LISINOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE MYLAN 20mg/12,5mg, comprimé sécable (PRODUIT SUPPRIME LE 23/08/2016)

Traitement de l'hypertension artérielle en cas d'échec thérapeutique d'une monothérapie par un inhibiteur de l'enzyme de conversion.


  • Hypertension artérielle

Posologie

Chaque comprimé contient 20 mg de lisinopril et 12,5 mg d'hydrochlorothiazide.

Fonction rénale normale

La posologie habituelle est d'un comprimé en une prise quotidienne à heure régulière.

Insuffisance rénale

·         Clairance de la créatinine entre 30 et 80 ml/min: la posologie initiale habituelle est d'un demi- comprimé en une prise quotidienne.

Chez ces malades, la pratique médicale normale comprend un contrôle périodique du potassium et de la créatinine, par exemple tous les deux mois en période de stabilité thérapeutique.

·         Clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min ou créatininémie supérieure à 250 µmol/l: contre indication (voir rubrique Contre-indications).

Sujet âgé

Il est recommandé d'initier le traitement à la posologie d'un demi-comprimé, dans le cas où il existerait une baisse physiologique de la fonction rénale (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Population pédiatrique

Sans objet.

Mode d'administration

Voie orale.

ARRETER LE TRAITEMENT ET CONTACTER IMMEDIATEMENT LE MEDECIN en cas de :
- Gonflement de la face, des lèvres de la langue et/ou du larynx entraînant une difficulté à respirer ou à avaler.

- Gonflement des mains, des pieds.

- Difficultés à respirer
- Démangeaisons importantes de la peau.

- Une coloration jaune de votre peau ou du blanc de vos yeux, une coloration foncée des urines ou une perte d’appétit, nausée, vomissement, sensation de mal-être générale, fièvre,
PREVENIR LE MEDECIN en cas de survenue de toux sèche persistante.
PRUDENCE en cas de conduite de véhicules ou d'utilisation de machines (sensation de vertiges, fatigue).
SPORTIF : possibilité de réaction positive lors de contrôles antidopage.

 

Alerte ANSM du 06/11/2018 :

LIMITER L'EXPOSITION AU SOLEIL ET AUX RAYONS UV pendant le traitement et avoir une protection adéquate en cas d’exposition solaire.

VERIFIER REGULIEREMENT L'ETAT DE LA PEAU afin de détecter toute nouvelle lésion ou modification de lésion existante et signaler à un médecin toute lésion cutanée suspecte.

Les effets indésirables suivants ont été observés pendant le traitement par lisinopril/hydrochlorothiazide et sont classés en fonction de leur fréquence : Très fréquent (≥ 10%) ; fréquent (≥ 1%, < 10%); peu fréquent (≥ 0,1, < 1%); rare (≥ 0,01, < 0,1%); très rare (< 0,01%); inconnu (ne pouvant être estimé à partir des données disponibles).

Les effets indésirables rapportés le plus fréquemment sont une toux, des étourdissements, une hypotension et des céphalées qui peuvent apparaître chez 1 à 10 % des patients traités. Les effets indésirables observés au cours des études cliniques étaient habituellement légers et transitoires et ne nécessitaient pas l'arrêt du traitement dans la plupart des cas.

Lisinopril

Affections hématologiques et du système lymphatique

Rare

Diminution de l'hémoglobine, diminution de l'hématocrite.

Très rare

Aplasie médullaire, anémie, thrombopénie, leucopénie, neutropénie, agranulocytose (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi), anémie hémolytique, adénopathie lymphatique, maladie auto-immune.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Très rare

Hypoglycémie.

Affections du système nerveux et troubles psychiatriques

Fréquent

Étourdissements, céphalées, syncope.

Peu fréquent

Paresthésies, vertige, troubles du goût, troubles du sommeil, troubles de l'humeur.

Rare

Confusion mentale.

Indéterminée

Symptômes dépressifs

Affections cardiaques et vasculaires

Fréquent

Troubles orthostatiques (dont hypotension orthostatique).

Peu fréquent

Infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral, pouvant être secondaires à une hypotension excessive chez des patients à haut risque (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi), palpitations, tachycardie, Syndrome de Raynaud.

Indéterminée

Bouffée de chaleur.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquent

Toux (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Peu fréquent

Rhinite.

Très rare

Bronchospasme, sinusite, alvéolite allergique/pneumonie à éosinophiles.

Affections gastro-intestinales

Fréquent

Diarrhée, vomissements.

Peu fréquent

Nausées, douleur abdominale et indigestion.

Rare

Sécheresse buccale.

Très rare

Pancréatite, angio-oedème intestinal.

Affections hépatobiliaires

Peu fréquent

Augmentation des enzymes hépatiques et de la bilirubine.

Très rare

Hépatite - hépatocellulaire ou cholestatique, ictère et insuffisance hépatique (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)*.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Peu fréquent

Eruption cutanée, prurit.

Rare

Hypersensibilité / oedème angioneurotique : oedème angioneurotique de la face, des extrémités, des lèvres, de la langue, de la glotte et/ou du larynx (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi), urticaire, alopécie, psoriasis.

Très rare

Diaphorèse, pemphigus, nécrolyse épidermique toxique, Syndrome de Stevens-Johnson, érythème polymorphe, pseudo-lymphome cutané **.

Affections du rein et des voies urinaires

Fréquent

Trouble de la fonction rénale.

Rare

Urémie, insuffisance rénale aiguë.

Très rare

Oligurie/anurie.

Affections des organes de reproduction et du sein

Peu fréquent

Impuissance.

Rare

Gynécomastie.

