SPIRAMYCINE/METRONIDAZOLE CRISTERS 750.000 UI/125 mg, comprimé pelliculé

Elles procèdent de l'activité antibactérienne et des caractéristiques pharmacocinétiques de ce médicament. Elles tiennent compte à la fois des études cliniques auxquelles a donné lieu le médicament et de sa place dans l'éventail des produits antibactériens actuellement disponibles.

Traitement curatif

Les indications sont limitées aux infections stomatologiques aiguës, chroniques ou récidivantes :

·abcès dentaires, phlegmons, cellulites périmaxillaires, péricoronarites,

·gingivites, stomatites,

·parodontites,

·parotidites, sous-maxillites.

Traitement préventif

Traitement préventif des complications infectieuses locales post-opératoires en chirurgie odonto-stomatologique.

L'efficacité dans la prévention de l'endocardite infectieuse n'a pas été démontrée.

Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l'utilisation appropriée des antibactériens.


  • Abcès dentaire
  • Phlegmon buccal
  • Cellulite périmaxillaire
  • Péricoronarite
  • Gingivite
  • Stomatite
  • Parodontite
  • Parotidite
  • Sous-maxillite
  • Complication infectieuse post-opératoire en chirurgie odontostomatologique

Posologie

Traitement curatif

Adulte :

·4 à 6 comprimés par jour en 2 ou 3 prises, au cours des repas (soit : 3 à 4,5 M.U.I. de spiramycine et 500 à 750 mg de métronidazole).

·Dans les cas sévères, la posologie peut être portée à 8 comprimés par jour.

Population pédiatrique :

·de 6 à 10 ans : 2 comprimés par jour (soit 1,5 M.U.I de spiramycine et 250 mg de métronidazole).

·de 10 à 15 ans : 3 comprimés par jour (soit 2,25 M.U.I de spiramycine et 375 mg de métronidazole).

Traitement préventif des complications infectieuses locales post-opératoires en chirurgie odonto-stomatologique

Adulte :

·4 à 6 comprimés par jour en 2 ou 3 prises, au cours des repas.

Population pédiatrique:

·de 6 à 10 ans : 2 comprimés par jour (soit 1,5 M.U.I de spiramycine et 250 mg de métronidazole)

·de 10 à 15 ans : 3 comprimés par jour (soit 2,25 M.U.I de spiramycine et 375 mg de métronidazole).

Mode d'administration

Voie orale.

ARRETER LE TRAITEMENT ET CONSULTER IMMEDIATEMENT un médecin en cas de :
- Réaction allergique: oppression dans la poitrine, vertiges, nausées, évanouissements ou vertiges lors du passage debout.
-
Rougeur se généralisant à tout le corps avec des pustules accompagnée de fièvre.

- Difficulté à coordonner ses mouvements, état de confusion, convulsions, et difficulté pour parler, pour marcher, tremblements, mouvements involontaires des yeux, ainsi que d'autres manifestations au niveau des mains et des pieds telles que des fourmillements, picotements, sensations de froid, engourdissements, diminution de la sensibilité du toucher.

- Troubles du comportement à risque.

PREVENIR IMMEDIATEMENT le médecin en cas de :
- Réactions cutanées sévères : éruption de bulles avec décollement de la peau pouvant rapidement s'étendre à tout le corps.
- Maux de ventre, anorexie, nausées, vomissements, fièvre, malaise, fatigue, jaunisse, urines foncées, selles de couleur mastic ou démangeaisons.
EVITER la prise d'alcool ou de médicaments contenant de l'alcool pendant le traitement en raison du risque de survenue de malaises, rougeur du visage, chaleur, vomissements, accélération du rythme cardiaque.
PRUDENCE en cas de conduite de véhicules ou d'utilisation de machines (vertiges, confusion, hallucinations, convulsions, troubles visuels).


