TAMSULOSINE MYLAN L.P. 0,4 mg, gélule à libération prolongée

Traitement des symptômes fonctionnels de l'hypertrophie bénigne de la prostate.


  • Hypertrophie bénigne de la prostate

Posologie

Une gélule par jour, à heure fixe, de préférence à la fin d'un petit déjeuner consistant (ou à défaut à la fin d'un autre repas).

La gélule doit être avalée avec un verre d'eau sans être croquée ni mâchée.

Aucun ajustement de dose n'est nécessaire en cas d'insuffisance rénale.

Aucun ajustement de dose n'est nécessaire chez les patients avec une insuffisance hépatique peu sévère à modérée (voir rubrique Contre-indications).

Population pédiatrique

L'efficacité et la sécurité d'emploi de la tamsulosine ne sont pas établies chez les enfants de moins de 18 ans. Les données actuellement disponibles sont décrites dans la rubrique Propriétés pharmacodynamiques.

Mode d'administration

Voie orale.

- PRUDENCE en cas de conduite de véhicules ou d'utilisation de machines (vertiges).
- ARRET du traitement et PREVENIR immédiatement le médecin en cas d’un gonflement soudain des mains ou des pieds, de difficultés à respirer et/ou de démangeaisons et de réactions cutanées, d’un gonflement des lèvres, de la langue ou de la gorge

- PREVENIR l’ophtalmologiste de la prise de ce traitement en cas de chirurgie oculaire programmée pour le traitement d’une cataracte ou d’un glaucome.
- Si vous ressentez une impression de malaise, de vertiges, de fatigue (à cause par exemple d'une chute de tension lors d'un changement de position) : dans ce cas adopter la position assise ou allongée, jusqu'à la disparition complète de ces symptômes.
- Hygiène de vie : il est recommandé de vous astreindre à une certaine hygiène de vie durant ce traitement et notamment : au maintien d'une activité physique, à la surveillance d'un régime alimentaire (éviter les repas riches trop épicés, trop alcoolisés) ; ne pas trop boire le soir ; maintenir un transit intestinal régulier.

Les effets indésirables sont classés par fréquence comme suit : Très fréquent (≥1/10) ; fréquent (≥1/100 <1/10); peu fréquent (≥1/1,000 <1/100); rare (≥1/10,000 <1/1,000); très rare (≥1/10,000), non déterminé (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Les effets indésirables observés sont repris dans le tableau suivant :

Classification

MedDRA

Fréquents

≥ 1/100 < 1/10

Peu fréquents

≥ 1/1.000 < 1/100

Rares

≥ 1/10.000

< 1/1.000

Très rares, y compris cas isolés

< 1/10.000

Non déterminé (ne peut être estimé sur la base des données disponibles)

Affections du système nerveux

Etourdissements (1,3 %)

Céphalées

Syncope

Affections oculaires

Vision trouble* Troubles de la vision*

Affections cardiaques

Palpitations

Affections vasculaires

Hypotension orthostatique

Affections respiratoires thoraciques et médiastinales

Rhinites

Congestions nasales

Epistaxis*

Affections gastro-intestinales

Constipation, diarrhée, nausées, vomissement

Sécheresse buccale*

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Rash, prurit, urticaire

Angioedème

Syndrome de Stevens Johnson

Erythème polymorphe* Dermatite exfoliative*

Affections des organes de reproduction et du sein

Troubles de l'éjaculation incluant éjaculation rétrograde et diminution ou absence d'éjaculation

Priapisme

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Asthénie

* : Observés après commercialisation

Expérience après commercialisation :

Au cours d'interventions chirurgicales de la cataracte ou du glaucome, des cas de pupille étroite, connue sous le nom de syndrome de l'iris flasque peropératoire (SIFP), ont été associés à la tamsulosine (voir également la rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

En plus des événements indésirables mentionnés ci-dessus, une fibrillation auriculaire, une arythmie, une tachycardie et une dyspnée ont été rapportées lors de l'utilisation de la tamsulosine. Ces évènements étant rapportés de façon spontanée après la commercialisation au niveau mondial, leur fréquence et le rôle de la tamsulosine dans leur survenue ne peuvent être déterminés.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.


