Médicaments


PLAQUENIL 200 mg, comprimé pelliculé

Adultes :

·         Traitement symptomatique d'action lente de la polyarthrite rhumatoïde.

·         Lupus érythémateux discoïde.

·         Lupus érythémateux subaigu.

·         Traitement d'appoint ou prévention des rechutes des lupus systémiques.

·         Prévention des lucites.

Enfants de plus de 6 ans (et d'au moins 31 kg de poids corporel idéal) et adolescents :

·         Traitement de l'arthrite juvénile idiopathique (en association avec d'autres traitements).

·         Lupus érythémateux discoïde.

·         Lupus érythémateux subaigu.

·         Traitement d'appoint ou prévention des rechutes des lupus systémiques.


  • Polyarthrite rhumatoïde
  • Lupus érythémateux discoïde
  • Lupus érythémateux subaigu
  • Lupus systémique
  • Lucite
  • Arthrite idiopathique juvénile

Posologie

Adulte

Traitement de la polyarthrite rhumatoïde :

·         2 à 3 comprimés par jour en traitement d'attaque, en 2 ou 3 prises.

·         1 à 2 comprimés par jour en traitement d'entretien, en 1 ou 2 prises.

Lupus érythémateux discoïde ou subaigu :

Initialement 1 à 2 comprimés par jour (200 à 400 mg/jour) jusqu'à disparition des lésions, pouvant être augmentée à 3 comprimés (600 mg) par jour, en cas de non-réponse après 1 à 2 mois.

La posologie est réduite progressivement, après obtention de la rémission, à 100 mg par jour pendant plusieurs mois, voire 200 à 300 mg par semaine sur plusieurs années.

Prévention des rechutes de lupus systémique :

Une posologie quotidienne de sulfate d'hydroxychloroquine ne dépassant pas 6,5 mg/kg de poids idéal est en général suffisante.

Prévention des lucites :

2 à 3 comprimés (soit 400 à 600 mg d'hydroxychloroquine) par jour à débuter 7 jours avant le début de l'exposition solaire, puis à poursuivre pendant les 15 premiers jours.

Population pédiatrique

La dose minimale efficace doit être utilisée et ne doit pas dépasser 6,5 mg/kg/jour de sulfate d'hydroxychloroquine en fonction du poids corporel idéal. Le comprimé à 200 mg ne convient donc pas aux enfants d'un poids idéal inférieur à 31 kg.

Mode d'administration

Voie orale.

Les comprimés sont à prendre après la fin des repas.

Durée d'administration

Elle peut se prolonger pendant plusieurs mois.

PREVENIR IMMEDIATEMENT LE MEDECIN EN CAS DE:
- Perturbation visuelle (trouble de l'acuité visuelle, perturbation des couleurs).
- Trouble cardiaque (coeur qui bat trop vite, trop lentement ou de manière irrégulière).
ARRETER IMMEDIATEMENT LE TRAITEMENT en cas d'éruption cutanée généralisée sous forme de pustules accompagnée de fièvre.
UTILISER une contraception efficace chez les hommes et les femmes en âge de procréer pendant le traitement et jusqu'à 8 mois après l'arrêt du traitement.
PRUDENCE en cas de conduite de véhicules ou d'utilisation de machines (vision floue, troubles de l'acommodation).
PRUDENCE en cas d'exposition au soleil ou aux U.V.(photosensibilité).
PRUDENCE en cas de consommation de produits à base de plante contenant du millepertuis pendant le traitement.
EVITER de consommer du jus de pamplemousse pendant le traitement.

La classification des évènements indésirables en fonction de leur fréquence est la suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 et < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1000 et < 1/100), rare (≥ 1/10 000 et <1/1000), très rare (<1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Affections oculaires

Fréquent :

·         Une vision floue due à des troubles de l'accommodation peut survenir. Elle est dose dépendante.

Peu Fréquent :

·         Des modifications au niveau de la cornée (oedème, dépôts cornéens) ont été rapportées. Soit elles sont asymptomatiques, soit elles provoquent des perturbations telles que des halos ou une photophobie. Elles sont réversibles à l'arrêt du traitement.

·         Des rétinopathies avec des anomalies de la pigmentation rétinienne et du champ visuel (incluant l'amputation du champ visuel) ont été rapportées et imposent l'arrêt immédiat du traitement.