LIÉS À LA SPIRAMYCINE

Affections cardiaques

·Fréquence indéterminée : allongement de l'intervalle QT, arythmie ventriculaire, tachycardie ventriculaire, torsade de pointes pouvant conduire à un arrêt cardiaque (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Affections Gastro-intestinales

·Fréquent : douleur abdominale, nausées, vomissements, gastralgies, diarrhée

·Très rares : colites pseudo-membraneuses.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

·Fréquent : éruptions.

·Fréquence indéterminée : urticaire, prurit, oedème de Quincke, chocs anaphylactiques Syndrome de Stevens-Johnson, syndrome de Lyell, pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG) (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Affections du système nerveux central et périphérique

·Très fréquent : paresthésies occasionnelles et transitoires.

·Fréquent : dysgueusie transitoire.

Affections hépatobiliaires

·Très rares : anomalies des tests hépatiques.

·Fréquence indéterminée : cas d'hépatite cholestatique, mixte ou plus rarement cytolytique.

Affections hématologiques et du système lymphatique

·Fréquence indéterminée : leucopénie, neutropénie, anémie hémolytique (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

LIÉS AU MÉTRONIDAZOLE

Affections hématologiques et d système lymphatique

·Neutropénie, agranulocytose et thrombopénie.

Affections psychiatriques

·Hallucinations,

·Réactions psychotiques avec paranoïa et/ou délire pouvant s'accompagner de manière isolée d'idées ou d'actes suicidaires (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi),

·Humeur dépressive.

Affections du système nerveux

·Neuropathies sensitives périphériques,

·Céphalées,

·Vertiges,

·Confusion,

·Convulsions,

·Encéphalopathies pouvant être associées à des modifications de l'IRM généralement réversibles à l'arrêt du traitement. D'exceptionnels cas d'évolution fatale ont été rapportés (voir Mises en garde spéciales et précautions d'emploi),

·Syndrome cérébelleux subaigu (ataxie, dysarthrie, troubles de la démarche, nystagmus, tremblements (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)

·Méningites aseptique (voir Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

Affections oculaires

·Troubles visuels transitoires tels que vision trouble, diplopie, myopie, diminution de l'acuité visuelle et changement dans la vision des couleurs,

·Neuropathies/névrites optiques.

Affections Gastro-intestinales

·Troubles digestifs bénins (douleurs épigastriques, nausées, vomissements, diarrhée),

·Glossites avec sensation de sécheresse de la bouche, stomatites, troubles du goût, anorexie,

·Pancréatites réversibles à l'arrêt du traitement,

·Décoloration ou modification de l'aspect de la langue (mycose).

Affections hépatobiliaires

·Elévation des enzymes hépatiques (ALT, AST phosphatases alcalines), très rares cas d'atteinte hépatique aiguë de nature cytolytique (parfois ictérique), cholestatiques ou mixtes. Des cas isolés d'insuffisance hépatocellulaire pouvant nécessiter une transplantation hépatique ont été rapportés.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

·Bouffées congestives, prurit, éruption cutanée parfois fébrile,

·Urticaire, oedème de Quincke, choc anaphylactique (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi),

·Très rares cas de pustulose exanthématique aiguë généralisée (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi),

·Syndrome de Lyell,

·Syndrome de Steven-Johnson.

·Erythème pigmenté fixe.

Divers

·Apparition d'une coloration brun-rougeâtre des urines due à la présence de pigments hydrosolubles provenant du métabolisme du produit.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr.