  • Etourdissement
  • Céphalée
  • Syncope
  • Vision floue
  • Trouble visuel
  • Palpitation
  • Hypotension orthostatique
  • Rhinite
  • Congestion nasale
  • Epistaxis
  • Constipation
  • Diarrhée
  • Nausée
  • Vomissement
  • Sécheresse buccale
  • Rash cutané
  • Prurit cutané
  • Urticaire
  • Angio-oedème
  • Stevens-Johnson
  • Erythème polymorphe
  • Dermatite exfoliante
  • Trouble de l'éjaculation
  • Ejaculation rétrograde
  • Anéjaculation
  • Diminution de l'éjaculat
  • Priapisme
  • Asthénie
  • Fibrillation auriculaire
  • Arythmie
  • Tachycardie
  • Dyspnée
  • Syndrome de l'iris flasque peropératoire
Contre-indications

Ce produit ne doit pas être administré dans les situations suivantes :

·         Antécédents d'hypotension orthostatique

·         Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition

·         Antécédents d'angio-oedème avec la tamsulosine

·         Insuffisance hépatique sévère (classe C de la classification de CHILD-PUGH qui implique la présence simultanée et d'expression marquée, d'au moins quatre des cinq signes suivants : encéphalopathie, ascite, hyperbilirubinémie, hypoalbuminémie, allongement du temps de prothrombine; elle indique un risque opératoire élevé lors du traitement chirurgical de l'hypertension portale).

Ce médicament est généralement déconseillé en cas d'antécédent de syncope mictionnelle.

LISTE:

  • Hypersensibilité chlorhydrate de tamsulosine
  • Antécédent d'hypotension orthostatique
  • Antécédent d'angio-oedème avec la tamsulosine
  • Insuffisance hépatique sévère
  • Enfant de moins de 18 ans
  • Antécédent de syncope mictionnelle

Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Mises en garde spéciales

Avant de débuter un traitement par TAMSULOSINE MYLAN, un examen du patient devra être réalisé afin d'exclure d'autres causes à l'origine des mêmes symptômes que ceux de l'hypertrophie bénigne de la prostate. Un toucher rectal ainsi que, si nécessaire, un dosage de l'antigène prostatique spécifique (PSA) devra être réalisé avant l'instauration du traitement et, ensuite à intervalles réguliers.

Risque d'hypotension orthostatique :

Comme avec d'autres antagonistes des récepteurs α1-adrenergiques, une diminution de la pression artérielle peut se produire dans des cas particuliers lors de l'utilisation de tamsulosine, ce qui peut conduire très rarement à une syncope. En cas de symptômes prémonitoires d'hypotension orthostatique (sensations vertigineuses, faiblesse, fatigue, sueurs), le malade devra s'asseoir ou s'allonger jusqu'à leur disparition complète.

Ces phénomènes, en général transitoires surviennent en début de traitement et n'empêchent pas sa poursuite. Le patient devra être clairement informé de leur survenue.

Angioedèmes :

Un oedème de la peau ou des muqueuses a été très rarement signalé. Dans ce cas, ce médicament doit être immédiatement arrêté et le patient traité et surveillé jusqu'à disparition de l'oedème. La prescription de tamsulosine ne doit pas être reprise chez ces patients.

Syndrome de l'iris flasque per-opératoire (SIFP) :

Le « Syndrome de l'iris flasque per-opératoire » (SIFP, une variante du syndrome de pupille étroite) a été observé au cours d'interventions chirurgicales de la cataracte et du glaucome chez certains patients traités ou précédemment traités par le chlorhydrate de tamsulosine. Le SIFP peut augmenter le risque de complications oculaires pendant et après l'opération.

Interrompre le chlorhydrate de tamsulosine 1 à 2 semaines avant une intervention chirurgicale de la cataracte ou du glaucome peut être considéré utile mais le bénéfice de l'interruption du traitement n'a pas été établi. Le SIFP a également été rapporté chez des patients qui avaient interrompu la tamsulosine pendant une plus longue période avant cette chirurgie.

L'initiation d'un traitement par le chlorhydrate de tamsulosine chez des patients pour lesquels une intervention chirurgicale de cataracte et de glaucome est programmée n'est pas recommandée. Au cours de la consultation pré-opératoire, les chirurgiens et leur équipe doivent vérifier si les patients qui vont être opérés de la cataracte ou du glaucome sont ou ont été traités par tamsulosine afin de s'assurer que des mesures appropriées seront mises en place pour prendre en charge la survenue d'un SIFP au cours de l'intervention chirurgicale.