Troubles endocriniens

Rare

Sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique (SIADH)

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Peu fréquent

Asthénie, fatigue.

Investigations

Peu fréquent

Augmentation de l'urémie, augmentation de la créatinine sérique, hyperkaliémie.

Rare

Hyponatrémie.

* Dans de très rares cas, l'hépatite qui était apparue comme effet indésirable chez certains patients avait évolué vers une insuffisance hépatique. Les patients qui présentent un ictère ou une élévation marquée des enzymes hépatiques au cours d'un traitement par l'association lisinopril/hydrochloro-thiazide doivent arrêter le traitement et bénéficier d'un suivi médical approprié.

** Il a été rapporté un syndrome pouvant inclure un ou plusieurs des symptômes suivants : fièvre, vascularite, myalgie, arthralgie/arthrite, présence d'anticorps antinucléaires (AAN), accélération de la vitesse de sédimentation (VS), éosinophilie et leucocytose, éruption cutanée, rougeur cutanée, manifestations de photosensibilisation ou autres anomalies dermatologiques.

Hydrochlorothiazide (fréquence indéterminée)

Infections et infestations

Sialadénite.

Affections hématologiques et du système lymphatique

Leucopénie, neutropénie/agranulocytose, thrombopénie, anémie aplasique, anémie hémolytique, aplasie médullaire.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Anorexie, hyperglycémie, glycosurie, hyperuricémie, déséquilibre électrolytique (y compris hyponatrémie, hypokaliémie, alcalose hypochlorémique et hypokaliémie), augmentation de la cholestérolémie et de la triglycéridémie, goutte.

Affections psychiatriques

Agitation, dépression, troubles du sommeil.

Affections du système nerveux

Diminution de l'appétit, paresthésies, étourdissements.

Affections oculaires

Xanthopsie, vision trouble transitoire.

Affections de l'oreille et du labyrinthe

Vertiges.

Affections cardiaques

Hypotension orthostatique.

Affections vasculaires

Angéite nécrosante (vascularite, vascularite cutanée).

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Détresse respiratoire (notamment pneumonie et oedème pulmonaire).

Affections gastro-intestinales

Irritation gastrique, diarrhée, constipation, pancréatite.

Affections hépatobiliaires

Ictère (ictère cholestatique intrahépatique).

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Réactions de photosensibilisation, éruption cutanée, réactions de type lupus érythémateux disséminé, réactivation d'un lupus érythémateux disséminé, urticaire, réactions anaphylactiques, nécrolyse épidermique toxique.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Spasme musculaire, faiblesse musculaire.

Affections du rein et des voies urinaires

Altération de la fonction rénale, néphrite interstitielle.

Troubles généraux

Fièvre, faiblesse.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.


  • Céphalée
  • Asthénie
  • Sensation vertigineuse
  • Hypotension
  • Nausée
  • Diarrhée
  • Palpitation
  • Douleur thoracique
  • Impuissance
  • Toux
  • Angio-oedème
  • Vomissement
  • Douleur abdominale
  • Ictère
  • Hépatite cytolytique
  • Hépatite cholestatique
  • Pancréatite
  • Trouble du goût
  • Confusion mentale
  • Dépression
  • Bronchospasme
  • Alopécie
  • Prurit cutané
  • Urticaire
  • Psoriasis
  • Pemphigus
  • Syndrome de Stevens-Johnson
  • Erythème polymorphe
  • Oligurie
  • Anurie
  • Insuffisance rénale aiguë
  • Fièvre
  • Vascularite
  • Myalgie
  • Arthralgie
  • Présence d'anticorps antinucléaires
  • Augmentation de la vitesse de sédimentation
  • Eosinophilie
  • Leucocytose
  • Eruption cutanée
  • Photosensibilisation
  • Augmentation de l'urée
  • Augmentation de la créatinine plasmatique
  • Protéinurie
  • Hyperkaliémie
  • Augmentation des enzymes hépatiques
  • Augmentation de la bilirubine
  • Anémie
  • Anémie hémolytique
  • Insuffisance médullaire
  • Thrombopénie
  • Neutropénie
  • Agranulocytose
  • Encéphalopathie hépatique
  • Réaction d'hypersensibilité dermatologique
  • Eruption maculopapuleuse
  • Purpura
  • Aggravation d'un lupus érythémateux aigu disséminé
  • Constipation
  • Vertige
  • Paresthésie
  • Hypokaliémie
  • Hyponatrémie
  • Hypovolémie
  • Déshydratation
  • Hypotension orthostatique
  • Perte d'ions chlore
  • Alcalose métabolique
  • Elévation de l'uricémie
  • Elévation de la glycémie
  • Augmentation des lipides plasmatiques
  • Thrombocytopénie
  • Leucopénie
  • Aplasie médullaire
  • Hypercalcémie
Contre-indications

Ce médicament ne doit jamais être utilisé dans les cas suivants :

·         hypersensibilité aux substances actives ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition ou à tout autre inhibiteur de l'enzyme de conversion (IEC) ou à d'autres médicaments dérivés des sulfamides ;

·         antécédent d'angio-oedème lié à la prise d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion (IEC) ;

·         angio-oedème héréditaire ou idiopathique ;

·         deuxième et troisième trimestres de la grossesse (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Grossesse et allaitement) ;

·         insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min) ;

·         anurie ;

·         insuffisance hépatique sévère.

 

L'association de LISINOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE MYLAN à des médicaments contenant de l'aliskiren est contre-indiquée chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG [débit de filtration glomérulaire] < 60 ml/min/1,73 m2) (voir rubriques Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions et Propriétés pharmacodynamiques).