·         Les formes précoces des atteintes rétiniennes semblent être réversibles à l'arrêt de l'hydroxychloroquine. Ces atteintes rétiniennes peuvent être asymptomatiques au début ou peuvent se manifester par la survenue de scotomes à type d'anneau paracentral et péricentral ou des scotomes temporaux et de visions anormales des couleurs. Il existe cependant un risque de progression de cette atteinte même après l'arrêt du traitement.

Fréquence indéterminée :

·         Des cas de maculopathies et de dégénérescence maculaire ont été rapportés et peuvent être irréversibles (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

Affections gastro-intestinales

Très fréquent :

·         Douleur abdominale, nausées.

Fréquent :

·         Diarrhées, vomissements.

Ces symptômes disparaissent généralement dès la réduction de la dose ou à l'arrêt du traitement.

 Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquent :

·         Prurit, éruption cutanée.

Peu fréquent :

·         Modification ardoisée de la pigmentation de la peau ou des muqueuses, décoloration des cheveux, alopécie. Ces anomalies disparaissent généralement après l'arrêt du traitement.

Fréquence indéterminée :

Érythème polymorphe, photosensibilité, dermite exfoliative, syndrome de Sweet et effets indésirables cutanées graves (EICG) notamment syndrome de Stevens-Johnson (SSJ), nécrolyse épidermique toxique (NET), rash médicamenteux avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS), pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG), voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi. La PEAG doit être différenciée du psoriasis, bien que l'hydroxychloroquine puisse également déclencher des crises de psoriasis. Elle peut être associée à de la fièvre et une hyperleucocytose. L'issue est généralement favorable après l'arrêt de l'hydroxychloroquine

Affections musculo-squelettiques et  du tissu conjonctif

Fréquence indéterminée :

·         Des myopathies ont été rapportées conduisant à une faiblesse progressive et à une atrophie des groupes de muscles proximaux. Ces myopathies peuvent être réversibles après l'arrêt du traitement (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

Affections cardiaques

Fréquence indéterminée :

·         Cardiomyopathie qui peut mener à une insuffisance cardiaque d'évolution fatale dans certains cas (voir rubriques Mises en garde spéciales et précautions d'emploi et Surdosage). Une toxicité chronique doit être recherchée quand des troubles de la conduction (bloc de branche / bloc auriculo-ventriculaire) ou une hypertrophie ventriculaire sont diagnostiqués (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi). L'arrêt du médicament peut conduire à la guérison.

·         Allongement de l'intervalle QT chez les patients à risque pouvant entraîner une arythmie (torsades de pointes, tachycardie ventriculaire) (voir rubriques Mises en garde spéciales et précautions d'emploi et Surdosage).

Affections hématologiques et du système lymphatique

Fréquence indéterminée :

·         Aplasie médullaire (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi), anémies, anémies aplasiques, agranulocytoses, leuconeutropénies et thrombocytopénies.

Affections de l'oreille et du labyrinthe

Peu fréquent :

·         Vertiges, acouphènes.

Fréquence indéterminée :

·         Surdité.

 Affections du système nerveux

Fréquent :

·         Céphalées.

Fréquence indéterminée :

·         Convulsions, neuropathie périphérique : diminution des réflexes ostéo-tendineux, et anomalies de la conduction nerveuse (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi), troubles extrapyramidaux tels que dystonie, dyskinésie et tremblements (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

 Affections psychiatriques

Fréquent :

·         Labilité affective.

Peu fréquent :

·         Nervosité.

Fréquence indéterminée :

·         Comportement suicidaire, psychose, dépression, hallucinations, anxiété, agitation, confusion, délires, état maniaque et troubles du sommeil.

Affections hépatobiliaires

Peu fréquent :

·         Anomalies des tests de la fonction hépatique.

Fréquence indéterminée :

·         Hépatite fulminante.

Affections du système immunitaire

Fréquence indéterminée :

·         Urticaire, angioedème et bronchospasme.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquent :

·         Anorexie.

Fréquence indéterminée :

·         Hypoglycémie.

·         Possibilité de crise aiguë de porphyrie chez les sujets atteints de porphyrie intermittente ou d'hémolyse aiguë chez les porteurs d'un déficit en Glucose-6-Phosphate Déshydrogénase.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.


