TRIPLIXAM 10 mg/2,5 mg/5 mg, comprimé pelliculé

TRIPLIXAM est indiqué pour le traitement de l'hypertension artérielle essentielle, en substitution, chez les patients déjà contrôlés avec l'association à dose fixe périndopril/indapamide et l'amlodipine, pris simultanément aux mêmes posologies.


  • Hypertension artérielle essentielle

Posologie

Un comprimé pelliculé de TRIPLIXAM par jour en une seule prise, de préférence le matin et avant un repas.

L'association à dose fixe n'est pas appropriée pour l'initiation d'un traitement.

Si un changement de posologie est nécessaire, l'adaptation devra être faite avec les composants pris séparément.

Populations particulières

Insuffisant rénal (voir rubriques Contre-indications et Mises en garde et précautions d'emploi)

En cas d'insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 mL/min), le traitement est contre-indiqué.

Chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine 30‑60 mL/min), TRIPLIXAM 10 mg/2,5 mg/5 mg et TRIPLIXAM 10 mg/2,5mg/10 mg sont contre-indiqués. Il est recommandé de commencer le traitement à la dose adéquate de l'association libre.

Le suivi médical habituel devra inclure un contrôle fréquent de la créatinine et du potassium.

L'utilisation concomitante du périndopril avec l'aliskiren est contre indiquée chez les patients ayant une insuffisance rénale (débit de filtration glomérulaire < 60 mL/min/1,73 m²) (voir rubrique Contre-indications).

Insuffisant hépatique (voir rubriques Contre-indications, Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques)

En cas d'insuffisance hépatique sévère, le traitement avec TRIPLIXAM est contre-indiqué.

Chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée, TRIPLIXAM doit être administré avec précaution, car il n'existe pas encore de recommandations posologiques pour l'amlodipine.

Sujet âgé (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)

L'élimination du périndoprilate est diminuée chez le sujet âgé (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Le sujet âgé doit être traité avec TRIPLIXAM selon sa fonction rénale (voir rubrique Contre-indications).

Population pédiatrique

La sécurité et l'efficacité de TRIPLIXAM chez les enfants et les adolescents n'ont pas été établies.

Aucune donnée n'est disponible.

Mode d'administration

Voie orale.

ARRETER LE TRAITEMENT ET CONSULTER IMMEDIATEMENT LE MEDECIN en cas de :

- Respiration sifflante d'apparition soudaine, douleur thoracique, essouflement ou difficultés respiratoires.

- Gonflement des paupières, du visage ou des lèvres.
- Gonflement de la bouche, de la langue et de la gorge, entraînant une grande difficulté à respirer.

- Réactions cutanées sévères : urticaire, rougeur de la peau sur tout le corps, démangeaisons sévères, ampoules, peau qui pèle et qui gonfle, inflammation des muqueuses.

- Etourdissements et évanouissements sévères.

- Crise cardiaque, battements du coeur trop rapides, anormaux ou irréguliers.

- Douleurs abdominales et dorsales sévères accompagnées d'une sensation de grand malaise.

En cas d'APHERESE des LDL avec adsorption sur du sulfate de dextran : suspendre temporairement la prise de ce médicament avant chaque aphérèse.

EN CAS D'HYPOTENSION, s'allonger avec les jambes relevées. Si le malaise se poursuit, PREVENIR le médecin.
INFORMER l'anesthésiste de la prise de ce médicament.

LIMITER les expositions au soleil et aux rayonnements UV en portant des vêtements protecteurs et en utilisant une crème solaire à indice de protection élevé.

NE PAS consommer de pamplemousse, de jus de pamplemousse et de médicament à base de millepertuis (Hypericum perforatum) pendant le traitement.
PRUDENCE en cas de conduite de véhicules ou d'utilisation de machines (malaises, étourdissements, fatigue et maux de tête).

Résumé du profil de sécurité

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés avec le périndopril, l'indapamide et l'amlodipine administrés séparément sont les suivants : étourdissements, céphalées, paresthésie, somnolence, dysgeusie, troubles visuels, diplopie, acouphènes, vertiges, palpitations, flush, hypotension (et effets liés à l'hypotension), toux, dyspnée, troubles gastro-intestinaux (douleurs abdominales, constipation, diarrhées, dyspepsie, nausées, vomissements, perturbations du transit intestinal), prurit, rash, rash maculopapuleux, crampes musculaires, oedème des chevilles, asthénie, oedème et fatigue.

Liste des effets indésirables

Les effets indésirables suivants ont pu être observés pendant le traitement avec le périndopril, l'indapamide ou l'amlodipine et classés selon les fréquences suivantes : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne pouvant être estimée à partir des données disponibles).