 

LISTE:

  • Hypersensibilité lisinopril
  • Hypersensibilité IEC
  • Antécédent d'angio-oedème lié à la prise d'un IEC
  • Oedème angioneurotique héréditaire
  • Oedème angioneurotique idiopathique
  • Grossesse 2ème trimestre
  • Grossesse 3ème trimestre
  • Hypersensibilité sulfamides
  • Insuffisance rénale sévère (Clcr < 30 ml/mn)
  • Encéphalopathie hépatique
  • Enfant de moins de 6 ans
  • Enfant de plus de 6 ans
  • Sténose bilatérale de l'artère rénale
  • Sténose sur rein fonctionnellement unique
  • Hyperkaliémie
  • Grossesse premier trimestre
  • Allaitement
  • Patiente qui envisage une grossesse

Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Hypotension symptomatique

Une hypotension symptomatique est rarement observée chez des patients atteints d'hypertension artérielle non compliquée. Sa survenue est en revanche plus probable lorsque le lisinopril est administré chez l'hypertendu présentant une déplétion hydrique (par ex. en cas de traitement diurétique, de régime hyposodé, de dialyse, de diarrhée ou de vomissements) ou en cas d'hypertension sévère rénine-dépendante (voir rubriques Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions et Effets indésirables). Une analyse régulière des électrolytes sériques doit être effectuée à intervalles appropriés chez de tels patients. Chez les patients présentant un risque accru d'hypotension symptomatique, l'instauration du traitement et l'ajustement posologique doivent faire l'objet d'une surveillance médicale attentive. Des précautions particulières s'appliquent également aux patients présentant une cardiopathie ischémique ou une maladie cérébro-vasculaire, car une diminution excessive de la pression artérielle pourrait entraîner un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral.

En cas de survenue d'une hypotension, le patient doit être mis en position allongée et recevoir, si nécessaire, une perfusion IV de sérum salé isotonique. La survenue d'une hypotension transitoire n'est pas une contre-indication à la poursuite du traitement. Après rétablissement d'une volémie et d'une pression artérielle satisfaisante, il est possible de reprendre le traitement soit à posologie réduite soit avec un seul des constituants.

Chez certains patients insuffisants cardiaques présentant une pression artérielle normale ou basse, le lisinopril peut provoquer une baisse supplémentaire de la pression artérielle. Cet effet est prévisible et ne constitue généralement pas un motif d'arrêt du traitement. Si l'hypotension devient symptomatique, une diminution de la posologie, ou un arrêt du traitement par lisinopril/hydrochlorothiazide peuvent être nécessaires.

Sténose valvulaire mitrale ou aortique/cardiomyopathie hypertrophique

Comme avec les autres IEC, le lisinopril doit être administré avec précaution en cas de sténose de la valve mitrale et en cas d'obstruction du débit ventriculaire gauche telle qu'une sténose aortique ou une cardiomyopathie hypertrophique.

Insuffisance rénale fonctionnelle

Les diurétiques thiazidiques peuvent être inappropriés chez les patients atteints d'insuffisance rénale et sont inefficaces lorsque la clairance de la créatinine atteint des valeurs égales ou inférieures à 30 ml/min (ce qui correspond à une insuffisance rénale modérée à sévère).

L'association lisinopril/hydrochlorothiazide ne doit pas être administrée aux patients atteints d'insuffisance rénale (clairance de la créatinine inférieure ou égale à 80 ml/min) avant que l'ajustement des composants individuels n'ait révélé la nécessité d'utiliser les doses présentes dans le comprimé de l'association fixe.

En cas d'insuffisance cardiaque, une chute tensionnelle accompagnant l'initiation du traitement par IEC peut majorer l'altération de la fonction rénale. Des cas d'insuffisance rénale aiguë, habituellement réversibles, ont été rapportés dans cette situation.

Chez certains patients qui présentent une sténose bilatérale de l'artère rénale ou une sténose artérielle rénale au niveau d'un rein solitaire et qui ont été traités par inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine, des élévations de l'urémie et de la créatininémie, habituellement réversibles à l'arrêt du traitement, ont été décrites. Ce risque existe en particulier chez les patients atteints d'insuffisance rénale. En cas d'hypertension rénovasculaire concomitante, le risque d'hypotension sévère et d'insuffisance rénale est accru. Chez de tels patients, le traitement doit être instauré sous surveillance médicale attentive, à doses faibles et en ajustant prudemment la posologie. Puisque le traitement par diurétiques peut contribuer à la survenue des effets ci-dessus, la fonction rénale doit être surveillée au cours des premières semaines de traitement par LISINOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE MYLAN.

Certains patients hypertendus sans maladie rénale pré-existante ont développé des augmentations, habituellement mineures et transitoires, de l'urémie et de la créatininémie lorsque le lisinopril était administré en association avec un diurétique.

Ce risque augmente en cas d'insuffisance rénale préexistante. Une réduction de la posologie et/ou un arrêt du diurétique et/ou du lisinopril peuvent être nécessaires.

Traitement diurétique antérieur

Le traitement diurétique doit être interrompu 2 à 3 jours avant l'instauration du traitement par l'association lisinopril/hydrochlorothiazide. Si cela n'est pas possible, le traitement doit commencer avec le lisinopril en monothérapie à une dose de 5 mg.

Transplantation rénale

Le médicament ne doit pas être utilisé puisqu'aucune expérience n'est disponible chez les patients ayant récemment bénéficié d'une transplantation rénale.

Réactions anaphylactoïdes chez les patients hémodialysés

L'utilisation de LISINOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE MYLAN n'est pas indiquée chez les patients nécessitant une dialyse en raison d'une insuffisance rénale.