Le chlorhydrate de tamsulosine ne doit pas être associé à des inhibiteurs puissants du CYP3A4 chez des métaboliseurs lents avec un phénotype CYP2D6.

Il convient d'être prudent en cas d'administration de chlorhydrate de tamsulosine en association avec des inhibiteurs puissants ou modérés du CYP3A4 (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Précautions d'emploi

·         La prudence s'impose chez les sujets traités par des médicaments antihypertenseurs et notamment avec les antagonistes du calcium qui peuvent provoquer des hypotensions sévères.

·         Il convient de tenir compte de la potentialisation qui peut en résulter et de réduire la posologie des antihypertenseurs en conséquence.

·         Chez les coronariens, le traitement spécifique de l'insuffisance coronaire peut être poursuivi ; mais, en cas de réapparition ou d'aggravation d'un angor, le traitement par la tamsulosine devra être interrompu.

·         Chez l'insuffisant rénal chronique, l'insuffisance rénale entraîne une augmentation modérée des taux sanguins sans qu'une incidence accrue des effets indésirables ait été relevée lors des études cliniques. Il ne semble pas nécessaire d'adapter la posologie de la tamsulosine chez les sujets dont la clairance de la créatinine est supérieure à 10 ml/mn.

En revanche, la prudence s'impose chez l'insuffisant rénal sévère (clairance de la créatinine < 10 ml/min) car ces patients n'ont pas été étudiés.

·         Chez le sujet âgé de plus de 65 ans, il convient de plus particulièrement prendre en compte la survenue d'une hypotension orthostatique.

LISTE:

  • Hypotension orthostatique
  • Surveillance prostatique
  • Angio-oedème
  • Intervention chirurgicale de la cataracte
  • Traitement chirurgical du glaucome
  • Patient métaboliseur lent CYP2D6
  • Coronarien
  • Insuffisance rénale sévère (Clcr < 10 ml/mn)
  • Sujet âgé de plus de 65 ans

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Des études d'interactions ont été menées uniquement chez les adultes.

Aucune interaction n'a été observée lors de l'administration concomitante du chlorhydrate de tamsulosine avec de l'aténolol, ou de l'énalapril ou de la théophylline.

La prise concomitante de cimétidine augmente les concentrations plasmatiques de tamsulosine, la prise de furosémide diminue cette concentration, cependant les concentrations restent dans la fenêtre posologique, aucune adaptation n'est nécessaire.

Lors des tests in vitro, ni le diazépam, ou le propranolol, le trichlorméthiazide, le chlormadinone, l'amitriptyline, le diclofénac, le glibenclamide, la simvastatine ou la warfarine, ne modifient la fraction libre de tamsulosine dans le plasma humain.

De même, la tamsulosine ne modifie pas la fraction libre du diazépam, du propranolol, du trichlorméthiazide et de la chlormadinone.

Cependant le diclofénac et la warfarine peuvent augmenter l'élimination de la tamsulosine.

L'administration concomitante de chlorhydrate de tamsulosine avec des inhibiteurs forts du CYP3A4 peut conduire à une augmentation de l'exposition au chlorhydrate de tamsulosine. L'administration concomitante avec le kétoconazole (connu comme un inhibiteur puissant du CYP3A4) a entrainé une augmentation de l'ASC et de la Cmax du chlorhydrate de tamsulosine d'un facteur 2,8 et 2,2 respectivement. Le chlorhydrate de tamsulosine ne doit pas être administré de façon concomitante avec un inhibiteur puissant du CYP3A4 chez les patients métaboliseurs lents avec un phénotype CYP2D6.

Le chlorhydrate de tamsulosine doit être utilisé avec précaution en association avec des inhibiteurs modérés et puissants du CYP3A4.

L'administration concomitante du chlorhydrate de tamsulosine avec la paroxétine, un inhibiteur puissant du CYP2D6 a entrainé une augmentation de la Cmax et de l'ASC du chlorhydrate de tamsulosine d'un facteur 1,3 et 1,6 respectivement, mais ces augmentations ne sont pas considérées comme étant cliniquement significatives.

L'administration concomitante avec d'autres alpha1-bloquants peut entrainer des effets hypotenseurs.