Classification MedDRA Système Organe ClasseEffets indésirablesFréquence
PérindoprilIndapamideAmlodipine
Infections et infestationsRhiniteTrès rare-Peu fréquent
Affections hématologiques et du système lymphatiqueEosinophiliePeu fréquent*--
Agranulocytose (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)Très rareTrès rare-
Anémie aplasique-Très rare-
PancytopénieTrès rare--
Leucopénie (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)Très rareTrès rareTrès rare
Neutropénie (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)Très rare--
Anémie hémolytiqueTrès rareTrès rare-
Thrombocytopénie (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)Très rareTrès rareTrès rare
Affections du système immunitaireHypersensibilité-Peu fréquentTrès rare
Troubles du métabolisme et de la nutritionHypoglycémie (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions)Peu fréquent*--
Hyperkaliémie réversible à l'arrêt du traitement (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)Peu fréquent*--
Hyponatrémie (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)Peu fréquent*Indéterminée-
Hyperglycémie--Très rare
Hypercalcémie-Très rare-
Déplétion potassique avec hypokaliémie, particulièrement grave chez certaines populations à haut risque (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)-Indéterminée-
Affections psychiatriquesInsomnie--Peu fréquent
Humeur modifiée (dont anxiété)Peu fréquent-Peu fréquent
Dépression--Peu fréquent
Troubles du sommeilPeu fréquent--
Etat confusionnelTrès rare-Rare
Affections du système nerveuxEtourdissementsFréquent-Fréquent
CéphaléesFréquentRareFréquent
ParesthésieFréquentRarePeu fréquent
SomnolencePeu fréquent*-Fréquent
Hypoesthésie--Peu fréquent
DysgueusieFréquent-Peu fréquent
Tremblement--Peu fréquent
SyncopePeu fréquent*IndéterminéePeu fréquent
Hypertonie--Très rare
Neuropathie périphérique--Très rare
Troubles extrapyramidaux (syndrome extrapyramidal)--Indéterminée
Accident vasculaire cérébral, potentiellement secondaire à une hypotension excessive chez les patients à haut risque (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)Très rare--
Possibilité de début d'encéphalopathie hépatique en cas d'insuffisance hépatique (voir rubriques Contre-indications et Mises en garde et précautions d'emploi).-Indéterminée-
Affections oculairesTroubles de la visionFréquentIndéterminéeFréquent
Diplopie--Fréquent
Myopie-Indéterminée-
Vision trouble-Indéterminée-
Affections de l'oreille et du labyrintheAcouphènesFréquent-Peu fréquent
VertigesFréquentRare-
Affections cardiaquesPalpitationsPeu fréquent*-Fréquent
TachycardiePeu fréquent*--
Angor (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)Très rare--
Arythmie (incluant bradycardie, tachycardie ventriculaire et fibrillation auriculaire)Très rareTrès rarePeu fréquent
Infarctus du myocarde, probablement secondaire à une hypotension excessive chez les patients à haut risque (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)Très rare-Très rare
Torsades de pointes (potentiellement fatales) (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions)-Indéterminée-
Affections vasculairesBouffée congestive --Fréquent
Hypotension (et effets liés à l'hypotension) (voir rubriqueMises en garde et précautions d'emploi)FréquentTrès rarePeu fréquent
VascularitePeu fréquent*-Très rare
Syndrome de RaynaudIndéterminée--
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinalesToux (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)Fréquent-Peu fréquent
DyspnéeFréquent-Fréquent
BronchospasmePeu fréquent--
Pneumonie à éosinophilesTrès rare--
Affections gastro-intestinalesDouleurs abdominalesFréquent-Fréquent
ConstipationFréquentRareFréquent
DiarrhéeFréquent-Fréquent
DyspepsieFréquent-Fréquent
NauséesFréquentRareFréquent
VomissementsFréquentPeu fréquentPeu fréquent
Bouche sèchePeu fréquentRarePeu fréquent
Modification du transit intestinal--Peu fréquent
Hyperplasie gingivale--Très rare
PancréatiteTrès rareTrès rareTrès rare
Gastrite--Très rare
Affections hépatobiliairesHépatite (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)Très rareIndéterminéeTrès rare
Ictère--Très rare
Anomalies de la fonction hépatique-Très rare-
Affections de la peau et du tissu sous cutanéPruritFréquent-Peu fréquent
RashFréquent-Peu fréquent
Rash maculo-papuleux-Fréquent-
Urticaire (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)Peu fréquentTrès rarePeu fréquent
Angioedème (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)Peu fréquentTrès rareTrès rare
Alopécie--Peu fréquent
Purpura-Peu fréquentPeu fréquent
Décoloration de la peau--Peu fréquent
HyperhidrosePeu fréquent-Peu fréquent
Exanthème--Peu fréquent
Réactions de photosensibilitéPeu fréquent*Indéterminé (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)Très rare
Aggravation du psoriasisRare--
PemphigoïdePeu fréquent*--
Erythème multiformeTrès rare-Très rare
Syndrome de Stevens-Johnson-Très rareTrès rare
Dermatite exfoliatrice--Très rare
Nécrolyse épidermique toxique-Très rareIndéterminée
Œdème de Quincke--Très rare
Affections musculo-squelettiques et systémiquesContractures musculaires   Fréquent-Fréquent
Gonflement des chevilles--Fréquent
ArthralgiePeu fréquent*-Peu fréquent
MyalgiePeu fréquent*-Peu fréquent
Dorsalgie--Peu fréquent
Possibilité d'une aggravation d'un lupus érythémateux disséminé préexistant-Indéterminée-
Affections du rein et des voies urinairesTrouble mictionnel  --Peu fréquent
Nycturie--Peu fréquent
Pollakiurie--Peu fréquent
Insuffisance rénale aigüeTrès rare--
Insuffisance rénalePeu fréquentTrès rare-
Affections des organes de reproduction et du seinImpuissancePeu fréquent-Peu fréquent
Gynécomastie--Peu fréquent
Troubles généraux et anomalies au site d'administrationAsthénieFréquent-Fréquent
Fatigue-RareFréquent
Œdème--Très fréquent
Douleur thoraciquePeu fréquent*-Peu fréquent
Douleur--Peu fréquent
MalaisePeu fréquent*-Peu fréquent
Œdème périphériquePeu fréquent*--
FièvrePeu fréquent*--
InvestigationsAugmentation du poids--Peu fréquent
Diminution du poids--Peu fréquent
Augmentation de l'urée sanguinePeu fréquent*--
Augmentation de la créatininémiePeu fréquent*--
Elévation de la bilirubine sériqueRare--
Elévation des enzymes hépatiquesRareIndéterminéeTrès rare
Diminution de l'hémoglobine et de l'hématocrite (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)Très rare--
Allongement de l'intervalle QT à l'électrocardiogramme (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions)-Indéterminée-
Elévation de la glycémie-Indéterminée-
Elévation de l'uricémie-Indéterminée-
Lésions, intoxications et complications liées aux procéduresChutesPeu fréquent*--

* Fréquence estimée à partir des données des essais cliniques pour les effets indésirables rapportés après la commercialisation (notifications spontanées).

Des cas de syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone anti-diurétique (SIADH) ont été rapportés avec d'autres IEC. Le SIADH peut être considéré comme une complication très rare mais cependant possible d'un traitement par IEC, dont le périndopril.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.signalement-sante.gouv.fr.


  • Rhinite
  • Eosinophilie
  • Agranulocytose
  • Anémie aplasique
  • Pancytopénie
  • Leucopénie
  • Neutropénie
  • Anémie hémolytique
  • Thrombocytopénie
  • Réaction d'hypersensibilité
  • Hypoglycémie
  • Hyperkaliémie
  • Hyponatrémie
  • Hyperglycémie
  • Hypercalcémie
  • Déplétion potassique
  • Hypokaliémie
  • Insomnie
  • Changement d'humeur
  • Anxiété
  • Dépression
  • Trouble du sommeil
  • Confusion
  • Etourdissement
  • Céphalée
  • Paresthésie
  • Somnolence
  • Hypoesthésie
  • Dysgueusie
  • Tremblement
  • Syncope
  • Hypertonie
  • Neuropathie périphérique
  • Troubles extrapyramidaux
  • Accident vasculaire cérébral
  • Troubles visuels
  • Diplopie
  • Myopie
  • Vision trouble
  • Acouphènes
  • Palpitation
  • Tachycardie
  • Angor
  • Arythmie
  • Bradycardie
  • Tachycardie ventriculaire
  • Fibrillation auriculaire
  • Infarctus du myocarde
  • Torsades de pointes
  • Bouffée congestive
  • Hypotension
  • Vascularite
  • Syndrome de Raynaud
  • Toux
  • Dyspnée
  • Bronchospasme
  • Pneumonie à éosinophiles
  • Douleur abdominale
  • Constipation
  • Diarrhée
  • Dyspepsie
  • Nausée
  • Vomissement
  • Bouche sèche
  • Trouble du transit intestinal
  • Hyperplasie gingivale
  • Pancréatite
  • Gastrite
  • Hépatite
  • Ictère
  • Anomalie de la fonction hépatique
  • Encéphalopathie hépatique
  • Prurit cutané
  • Rash cutané
  • Rash maculopapuleux
  • Urticaire
  • Angio-oedème
  • Alopécie
  • Purpura
  • Décoloration de la peau
  • Hyperhidrose
  • Exanthème
  • Réaction de photosensibilité
  • Aggravation du psoriasis
  • Pemphigus
  • Erythème multiforme
  • Syndrome de Stevens-Johnson
  • Dermatite exfoliative
  • Nécrolyse épidermique toxique
  • Oedème de Quincke
  • Contracture musculaire
  • Crampe musculaire
  • Oedème des chevilles
  • Arthralgie
  • Myalgie
  • Douleur dorsale
  • Aggravation d'un lupus érythémateux aigu disséminé
  • Trouble de la miction
  • Nycturie
  • Augmentation de la fréquence urinaire
  • Insuffisance rénale aiguë
  • Insuffisance rénale
  • Impuissance
  • Gynécomastie
  • Asthénie
  • Fatigue
  • Oedème
  • Douleur thoracique
  • Douleur
  • Malaise
  • Oedème périphérique
  • Pyrexie
  • Prise de poids
  • Perte de poids
  • Augmentation de l'urée sanguine
  • Augmentation de la créatininémie
  • Elévation de la bilirubine sérique
  • Elévation des enzymes hépatiques
  • Diminution de l'hémoglobine
  • Diminution de l'hématocrite
  • Allongement de l'intervalle QT
  • Elévation de la glycémie
  • Elévation de l'uricémie
  • Chute
  • Angio-oedème intestinal
  • Réaction anaphylactoïde
  • Toux sèche
  • Jaunisse cholestatique
  • Hépatite nécrosante
  • SIADH
Contre-indications

·Patients dialysés.