  • Vision floue
  • Modification de la cornée
  • Oedème cornéen
  • Dépôt cornéen
  • Halos visuels
  • Photophobie
  • Rétinopathie
  • Anomalie de la pigmentation rétinienne
  • Amputation du champ visuel
  • Scotome à type d'anneau paracentral et péricentral
  • Scotome temporal
  • Vision anormale des couleurs
  • Maculopathie
  • Dégénérescence maculaire
  • Douleur abdominale
  • Nausée
  • Diarrhée
  • Vomissement
  • Prurit
  • Eruption cutanée
  • Modification ardoisée de la pigmentation de la peau
  • Modification ardoisée de la pigmentation des muqueuses
  • Décoloration des cheveux
  • Alopécie
  • Eruption bulleuse
  • Erythème polymorphe
  • Syndrome de Stevens-Johnson
  • Syndrome de Lyell
  • Syndrome d'hypersensibilité médicamenteuse
  • Photosensibilité
  • Dermite exfoliative
  • Pustulose exanthématique aiguë généralisée
  • Aggravation d'un psoriasis
  • Fièvre
  • Hyperleucocytose
  • Myopathie
  • Faiblesse musculaire
  • Atrophie des groupes de muscles proximaux
  • Cardiomyopathie
  • Insuffisance cardiaque
  • Bloc de branche
  • Bloc auriculoventriculaire
  • Hypertrophie ventriculaire
  • Allongement de l'intervalle QT
  • Arythmie
  • Torsades de pointes
  • Tachycardie ventriculaire
  • Aplasie médullaire
  • Anémie
  • Anémie aplasique
  • Agranulocytose
  • Leuconeutropénie
  • Thrombocytopénie
  • Vertige
  • Acouphènes
  • Surdité
  • Céphalée
  • Convulsions
  • Neuropathie périphérique
  • Diminution des réflexes ostéotendineux
  • Conduction nerveuse anormale
  • Troubles extrapyramidaux
  • Dystonie
  • Dyskinésie
  • Tremblement
  • Labilité affective
  • Nervosité
  • Comportement suicidaire
  • Psychose
  • Dépression
  • Hallucinations
  • Anxiété
  • Agitation
  • Confusion
  • Délire
  • Etat maniaque
  • Trouble du sommeil
  • Anomalie des tests de la fonction hépatique
  • Hépatite fulminante
  • Urticaire
  • Angioedème
  • Bronchospasme
  • Anorexie
  • Hypoglycémie
  • Crise aiguë de porphyrie intermittente
  • Hémolyse chez le sujet déficient en G6PD
  • Arythmie ventriculaire
  • Hypertrophie biventriculaire
  • Risque accru de cancer
  • Neuromyopathie
Contre-indications

·         Hypersensibilité aux substances actives ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Liste des excipients.

·         rétinopathies,

·         allaitement (voir rubrique Fertilité, grossesse et allaitement),

·         enfant de moins de 6 ans, en raison de la forme pharmaceutique non adaptée avant cet âge,

·         en cas d'association avec le citalopram, l'escitalopram, l'hydroxyzine, la dompéridone et la pipéraquine en raison du risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe (voir rubriques Mises en garde spéciales et précautions d'emploi et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

LISTE:

  • Rétinopathie
  • Enfant de moins de 6 ans
  • Allaitement
  • Déficit en G6PD
  • Grossesse
  • Absence de contraception féminine efficace
  • Absence de contraception masculine
  • Intolérance au lactose

Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Mises en garde spéciales

Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.

Effets indésirables cutanées graves (EICG)

Des cas d'effets indésirables cutanées graves (EICG), notamment réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (drug reaction with eosinophilia and systemic symptoms, DRESS), pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG), syndrome de Stevens-Johnson (SSJ) et nécrolyse épidermique toxique (NET), ont été rapportés pendant le traitement par l'hydroxychloroquine. Les patients présentant des réactions dermatologiques graves peuvent nécessiter une hospitalisation, car ces affections peuvent engager le pronostic vital et être mortelles. Si des signes et des symptômes évocateurs de réactions cutanées graves apparaissent, l'hydroxychloroquine doit être arrêtée immédiatement et un traitement alternatif doit être envisagé

Rétinopathie

Chez les patients atteints d'affections rhumatologiques ou dermatologiques traités au long cours par des doses élevées d'hydroxychloroquine, une rétinopathie peut survenir.