Des réactions anaphylactoïdes ont été rapportées chez les patients bénéficiant de certaines techniques d'hémodialyse (par exemple avec les membranes de haute perméabilité AN69 et lors d'aphérèse des lipoprotéines de faible densité (LDL) avec du sulfate de dextran) et traités en même temps par IEC. Chez ces patients, l'utilisation d'un autre type de membrane de dialyse ou d'une autre classe d'antihypertenseurs doit être envisagée.

Réactions anaphylactoïdes au cours de l'aphérèse des lipoprotéines de faible densité (LDL)

Ont rarement été rapportées, des réactions anaphylactoïdes menaçant la vie du patient chez ceux recevant des IEC pendant une aphérèse des lipoprotéines de basse densité avec adsorption sur du sulfate de dextran. Ces réactions peuvent être évitées en interrompant transitoirement le traitement par l'IEC avant chaque aphérèse.

Maladie hépatique

Les thiazidiques doivent être utilisés avec prudence chez les patients présentant une insuffisance hépatique ou une maladie hépatique évolutive, car des altérations mineures de l'équilibre hydro-électrolytique peuvent précipiter un coma hépatique (voir rubrique Contre-indications). Dans de très rares cas, les IEC ont été associés à un syndrome qui débute par un ictère cholestatique ou une hépatite et évolue vers une nécrose fulminante et (parfois) le décès. Le mécanisme de ce syndrome n'est pas connu. Les patients traités par LISINOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE MYLAN qui développent un ictère ou présentent une élévation marquée des enzymes hépatiques doivent interrompre le traitement par lisinopril/hydrochlorothiazide et recevoir un suivi médical approprié.

Intervention chirurgicale/anesthésie

Au cours d'interventions chirurgicales majeures ou d'anesthésies utilisant des produits hypotenseurs, le lisinopril peut bloquer la formation d'angiotensine II secondaire à la libération compensatoire de rénine. En cas de survenue d'une hypotension considérée comme liée à ce mécanisme, celle-ci peut être corrigée par expansion volémique.

Effets métaboliques et endocriniens

Chez les patients diabétiques traités par antidiabétiques oraux ou insuline, les taux de glycémie doivent être étroitement surveillés au cours du 1er mois de traitement par IEC. Le traitement par thiazidiques peut perturber la tolérance au glucose. Un ajustement posologique des médicaments antidiabétiques, y compris de l'insuline, peut être nécessaire.

Des augmentations de la cholestérolémie et de la triglycéridémie peuvent être liées à un traitement par diurétiques thiazidiques.

Un traitement par thiazidiques peut précipiter une hyperuricémie et/ou les accès de goutte chez certains patients. Le lisinopril peut néanmoins augmenter l'élimination urinaire d'acide urique et ainsi atténuer l'effet hyperuricémiant de l'hydrochlorothiazide.

Déséquilibre électrolytique

Comme chez tout patient traité par diurétiques, une analyse régulière des électrolytes sériques doit être effectuée à intervalles appropriés.

Les thiazidiques, y compris l'hydrochlorothiazide, peuvent entraîner un déséquilibre hydro-électrolytique (hypokaliémie, hyponatrémie et alcalose hypochlorémique). Les signes avant-coureurs d'un déséquilibre hydro-électrolytique sont les suivants : sécheresse de la bouche, soif, faiblesse, léthargie, somnolence, douleurs ou crampes musculaires, fatigue musculaire, hypotension, oligurie, tachycardie et troubles gastro-intestinaux tels que nausées ou vomissements. Une hyponatrémie par dilution peut apparaître par temps chaud chez les patients oedémateux. Le déficit en chlorure, généralement léger, ne nécessite pas de traitement. Il a été montré que les diurétiques thiazidiques augmentent l'excrétion urinaire du magnésium, ce qui peut entraîner une hypomagnésémie.

Les diurétiques thiazidiques peuvent diminuer l'excrétion urinaire du calcium et entraîner une augmentation légère et transitoire de la calcémie. Une hypercalcémie marquée peut être en rapport avec une hyperparathyroïdie méconnue. Le traitement par thiazidiques doit alors être interrompu avant d'explorer la fonction parathyroïdienne.

Hyperkaliémie

Des élévations de la kaliémie ont été observées chez des patients traités par IEC, y compris par lisinopril. Les patients à risque de développer une hyperkaliémie sont: les insuffisants rénaux, les diabétiques, les patients traités par diurétiques épargneurs de potassium, potassium, ou prenant des substituts de sel contenant du potassium, ainsi que ceux traités par d'autres produits hyperkaliémiants (ex: héparine, co-trimoxazole également dénommé triméthoprime/sulfaméthoxazoleSi la prise concomitante de ces produits est jugée nécessaire, une surveillance régulière de la kaliémie est recommandée (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Diabète

Chez le patient diabétique traité par antidiabétiques oraux ou insuline, un contrôle glycémique étroit doit être effectué au cours du 1er mois de traitement par IEC (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Hypersensibilité/Angio-oedème

Des cas peu fréquents d'angio-oedèmes de la face, des extrémités, des lèvres, de la langue, de la glotte et/ou du larynx ont été rapportés chez des patients traités par IEC, lisinopril inclus. Ceci peut se produire à n'importe quel moment du traitement. Dans de tels cas, LISINOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE MYLAN doit être arrêté immédiatement et le patient doit être traité et surveillé jusqu'à disparition complète des symptômes. Une période prolongée d'observation peut être nécessaire, même en cas de gonflement isolé de la langue sans détresse respiratoire, car le traitement par antihistaminiques et corticostéroïdes peut ne pas être suffisant.