·Patients présentant une insuffisance cardiaque décompensée non traitée.

·Insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 mL/min).

·Insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine < 60 mL/min) pour les dosages de TRIPLIXAM contenant 10 mg de périndopril et 2.5mg d'indapamide (c'est à dire : TRIPLIXAM 10 mg/2,5 mg/5 mg et 10 mg/2,5 mg/10 mg).

·Hypersensibilité aux principes actifs, aux autres sulfamides, aux dérivés de la dihydropyridine, à tout autre IEC ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition.

·Antécédent d'angioedème (oedème de Quincke) lié à la prise d'un IEC (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

·Angioedème héréditaire ou idiopathique.

·2ème et 3ème trimestres de la grossesse (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Fertilité, grossesse et allaitement).

·Allaitement (voir rubrique Fertilité, grossesse et allaitement).

·Encéphalopathie hépatique.

·Insuffisance hépatique sévère.

·Hypokaliémie.

·Hypotension sévère.

·Etat de choc, incluant le choc cardiogénique.

·Obstruction de la voie d'éjection du ventricule gauche (par ex. : sténose aortique de degré élevé).

·Insuffisance cardiaque hémodynamiquement instable après infarctus aigu du myocarde.

·L'association de TRIPLIXAM à des médicaments contenant de l'aliskiren est contre-indiquée chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG [débit de filtration glomérulaire] < 60 ml/min/1,73 m2) (voir rubriques Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions et Propriétés pharmacodynamiques).

·Utilisation concomitante de sacubitril/valsartan (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

·Traitement par circulation extra-corporelle entraînant un contact du sang avec des surfaces chargées négativement (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

·Sténose bilatérale importante de l'artère rénale ou sténose de l'artère rénale sur rein fonctionnellement unique, (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

LISTE:

  • Hypersensibilité périndopril
  • Hypersensibilité indapamide
  • Hypersensibilité amlodipine
  • Hypersensibilité sulfamides
  • Hypersensibilité dihydropyridines
  • Hypersensibilité IEC
  • Dialyse
  • Insuffisance cardiaque décompensée non traitée
  • Insuffisance rénale sévère (Clcr < 30 ml/mn)
  • Antécédent d'angioedème lié à un traitement antérieur par un IEC
  • Angioedème héréditaire
  • Angioedème idiopathique
  • Encéphalopathie hépatique
  • Insuffisance hépatique sévère
  • Hypokaliémie
  • Hypotension sévère
  • Etat de choc
  • Obstruction à l'éjection du ventricule gauche
  • Insuffisance cardiaque hémodynamiquement instable après infarctus du myocarde en phase aiguë
  • Circulation extracorporelle
  • Sténose de l'artère rénale bilatérale
  • Sténose sur rein fonctionnellement unique
  • Enfant de moins de 18 ans
  • Grossesse 2ème trimestre
  • Grossesse 3ème trimestre
  • Allaitement
  • Hyperaldostéronisme primaire
  • Grossesse 1er trimestre
  • Patiente envisageant une grossesse

Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Toutes les mises en garde relatives à chacun des composants, citées ci-après, doivent également s'appliquer à l'association fixe TRIPLIXAM.

Mises en garde spéciales

Lithium

L'utilisation concomitante de l'association périndopril/indapamide avec du lithium n'est généralement pas recommandée (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)

Il est établi que l'association d'inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC), d'antagonistes des récepteurs de l'angiotensine-II (ARA II) ou d'aliskiren augmente le risque d'hypotension, d'hyperkaliémie et d'altération de la fonction rénale (incluant le risque d'insuffisance rénale aiguë).

En conséquence, le double blocage du SRAA par l'association d'IEC, d'ARA II ou d'aliskiren n'est pas recommandé (voir rubriques Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions et Propriétés pharmacodynamiques).

Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la surveillance d'un spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de l'ionogramme sanguin et de la pression artérielle. Les IEC et les ARA II ne doivent pas être associés chez les patients atteints d'une néphropathie diabétique.

Diurétiques épargneurs de potassium, suppléments en potassium ou substituts contenant des sels de potassium

L'association de périndopril avec un diurétique épargneur de potassium, un supplément potassique ou un substitut contenant des sels de potassium n'est généralement pas recommandée (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Neutropénie/agranulocytose/thrombocytopénie/anémie

Des cas de neutropénie/agranulocytose, de thrombocytopénie et d'anémie ont été rapportés chez des patients recevant des inhibiteurs de l'enzyme de conversion. Il est rare qu'une neutropénie survienne chez les patients ayant une fonction rénale normale et aucun autre facteur de risque. Le périndopril doit être utilisé avec précaution chez des patients présentant une maladie du collagène avec atteinte vasculaire, recevant un traitement immuno-suppresseur, de l'allopurinol ou du procaïnamide, ou une association de ces facteurs de risque, en particulier s'il existe une altération pré-existante de la fonction rénale. Certains de ces patients ont présenté des infections graves, qui, dans quelques cas, ne répondaient pas à une antibiothérapie intensive. Si périndopril est utilisé chez de tels patients, une surveillance régulière de la formule sanguine (comptage des globules blancs) est conseillée et les patients devront être prévenus de signaler tout signe d'infection (par exemple : mal de gorge, fièvre) (voir rubrique Effets indésirables).

Hypertension rénovasculaire

Chez les patients atteints de sténose artérielle rénale bilatérale ou de sténose artérielle rénale sur rein fonctionnellement unique traités par un IEC, le risque d'hypotension et d'insuffisance rénale est majoré (voir rubrique Contre-indications). Le traitement par diurétiques peut être un facteur contributif. Une perte de la fonction rénale peut survenir avec seulement des modifications mineures de la créatinine sérique, même chez les patients atteints de sténose artérielle rénale unilatérale.

Hypersensibilité/ angioedème

Un angioedème de la face, des extrémités, des lèvres, de la langue, de la glotte et/ou du larynx a été rarement signalé chez les patients traités par un inhibiteur de l'enzyme de conversion, dont périndopril. Ceci peut survenir à n'importe quel moment du traitement. Dans de tels cas, périndopril doit être arrêté immédiatement et le patient doit être gardé sous surveillance jusqu'à disparition complète des symptômes. Lorsque l'oedème est limité à la face aux lèvres, l'évolution est en général régressive sans traitement, bien que les antihistaminiques se soient montrés utiles pour soulager les symptômes.