Afin de dépister les complications rétiniennes liées à l'utilisation de ce médicament, qui peut exceptionnellement mener à une maculopathie irréversible, il conviendra de rechercher une anomalie ophtalmologique avant le début ou dans les premières semaines du traitement chez les patients pour lesquels un traitement au long cours est envisagé.

Cette recherche d'une anomalie ophtalmologique peut être effectuée par un questionnaire ciblé sur les troubles visuels, un examen du champ visuel et une tomographie en cohérence optique, complété si besoin par un fond d'oeil avec clichés en autofluorescence et une éléctrorétinographie multifocale.

Le caractère dose dépendant des effets indésirables oculaires ayant été établi, il conviendra de rechercher la dose minimale efficace.

En cours de traitement, les modalités et la fréquence de surveillance ophtalmologique sont à définir en fonction de :

·         La dose quotidienne prescrite :

Les doses d'hydroxychloroquine inférieures à 6,5 mg/kg/j sont considérées comme les doses à faible risque chez les patients présentant un poids idéal. Les taux d'hydroxychloroquine retrouvés dans le tissu adipeux étant très faibles, le poids absolu ne devra pas être utilisé dans la détermination de la dose à administrer chez les patients obèses.

·         La durée du traitement :

Aux doses inférieures à 6,5 mg/kg/j, le risque de perte permanente de l'acuité visuelle est considéré comme faible pendant les 10 premières années de traitement.

·         La présence de facteurs de risque supplémentaires comme l'âge du patient supérieur à 65 ans, l'insuffisance rénale chronique, l'existence éventuelle d'une atteinte oculaire préalable.

Chez les patients avec une acuité visuelle normale, traités par des doses d'hydroxychloroquine considérées comme des doses à faible risque et sans autre facteur de risque préalable, un suivi ophtalmologique peut être effectué une fois par an.

Chez les patients ayant une anomalie ophtalmologique préexistante ou un autre facteur de risque, un suivi ophtalmologique adapté plus rapproché peut être effectué.

Si une perturbation visuelle se produit (acuité visuelle, vision des couleurs...), le médicament devra être immédiatement interrompu et le patient suivi attentivement en raison d'une aggravation possible de l'anomalie. Des modifications rétiniennes (et des perturbations visuelles) peuvent progresser même après l'arrêt du traitement (voir rubrique Effets indésirables).

Hypoglycémie

L'hydroxychloroquine peut provoquer une hypoglycémie sévère avec perte de connaissance pouvant mettre en jeu le pronostic vital chez des patients traités ou non par des médicaments antidiabétiques (voir rubriques Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions et Effets indésirables). Les patients traités par hydroxychloroquine doivent être informés de ce risque et des symptômes associés.

Le taux de glucose sanguin devra être contrôlé et si nécessaire le traitement sera revu devant des symptômes cliniques évocateurs d'une hypoglycémie au cours du traitement par PLAQUENIL.

Allongement de l'intervalle QTc

L'hydroxychloroquine a le potentiel d'allonger l'intervalle QTc chez certains patients à risque.

L'hydroxychloroquine doit être utilisée avec prudence chez les patients présentant un allongement de l'intervalle QT congénital ou acquis documenté et/ou des facteurs de risques connus d'allongement de l'intervalle QT tels que :

·         maladie cardiaque, par exemple insuffisance cardiaque, infarctus du myocarde,

·         affections pro-arythmiques, par exemple bradycardie (< 50 bpm)

·         antécédents de dysrythmies ventriculaires

·         hypokaliémie et/ou hypomagnésémie non corrigées

·         traitement concomitant par des agents allongeant l'intervalle QT (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions) car le risque d'arythmies ventriculaires pourrait alors être accru.

L'amplitude de l'allongement de l'intervalle QT peut augmenter avec l'augmentation des concentrations du médicament. Par conséquent, la dose recommandée ne doit pas être dépassée (voir également rubriques Effets indésirables et Surdosage).

Toxicité cardiaque chronique

Des cas de cardiomyopathie menant à une insuffisance cardiaque d'évolution fatale dans certains cas ont été rapportés chez des patients traités par PLAQUENIL (voir rubriques Effets indésirables et Surdosage). Le suivi clinique des signes et symptômes de cardiomyopathie est conseillés et PLAQUENIL doit être arrêté si une cardiomyopathie se développe. Une toxicité chronique doit être recherchée quand des troubles de la conduction (bloc de branche/bloc auriculo-ventriculaire) aussi bien que de l'hypertrophie bi ventriculaire sont diagnostiqués (voir rubrique Effets indésirables).