De très rares cas de décès liés à un angio-oedème associé à un oedème du larynx ou de la langue ont été observés. L'atteinte de la langue, de la glotte ou du larynx peut entraîner une obstruction des voies aériennes, particulièrement en cas d'antécédents de chirurgie des voies respiratoires. Dans ce cas, un traitement d'urgence doit être appliqué rapidement, ce traitement pouvant comprendre l'administration d'adrénaline et/ou la libération des voies aériennes. Une surveillance médicale attentive doit être maintenue jusqu'à disparition complète et prolongée des symptômes.

Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine entraînent un taux plus élevé d'angio-oedème chez les patients noirs que chez les patients non-noirs.

Les patients ayant des antécédents d'angio-oedème non lié à un traitement par IEC peuvent présenter un risque accru d'angio-oedème sous IEC (voir rubrique Contre-indications).

Les patients avec ou sans antécédents d'allergie ou d'asthme bronchique, traités par diurétiques thiazidiques, peuvent présenter des réactions d'hypersensibilité. Une exacerbation ou une activation d'un lupus érythémateux disséminé a été rapportée en cas de traitement par diurétiques thiazidiques.

Utilisation concomitante d'inhibiteurs de mTOR (par exemple sirolimus, évérolimus, temsirolimus)

Les patients prenant un traitement concomitant par inhibiteurs de mTOR (par exemple sirolimus, évérolimus, temsirolimus) peuvent présenter un risque accru d'angiodème (par exemple gonflement des voies respiratoires ou de la langue, avec ou sans insuffisance respiratoire) (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Désensibilisation

Certains patients sous IEC pendant un traitement de désensibilisation (par exemple avec du venin d'hyménoptère) ont eu des réactions anaphylactoïdes. Ces réactions ont pu être évitées chez ces patients en interrompant transitoirement les IEC lors de la désensibilisation, mais elles sont réapparues lors de la reprise par inadvertance du traitement.

Neutropénie/agranulocytose

Des neutropénie/agranulocytose, thrombocytopénie et anémie ont été rapportées chez certains patients sous IEC. Chez les patients ayant une fonction rénale normale et sans autre facteur de risque, une neutropénie est rarement observée. La neutropénie et l'agranulocytose disparaissent après l'arrêt du traitement par IEC. Le lisinopril doit être utilisé avec une extrême précaution chez les patients atteints de collagénose vasculaire, chez les patients sous immunosuppresseur, chez les patients traités par allopurinol ou procaïnamide, ou chez les patients présentant une association de ces facteurs de risque, tout particulièrement en cas d'insuffisance rénale préexistante. Certains de ces patients ont développé des infections sérieuses, qui, dans quelques cas, n'ont pas répondu à un traitement antibiotique intensif. Si le lisinopril est utilisé chez ces patients, un suivi périodique du nombre de globules blancs est conseillé et les patients doivent être informés afin de signaler tout signe d'infection.

Particularités ethniques

Les IEC provoquent un plus grand taux d'angio-oedème chez les patients noirs que chez les patients non-noirs.

De même que pour les autres IEC, le lisinopril peut être moins efficace sur la diminution de la pression artérielle chez les patients noirs, en raison de la possibilité d'une plus grande prévalence de faibles taux de rénine dans cette population.

Toux

La survenue d'une toux a été rapportée avec l'utilisation des IEC. D'une façon caractéristique, la toux est non-productive, persistante et disparaît à l'arrêt du traitement. La toux induite par les IEC devra faire partie du diagnostic différentiel de la toux.

Lithium

Augmentation de la lithémie avec signes de surdosage en lithium, comme lors d'un régime désodé (diminution de l'excrétion urinaire du lithium).

L'association d'IEC avec du lithium n'est généralement pas recommandée (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Tests anti-dopage

L'hydrochlorothiazide contenu dans cette spécialité peut induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles anti-dopage.

Grossesse

Les IEC ne doivent pas être débutés au cours de la grossesse. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté (voir rubriques Contre-indications et Grossesse et allaitement).

Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)

Il est établi que l'association d'inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC), d'antagonistes des récepteurs de l'angiotensine-II (ARA II) ou d'aliskiren augmente le risque d'hypotension, d'hyperkaliémie et d'altération de la fonction rénale (incluant le risque d'insuffisance rénale aiguë). En conséquence, le double blocage du SRAA par l'association d'IEC, d'ARA II ou d'aliskiren n'est pas recommandé (voir rubriques Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions et Propriétés pharmacodynamiques).

Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la surveillance d'un spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de l'ionogramme sanguin et de la pression artérielle. Les IEC et les ARA II ne doivent pas être associés chez les patients atteints d'une néphropathie diabétique.

 

Alerte ANSM du 06/11/2018 :

Des études pharmaco-épidémiologiques ont montré un risque accru de cancer de la peau non-mélanome (CPNM) (carcinome basocellulaire, carcinome épidermoïde) lors de l’exposition à des doses cumulatives croissantes d’HCTZ

Les patients qui prennent de l’HCTZ seul ou en association avec d’autres médicaments doivent être informés du risque de CPNM et de la nécessité de vérifier régulièrement l’état de leur peau afin de détecter toute nouvelle lésion ou modification de lésion existante et à de signaler toute lésion cutanée suspecte.

Les lésions cutanées suspectes doivent être examinées. Le recours à la biopsie peut être nécessaire pour le diagnostic histologique.

Afin de réduire le risque de cancer de la peau, il sera conseillé aux patients de limiter l’exposition au soleil et aux rayons UV et d’avoir une protection adéquate en cas d’exposition solaire.

L’utilisation d’HCTZ doit aussi être réexaminée avec attention chez les patients présentant un antécédent de cancer de la peau.

