Médicaments


UPTRAVI 200 microgrammes comprimés pelliculés (PRODUIT SUPPRIME LE 20/09/2016)

Dans le cadre de l'Autorisation Temporaire d'Utilisation, (ATU) de cohorte, UPTRAVI est indiqué pour le traitement au long cours des patients adultes présentant une hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) idiopathique ou héritable, associée à une connectivité ou à une cardiopathie congénitale simple corrigée, en classe fonctionnelle OMS III et insuffisamment contrôlés par un traitement par un antagoniste des récepteurs de l'endothéline (ARE) associé à un inhibiteur de la phosphodiestérase de type 5 (iPDE-5).


  • Hypertension artérielle pulmonaire associée à une connectivite
  • Hypertension artérielle pulmonaire associée à une cardiopathie congénitale

Le traitement doit être initié et surveillé uniquement par un médecin expérimenté dans la prise en charge de l'hypertension artérielle pulmonaire.

 

Posologie

 

Adaptation individuelle de la posologie maximale tolérée

La posologie doit être adaptée individuellement pour chaque patient en augmentant progressivement la dose administrée jusqu'à la dose maximale tolérée. La dose d'entretien sera ainsi établie individuellement pour chaque patient, Elle peut se situer entre 200 microgrammes (pg) 2 fois par jour et 1 600 microgrammes 2 fois par jour (dose maximale préconisée).

 

La dose initiale recommandée est de 200 microgrammes 2 fois par jour en respectant un intervalle d'environ 12 heures entre chaque prise. La dose est ensuite augmentée habituellement chaque semaine par paliers de 200 microgrammes 2 fois par jour. A l'initiation du traitement et à chaque augmentation de dose, il est recommandé de prendre la première prise le soir. Des réactions indésirables en relation avec le mécanisme d'action d'UPTRAVI (tels que : céphalées, diarrhées, nausées et vomissements, douleurs de la mâchoire, myalgies, douleurs des extrémités, arthralgies et bouffées vasomotrices), peuvent apparaitre au cours de cette période d'ascension de doses. Ces réactions sont habituellement transitoires ou peuvent régresser avec un traitement symptomatique (voir rubrique Effets indésirables). Néanmoins, lorsque le patient atteint une dose qu'il ne peut pas tolérer, le traitement sera poursuivi à la dose du palier précédent (dose individuelle maximale tolérée).

 

Si la dose a été limitée pour une raison autre que la survenue d'une réaction indésirable en relation avec le mécanisme d'action d'UPTRAVI, une deuxième tentative d'ascension de dose peut être envisagée pour rechercher la dose individuelle maximale tolérée sans dépasser 1 600 microgrammes 2 fois par jour.

 

Adaptation individuelle de la dose d'entretien

La dose individuelle maximale tolérée atteinte pendant la période d'adaptation de la posologie sera maintenue.

Si au cours du temps, le traitement est moins bien toléré à cette dose, un traitement symptomatique et/ou une diminution de la dose à celle du palier inférieur doivent être envisagés.

 

Interruption et arrêt du traitement

Si une prise est oubliée, elle doit être administrée dès que possible. La prise oubliée ne doit pas être administrée si la prise suivante est prévue approximativement dans les 6 prochaines heures.

 

Si le traitement n'a pas été administré pendant 3 jours ou plus, UPTRAVI sera réintroduit à une dose inférieure puis la dose sera augmentée progressivement selon une nouvelle période d'ascension.

 

L'expérience clinique concernant l'arrêt brutal d'UPTRAVI chez les patients atteints dHTAP est limitée.

Aucun effet rebond n'a été observé. Cependant, s'il est décidé d'arrêter le traitement par UPTRAVI, l'arrêt doit être progressif tout en introduisant un traitement alternatif.

 

Patients âgés (≥ 65 ans)

Aucun ajustement de dose n'est nécessaire chez les patients âgés (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). L'expérience clinique est limitée chez les patients de plus de 75 ans, UPTRAVI doit donc être utilisé avec prudence dans cette population (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

 

Insuffisance hépatique

UPTRAVI ne doit pas être administré chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (Classe C de la classification Child-Pugh; voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Pour les patients présentant une une insuffisance hépatique modérée (Classe B de la classification Child-Pugh), la dose initiale de UPTRAVI doit être de 200 microgrammes 1 fois par jour et augmentée toute les semaines par paliers de 200 microgrammes 1 fois par jour jusqu'à l'apparition d'une réaction indésirable en relation avec le mécanisme d'action d'UPTRAVI, non tolérée ou ne régressant pas avec un traitement symptomatique. Aucun ajustement de dose n'est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère (classe A de la classification Child-Pugh).