Risque carcinogène

Les données de carcinogénicité animales sont disponibles seulement pour une espèce pour la substance apparentée chloroquine et cette étude était négative (voir rubrique Données de sécurité préclinique). Chez l'Homme, les données sont insuffisantes pour écarter un risque augmenté de cancer chez les patients recevant un traitement au long cours.

Comportement suicidaire et troubles psychiatriques

Des comportements suicidaires et des troubles psychiatriques ont été rapportés chez certains patients traités par l'hydroxychloroquine (voir rubrique Effets indésirables). Les effets indésirables psychiatriques se produisent généralement au cours du premier mois suivant le début du traitement par l'hydroxychloroquine et ont également été rapportés chez des patients sans antécédents de troubles psychiatriques. Il est conseillé aux patients de consulter un médecin rapidement s'ils ressentent des symptômes psychiatriques pendant le traitement.

Autres surveillances pour des traitements au long cours

Les patients sous traitement au long cours doivent avoir une surveillance régulière de l'hémogramme et le traitement doit être arrêté en cas d'anomalies de celui-ci.

De rares cas d'agranulocytose, d'aplasie médullaire (nécessitant une surveillance régulière de l'hémogramme) ont été rapportés. Lors de la survenue de tels effets, le traitement par PLAQUENIL doit être arrêté immédiatement (voir rubrique Effets indésirables).

Des neuromyopathies ont été rapportées. Elles peuvent être réversibles mais la récupération peut prendre plusieurs mois. Lors de la survenue de tels effets, le traitement par PLAQUENIL doit être arrêté immédiatement (voir rubrique Effets indésirables).

Tous les patients sous traitement au long cours doivent être soumis à un examen périodique des fonctions des muscles squelettiques et des réflexes tendineux. Si une faiblesse apparaît, le traitement doit être arrêté (Voir rubrique Effets indésirables).

Des troubles extrapyramidaux peuvent survenir avec PLAQUENIL.

Précautions d'emploi

Utilisation prudente de l'hydroxychloroquine en cas d'insuffisance hépatique ou rénale (adapter la posologie), de psoriasis (aggravation des lésions).

Chez les sujets atteints de porphyrie intermittente, la prise d'hydroxychloroquine peut déclencher la survenue d'une crise aiguë.

L'hydroxychloroquine appartient à la classe des amino-4-quinoléines. D'autres médicaments de cette classe ont entraîné une hémolyse aiguë chez les sujets porteurs d'un déficit enzymatique en G6PD.

Bien qu'aucun cas d'hémolyse n'ait été rapporté avec cette substance, par principe, sa prescription chez ces personnes doit prendre en compte ce risque et le recours à une alternative thérapeutique, si elle existe, est recommandé. Si la prescription de ce médicament est nécessaire, la survenue d'une hémolyse éventuelle devra être dépistée.

Les jeunes enfants sont particulièrement sensibles aux effets toxiques des amino-4-quinoléines. Par conséquent, les patients doivent être avertis de la nécessité de garder PLAQUENIL hors de la portée des enfants.

LISTE:

  • Enfant de moins de 31 kg
  • Anomalie ophtalmologique
  • Troubles visuels
  • Surveillance ophtalmologique
  • Obésité
  • Sujet âgé de plus de 65 ans
  • Diminution de l'acuité visuelle
  • Altération de la vision des couleurs
  • Diabète
  • Hypoglycémie
  • Surveillance glycémie
  • Allongement de l'intervalle QT
  • Risque d'allongement de l'intervalle QT
  • Maladie cardiaque
  • Patient présentant des conditions pro-arythmogènes
  • Antécédent d'arythmie ventriculaire
  • Hypokaliémie non corrigée
  • Hypomagnésémie non corrigée
  • Cardiomyopathie
  • Trouble de la conduction
  • Hypertrophie biventriculaire
  • Troubles psychiatriques
  • Pustulose exanthématique généralisée
  • Surveillance hématologique
  • Anomalie hématologique
  • Agranulocytose
  • Aplasie médullaire
  • Neuromyopathie
  • Evaluation de la fonction des muscles squelettiques
  • Evaluation des réflexes tendineux
  • Faiblesse musculosquelettique
  • Insuffisance hépatique
  • Insuffisance rénale
  • Psoriasis
  • Porphyrie intermittente
  • Nouveau-né de mère traitée
  • Patiente en âge de procréer
  • Homme fertile