L'angioedème associé à un oedème laryngé peut être fatal. En cas d'atteinte de la langue, de la glotte ou du larynx, pouvant entraîner une obstruction des voies aériennes, une prise en charge appropriée doit être immédiatement effectuée, par une solution d'adrénaline sous-cutanée à 1/1000 (0,3 ml à 0,5 ml) et/ou des mesures assurant la libération des voies aériennes. La fréquence d'angioedèmes rapportés est plus élevée chez les patients noirs que chez les patients non noirs.

Les patients ayant un antécédent d'angioedème non lié à la prise d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion peuvent avoir un risque accru d'angioedème sous inhibiteur de l'enzyme de conversion (voir rubrique Contre-indications.).

Un angioedème intestinal a été rarement signalé chez des patients traités par inhibiteur de l'enzyme de conversion. Ces patients présentaient des douleurs abdominales (avec ou sans nausées ou vomissements) ; certains n'étaient pas précédés d'un angioedème facial et les taux de C-1 estérase étaient normaux. Le diagnostic a été effectué par un scanner abdominal, une échographie, ou lors d'une chirurgie et les symptômes ont disparu à l'arrêt de l'IEC. L'angioedème intestinal doit faire partie du diagnostic différentiel en cas de douleur abdominale chez un patient sous IEC.

L'association de périndopril avec du sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison d'un risque accru d'angioedème (voir rubrique Contre-indications). Le sacubitril/valsartan ne doit être initié que 36 heures après la prise de la dernière dose de périndopril. En cas d'arrêt de traitement par sacubitril/valsartan, le traitement par périndopril ne devra être initié que 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir rubriques Contre-indications et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). L'utilisation concomitante d'autres inhibiteurs de la NEP (par exemple : racécadotril) avec un IEC peut également accroître le risque d'angioedème (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). Par conséquent, une évaluation prudente du rapport bénéfice / risque est nécessaire avant d'initier un traitement avec des inhibiteurs de la NEP (par exemple racécadotril) chez des patients recevant du périndopril.

Utilisation concomitante d'inhibiteurs de mTOR (par exemple: sirolimus, évérolimus, temsirolimus) :

Les patients traités de façon concomitante avec un inhibiteur de mTOR (par exemple sirolimus, évérolimus, temsirolimus) peuvent avoir un risque plus élevé d'angioedème (par exemple oedème des voies aériennes ou de la langue, avec ou sans insuffisance respiratoire) (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Réactions anaphylactoïdes lors de désensibilisation

Des cas isolés de réactions anaphylactoïdes prolongées menaçant la vie du patient ont été rapportées lors de l'administration d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion pendant un traitement de désensibilisation avec du venin d'hyménoptère (abeille, guêpes) ont été signalés. Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion doivent être utilisés avec précaution chez les patients allergiques traités pour désensibilisation et évités chez ceux qui vont recevoir une immunothérapie par venin (sérum anti-venin). Néanmoins, ces réactions peuvent être évitées en interrompant transitoirement le traitement par inhibiteur de l'enzyme de conversion pendant au moins 24 heures avant la désensibilisation chez les patients nécessitant à la fois un traitement par inhibiteur de l'enzyme de conversion et une désensibilisation.

Réactions anaphylactoïdes pendant une aphérèse des lipoprotéines de basse densité (LDL)

Rarement, des patients prenant des IEC ont présenté des réactions anaphylactoïdes, pouvant être fatales, lors d'une aphérèse des LDL avec adsorption sur du sulfate de dextran. Ces réactions ont pu être évitées chez les patients en suspendant temporairement le traitement par IEC avant chaque aphérèse.

Patients hémodialysés

Des réactions anaphylactoïdes ont été rapportées chez des patients dialysés avec des membranes de haute perméabilité (par exemple, AN 69®) et traités avec un IEC. Il conviendra d'utiliser un autre type de membrane de dialyse ou une autre classe d'antihypertenseur chez ces patients.

Hyperaldostéronisme primaire

Les patients atteints d'hyperaldostéronisme primaire ne répondent généralement pas aux traitements antihypertenseurs agissant par inhibition du système rénine-angiotensine. De ce fait, l'utilisation de ce médicament n'est pas recommandée chez ces patients.

Grossesse

Les IEC ne doivent pas être instaurés au cours de la grossesse. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé chez les patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et, si nécessaire, un traitement alternatif sera instauré (voir rubriques Contre-indications et Fertilité, grossesse et allaitement).

Encéphalopathie hépatique

En cas d'atteinte hépatique, les diurétiques thiazidiques et apparentés peuvent induire une encéphalopathie hépatique. Dans ce cas, l'administration du diurétique doit être immédiatement interrompue.

Photosensibilité

Des cas de réactions de photosensibilité ont été rapportés avec les diurétiques thiazidiques et apparentés (voir rubrique Effets indésirables). Si une réaction de photosensibilité survient durant le traitement, il est recommandé d'arrêter le traitement. Si une nouvelle administration du diurétique s'avère nécessaire, il est recommandé de protéger les parties du corps exposées au soleil ou aux rayons UVA artificiels.

Précautions d'emploi

Fonction rénale

·En cas d'insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 mL/min), le traitement est contre-indiqué.

·Chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine < 60 mL/min), le traitement est contre-indiqué avec les dosages de TRIPLIXAM contenant 10 mg de périndopril et 2.5 mg d'indapamide (c'est à dire: TRIPLIXAM 10 mg/2,5 mg/5 mg et 10 mg/2,5 mg/10 mg).

·Chez certains patients hypertendus sans lésion rénale apparente préexistante et dont le bilan sanguin rénal témoigne d'une insuffisance rénale fonctionnelle, le traitement doit être arrêté et éventuellement recommencé, soit à faible dose soit avec un seul des composants.

·Chez ces patients, le suivi médical habituel devra inclure un contrôle fréquent du potassium et de la créatinine après 2 semainesde traitement puis tous les deux mois pendant la période de stabilité thérapeutique. Une insuffisance rénale a pu être rapportée essentiellement chez des patients présentant une insuffisance cardiaque sévère ou une insuffisance rénale sous-jacente avec sténose de l'artère rénale.

Ce médicament n'est habituellement pas recommandé en cas de sténose bilatérale des artères rénales ou de rein fonctionnel unique.

·Risque d'hypotension artérielle et/ou d'insuffisance rénale (en cas d'insuffisance cardiaque, de déplétion hydrosodée, etc…) : une stimulation marquée du système rénine-angiotensine-aldostérone a été observée avec le périndopril en particulier survenant lors des déplétions hydrosodées marquées (régime pauvre en sel strict ou traitement diurétique prolongé), chez les patients dont la pression artérielle était initialement basse, en cas de sténose de l'artère rénale, d'insuffisance cardiaque congestive ou de cirrhose avec oedèmes et ascite.

Le blocage de ce système par un IEC peut donc causer, en particulier lors de la première administration et pendant les deux premières semaines du traitement, une chute brutale de la pression artérielle et/ou une élévation de la créatininémie, traduisant une insuffisance rénale fonctionnelle. Cela peut parfois survenir de façon aigüe à tout moment du traitement, bien que cela soit rare. Dans de tels cas, le traitement doit être initié à un dosage plus faible et augmenté progressivement. Chez les patients présentant une cardiopathie ischémique ou une pathologie vasculaire cérébrale, une chute importante de la pression sanguine pourrait entraîner un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral.