 

Insuffisance rénale

Aucun ajustement de dose n'est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale légère ou modérée. Aucun ajustement de la dose initiale n'est nécessaire pour les patients présentant une insuffisance rénale sévère (débit de filtration glomérulaire estimé [DFGe] < 30 mL/min/1,73 m2); la prudence est néanmoins requise chez ces patients lors de l'adaptation de la posologie (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

 

Population pédiatrique (< 18 ans)

La sécurité et l'efficacité d'UPTRAVI n'ont pas été établies chez les enfants âgés de 0 à 18 ans.

Aucune donnée n'est disponible. L'administration d'UPTRAVI dans la population pédiatrique n'est pas recommandée. Des études conduites chez l'animal ont mis en évidence une augmentation du risque d'invagination intestinale, mais la pertinence clinique de ces résultats n'est pas établie (voir rubrique Données de sécurité précliniques).

 

Mode d'administration

 

Voie orale.

 

Les comprimés pelliculés doivent être pris par voie orale le matin et le soir. Pour améliorer la tolérance, il est recommandé de prendre UPTRAVI au cours des repas et, à chaque palier d'augmentation de dose, de prendre la première prise le soir.

Les comprimés ne doivent être ni coupés, ni écrasés, ni mâchés mais doivent être avalés avec de l'eau.

 

Il doit être conseillé aux patients malvoyants ou aveugles d'obtenir l'assistance d'une tierce personne pour prendre UPTRAVI pendant la période d'adaptation de la posologie.

FEMME EN AGE DE PROCREER : utiliser une contraception efficace durant le traitement par le sélexipag.
PRUDENCE en cas de conduite de véhicules ou d’utilisation de machines (céphalées et hypotension).
ADMINISTRATION du médicament : à l’initiation du traitement et à chaque augmentation de dose, Il est recommandé de prendre la première prise le soir.

Résumé du profil de sécurité

 

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés sont des céphalées, des diarrhées, des nausées et des vomissements, des douleurs de la mâchoire, des myalgies, des douleurs des extrémités, des arthralgies et des bouffées vasomotrices. Ces réactions sont plus fréquentes pendant la période initiale d'adaptation de la posologie. L'intensité de la majorité de ces effets indésirables était légère à modérée.

 

Liste tabulée des effets indésirables:

 

Le profil de sécurité du sélexipag a été évalué au cours d'une étude de phase III à long terme, contrôlée contre placebo chez 1 156 patients présentant une HTAP symptomatique. La durée moyenne de traitement a été de 76,4 semaines (médiane: 70,7 semaines) dans le groupe de patients traités par le sélexipag et de 71,2 semaines (médiane: 63,7 semaines) dans le groupe placebo. La durée d'exposition maximum au sélexipag a été de 4,2 années.

 

Les effets indésirables rapportés au cours de cette étude clinique pivot sont listés dans le tableau ci- dessous. Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité.

 

Classe organe

Très fréquent

(≥ 1/10)

Fréquent

(≥ 1/100 à < 1/10)

Peu fréquent

( 1/1 000 à < 1/100)

Troubles

hématologiques et du système lymphatique

 

Anémie

Diminution du taux d'hémoglobine

 

Troubles endocriniens

 

Hyperthyroïdie Diminution de la thyréostimuline (TSH) (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)

 

Troubles du métabolisme et de la nutrition

 

Diminution de l'appétit Perte de poids

 

Troubles du système nerveux

Céphalées*

 

 

Troubles cardiaques

 

 

Tachycardie sinusale

Troubles vasculaires

Bouffées vasomotrices*

Hypotension (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)

 

Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux

Rhinopharyngite (d'origine non

infectieuse)

Congestion nasale

 

Troubles gastrointestinaux

Diarrhée*

Vomissements*

Nausées*

Douleurs abdominales*

 

Troubles cutanés et du tissu sous-cutané

 

Rash cutané

Urticaire

Erythème

 

Troubles musculo- squelettiques et du tissu conjonctif

Douleurs de la

mâchoire*

Myalgies*

Arthralgies*

Douleurs des

extrémités*

 

 

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

 

Douleurs

 

* Voir le paragraphe "description de certains effets indésirables" ci-dessous.