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Associations contre-indiquées

+ Citalopram ou escitalopram ou hydroxyzine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

+ Dompéridone

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

+ Pipéraquine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

Associations déconseillées

+ Médicaments connus pour allonger l'intervalle QT / susceptibles d'induire une arythmie cardiaque

L'hydroxychloroquine doit être utilisée avec prudence chez les patients traités par des médicaments connus pour allonger l'intervalle QT, par exemple les anti-arythmiques de classe IA et III, les antidépresseurs tricycliques, les antipsychotiques et certains anti-infectieux (les antibactériens comme les fluoroquinolones (par exemple la moxifloxacine), les macrolides (par exemple l'azithromycine), les antirétroviraux (par exemple le saquinavir), les antifongiques (par exemple le fluconazole), les médicaments antiparasitaires (par exemple la pentamidine) en raison du risque accru d'arythmie ventriculaire (voir rubriques Mises en garde spéciales et précautions d'emploi, Effets indésirables et Surdosage). L'halofantrine ne doit pas être administrée en association avec l'hydroxychloroquine.

Associations faisant l'objet de précautions d'emploi

+ Ciclosporine

Risque d'augmentation des concentrations sanguines de ciclosporine et de la créatininémie.

Dosage des concentrations sanguines de ciclosporine, contrôle de la fonction rénale et adaptation de la posologie pendant l'association et après l'arrêt de l'hydroxychloroquine.

+ Substrats de la glycoprotéine-P

Le potentiel d'inhibition de l'hydroxychloroquine sur les substrats de la P-gp n'a pas été évalué. Les observations in vitro montrent que toutes les autres aminoquinoléines testées inhibent la P-gp. Par conséquent, il existe un potentiel d'augmentation des concentrations de substrat de la P-gp lorsque l'hydroxychloroquine est administrée de façon concomitante.

Une augmentation des taux sériques de digoxine a été rapportée lorsque la digoxine et l'hydroxychloroquine ont été coadministrés. La prudence est conseillée (par exemple, par la surveillance des effets indésirables ou des concentrations plasmatiques, selon le cas) lorsque des substrats à index thérapeutique étroit de la P-gp (par exemple la digoxine, la ciclosporine, le dabigatran) sont administrés de façon concomitante.

+ Hormones thyroïdiennes

Risque d'hypothyroïdie clinique chez les patients substitués par hormones thyroïdiennes.

Surveillance des concentrations sériques de T3 et de T4 et adaptation, si besoin, de la posologie de l'hormone thyroïdienne pendant le traitement par l'hydroxychloroquine et après son arrêt.

+ Topiques gastro-intestinaux, antiacides et charbon

Diminution de l'absorption digestive de l'hydroxychloroquine.

L'administration concomitante avec des antiacides contenants du magnésium ou du kaolin peut entraîner une réduction de l'absorption de la chloroquine. Par extrapolation, l'hydroxychloroquine doit donc être administrée à au moins deux heures d'intervalle avec les antiacides ou le kaolin.

Prendre les topiques gastro-intestinaux à distance de l'hydroxychloroquine (plus de 2 heures, si possible).

Associations à prendre en compte

+ Médicaments inhibiteurs enzymatiques

+ Cimétidine

Ralentissement de l'élimination de l'hydroxychloroquine et risque de surdosage. L'utilisation concomitante de la cimétidine, un inhibiteur faible/modéré de plusieurs cytochromes, dont le CYP2C8 et le CYP3A4, a entraîné une multiplication par deux de l'exposition à la chloroquine. Par extrapolation, en raison des similitudes de structure et de voies d'élimination métabolique entre l'hydroxychloroquine et la chloroquine, une interaction similaire peut être observée pour l'hydroxychloroquine.

+ Autres 

La prudence est recommandée (par exemple, la surveillance des effets indésirables) lorsque des inhibiteurs forts ou modérés du CYP2C8 et du CYP3A4 (par exemple le gemfibrozil, le clopidogrel, le ritonavir, l'itraconazole, la clarithromycine, le jus de pamplemousse) sont administrés de façon concomitante.