Incompatibilités

Sans objet.


Surdosage

Symptômes

Un surdosage pourrait donner lieu à une hypotension systémique sévère.

Des effets hypotenseurs sévères ont été observés à différents niveaux de surdosage.

Traitement

En cas d'hypotension aiguë à la suite d'un surdosage de tamsulosine, les mesures destinées à soutenir l'appareil cardiovasculaire sont de première importance.

Dans ce cas, mettre le patient en position déclive afin de restaurer la pression artérielle et normaliser le rythme cardiaque et, éventuellement, mettre en place une surveillance des paramètres cardio-vasculaires et rénaux avec restauration de la volémie et utilisation de sympathomimétiques et, au besoin, instaurer des mesures de soutien.

Des mesures, telles que la provocation de vomissements, peuvent être prises pour limiter l'absorption. Si une grande quantité a été ingérée, un lavage gastrique peut être effectué, et du charbon activé et un laxatif osmotique, tel que le sulfate de sodium, peuvent être administrés.

En cas de surdosage, la résorption digestive du médicament peut être diminuée par des vomissements provoqués, un lavage gastrique, l'utilisation de charbon activé et par un laxatif osmotique tel que le sulfate de sodium.

Il semble inutile, par contre, de procéder à la mise sous dialyse, compte-tenu de la liaison très forte de la tamsulosine aux protéines plasmatiques.


Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Les effets de la tamsulosine sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines n'ont pas été étudiés.

Toutefois, les patients doivent être conscients qu'une prudence particulière devra être observée par les conducteurs d'automobiles et les utilisateurs de machines en raison du risque d'hypotension orthostatique et du risque de vertiges, surtout en début de traitement par la tamsulosine.

TAMSULOSINE MYLAN L.P. 0,4 mg, gélule à libération prolongée n'est pas indiqué pour une utilisation chez la femme.L'innocuité du chlorhydrate de tamsulosine au cours de la grossesse et le passage du chlorhydrate de tamsulosine dans le lait maternel ne sont pas connus.

Fécondité

Des troubles de l'éjaculation ont été observés dans des études cliniques à court terme et à long terme avec la tamsulosine.

Des troubles de l'éjaculation, une éjaculation rétrograde et une diminution ou une absence d'éjaculat ont été rapportés après commercialisation.

Durée de conservation :

3 ans

Précautions particulières de conservation :

Pas de précautions particulières de conservation.

Forme : Gélule à libération prolongée

Dosage : 0,4 mg

Contenance : 12 mg ou 30 gélules ou 0,012 g

Laboratoire Titulaire : MYLAN

Laboratoire Exploitant : MYLAN


Forme pharmaceutique

Gélule à libération prolongée.


Composition exprimée par Gélule

Principes Actifs :
  • Tamsulosine chlorhydrate (0.4 mg)

Excipients :
  • Cellulose microcristalline
  • Triéthylecitrate
  • Talc
  • Copolymère de :
    • Méthacrylique acide et
    • Ethyle acrylate ,
    • Sodium laurylsulfate et
    • Polysorbate 80
  • Enveloppe de la gélule :
    • Fer oxyde rouge
    • Fer oxyde jaune
    • Fer oxyde noir
    • Titane dioxyde
    • Indigotine
    • Gélatine

*Cette fiche médicament a été générée à partir des données de la Banque Claude Bernard© (www.resip.fr) ne peut être utilisée isolément pour l'établissement d'un diagnostic, l'instauration d'un traitement ou une décision thérapeutique, qui relève de la compétence exclusive des professionnels de santé. Il est rappelé que le contenu de la Base Claude Bernard doit être considéré comme un ouvrage scientifique faisant l'objet d'une consultation critique laissant aux professionnels de santé les responsabilités de la prescription que le code leur reconnaît. La Base Claude Bernard a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments. Les données fournies ne peuvent être considérées comme exhaustives et peuvent avoir évolué depuis leur mise en ligne. Seul votre médecin est habilité à mettre en œuvre un traitement adapté à votre cas personnel. Les Données fournies sont la propriété de RESIP et ne peuvent être reproduites ou diffusées par quelque moyen, toute impression ne pouvant concerner que des extraits non substantiels et n'être effectuée qu'à des fins strictement personnelles et non commerciales.