue

Laboratoire Titulaire : PFIZER EUROPE MA EEIG

Laboratoire Exploitant : PFIZER


Forme pharmaceutique

Solution claire et incolore.


Composition exprimée par Seringue préremplie

Principes Actifs :
  • Epoétine zêta (30000 UI)

Commentaire : 1 seringue préremplie de 0,75 ml de solution injectable contient 30000 unités internationales (UI) d'époétine zêta* (érythropoïétine humaine recombinante). La solution contient 40 000 UI d’époétine zêta par ml. *Produit par la technique de l'ADN recombinant dans une lignée cellulaire d'ovaire de hamster chinois (CHO). Excipient à effet notoire : Chaque seringue préremplie contient 0,38 mg de phénylalanine.


Excipients :
  • Phosphate monosodique dihydraté
  • Phosphate disodique dihydraté
  • Sodium chlorure
  • Calcium chlorure dihydraté
  • Polysorbate 20
  • Glycine
  • Leucine
  • Isoleucine
  • Thréonine
  • Glutamique acide
  • Phénylalanine (Effet notoire)
  • Eau pour préparations injectables
  • Sodium hydroxyde (pour ajustement du pH)
  • Chlorhydrique acide (pour ajustement du pH)
  • Substrats d'origine :
    • Protéines de hamster

*Cette fiche médicament a été générée à partir des données de la Banque Claude Bernard© (www.resip.fr) ne peut être utilisée isolément pour l'établissement d'un diagnostic, l'instauration d'un traitement ou une décision thérapeutique, qui relève de la compétence exclusive des professionnels de santé. Il est rappelé que le contenu de la Base Claude Bernard doit être considéré comme un ouvrage scientifique faisant l'objet d'une consultation critique laissant aux professionnels de santé les responsabilités de la prescription que le code leur reconnaît. La Base Claude Bernard a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments. Les données fournies ne peuvent être considérées comme exhaustives et peuvent avoir évolué depuis leur mise en ligne. Seul votre médecin est habilité à mettre en œuvre un traitement adapté à votre cas personnel. Les Données fournies sont la propriété de RESIP et ne peuvent être reproduites ou diffusées par quelque moyen, toute impression ne pouvant concerner que des extraits non substantiels et n'être effectuée qu'à des fins strictement personnelles et non commerciales.