·Les diurétiques thiazidiques et apparentés ne sont pleinement efficaces que lorsque la fonction rénale est normale ou peu altérée (créatininémie inférieure à des valeurs de l'ordre de 25 mg/L, soit 220 µmol/L pour un adulte). Chez le sujet âgé, la valeur de la créatininémie doit être réajustée en fonction de l'âge, du poids et du sexe du patient.

L'hypovolémie, secondaire à la perte d'eau et de sodium induite par le diurétique au début du traitement, entraîne une réduction de la filtration glomérulaire. Cela peut entrainer une augmentation de l'urée sanguine et de la créatininémie. Cette insuffisance rénale fonctionnelle transitoire est sans conséquence chez le sujet à fonction rénale normale mais peut aggraver une insuffisance rénale préexistante.

·L'amlodipine peut être utilisée à des doses normales chez les insuffisants rénaux. Les modifications des concentrations plasmatiques d'amlodipine ne sont pas liées au degré d'insuffisance rénale.

·L'effet de TRIPLIXAM n'a pas été évalué en cas de dysfonction rénale. En cas d'insuffisance rénale, les doses de TRIPLIXAM doivent correspondre à celles de chaque composant pris séparément.

Hypotension et déséquilibre hydroélectrolytique

·Il existe un risque de brusque hypotension en présence d'une déplétion sodique préexistante (en particulier chez les patients présentant une sténose de l'artère rénale). Ainsi, les signes cliniques de déséquilibre hydro-électrolytique, pouvant survenir à l'occasion d'un épisode intercurrent de diarrhées ou de vomissements, seront systématiquement recherchés. Une surveillance régulière des électrolytes plasmatiques sera effectuée chez de tels patients.

Une hypotension importante peut nécessiter la mise en place d'une perfusion intraveineuse de sérum salé isotonique.

Une hypotension transitoire ne constitue pas une contre-indication à la poursuite du traitement. Après avoir rétabli une volémie et une pression artérielle satisfaisantes, le traitement peut être repris à dose réduite ou avec un seul des composants.

·La diminution de la natrémie peut être initialement asymptomatique et il est donc essentiel de procéder à des examens réguliers. Les examens doivent être plus fréquents chez les sujets âgés et les patients cirrhotiques (voir rubriques Effets indésirables et Surdosage).

Tout traitement diurétique peut en effet provoquer une hyponatrémie, aux conséquences parfois graves. Une hyponatrémie associée à une hypovolémie peut être responsable de déshydrations et d'hypotensions orthostatiques. La perte concomitante d'ions chlorures peut mener à une alcalose métabolique compensatoire secondaire: l'incidence et l'amplitude de cet effet sont faibles.

Kaliémie

·L'association d'indapamide avec le périndopril et l'amlodipine ne permet pas d'éviter la survenue d'une hypokaliémie, en particulier chez les patients diabétiques ou les insuffisants rénaux. Comme pour toute association d'un diurétique à un agent antihypertenseur, une surveillance régulière de la kaliémie doit être réalisée.

·Une augmentation de la kaliémie a été observée chez certains patients traités avec des IEC, dont le périndopril. Les facteurs de risque d'une hyperkaliémie sont une insuffisance rénale, une dégradation de la fonction rénale, l'âge (> 70 ans), un diabète, des événements intercurrents tels qu'une déshydratation, décompensation cardiaque aiguë, acidose métabolique et l'utilisation concomitante de diurétiques épargneurs de potassium (par ex. : spironolactone, éplérénone, triamtérène ou amiloride), de suppléments potassiques ou de substituts du sel contenant du potassium ; ou la prise d'autres médicaments augmentant la kaliémie (par ex. : héparine, cotrimoxazole aussi connu sous le nom de triméthoprime/sulfaméthoxazole). L'utilisation de suppléments potassiques, de diurétiques épargneurs de potassium ou de substituts de sel contenant du potassium, en particulier chez des patients ayant une fonction rénale altérée, peut provoquer une élévation significative de la kaliémie. L'hyperkaliémie peut provoquer des arythmies graves, parfois fatales. Si l'utilisation concomitante des agents mentionnés ci-dessus est jugée nécessaire, ils doivent être utilisés avec précaution et un contrôle fréquent de la kaliémie doit être effectué (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

·La déplétion potassique avec hypokaliémie constitue le risque majeur des diurétiques thiazidiques et apparentés. Le risque de survenue d'une hypokaliémie (< 3,4 mmol/L) doit être prévenu dans certaines populations à haut risque tels que les sujets âgés et/ou dénutris qu'ils soient polymédiqués ou non, les patients cirrhotiques avec oedèmes et ascite, les coronariens et les insuffisants cardiaques. Chez ces patients, l'hypokaliémie majore la toxicité cardiaque des digitaliques et le risque de troubles du rythme.

Les sujets présentant un intervalle QT long sont également à risque, que l'origine en soit congénitale ou iatrogène. L'hypokaliémie, de même que la bradycardie, agit alors comme un facteur favorisant la survenue de troubles du rythme sévères, et en particulier de torsades de pointes, potentiellement fatales.

Dans tous les cas, des contrôles plus fréquents de la kaliémie sont nécessaires. Le premier contrôle de la kaliémie doit être effectué au cours de la 1ère semaine qui suit l'instauration du traitement.

La constatation d'une kaliémie basse nécessite sa correction.

Calcémie

Les diurétiques thiazidiques et apparentés peuvent diminuer l'excrétion urinaire du calcium et entraîner une augmentation légère et transitoire de la calcémie. Une hypercalcémie franche peut être en rapport avec une hyperparathyroïdie méconnue. Dans ce cas, interrompre le traitement avant d'explorer la fonction parathyroïdienne (voir rubrique Effets indésirables).

Hypertension rénovasculaire

Le traitement de l'hypertension artérielle rénovasculaire est la revascularisation. Néanmoins, les IEC peuvent être utiles chez les patients présentant une hypertension rénovasculaire en attente d'une intervention correctrice ou lorsque cette intervention n'est pas possible.

Si TRIPLIXAM est prescrit à des patients ayant une sténose de l'artère rénale connue ou suspectée, le traitement doit être instauré à l'hôpital, à dose faible et avec une surveillance de la fonction rénale et de la kaliémie, certains patients ayant développé une insuffisance rénale fonctionnelle, réversible à l'arrêt du traitement.

Toux

Une toux sèche a été rapportée avec l'utilisation des IEC. Elle est caractérisée par sa persistance et sa disparition à l'arrêt du traitement. L'étiologie iatrogénique doit être envisagée en présence de ce symptôme. Dans le cas où la prescription d'un IEC s'avère indispensable, la poursuite du traitement peut être envisagée.

Athérosclérose

Le risque d'hypotension existe chez tous les patients mais une attention particulière doit être portée chez ceux ayant une cardiopathie ischémique ou une insuffisance circulatoire cérébrale en débutant le traitement à faible posologie.

Crise hypertensive

La sécurité d'emploi et l'efficacité de l'amlodipine dans le traitement des crises hypertensives n'ont pas été établies.