  • Allongement de l'intervalle QT
  • Arythmie ventriculaire
  • Tachycardie ventriculaire
  • Torsades de pointes
  • Arrêt cardiaque
  • Douleur abdominale
  • Nausée
  • Vomissement
  • Gastralgie
  • Diarrhée
  • Colite pseudomembraneuse
  • Eruption cutanée
  • Urticaire
  • Prurit cutané
  • Oedème de Quincke
  • Choc anaphylactique
  • Syndrome de Stevens-Johnson
  • Syndrome de Lyell
  • Pustulose exanthématique aiguë généralisée
  • Paresthésie
  • Dysgueusie
  • Anomalie des tests hépatiques
  • Hépatite cholestatique
  • Hépatite cholestatique cytolytique
  • Hépatite cholestatique mixte
  • Leucopénie
  • Neutropénie
  • Anémie hémolytique
  • Agranulocytose
  • Thrombopénie
  • Hallucination
  • Réaction psychotique
  • Paranoïa
  • Délire
  • Idée suicidaire
  • Acte suicidaire
  • Humeur dépressive
  • Neuropathie sensitive périphérique
  • Céphalée
  • Vertige
  • Confusion
  • Convulsions
  • Encéphalopathie
  • Syndrome cérébelleux subaigu
  • Ataxie
  • Dysarthrie
  • Trouble de la marche
  • Nystagmus
  • Tremblement
  • Méningite aseptique
  • Trouble visuel
  • Vision trouble
  • Diplopie
  • Myopie
  • Diminution de l'acuité visuelle
  • Altération de la vision des couleurs
  • Neuropathie optique
  • Trouble digestif
  • Douleur épigastrique
  • Glossite
  • Sécheresse buccale
  • Stomatite
  • Anorexie
  • Pancréatite
  • Décoloration de la langue
  • Modification de l'aspect de la langue
  • Mycose de la cavité buccale
  • Elévation des enzymes hépatiques
  • Elévation des ALAT
  • Elévation des ASAT
  • Elévation des phosphatases alcalines
  • Atteinte hépatique aiguë
  • Atteinte hépatique ictérique
  • Insuffisance hépatocellulaire
  • Bouffée congestive
  • Eruption cutanée fébrile
  • Erythème pigmenté fixe
  • Coloration brun-rougeâtre des urines
  • Test de Nelson faussement positif
Contre-indications

·hypersensibilité aux imidazolés, à la spiramycine ou au métronidazole ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition.

·enfant de moins de 6 ans, en raison de la forme pharmaceutique (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

LISTE:

  • Hypersensibilité spiramycine
  • Hypersensibilité métronidazole
  • Hypersensibilité imidazolés
  • Enfant de moins de 6 ans
  • Déficit en G6PD
  • Allaitement
  • Consommation d'alcool
  • Syndrome de Cockayne

Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Hypersensibilité / peau et annexes

·Des réactions d'allergie, y compris des chocs anaphylactiques, peuvent survenir et mettre en jeu le pronostic vital (voir rubrique Effets indésirables). Dans ces cas, le métronidazole doit être interrompu et un traitement médical adapté doit être mis en place.

·Des cas de réaction cutanées sévères incluant syndrome de Stevens-Johnson, syndrome de Lyell, Pustulose Exanthématique Aigüe Généralisée (PEAG) ont été rapportés avec spiramycine/ metronidazole. Les patients doivent être informés des signes et symptomes et une surveillance cutanée rapprochée doit être pratiquée.

·La survenue de signes ou symptomes de Syndrome de Stevens-Jonhson, Syndrome de Lyell (ex : éruption progressive souvent accompagnée de bulles ou de lésions des muqueuses) ou AGEP (érythème généralisé fébrile associé à des pustules) (voir rubrique Effets indésirables) impose l'arrêt du traitement et contre-indique toute nouvelle administration de spiramycine ou de métronidazole seule ou associée.

Système nerveux central

·Si des symptômes évocateurs d'encéphalopathie ou de syndrome cérébelleux apparaissent, la pris en charge du patient doit être immédiatement réévaluée et le traitement par le métronidazole doit être arrêté.

·Des cas d'encéphalopathie ont été rapportés avec le métronidazole lors de la surveillance post-commercialisation. Des cas de modifications de l'IRM associées à une encéphalopathie ont également été observés (voir rubrique Effets indésirables). Les lésions observées sont localisées le plus fréquemment dans le cervelet (particulièrement dans le noyau dentelé) et dans le splenium du corps calleux. La plupart des cas d'encéphalopathie et de modifications de l'IRM sont réversibles à l'arrêt du traitement. D'exceptionnels cas d'évolution fatale ont été rapportés.