+ Médicaments inducteurs enzymatiques

Une efficacité insuffisante de l'hydroxychloroquine a été rapportée lorsque la rifampicine, un puissant inducteur du CYP2C8 et du CYP3A4, a été administrée en concomitance. La prudence est conseillée (par exemple, par la surveillance de l'efficacité) lorsque des inducteurs puissants du CYP2C8 et du CYP3A4 (comme la rifampicine, le millepertuis, la carbamazépine, le phénobarbital, la phénytoïne) sont administrés de façon concomitante.

+ Substrats du CYP2D6

Chez des patients recevant de l'hydroxychloroquine et une dose unique de métoprolol, un ligand du CYP2D6, la Cmax et l'ASC du métoprolol ont été multipliées par 1,7, ce qui suggère que l'hydroxychloroquine est un faible inhibiteur du CYP2D6. La prudence est conseillée (par exemple, par la surveillance des effets indésirables ou des concentrations plasmatiques, selon le cas) lorsque des substrats du CYP2D6 à index thérapeutique étroit (par exemple la flécaïnide, la propafénone) sont administrés de façon concomitante.

+ Autres médicaments abaissant le seuil épileptogène

L'utilisation conjointe de médicaments proconvulsivants ou abaissant le seuil épileptogène, devra être soigneusement pesée, en raison de la sévérité du risque encouru. Ces médicaments sont représentés notamment par la plupart des antidépresseurs (imipraminiques, inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine), les neuroleptiques (phénothiazines et butyrophénones), la méfloquine, la chloroquine, le bupropion, le tramadol.

Risque accru de convulsions.

+ Médicaments antiépileptiques

L'activité des médicaments antiépileptiques peut être altérée en cas de prise concomitante d'hydroxychloroquine.

+ Médicaments hypoglycémiants

L'utilisation d'hypoglycémiants avec l'hydroxychloroquine peut entraîner une majoration de l'effet hypoglycémiant de l'hydroxychloroquine.

+ Autres associations

Dans une étude d'interaction simple dose, il a été rapporté que la chloroquine réduit la biodisponibilité du praziquantel. Il n'existe pas de données sur un effet similaire en cas de traitement par hydroxychloroquine. Par extrapolation, en raison de similarités de structure et de paramètres pharmacocinétiques entre l'hydroxychloroquine et la chloroquine, un effet similaire peut être attendu pour PLAQUENIL.

Il existe un risque théorique d'inhibition de l'activité intracellulaire alpha-galactosidase quand l'hydroxychloroquine est administré concomitamment à des médicaments à base d'agalsidase.


Incompatibilités

Sans objet.


Surdosage

Symptômes de surdosage en hydroxychloroquine :

·         Doses absorbées ≥ 25mg/kg.

Céphalées, étourdissements, troubles visuels, nausées, vomissements. En cas d'intoxication grave, un élargissement du complexe QRS, des bradycardies, un rythme nodal, un allongement de l'intervalle QT, un bloc auriculo-ventriculaire, une tachycardie ventriculaire, des torsades de pointes et une fibrillation ventriculaire peuvent survenir. Certains symptômes sont de valeur pronostique très péjorative : hypotension, collapsus cardiovasculaire, signes ECG (aplatissement de l'onde T, allongement de l'espace QT, élargissement du QRS) ; un arrêt respiratoire et cardiaque peut survenir brutalement et précocement. Une hypokaliémie peut avoir lieu, probablement due à une entrée de potassium dans les cellules, augmentant ainsi le risque de dysrythmie cardiaque. L'évolution peut être fatale en cas d'insuffisance cardiaque, respiratoire ou de dysrythmie cardiaque.

Conduite à tenir :

Toute suspicion d'intoxication par l'hydroxychloroquine impose l'hospitalisation. Quelle que soit la dose supposée ingérée, toute intoxication par l'hydroxychloroquine impose une prise en charge pré-hospitalière par un service mobile d'urgence. En attendant l'ambulance, une perfusion IV avec une solution de remplissage peut être posée. En cas d'intoxication grave (dose supposée ingérée ≥ 4g ou hypotension et/ou signes ECG), le schéma thérapeutique d'urgence suivant est préconisé :

·         Adrénaline : 0,25 microgramme/kg/min.

·         Intubation, ventilation assistée.

·         Diazépam : 2 mg/kg en 30 minutes, puis 2 à 4 mg/kg/24 heures.