Insuffisance cardiaque

Les patients ayant une insuffisance cardiaque doivent être traités avec précaution. Dans une étude à long terme contrôlée versus placebo menée chez des patients en insuffisance cardiaque sévère (classes NYHA III et IV), l'incidence rapportée des oedèmes pulmonaires a été supérieure dans le groupe traité par l'amlodipine par rapport au groupe placebo. Les inhibiteurs calciques, dont l'amlodipine, doivent être utilisés avec précaution chez les patients atteints d'insuffisance cardiaque congestive parce qu'ils peuvent augmenter le risque d'évènements cardiovasculaires et de mortalité.

Chez les patients présentant une insuffisance cardiaque sévère (classe IV), le traitement doit être initié sous contrôle médical, à dose initiale réduite. Un traitement par bêtabloquants chez les patients hypertendus présentant une insuffisance coronarienne ne doit pas être arrêté : l'IEC doit être ajouté au bêtabloquant.

Sténose de la valve mitrale ou aortique/cardiomyopathie hypertrophique

Les IEC doivent être utilisés avec précaution chez les patients présentant une obstruction de la voie d'éjection du ventricule gauche.

Patients diabétiques

Chez les patients diabétiques insulino-dépendants (tendance spontanée à une augmentation de la kaliémie), le traitement doit être initié sous contrôle médical, à dose initiale réduite.

Chez les patients diabétiques traités par antidiabétiques oraux ou insuline, la glycémie doit être étroitement surveillée, en particulier pendant le premier mois de traitement par un IEC.

Il est important chez les diabétiques de contrôler la glycémie notamment en présence d'une kaliémie basse.

Particularités ethniques

Chez les patients noirs, comme pour les autres IEC, le périndopril est apparemment moins efficace sur la baisse de la pression artérielle comparativement aux patients non-noirs, probablement en raison de la fréquence plus élevée des états de rénine basse dans la population hypertendue noire.

Intervention chirurgicale/Anesthésie

En cas d'anesthésie, et plus encore lorsque l'anesthésie est pratiquée avec des agents à potentiel hypotenseur, les IEC peuvent entraîner une hypotension. L'interruption thérapeutique, lorsqu'elle est possible, est donc recommandée la veille de l'intervention pour les IEC à durée d'action longue, comme le périndopril.

Insuffisance hépatique

Les IEC ont été rarement associés à un syndrome commençant par une jaunisse cholestatique pouvant conduire à une hépatite nécrosante fulminante et (parfois) à la mort. Le mécanisme de ce syndrome n'est pas élucidé. Les patients sous IEC qui développent une jaunisse ou qui présentent une élévation marquée des enzymes hépatiques doivent arrêter IEC et bénéficier d'une surveillance médicale appropriée (voir rubrique Effets indésirables).

La demi-vie de l'amlodipine est prolongée et les valeurs de l'aire sous la courbe (ASC) sont plus élevées chez les patients présentant une altération de la fonction hépatique; les doses recommandées n'ont pas été établies. L'amlodipine doit donc être débutée à la dose la plus faible et être administrée avec précaution tant au début du traitement que lors de l'augmentation de la dose. Une adaptation lente des doses et une surveillance attentive peuvent être nécessaires chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère.

Les effets de TRIPLIXAM n'ont pas été évalués en cas de dysfonctionnement hépatique. Compte tenu des effets de chacun des composants de cette association, TRIPLIXAM est contre-indiqué chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère et les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée devront être traités avec précaution.

Acide urique

Chez les patients hyperuricémiques, la tendance aux crises de goutte peut être augmentée.

Sujet âgé

La fonction rénale et la kaliémie doivent être évaluées avant le début du traitement. La posologie initiale doit être ajustée ultérieurement en fonction de la réponse tensionnelle, particulièrement en cas de déplétion hydrosodée, afin d'éviter toute survenue brutale d'hypotension.

Chez le sujet âgé, l'augmentation de la posologie d'amlodipine doit être faite avec précaution (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Propriétés pharmacocinétiques).

Excipients

Teneur en sodium

TRIPLIXAM contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé et peut donc être considéré comme dépourvu de sodium.

LISTE:

  • Maladie vasculaire du collagène en cas d'altération de la fonction rénale
  • Traitement immunosuppresseur
  • Angioedème
  • Sujet noir
  • Antécédent d'angioedème
  • Douleur abdominale
  • Désensibilisation au venin d'hyménoptère
  • Aphérèse des LDL au sulfate de dextran
  • Photosensibilité avec les diurétiques thiazidiques
  • Insuffisance rénale modérée (30 < Clcr < 60 ml/mn)
  • Sténose de l'artère rénale
  • Insuffisance cardiaque
  • Cirrhose
  • Cardiopathie ischémique
  • Pathologie vasculaire cérébrale
  • Déplétion sodique
  • Diarrhée
  • Vomissement
  • Hypovolémie
  • Surveillance natrémie
  • Diabète
  • Hyponatrémie hypovolémique
  • Surveillance kaliémie
  • Risque d'hyperkaliémie
  • Déshydratation
  • Sujet âgé
  • Sujet dénutri
  • Sujet polymédiqué
  • QT long
  • Hypercalcémie
  • Toux sèche
  • Anesthésie générale
  • Jaunisse
  • Elévation des enzymes hépatiques
  • Altération de la fonction hépatique
  • Insuffisance hépatique légère à modérée
  • Hyperuricémie
  • Nouveau-né de mère traitée

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Les données issues des essais cliniques ont montré que le double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) par l'utilisation concomitante d'inhibiteurs de l'enzyme de conversion , d'antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II ou d'aliskiren est associé à une fréquence plus élevée d'événements indésirables tels que l'hypotension, l'hyperkaliémie et l'altération de la fonction rénale (incluant l'insuffisance rénale aiguë) en comparaison à l'utilisation d'un seul médicament agissant sur le SRAA (voir rubriques Contre-indications, Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacodynamiques)

Médicaments entrainant une hyperkaliémie

Certains médicaments ou certaines classes thérapeutiques peuvent augmenter le risque de survenue d'une hyperkaliémie comme : l'aliskiren, les sels de potassium, les diurétiques épargneurs de potasssium, les IEC, les ARA-II, les AINS, les héparines, les immunosuppresseurs tels que la ciclosporine ou le tacrolimus et le triméthoprime. L'association de ces médicaments augmente le risque d'hyperkaliémie.

Associations contre-indiquées (voir rubrique Contre-indications)

·Aliskiren 

Chez les patients diabétiques ou insuffisants rénaux, le risque d'hyperkaliémie, de dégradation de la fonction rénale et de morbi-mortalité cardiovasculaire augmente.

·Traitements par circulation extra-corporelle

Les traitements par circulation extra-corporelle entrainant un contact avec des surfaces chargées négativement, tels que la dialyse ou l'hémofiltration avec certaines membranes de haute perméabilité (ex. membranes de polyacrylonitrile) et l'aphérèse des lipoprotéines de faible densité avec le sulfate de dextran, sont contre-indiqués, en raison d'un risque de réactions anaphylactoïdes (voir rubrique Contre-indications). Si ce type de traitement est nécessaire, l'utilisation d'un autre type de membrane de dialyse ou d'une classe d'agent antihypertenseur différente doit être envisagée.

·Sacubitril/valsartan

L'utilisation concomitante de périndopril avec du sacubitril/valsartan est contre-indiquée car l'inhibition concomitante de la néprilysine et de l'enzyme de conversion de l'angiotensine peut accroître le risque d'angioedème. Le traitement par sacubitril/valsartan ne doit être initié que 36 heures après la prise de la dernière dose de périndopril. Le traitement par périndopril ne doit être initié que 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir rubriques Contre-indications et Mises en garde et précautions d'emploi).