·Surveiller l'apparition de signes évocateurs d'encéphalopathie ou en cas d'aggravation chez les malades atteints d'affection neurologique centrale.

·En cas de méningite aseptique sous métronidazole, la réintroduction du traitement est déconseillée ou doit faire l'objet d'une appréciation du rapport bénéfice-risque en cas d'infection grave.

Système nerveux périphérique

·Surveiller l'apparition de signes évocateurs de neuropathies périphériques, en particulier en cas de traitement prolongé ou chez les malades atteints d'affections neurologiques périphériques sévères, chroniques ou évolutives.

Troubles psychiatriques

·Des réactions psychotiques avec possible comportement à risque pour le patient, peuvent survenir dès les premières prises du traitement, notamment en cas d'antécédents psychiatriques (voir rubrique Effets indésirables). Le métronidazole doit alors être arrêté, le médecin informé et les mesures thérapeutiques nécessaires prises immédiatement.

Lignée sanguine

·En cas d'antécédents de troubles hématologiques, de traitement à forte dose et/ou de traitement prolongé, il est recommandé de pratiquer régulièrement des examens sanguins, particulièrement le contrôle de la formule leucocytaire.

·En cas de leucopénie, l'opportunité de la poursuite du traitement dépend de la gravité de l'infection.

Alongement de l'intervalle QT

·Des cas d'allongement de l'intervalle QT ont été rapportés chez des patients prenant des marolides, y compris la spiramycine.

·La prudence est recommandée lors d'un traitement par spiramycine, chez des patients présentant des facteurs de risques connus pour allonger l'intervalle QT tels que :

oun déséquilibre électrolytique non corrigé (par exemple, l'hypokaliémie, l'hypomagnésémie),

oun syndrome du QT long congénital,

odes pathologies cardiaques (par exemple, une insuffisance cardiaque, un infarctus du myocarde, une bradycardie).

oun traitement concomitant avec des médicaments connus pour allonger l'intervalle QT (par exemple, les antiarythmiques de classe IA et III, les antidépresseurs tricycliques, certains antibiotiques, certains antipsychotiques),

oles personnes agées, les nouveaux-nés et les femmes peuvent être plus sensibes à l'allongement du QT. (Voir rubriques Posologie et mode d'administration, Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions, Effets indésirables et Surdosage).

Déficit enzymatique en G6PD

·Chez les sujets porteurs d'un déficit enzymatique en G6PD, des cas d'hémolyse aiguë ont été rapportés avec la spiramycine administrée par voie orale ou injectable. Sa prescription doit donc être écartée, et le recours à une alternative thérapeutique, si elle existe, est fortement recommandé.

En l'absence d'alternative, la décision doit prendre en compte pour chaque patient, le danger d'hémolyse et le bénéfice potentiel attendu du traitement. Si la prescription de ce médicament est nécessaire, la survenue d'une hémolyse éventuelle devra être dépistée.

Interactions médicamenteuses

·L'utilisation concomitante de métronidazole et d'alcool est déconseillée (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

·L'utilisation concomitante de métronidazole et de busulfan est déconseillée (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

·L'utilisation concomitante de métronidazole et disulfirame est déconseillée (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Interactions avec les examens paracliniques

·Le métronidazole peut immobiliser les tréponèmes et donc faussement positiver un test de Nelson.

Des cas d'hépatotoxicité sévère/d'insuffisance hépatique aiguë, y compris des cas entraînant une issue fatale avec une survenue très rapide après l'initiation du traitement chez des patients atteints du syndrome de Cockayne, ont été rapportés avec des produits contenant du métronidazole destinés à une utilisation systémique. Dans cette population, le métronidazole doit donc être utilisé après une évaluation approfondie du rapport bénéfice-risque et uniquement si aucun traitement alternatif n'est disponible. Des tests de la fonction hépatique doivent être réalisés juste avant le début du traitement, tout au long de celui-ci et après la fin du traitement, jusqu'à ce que la fonction hépatique se situe dans les limites des valeurs normales, ou jusqu'à ce que les valeurs initiales soient obtenues. Si les tests de la fonction hépatique deviennent nettement élevés pendant le traitement, la prise du médicament doit être interrompue.