 

Description de certains effets indésirables

 

Effets pharmacologiques associés au traitement pendant la période initiale d'adaptation de la posologie puis observés pendant la période d'entretien

Les effets indésirables fréquemment observés en particulier pendant la période d'adaptation de la posologie sont ceux liés au mode d'action du sélexipag. Ces effets indésirables sont listés ci-après:

 

Effets indésirables associés au mode d'action de la prostacycline

Période d'adaptation de la posologie

Période d'entretien

Sélexipag

Placebo

Sélexipag

Placebo

Céphalées

64%

28%

40%

20%

Diarrhées

36%

12%

30%

13%

Nausées

29%

13%

20%

10%

Douleurs de la mâchoire

26%

4%

21%

4%

Myalgies

15%

5%

9%

3%

Douleurs des extrémités

14%

5%

13%

6%

Vomissements

14%

4%

8%

6%

Bouffées

vasomotrices

11%

4%

10%

3%

Arthralgies

7%

5%

9%

5%

 

Ces effets sont le plus souvent transitoires ou contrôlés par un traitement symptomatique. Parmi les patients recevant du sélexipag, 7,5% ont arrêté le traitement à l'étude en raison de la survenue de ces effets indésirables. Le taux d'effets indésirables graves était environ de 2,3% dans le groupe sélexipag et de 0,5% dans le groupe placebo. Les effets gastro-intestinaux observés ont répondu à un traitement anti-diarrhéique, antiémétique et antinauséeux et/ou aux médicaments pour les troubles fonctionnels gastro-intestinaux. Le plus fréquemment, les douleurs ont été traitées par des antalgiques (tels que le paracétamol).

 

Diminution du taux d'hémoglobine

Dans une étude de phase III contrôlée contre placebo chez des patients atteints d'HTAP, une diminution moyenne du taux d'hémoglobine a été observée lors des visites de suivi, allant de -0,34 à -0,02 g/dL par rapport à la valeur initiale dans le groupe traité par le sélexipag alors que la variation dans le groupe placebo allait de -0,05 à 0,25 g/dL. Une diminution du taux d'hémoglobine par rapport à la valeur initiale entrainant un taux d'hémoglobine inférieur à 10 g/dL a été rapportée chez 8,6% des patients recevant le sélexipag et chez 5,0% des patients recevant le placebo.

 

Tests de la fonction thyroïdienne

Dans une étude de phase III contrôlée contre placebo chez des patients présentant une HTAP, une hyperthyroïdie a été rapportée chez 1,6% des patients dans le groupe sélexipag et chez aucun patient dans le groupe placebo (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Une diminution du taux médian de thyréostimuline (TSH) (jusqu'à -0,3 mUI/L par rapport à une valeur initiale médiane de 2,5 mUI/L) a été observée dans le groupe sélexipag au cours de la plupart des visites. Dans le groupe placebo, des modifications mineures des valeurs médianes ont été observées. Il n'a été observé de modification des taux moyens de triiodothyronine ou de thyroxine dans aucun des deux groupes.

 

Augmentation de la fréquence cardiaque

Dans une étude de phase III, contrôlée contre placebo chez des patients présentant une HTAP, une augmentation transitoire de la fréquence cardiaque de 3-4 bpm deux à quatre heures après la prise a été observée. Les électrocardiogrammes (ECG) ont montré des tachycardies sinusales chez 11,3% des patients dans le groupe sélexipag, comparé à 8,8% des patients dans le groupe placebo (voir aussi la rubrique Propriétés pharmacodynamiques).

 

Déclaration des effets indésirables suspectés

 

La déclaration des effets indésirables suspectés est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé doivent déclarer tout effet indésirable suspecté à l'aide de la fiche de déclaration des effets indésirables disponible dans le Protocole d'utilisation thérapeutique et de recueil d'informations (cf Annexe D du PUT).


  • Anémie
  • Diminution du taux d'hémoglobine
  • Hyperthyroïdie
  • Diminution de la TSH
  • Diminution de l'appétit
  • Perte de poids
  • Céphalée
  • Tachycardie sinusale
  • Bouffées vasomotrices
  • Hypotension
  • Rhinopharyngite
  • Congestion nasale
  • Diarrhée
  • Vomissement
  • Nausée
  • Douleur abdominale
  • Rash cutané
  • Urticaire
  • Erythème
  • Douleur de la mâchoire
  • Myalgie
  • Arthralgie
  • Douleur des extrémités
  • Douleur
  • Augmentation de la fréquence cardiaque
Contre-indications