Associations déconseillées

ComposantProduit pour lequel une interaction est connueAutres interactions médicamenteuses
périndopril / indapamideLithiumDes augmentations réversibles des concentrations sériques du lithium et de sa toxicité ont été rapportées pendant l'administration concomitante de lithium avec des IEC. L'utilisation de périndopril associé à l'indapamide avec le lithium n'est pas recommandée, mais si l'association s'avère nécessaire, un contrôle attentif des taux de lithémie devra être réalisé (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
périndoprilAliskirenLe risque d'hyperkaliémie, de dégradation de la fonction rénale et de la morbi-mortalité cardiovasculaire augmente chez les patients autres que les diabétiques ou insuffisants rénaux (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Traitement associant un IEC avec un ARA II.Il a été rapporté dans la littérature que chez les patients atteints d'athérosclérose diagnostiquée, d'insuffisance cardiaque ou chez les patients diabétiques ayant des lésions organiques, le traitement concomitant par IEC et ARA II est associé à une fréquence plus élevée d'hypotension, de syncope, d'hyperkaliémie et de dégradation de la fonction rénale (incluant l'insuffisance rénale aigue) en comparaison au traitement en monothérapie par une molécule agissant sur le système rénine-angiotensine-aldostérone. Le double blocage (ex : association d'un IEC avec un ARA II) doit être limité à des cas individuels et définis, avec une surveillance renforcée de la fonction rénale, du taux de potassium et de la pression artérielle.
EstramustineRisque d'augmentation des effets indésirables tel qu'un oedème angioneurotique (angioedème).
Diurétiques épargneurs de potassium (triamtérène, amiloride), potassium (sels de)Hyperkaliémie (potentiellement fatale), en particulier dans un contexte d'insuffisance rénale (effets hyperkaliémiques additifs). L'association du périndopril et de ces médicaments n'est pas recommandée (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Dans le cas où une administration concomitante est néanmoins indiquée, elle devra être effectuée avec précaution et la kaliémie devra être fréquemment surveillée. Pour l'utilisation de la spironolactone dans l'insuffisance cardiaque, voir la rubrique « Associations faisant l'objet de précautions d'emploi ».
Cotrimoxazole (triméthoprime/ sulfaméthoxazole)Les patients traités de façon concomitante avec du cotrimoxazole (triméthoprime/ sulfaméthoxazole) peuvent avoir un risque plus élevé d'hyperkaliémie (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
amlodipineDantrolène (perfusion)Chez l'animal, une fibrillation ventriculaire et un collapsus cardio-vasculaire létaux associés à une hyperkaliémie ont été observés après l'administration de vérapamil et de dantrolène IV. Compte tenu du risque d'hyperkaliémie, il est recommandé d'éviter l'administration concomitante d'inhibiteurs calciques comme l'amlodipine chez les patients susceptibles de développer une hyperthermie maligne et dans la prise en charge de l'hyperthermie maligne.
Pamplemousse ou jus de pamplemousseLa biodisponibilité peut être augmentée chez certains patients, ce qui peut entraîner une majoration des effets hypotenseurs.

Associations faisant l'objet de précautions d'emploi

ComposantInteraction connue avec le produit citéAutres interactions médicamenteuses
périndopril / indapamideBaclofèneMajoration de l'effet antihypertenseur. Surveillance de la tension artérielle et adaptation posologique de l'antihypertenseur si nécessaire.
Anti‑inflammatoires non-stéroïdiens (dont acide acétylsalicylique à fortes doses)Quand les IEC sont administrés simultanément à des AINS (tels que acide acétylsalicylique utilisé comme anti-inflammatoire, inhibiteurs COX-2 et AINS non sélectifs), une atténuation de l'effet antihypertenseur peut se produire. La prise concomitante d'IEC et d'AINS peut conduire à un risque accru de détérioration de la fonction rénale, incluant un risque d'insuffisance rénale aiguë, et à une augmentation de la kaliémie, notamment chez les patients avec une altération préexistante de la fonction rénale. L'association doit être administrée avec précaution, particulièrement chez les sujets âgés. Les patients doivent être correctement hydratés et des mesures doivent être prises pour contrôler la fonction rénale, à l'instauration du traitement concomitant, puis périodiquement.
périndoprilAntidiabétiques (insuline, hypoglycémiants oraux)Des études épidémiologiques ont suggéré que l'association d'IEC et d'antidiabétiques (insulines, hypoglycémiants oraux) peut provoquer une majoration de l'effet hypoglycémiant avec un risque d'hypoglycémie. Ce phénomène semble se produire plus particulièrement au cours des premières semaines de l'association de ces traitements et chez les patients présentant une insuffisance rénale.
Diurétiques non-épargneurs de potassiumLes patients traités par diurétiques, et en particulier ceux présentant une hypovolémie et/ou une déplétion hydrosodée, peuvent être sujet à une forte diminution de la pression artérielle après l'instauration du traitement par un IEC. L'effet hypotenseur peut être diminué en interrompant le diurétique, en augmentant la volémie ou la prise de sel avant d'instaurer le traitement par des doses faibles et progressives de périndopril. Dans l'hypertension artérielle, lorsqu'un traitement diurétique antérieur peut avoir causé une hypovolémie et/ou une déplétion hydrosodée, le diurétique doit être interrompu avant d'instaurer un IEC ; dans ce cas, un diurétique non épargneur de potassium peut être ensuite réintroduit ou l'IEC doit être instauré à une dose faible augmentée progressivement. Dans le traitement diurétique de l'insuffisance cardiaque congestive, l'IEC doit être instauré à une dose très faible et après avoir réduit la dose du diurétique non épargneur de potassium associé. Dans tous les cas, la fonction rénale (taux de créatinine) doit être surveillée lors des premières semaines de traitement par IEC.
Diurétiques épargneurs de potassium (éplérénone, spironolactone)Avec l'éplérénone et la spironolactone à des doses comprises entre 12.5 mg et 50 mg par jour et avec de faibles doses d'IEC : Dans le traitement de l'insuffisance cardiaque de classe II-IV (NYHA) avec une fraction d'éjection <40%, et précédemment traitée avec un IEC et un diurétique de l'anse, il existe un risque d'hyperkaliémie, potentiellement fatale, particulièrement en cas de non-respect des recommandations de prescription de cette association. Avant instauration de l'association, vérifier l'absence d'hyperkaliémie et d'insuffisance rénale. Un contrôle strict de la kaliémie et de la créatininémie est recommandé une fois par semaine le premier mois du traitement et une fois par mois les mois suivants.
RacécadotrilLes IEC (par exemple périndopril) sont connus pour causer des angioedèmes. Ce risque peut être accru lors de l'utilisation concomitante avec du racécadotril (médicament utilisé contre les diarrhées aiguë).
Inhibiteurs de mTOR (par exemple sirolimus, évérolimus, temsirolimus)Les patients traités de façon concomitante avec un inhibiteur de mTOR peuvent avoir un risque plus élevé d'angioedème (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
indapamideMédicaments induisant des torsades de pointesEn raison du risque d'hypokaliémie, l'indapamide doit être administré avec précaution lorsqu'il est associé à des médicaments induisant des torsades de pointes comme : ·les antiarythmiques de classe IA (quinidine, hydroquinidine, disopyramide) ; ·les antiarythmiques de classe III (amiodarone, dofétilide, ibutilide, bretylium, sotalol) ; ·certains neuroleptiques (chlorpromazine, cyamémazine, lévomépromazine, thioridazine, trifluopérazine), benzamides (amisulpiride, sulpiride, sultopride, tiapride), butyrophénones (dropéridol, halopéridol), autres neuroleptiques (pimozide) ; ·autres substances (bépridil, cisapride, diphémanil, érythromycine IV, halofantrine, mizolastine, moxifloxacine, pentamidine, sparfloxacine, vincamine IV., méthadone, astémizole, terfénadine). Prévention de l'hypokaliémie et si besoin, correction : surveillance de l'intervalle QT
Amphotéricine B (voie IV), gluco et minéralocorticoïdes (voie systémique), tétracosactide, laxatifs stimulantsRisque majoré d'hypokaliémie (effet additif). Surveillance de la kaliémie et, si besoin, correction ; à prendre particulièrement en compte en cas de traitement par digitaliques. Utiliser des laxatifs non stimulants.
DigitaliquesL'hypokaliémie favorise les effets toxiques des digitaliques. Surveillance de la kaliémie et de l'ECG et, si nécessaire, reconsidérer le traitement.
AllopurinolL'association à l'indapamide peut augmenter l'incidence de réactions d'hypersensibilité à l'allopurinol.
amlodipineInducteurs du CYP3A4Lors de la co-administration d'inducteurs connus du CYP3A4, la concentration plasmatique d'amlodipine peut varier. Par conséquent, la pression artérielle doit être surveillée et une adaptation posologique doit être envisagée pendant et après la prise concomitante d'un médicament, en particulier avec des inducteurs puissants du CYP3A4 (par exemple, rifampicine, millepertuis [hypericum perforatum]).
Inhibiteurs du CYP3A4The clinical translation of these PK variations may be more pronounced in the elderly.
L'utilisation concomitante d'amlodipine avec des inhibiteurs forts ou modérés du CYP3A4 (inhibiteurs de la protéase, antifongiques azolés, macrolides tels que l'érythromycine ou la clarithromycine, le vérapamil, ou le diltiazem) peut donner lieu à une augmentation significative de la concentration plasmatique d'amlodipine. La traduction clinique de ces variations pharmacocinétiques peut être plus prononcée chez le sujet âgé. Par conséquent, une surveillance clinique et un ajustement posologique pourront être nécessaires. Le risque d'hypotension est augmenté chez les patients recevant simultanément de la clarithromycine et de l'amlodipine. Une surveillance étroite des patients est recommandée lorsque l'amlodipine est associée à la clarythromycine.