 

LISTE:

  • Toux sèche
  • Insuffisant rénal associant une collagénose
  • Oedème de Quincke
  • Antécédent d'oedème de Quincke
  • Sujet noir
  • Hémodialyse utilisant des membranes de haute perméabilité
  • Atteinte hépatique
  • Déplétion hydrosodée lors d'un traitement par diurétique
  • Déplétion hydrosodée
  • Pression artérielle basse
  • Insuffisance cardiaque
  • Sténose artérielle rénale unilatérale avec second rein fonctionnel
  • Cirrhotique
  • Cardiopathie ischémique
  • Insuffisance circulatoire cérébrale
  • Sténose de l'aorte
  • Myocardiopathie hypertrophique
  • Insuffisance rénale (30 < Clcr < 80 ml/mn)
  • Néphropathie glomérulaire
  • Hypertension rénovasculaire
  • Diabétique insulinodépendant
  • Transplanté rénal
  • Hémodialyse
  • Désensibilisation avec du venin d'hyménoptère
  • Aphérèse des LDL au sulfate de dextran
  • Anesthésie générale
  • Hyponatrémie
  • Surveillance natrémie
  • Sujet âgé
  • Sujet dénutri
  • Hypokaliémie
  • Surveillance kaliémie
  • Sujet polymédiqué
  • QT long
  • Bradycardie
  • Hypercalcémie
  • Hyperuricémique
  • Sportif
  • Insuffisance rénale fonctionnelle
  • Diarrhée
  • Vomissement
  • Nouveau-né de mère traitée
  • Femme en âge de procréer

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

+         Lithium

Des augmentations réversibles des concentrations sériques du lithium et donc de sa toxicité ont été rapportées pendant l'administration concomitante de lithium avec des IEC. L'utilisation simultanée de diurétiques thiazidiques et d'IEC peut diminuer la clairance rénale et augmenter le risque de toxicité du lithium. L'utilisation de l'association lisinopril/hydrochlorothiazide avec le lithium n'est pas recommandée, mais si l'association s'avère nécessaire, un suivi attentif des taux de lithémie devra être réalisé (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

+         Diurétiques épargneurs de potassium, suppléments en potassium ou substituts contenant des sels de potassium

L'effet hypokaliémiant induit par les diurétiques est atténué par l'effet de maintien de la kaliémie induit par le lisinopril. Les diurétiques épargneurs de potassium, les suppléments potassiques et les substituts de sel contenant du potassium peuvent conduire à une augmentation significative de la kaliémie, en particulier chez les patients atteints d'insuffisance rénale et de diabète sucré.

De ce fait, l'association du lisinopril avec les médicaments mentionnés ci-dessus n'est pas recommandée (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Si une utilisation concomitante est indiquée en cas d'hypokaliémie démontrée, ces médicaments doivent être utilisés avec précaution et un contrôle périodique de la kaliémie doit être effectué.

+         Médicaments provoquant des torsades de pointes

En raison du risque d'hypokaliémie, la prudence est de rigueur en cas d'administration concomitante d'hydrochlorothiazide et de médicaments induisant des torsades de pointes (par ex. certains antiarythmiques, certains neuroleptiques et autres médicaments connus pour induire des torsades de pointes).

+         Antidépresseurs tricycliques/Antipsychotiques/Anesthésiques

L'utilisation concomitante de certains anesthésiques, antidépresseurs tricycliques et antipsychotiques avec les IEC peut conduire à une accentuation de la diminution de la pression artérielle (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

+         Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) incluant l'acide acétylsalicylique

La prise chronique d'AINS (y compris les inhibiteurs sélectifs de la cyclo-oxygénase-2) peut réduire l'effet antihypertenseur des IEC. Les AINS et les IEC peuvent exercer un effet additif sur la détérioration de la fonction rénale. Ces effets sont en général réversibles. De par une diminution de la filtration glomérulaire secondaire à une diminution de la synthèse des prostaglandines rénales, une insuffisance rénale aiguë peut survenir dans de rares cas, en particulier chez les patients à fonction rénale altérée, tels les personnes âgées ou déshydratées.

Pour des doses anti-inflammatoires d'acide acétylsalicylique (>= 1g par prise et/ou >= 3g par jour) ou pour des doses antalgiques ou antipyrétiques (>= 500 mg par prise et/ou < 3g par jour) :

Insuffisance rénale aiguë chez le malade déshydraté, par diminution de la filtration glomérulaire secondaire à une diminution de la synthèse des prostaglandines rénales. Par ailleurs, réduction de l'effet antihypertenseur.

+         Sels d'or

Des réactions nitritoïdes (symptômes comprenant flush facial, nausées, vertiges et hypotension, qui peuvent être sévères) ont été plus fréquemment rapportées chez des patients recevant des injections de sels d'or (par exemple aurothiomalate de sodium) et un IEC (dont lisinopril) de façon concomitante.

+         Sympathomimétiques

Les sympathomimétiques peuvent réduire l'effet antihypertenseur des IEC.

+         Autres antihypertenseurs

L'utilisation concomitante de ces agents peut augmenter les effets hypotenseurs du lisinopril/hydrochlorothiazide.

L'utilisation concomitante de trinitrine et d'autres dérivés nitrés, ou autres vasodilatateurs, peut diminuer la pression artérielle.

+         Antidiabétiques

Des études épidémiologiques indiquent que l'administration concomitante d'IEC et de médicaments antidiabétiques (insuline, hypoglycémiants oraux) peut provoquer une majoration de l'effet hypoglycémiant avec risque d'hypoglycémie. Ce phénomène semblait survenir plus fréquemment au cours des premières semaines d'administration de l'association et chez les patients atteints d'insuffisance rénale.