L'hémodialyse ne permet pas une élimination rapide de l'hydroxychloroquine en cas d'intoxication (la clairance de dialyse représente 15% de la clairance totale). L'acidification des urines, l'hémodialyse, la dialyse péritonéale et l'exsanguinotransfusion n'apportent pas de bénéfice en cas de surdosage à l'hydroxychloroquine.

Un surdosage en amino-4-quinoléine est particulièrement dangereux chez les nourrissons. De faibles doses de 1 à 2 g se sont avérées mortelles.


Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

L'attention est attirée, notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, sur les risques de troubles de l'accommodation attachés à l'emploi de ce produit.

Grossesse

Un nombre modéré de données chez des femmes enceintes (entre 300 et 1000 grossesses prospectives) lors d'études observationnelles, ainsi qu'une méta-analyse avec une exposition importante à long terme (principalement dans l'indication des maladies auto-immunes) n'ont pas montré une augmentation statistiquement significative du risque de malformations congénitales ou de toxicité foeto/neonatale en lien avec l'hydroxychloroquine. Des études sur animaux avec la chloroquine (structure similaire) ont montré une toxicité sur la reproduction après une exposition importante de la femelle  gestante (Voir section Données de sécurité préclinique).

Chez l'Homme, l'hydroxychloroquine traverse le placenta, les concentrations sanguines chez le foetus sont similaires aux concentrations sanguines maternelle.

L'hydroxychloroquine doit être évité pendant la grossesse sauf si de l'avis du médecin, le bénéfice attendu est supérieur aux risques potentiels encourus. Si le traitement avec l'hydroxychloroquine est nécessaire durant la grossesse, la dose efficace la plus faible devra être utilisée

En cas de traitement prolongé pendant la grossesse, tenir compte pour le suivi de l'enfant, du profil d'effets indésirables de l'hydroxychloroquine, notamment ophtalmologiques.

Allaitement

L'hydroxychloroquine passe dans le lait maternel (en moyenne 2% de la dose maternelle après ajustement sur les poids corporels respectifs). Les données disponibles de sécurité chez l'enfant allaité ne permettent pas de conclure à un risque. L'allaitement est contre-indiqué en cas de traitement par ce médicament.

Fertilité

Les études chez l'animal ont montré une altération de la fertilité masculine pour la chloroquine (voir rubrique Données de sécurité préclinique). Il n'y a pas de données pertinentes chez l'Homme pour l'hydroxychloroquine.

Durée de conservation :

3 ans.

Précautions particulières de conservation :

Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.

Forme : Comprimé pelliculé

Dosage : 200 mg

Contenance : 6000 mg ou 30 comprimés

Laboratoire Titulaire : SANOFI AVENTIS FRANCE

Laboratoire Exploitant : SANOFI AVENTIS FRANCE


Forme pharmaceutique

Comprimé pelliculé.


Composition exprimée par Comprimé

Principes Actifs :
  • Hydroxychloroquine sulfate (200 mg)

Commentaire : Excipient à effet notoire : lactose monohydraté (35,25 mg par comprimé pelliculé).


Excipients :
  • Lactose monohydraté (Effet notoire)
  • Povidone
  • Amidon de maïs
  • Magnésium stéarate
  • Pelliculage :
    • Hypromellose
    • Macrogol 4000
    • Titane dioxyde
    • Lactose monohydraté

*Cette fiche médicament a été générée à partir des données de la Banque Claude Bernard© (www.resip.fr) ne peut être utilisée isolément pour l'établissement d'un diagnostic, l'instauration d'un traitement ou une décision thérapeutique, qui relève de la compétence exclusive des professionnels de santé. Il est rappelé que le contenu de la Base Claude Bernard doit être considéré comme un ouvrage scientifique faisant l'objet d'une consultation critique laissant aux professionnels de santé les responsabilités de la prescription que le code leur reconnaît. La Base Claude Bernard a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments. Les données fournies ne peuvent être considérées comme exhaustives et peuvent avoir évolué depuis leur mise en ligne. Seul votre médecin est habilité à mettre en œuvre un traitement adapté à votre cas personnel. Les Données fournies sont la propriété de RESIP et ne peuvent être reproduites ou diffusées par quelque moyen, toute impression ne pouvant concerner que des extraits non substantiels et n'être effectuée qu'à des fins strictement personnelles et non commerciales.