Il faut informer les patients atteints du syndrome de Cockayne de rapporter immédiatement tous les symptômes de lésions hépatiques potentielles à leur médecin et d'arrêter la prise de métronidazole.

LISTE:

  • Réaction allergique
  • Choc anaphylactique
  • Réaction cutanée sévère
  • Surveillance cutanée
  • Encéphalopathie
  • Syndrome cérébelleux
  • Affection neurologique
  • Méningite aseptique
  • Troubles psychiatriques
  • Antécédent psychiatrique
  • Antécédent de trouble hématologique
  • Leucopénie
  • Risque d'allongement de l'intervalle QT
  • Personne âgée
  • Femme

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

LIÉES À LA SPIRAMYCINE

Associations faisant l'objet de précautions d'emploi

+ Médicaments donnant des torsades de pointes : antiarythmiques de classe la (quinidine, hydroquinidine, disopyramide), antiarythmiques de classe III (amiodarone, sotalol, dofétilide, ibutilide), sultopride (neuroleptique benzamide), autres torsadogènes (arsénieux, bépridil, cisapride, diphémanil, dolasétron IV, érythromycine IV, lévofloxacine, mizolastine, moxifloxacine, prucalopride, torémifène, vincamine IV)

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes

+ Lévodopa

En cas d'association avec la carbidopa : inhibition de l'absorption de la carbidopa avec diminution des concentrations plasmatiques de la lévodopa.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de la lévodopa.

LIÉES AU MÉTRONIDAZOLE

Réaction antabuse

Les médicaments provoquant une réaction antabuse avec l'alcool sont nombreux et leur association avec l'alcool est déconseillée.

Associations déconseillées

+ Alcool (boisson ou excipient)

Effet antabuse (chaleur, rougeurs, vomissements, tachycardie). Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool. Tenir compte de l'élimination complète des médicaments en se référant à leur demi-vie avant la reprise de boissons alcoolisées ou du médicament contenant de l'alcool.

+ Busulfan

Avec le busulfan à fortes doses : doublement des concentrations de busulfan par le métronidazole.

+ Disulfirame

Risque d'épisodes de psychose aiguë ou d'état confusionnel, réversibles à l'arrêt de l'association.

Associations faisant l'objet de précautions d'emploi

+ Anticonvulsivants inducteurs enzymatiques

Diminution des concentrations plasmatiques du métronidazole par augmentation de son métabolisme hépatique par l'inducteur.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de métronidazole pendant le traitement par l'inducteur et après son arrêt.

+ Rifampicine

Diminution des concentrations plasmatiques du métronidazole par augmentation de son métabolisme hépatique par la rifampicine.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de métronidazole pendant le traitement par la rifampicine et après son arrêt.

+ Lithium

Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques, avec signes de surdosage en lithium.

Surveillance stricte de la lithémie et adaptation éventuelle de la posologie du lithium.

Associations à prendre en compte

+ Fluoro-uracile (et par extrapolation, tégafur et capécitabine)

Augmentation de la toxicité du fluoro-uracile par diminution de sa clairance.

Problèmes particuliers du déséquilibre de l'INR

De nombreux cas d'augmentation de l'activité des anticoagulants oraux ont été rapportés chez des patients recevant des antibiotiques. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, l'âge et l'état général du patient apparaissent comme des facteurs de risque. Dans ces circonstances, il apparaît difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse et son traitement dans la survenue du déséquilibre de l'INR. Cependant, certaines classes d'antibiotiques sont davantage impliquées : il s'agit notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines.

Interactions avec les examens paracliniques

Le métronidazole peut immobiliser les tréponèmes et donc faussement positiver un test de Nelson.


Incompatibilités

Sans objet.


Surdosage

Il n'existe pas d'antidote spécifique pour la spiramycine ni le métronidazole.

En cas de surdosage, le traitement est symptomatique.