+         Amphotéricine B (par voie parentérale), carbénoxolone, corticoïdes, corticotrophine (ACTH) ou laxatifs stimulants

L'hydrochlorothiazide peut majorer un déséquilibre électrolytique, en particulier une hypokaliémie.

+         Sels de calcium

L'administration concomitante de sels de calcium et de diurétiques thiazidiques peut induire une hypercalcémie par suite d'une diminution de l'élimination du calcium.

+         Glucosides cardiotoniques

L'hypokaliémie induite par les thiazidiques peut majorer le risque d'effets toxiques des digitaliques.

+         Cholestyramine et colestipol

Ces substances peuvent retarder ou réduire l'absorption de l'hydrochlorothiazide. Les diurétiques sulfamides doivent par conséquent être pris au moins 1 heure avant ou 4 à 6 heures après la prise de ces substances.

+         Myorelaxants non dépolarisants (par ex. chlorure de tubocurarine)

L'effet de ces médicaments peut être potentialisé par l'hydrochlorothiazide.

+         Triméthoprime

L'administration concomitante d'IEC et de thiazidiques avec le triméthoprime augmente le risque d'hyperkaliémie.

+         Sotalol

L'hypokaliémie induite par les thiazidiques peut majorer le risque d'arythmie induite par le sotalol.

+         Allopurinol

L'administration concomitante d'IEC et d'allopurinol augmente le risque d'atteinte rénale et peut entraîner un risque accru de leucopénie.

+         Ciclosporine

L'administration concomitante d'IEC et de ciclosporine augmente le risque d'atteinte rénale et d'hyperkaliémie.

Risque d'augmentation de la créatininémie sans modification des concentrations sanguines de ciclosporine, même en l'absence de déplétion hydrosodée. Egalement, risque d'hyperuricémie et de complications comme la goutte.

+         Cytostatiques, immunosuppresseurs, procaïnamide

L'administration concomitante d'IEC peut entraîner un risque accru de leucopénie (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

+         Estramustine

Risque de majoration des effets indésirables à type d'oedème angio-neurotique (angio-oedème).

+         Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone

Les données issues des essais cliniques ont montré que le double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) par l'utilisation concomitante d'inhibiteurs de l'enzyme de conversion , d'antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II ou d'aliskiren est associé à une fréquence plus élevée d'événements indésirables tels que l'hypotension, l'hyperkaliémie et l'altération de la fonction rénale (incluant l'insuffisance rénale aiguë) en comparaison à l'utilisation d'un seul médicament agissant sur le SRAA (voir rubriques Contre-indications, Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacodynamiques).

+ Inhibiteurs de mTOR (par exemple sirolimus, évérolimus temsirolimus)

Les patients prenant un traitement concomitant par inhibiteurs de mTOR peuvent présenter un risque accru d'angioedème (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

+ Co-trimoxazole (triméthoprime/sulfaméthoxazole)

Les patients prenant un traitement concomitant par co-trimoxazole (triméthoprime/sulfaméthoxazole) peuvent présenter un risque accru d'hyperkaliémie (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

+         Produits de contraste iodés

En cas de déshydratation provoquée par les diurétiques, risque majoré d'insuffisance rénale aiguë, en particulier lors de l'utilisation de doses importantes de produits de contraste iodés.

Réhydratation avant administration du produit iodé.

+         Carbamazépine

Risque d'hyponatrémie symptomatique.

Surveillance clinique et biologique. Si possible, utiliser une autre classe de diurétiques.

+         Baclofène

Majoration de l'effet antihypertenseur.

Surveillance de la pression artérielle et adaptation posologique de l'antihypertenseur si nécessaire.

+         Amifostine

Majoration de l'effet antihypertenseur.

+         Antidépresseurs imipraminiques, neuroleptiques

Effet antihypertenseur, et risque d'hypotension orthostatique majorés (effet additif).

+         Alpha-bloquants à visée urologique : alfuzosine, doxazosine, prazosine, tamsulosine, térazosine

Majoration de l'effet hypotenseur. Risque d'hypotension orthostatique majoré.


Incompatibilités

Sans objet.


Surdosage

Peu de données sont disponibles en cas de surdosage chez l'homme. Les symptômes associés à un surdosage avec des IEC peuvent comprendre une hypotension, un choc circulatoire, des troubles électrolytiques, une insuffisance rénale, une hyperventilation, une tachycardie, des palpitations, une bradycardie, des vertiges, de l'anxiété et de la toux.

Le traitement recommandé en cas de surdosage est la perfusion intraveineuse d'une solution de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9%). Si une hypotension se produit, le patient devra être placé en décubitus. Si possible, une perfusion intraveineuse d'angiotensine II et/ou de catécholamines peut aussi être réalisée. En cas d'ingestion récente, des mesures visant à l'élimination du lisinopril doivent être prises (par ex : vomissement, lavage gastrique, administration d'agents absorbants, sulfate de sodium). Le lisinopril peut être retiré de la circulation générale par hémodialyse (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Un pacemaker est indiqué lors d'une bradycardie résistante au traitement. Les signes cliniques vitaux, les concentrations sériques en électrolytes et en créatinine doivent être continuellement contrôlés.

Les autres symptômes liés à une surdose d'hydrochlorothiazide sont l'augmentation de la diurèse, perte de connaissance (incluant le coma), les convulsions, la parésie, l'arythmie cardiaque et l'insuffisance rénale.

Une bradycardie ou des réactions vagales étendues doivent être traitées par l'administration d'atropine.

Si des digitaliques ont également été administrés, l'hypokaliémie peut aggraver les arythmies cardiaques.