•      Hypersensibilité connue à la substance active sélexipag ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition

•      Coronaropathie sévère ou angor instable

•      Infarctus du myocarde survenu au cours des 6 derniers mois

•      Insuffisance cardiaque décompensée non contrôlée médicalement

•      Arythmie sévère

•      Troubles vasculaires cérébraux (tels que accident ischémique    transitoire, accident vasculaire cérébral)

       survenus au cours des trois derniers mois

•      Anomalies valvulaires congénitales ou acquises avec un retentissement cardiaque cliniquement significatif et non liées à l'hypertension pulmonaire

LISTE:

  • Coronaropathie sévère
  • Infarctus du myocarde dans les derniers 6 mois
  • Insuffisance cardiaque décompensée non contrôlée
  • Arythmie sévère
  • Accident vasculaire cérébral récent
  • Accident ischémique transitoire récent
  • Anomalie valvulaire
  • Allaitement
  • Insuffisance hépatique sévère
  • Enfant de moins de 6 ans
  • Grossesse
  • Absence de contraception féminine efficace
  • Enfant de 6 à 18 ans
  • Dialyse

Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Hypotension

UPTRAVI exerce un effet vasodilatateur qui peut entraîner une diminution de la pression artérielle. La prescription d'UPTRAVI sera envisagée avec prudence chez les patients ayant des facteurs de risque d'hypotension induite par l'utilisation d'un vasodilatateur (par exemple : patients recevant un traitement antihypertenseur ou présentant une hypotension au repos, une hypovolémie, une cardiomyopathie obstructive gauche sévère, ou une dysfonction du système nerveux autonome).

 

Hyperthyroïdie

Des cas d'hyperthyroïdie ont été observés avec UPTRAVI. Des tests de la fonction thyroïdienne sont recommandés selon le contexte clinique en présence de signes ou symptômes d'hyperthyroïdie.

 

Maladie veino-occlusive pulmonaire

Des cas d'oedème pulmonaire ont été rapportés avec les vasodilatateurs (principalement avec les prostacyclines) lors de leur utilisation chez des patients présentant une maladie veino-occlusive pulmonaire. En conséquence, en cas d'apparition de signes d'oedème pulmonaire lors de l'administration d'UPTRAVI chez des patients ayant une HTAP, la possibilité d'une maladie veino- occlusive pulmonaire doit être évoquée. Si elle est confirmée, le traitement par UPTRAVI doit être interrompu.

 

Patients âgés (≥ 65 ans)

L'expérience clinique est limitée chez les patients de plus de 75 ans, le sélexipag doit donc être utilisé avec prudence dans cette population (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

 

Insuffisance hépatique

 

Il n'y a pas d'expérience clinique avec le sélexipag chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (classe C de la classification Child-Pugh), UPTRAVI ne doit donc pas être utilisé chez ces patients. L'exposition au sélexipag et à son métabolite actif est augmentée chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique modérée (classe B de la classification Child-Pugh ; voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique modérée, UPTRAVI doit être pris 1 fois par jour (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

 

Insuffisance rénale

Des précautions sont recommandées pendant la période d'adaptation de la posologie chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (DFGe < 30ml/min/1,73m2). Il n'y a pas d'expérience clinique avec UPTRAVI chez les patients dialysés, UPTRAVI n'est donc pas recommandé dans cette population (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

 

Femmes en âge de procréer

Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace durant le traitement par le sélexipag.

LISTE:

  • Prédisposition à l'hypotension
  • Cardiomyopathie obstructive
  • Dysfonctionnement du système nerveux autonome
  • Hyperthyroïdie
  • Maladie pulmonaire veino-occlusive
  • Patient de plus de 75 ans
  • Insuffisance hépatique modérée
  • Insuffisance rénale sévère (Clcr < = 30 ml/mn)
  • Femme en âge de procréer

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Effets d'autres médicaments sur le sélexipag

 

Le sélexipag est hydrolysé en son métabolite actif par la carboxylestérase 1 hépatique (CES 1; voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). Le sélexipag et son métabolite actif subissent un métabolisme oxydatif au niveau des cytochromes CYP2C8 et CYP3A4. La glucuronidation du métabolite actif est catalysée par UGT1A3 et UGT2B7. Le sélexipag et son métabolite actif sont des substrats des protéines de transport des anions organiques OATP1B1 et OATP1B3. Le sélexipag est un substrat faible de la pompe d'efflux P- gp. Le métabolite actif est un substrat faible de la protéine de résistance du cancer du sein (BCRP).