Troubles liés à la spiramycine :

Il n'y a pas de dose toxique connue pour la spiramycine.

Les signes attendus à forte dose sont digestifs : nausées, vomissements, diarrhées.

Des cas d'allongement de l'intervalle QT régressifs à l'arrêt du traitement ont été observés chez des nouveau-nés traités à de fortes doses de spiramycine et après administration intraveineuse de spiramycine chez les sujets à risque d'allongement de l'intervalle QT. En cas de surdosage en spiramycine, un ECG est donc recommandé pour mesure de l'intervalle QT, ce d'autant qu'il existe d'autres facteurs de risque associé (hypokaliémie, allongement congénital de l'intervalle QTc, association aux médicaments prolongeant l'intervalle QT et/ou donnant des torsades de pointes).

Troubles liés au métronidazole :

Des cas d'administration d'une dose unique jusqu'à 12 g ont été rapportés lors de tentatives de suicide et de surdosage accidentel. Les symptômes se sont limités à des vomissements, ataxie et légère désorientation.


Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Il convient d'avertir les patients du risque potentiel de vertiges, de confusion, d'hallucinations, de convulsions ou de troubles visuels et de leur recommander de ne pas conduire de véhicules ni d'utiliser de machines en cas de survenue de ce type de troubles.

Grossesse :
L'utilisation de ce médicament peut être envisagée au cours de la grossesse si besoin quel qu'en soit le terme.
- Métronidazole :
En clinique, l'analyse d'un nombre élevé de grossesses exposées n'a apparemment révélé aucun effet malformatif ou foetotoxique particulier du métronidazole. Toutefois, seules des études épidémiologiques permettraient de vérifier l'absence de risque.
Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène du métronidazole.
- Spiramycine :
L'utilisation de la spiramycine peut être envisagée au cours de la grossesse si besoin. En effet, l'utilisation large de la spiramycine au cours de la grossesse n'a pas révélé, à ce jour, d'effet malformatif ou foetotoxique de cette molécule.
Allaitement :
Le métronidazole et la spiramycine passant dans le lait maternel, éviter l'administration de ce médicament pendant l'allaitement.

Durée de conservation :
3 ans.
Précautions particulières de conservation :
Pas de précautions particulières de conservation.

Forme : Comprimé pelliculé

Dosage : 0,75 MUI/125 mg

Contenance : 20 comprimés

Laboratoire Titulaire : CRISTERS

Laboratoire Exploitant : CRISTERS


Forme pharmaceutique

Comprimé pelliculé.


Composition exprimée par Comprimé

Principes Actifs :
  • Spiramycine (750000 UI)
  • Métronidazole (125 mg)

Excipients :
  • Noyau :
    • Carboxyméthylamidon sodique (type A)
    • Mannitol
    • Hydroxypropylcellulose
    • Magnésium stéarate
    • Cellulose microcristalline
  • Pelliculage :
    • Sepifilm rose :
      • Hypromellose
      • Macrogol stéarate 2000
      • Titane dioxyde
      • Fer oxyde rouge

    *Cette fiche médicament a été générée à partir des données de la Banque Claude Bernard© (www.resip.fr) ne peut être utilisée isolément pour l'établissement d'un diagnostic, l'instauration d'un traitement ou une décision thérapeutique, qui relève de la compétence exclusive des professionnels de santé. Il est rappelé que le contenu de la Base Claude Bernard doit être considéré comme un ouvrage scientifique faisant l'objet d'une consultation critique laissant aux professionnels de santé les responsabilités de la prescription que le code leur reconnaît. La Base Claude Bernard a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments. Les données fournies ne peuvent être considérées comme exhaustives et peuvent avoir évolué depuis leur mise en ligne. Seul votre médecin est habilité à mettre en œuvre un traitement adapté à votre cas personnel. Les Données fournies sont la propriété de RESIP et ne peuvent être reproduites ou diffusées par quelque moyen, toute impression ne pouvant concerner que des extraits non substantiels et n'être effectuée qu'à des fins strictement personnelles et non commerciales.