 


Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Comme tous les autres antihypertenseurs, l'association lisinopril/hydrochlorothiazide peut avoir un effet léger à modéré sur l'aptitude à conduire ou à utiliser des machines, notamment au début du traitement, en cas de modification de la posologie ou d'association à l'alcool. Ces effets dépendent néanmoins de la sensibilité individuelle.

Les patients amenés à conduire des véhicules ou à utiliser des machines doivent être attentifs à la survenue possible de vertiges et de fatigue.

Grossesse

Lié au lisinopril

L'utilisation des IEC est déconseillée pendant le 1er trimestre de la grossesse (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). L'utilisation des IEC est contre-indiquée aux 2ème et 3ème trimestres de la grossesse (voir rubriques Contre-indications et Mises en garde et précautions d'emploi)

Les données épidémiologiques disponibles concernant le risque de malformation après exposition aux IEC au 1er trimestre de la grossesse ne permettent pas de conclure. Cependant une petite augmentation du risque de malformations congénitales ne peut être exclue. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté.

L'exposition aux IEC au cours des 2ème et 3ème trimestres de la grossesse est connue pour entraîner une foetotoxicité (diminution de la fonction rénale, oligohydramnios, retard d'ossification des os du crâne) et une toxicité chez le nouveau-né (insuffisance rénale, hypotension, hyperkaliémie) (voir rubrique Données de sécurité précliniques). En cas d'exposition à un IEC à partir du 2ème trimestre de la grossesse, il est recommandé d'effectuer une échographie foetale afin de vérifier la fonction rénale et les os de la voûte du crâne. Les nouveau-nés de mère traitée par IEC doivent être surveillés sur le plan tensionnel (voir rubriques Contre-indications et Mises en garde et précautions d'emploi).

Lié à l'hydrochlorothiazide

Les données concernant l'utilisation de l'hydrochlorothiazide pendant la grossesse, et particulièrement pendant le 1er trimestre, sont limitées. Les études animales sont insuffisantes.

L'hydrochlorothiazide traverse la barrière placentaire. Compte-tenu du mécanisme d'action pharmacologique de l'hydrochlorothiazide, son utilisation au cours des 2ème et 3ème trimestres de la grossesse peut diminuer la perfusion foeto placentaire et entraîner des effets foetaux et néonataux tels qu'un ictère, un déséquilibre électrolytique et une thrombopénie.

L'hydrochlorothiazide ne doit pas être utilisé pour traiter l'oedème gestationnel, l'hypertension gestationnelle ou la prééclampsie en raison du risque de diminution de la volémie et de l'hypoperfusion placentaire, sans effet bénéfique sur l'évolution de la maladie.

L'hydrochlorothiazide ne doit pas être utilisé pour traiter l'hypertension artérielle essentielle chez les femmes enceintes sauf dans les rares cas où aucun autre traitement n'est possible.

Allaitement

Lié au lisinopril

En raison de l'absence d'information disponible sur l'utilisation de LISINOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE MYLAN 20mg/12,5mg, comprimé sécable au cours de l'allaitement, LISINOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE MYLAN 20mg/12,5mg, comprimé sécable est déconseillé. Il est préférable d'utiliser d'autres traitements ayant un profil de sécurité bien établi pendant l'allaitement, particulièrement chez le nouveau-né ou le prématuré.

Lié à l'hydrochlorothiazide

L'hydrochlorothiazide est excrété dans le lait maternel en faibles quantités. Les thiazidiques à haute dose, provoquant une diurèse importante, peuvent inhiber la production de lait. L'utilisation de LISINOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE MYLAN 20mg/12,5mg, comprimé sécable durant l'allaitement n'est pas recommandée. Si LISINOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE MYLAN 20mg/12,5mg, comprimé sécable est utilisé au cours de l'allaitement, les doses utilisées doivent être les plus faibles possibles.

Durée de conservation :

3 ans.

Précautions particulières de conservation :

Pas de précautions particulières de conservation.

Forme : Comprimé sécable

Dosage : 20 mg/12,5 mg

Contenance : 84 comprimés

Laboratoire Titulaire : MYLAN

Laboratoire Exploitant : MYLAN


Forme pharmaceutique

Comprimé sécable.


Composition exprimée par Comprimé

Principes Actifs :
  • Lisinopril (20 mg) anhydre (sous forme de lisinopril dihydraté)
  • Hydrochlorothiazide (12.5 mg)

Excipients :
  • Amidon prégélatinisé
  • Amidon de maïs
  • Calcium hydrogénophosphate dihydraté
  • Mannitol
  • Magnésium stéarate
  • Fer oxyde rouge

*Cette fiche médicament a été générée à partir des données de la Banque Claude Bernard© (www.resip.fr) ne peut être utilisée isolément pour l'établissement d'un diagnostic, l'instauration d'un traitement ou une décision thérapeutique, qui relève de la compétence exclusive des professionnels de santé. Il est rappelé que le contenu de la Base Claude Bernard doit être considéré comme un ouvrage scientifique faisant l'objet d'une consultation critique laissant aux professionnels de santé les responsabilités de la prescription que le code leur reconnaît. La Base Claude Bernard a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments. Les données fournies ne peuvent être considérées comme exhaustives et peuvent avoir évolué depuis leur mise en ligne. Seul votre médecin est habilité à mettre en œuvre un traitement adapté à votre cas personnel. Les Données fournies sont la propriété de RESIP et ne peuvent être reproduites ou diffusées par quelque moyen, toute impression ne pouvant concerner que des extraits non substantiels et n'être effectuée qu'à des fins strictement personnelles et non commerciales.