 

La pharmacocinétique du sélexipag et de son métabolite actif n'est pas affectée par la warfarine.

 

Inhibiteurs ou inducteurs du CYP2C8, UGT1A3 et UGT2B7

L'effet des inhibiteurs du CYP2C8 (gemfibrozil), des inhibiteurs de l'UGT1A3 et de lUGT2B7 (acide valproïque, probénécide et fluconazole), des inducteurs du CYP2C8 (rifampicine, rifapentine) ou des inducteurs des UGT1A3 et UGT2B7 (rifampicine) sur l'exposition au sélexipag et à son métabolite actif n'a pas été étudié. Des précautions sont nécessaires lorsque ces médicaments sont administrés de façon concomitante au sélexipag. Une interaction pharmacocinétique potentielle avec des inhibiteurs ou des inducteurs puissants de ces enzymes ne peut être exclue.

 

Inhibiteurs ou inducteurs du CYP3A4

En présence de lopinavir 400 mg + ritonavir 100 mg deux fois par jour, un inhibiteur puissant du CYP3A4, l'exposition au sélexipag a approximativement doublé, tandis que l'exposition au métabolite actif du sélexipag n'a pas varié. Le métabolite actif étant 37 fois plus puissant, cet effet n'est pas cliniquement pertinent. Le fait qu'un inhibiteur puissant du CYP3A4 n'ait pas affecté la pharmacocinétique du métabolite actif, indique que la voie du CYP3A4 n'est pas importante dans l'élimination de ce métabolite actif. Aucun effet des inducteurs du CYP3A4 sur la pharmacocinétique du métabolite actif n'est attendu.

 

Traitements spécifiques de l'HTAP

Dans l'étude de phase III, contrôlée contre placebo, conduite chez des patients atteints dHTAP, l'utilisation concomitante du sélexipag en association avec un antagoniste des récepteurs à l'endothéline (ARE) et un inhibiteur de la phosphodiestérase de type 5 (iPDE-5) a entrainé une diminution de 30% de l'exposition au métabolite actif du sélexipag.

 

Inhibiteurs des transporteurs (lopinavir/ritonavir)

En présence de lopinavir 400 mg + ritonavir 100 mg deux fois par jour, un inhibiteur puissant de l'OATP (OATP1B1 et OATP1B3) et un inhibiteur de la P-gp, l'exposition au sélexipag a approximativement doublé, tandis que l'exposition au métabolite actif du sélexipag n'a pas varié. Lemétabolite actif étant responsable de la majorité de l'effet pharmacologique, cet effet n'est pas cliniquement pertinent.

 

Effet du sélexipag sur d'autres médicaments

 

Le sélexipag et son métabolite actif, à des concentrations cliniquement pertinentes, n'ont pas d'effet inhibiteur sur les enzymes du cytochrome P450. Le sélexipag et son métabolite actif n'inhibent pas les protéines de transport.

Il n'est pas attendu d'effet inducteur des enzymes du cytochrome P450 aux niveaux hépatique et rénal par le sélexipag et son métabolite actif à des concentrations cliniquement significatives. Des données in vitro indiquent que le sélexipag pourrait être un inducteur à la fois du CYP3A4 et du CYP2C9 au niveau intestinal.

 

Anticoagulants ou antiagrégants plaquettaires

Le sélexipag est un inhibiteur de l'agrégation plaquettaire in vitro. Dans l'étude de phase III contrôlée contre placebo chez des patients atteints d'HTAP, il n'a pas été détecté de risque accru de saignements avec le sélexipag par rapport au placebo, y compris lorsque le sélexipag était administré avec des anticoagulants (tels que l'héparine ou les anticoagulants de type coumarine) ou avec des antiagrégants plaquettaires. Dans une étude chez des volontaires sains, le sélexipag (400 pg deux fois par jour) n'a pas modifié l'exposition à la warfarine-S (substrat du CYP2C9) ou à la warfarine-R (substrat du CYP3A4) après une dose unique de 20 mg de warfarine. Le sélexipag n'a pas modifié l'effet pharmacodynamique de la warfarine sur l'INR (International Normalized Ratio).

 

Contraceptifs hormonaux

Aucune étude spécifique d'interaction médicamenteuse n'a été conduite avec les contraceptifs hormonaux. Le sélexipag n'ayant pas d'effet sur l'exposition à la warfarine-R, substrat du CYP3A4, ni sur l'exposition à la warfarine-S, substrat du CYP2C9, il n'est pas attendu de diminution de l'efficacité des contraceptifs hormonaux.


Incompatibilités

Sans objet.


Surdosage

Des surdosages occasionnels jusqu'à 3 200 pg ont été signalés. Les seuls effets rapportés ont été des nausées peu intenses et transitoires. En cas de surdosage, la prise en charge doit être adaptée en fonction des besoins.

 

Il est peu probable que la dialyse soit efficace du fait de la liaison forte de sélexipag et de son métabolite actif avec les protéines.


Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

UPTRAVI a une influence mineure sur la capacité à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Il convient de prendre en compte l'état clinique du patient ainsi que le profil des effets indésirables observés avec le sélexipag (tels que céphalées et hypotension) pour évaluer l' aptitude du patient à conduire un véhicule ou à utiliser des machines.

Femmes en âge de procréer

Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace durant le traitement par le sélexipag.

 

Grossesse

Il n'y a pas de données sur l'utilisation du sélexipag chez la femme enceinte. Les études conduites chez l'animal n'ont pas montré d'effet toxique direct ou indirect sur les fonctions de reproduction. Le sélexipag et son principal métabolite ont montré in vitro une affinité pour le récepteur de la prostacycline (IP) de 20 à 80 fois inférieure dans les espèces animales utilisées dans les tests de toxicité pour la reproduction par rapport à l'homme. Par conséquent, les marges de sécurité concernant l'effet potentiel lié au récepteur IP sur la reproduction sont plus faibles que pour l'effet non lié au récepteur IP (voir rubrique Données de sécurité précliniques).

 

UPTRAVI n'est pas recommandé pendant la grossesse et chez les femmes en âge de procréer n'utilisant pas de méthode de contraception fiable.

 

Allaitement

Le passage du sélexipag ou de son métabolite actif dans le lait maternel n'est pas connu. Chez le rat, le sélexipag ou son métabolite actif sont excrétés dans le lait (voir rubrique Données de sécurité précliniques). Un risque chez l'enfant allaité ne peut être exclu. UPTRAVI ne doit pas être utilisé pendant l'allaitement.

 

Fertilité

Il n'y a pas de données cliniques disponibles. Dans des études conduites chez le rat, le sélexipag à fortes doses a entrainé des troubles transitoires des cycles ovariens qui n'ont pas affecté la fertilité (voir rubrique Données de sécurité précliniques). La pertinence de ces effets chez l'homme n'est pas connue.

Durée de conservation :

3 ans.

 

Précautions particulières de conservation :

Aucune exigence particulière pour la conservation de ce médicament.

Forme : Comprimé pelliculé

Dosage : 200 microgrammes

Contenance : 28000 µg ou 140 comprimés

Laboratoire Titulaire : ACTELION PHARMACEUTICALS FRANCE

Laboratoire Exploitant : ACTELION PHARMACEUTICALS FRANCE


Forme pharmaceutique

Comprimés pelliculés, ronds, jaune pâle, sur lesquels est gravé “2”sur une face.


Composition exprimée par Comprimé

Principes Actifs :
  • Sélexipag (200 microgrammes)

Excipients :
  • Noyau du comprimé :
    • Mannitol
    • Amidon de maïs
    • Hydroxypropylcellulose faiblement substitué
    • Hydroxypropylcellulose
    • Magnésium stéarate
  • Pelliculage :
    • Hypromellose
    • Propylène glycol
    • Titane dioxyde
    • Fer oxyde jaune
    • Cire de carnauba

*Cette fiche médicament a été générée à partir des données de la Banque Claude Bernard© (www.resip.fr) ne peut être utilisée isolément pour l'établissement d'un diagnostic, l'instauration d'un traitement ou une décision thérapeutique, qui relève de la compétence exclusive des professionnels de santé. Il est rappelé que le contenu de la Base Claude Bernard doit être considéré comme un ouvrage scientifique faisant l'objet d'une consultation critique laissant aux professionnels de santé les responsabilités de la prescription que le code leur reconnaît. La Base Claude Bernard a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments. Les données fournies ne peuvent être considérées comme exhaustives et peuvent avoir évolué depuis leur mise en ligne. Seul votre médecin est habilité à mettre en œuvre un traitement adapté à votre cas personnel. Les Données fournies sont la propriété de RESIP et ne peuvent être reproduites ou diffusées par quelque moyen, toute impression ne pouvant concerner que des extraits non substantiels et n'être effectuée qu'à des fins strictement personnelles et non commerciales.