Associations à prendre en compte

ComposantInteraction connue avec le produit citéAutres interactions médicamenteuses
périndopril / indapamide / amlodipineAntidépresseurs imipraminiques (tricycliques), neuroleptiquesEffet antihypertenseur augmenté et risque majoré d'hypotension orthostatique (effet additif).
Autres agents antihypertenseursLa prise d'autres médicaments antihypertenseurs peut induire une baisse supplémentaire de la pression artérielle.
Corticostéroïdes, tétracosactideDiminution de l'effet antihypertenseur (rétention hydrosodée des corticostéroïdes).
périndoprilAgents antihypertenseurs et vasodilatateursL'utilisation concomitante de nitroglycérine et d'autres nitrates, ou de tout autre vasodilatateur, peut réduire la pression artérielle.
Allopurinol, agents cytostatiques ou immunosuppresseurs, corticoïdes (voie systémique) ou procaïnamideUne administration concomitante avec des IEC peut entrainer un risque accru de leucopénie.
AnesthésiquesLes IEC peuvent majorer les effets hypotenseurs de certains produits anesthésiques.
Diurétiques (thiazidiques ou de l'anse)Un traitement diurétique antérieur à forte dose peut provoquer une déplétion volémique et un risque d'hypotension lors de l'instauration du traitement par du périndopril.
Gliptines (linagliptine, saxagliptine, sitagliptine, vildagliptine)Augmentation du risque d'angioedème imputable à la diminution de l'activité de la dipeptidylpeptidase IV (DPP-IV) causée par la gliptine, chez les patients co-traités avec un IEC.
SympathomimétiquesLes sympathomimétiques peuvent diminuer les effets antihypertenseurs des IEC.
OrDes réactions nitritoïdes (symptômes comprenant flush facial, nausées, vomissements et hypotension) ont été rarement rapportées chez des patients recevant des injections d'or (aurothiomalate de sodium) et un traitment concomitant par IEC (dont le périndopril).
indapamideMetformineAcidose lactique due à la metformine déclenchée par une éventuelle insuffisance rénale fonctionnelle liée aux diurétiques et plus particulièrement aux diurétiques de l'anse. Ne pas utiliser la metformine lorsque la créatininémie dépasse 15 mg/L (135 µmol/L) chez l'homme et 12 mg/L (110 µmol/L) chez la femme.
Produits de contraste iodésEn cas de déshydratation provoquée par les diurétiques, risque majoré d'insuffisance rénale aiguë, en particulier lors de l'utilisation de doses importantes de produits de contraste iodés. La réhydratation doit être effectuée avant administration du produit iodé.
Calcium (sels de)Risque d'hypercalcémie par diminution de l'élimination urinaire du calcium
CiclosporineRisque d'augmentation de la créatininémie sans modification des taux circulants de ciclosporine, même en l'absence de déplétion hydrosodée.
amlodipineAtorvastatine, digoxine, ou warfarineDans les études cliniques d'interactions, les propriétés pharmacocinétiques de l'atorvastatine, de la digoxine ou de la warfarine n'ont pas été modifiées par l'amlodipine.
TacrolimusIl existe un risque d'augmentation des concentrations plasmatiques de tacrolimus en cas d'administration concomitante avec l'amlodipine. Afin d'éviter une toxicité du tacrolimus, l'administration d'amlodipine à un patient traité par tacrolimus impose la surveillance des concentrations plasmatiques de tacrolimus et un ajustement posologique du tacrolimus le cas échéant.
Inhibiteurs de mTOR (mechanistic Target Of Rapamycin)Les inhibiteurs de mTOR comme le sirolimus, le temsirolimus et l'évérolimus sont des substrats du CYP3A. L'amlodipine étant un inhibiteur faible du CYP3A, elle peut augmenter l'exposition aux inhibiteurs de mTOR en cas d'utilisation concomitante.
CiclosporineAucune étude d'interaction n'a été menée avec la ciclosporine et l'amlodipine chez des volontaires sains ou d'autres populations, à l'exception des patients ayant bénéficié d'une transplantation rénale ; il a alors été observé une augmentation variable de la concentration minimale de la ciclosporine (de 0% à 40% en moyenne). Le taux de ciclosporine doit être surveillé chez les sujets ayant bénéficié d'une transplantation rénale et traités par amlodipine et une réduction de la posologie de la ciclosporine doit être envisagée si besoin.
SimvastatineL'administration concomitante de doses répétées de 10 mg d'amlodipine avec 80 mg de simvastatine entraine une augmentation de 77% de l'exposition à la simvastatine par rapport à la simvastatine seule. La dose quotidienne de simvastatine doit être limitée à 20 mg chez les patients traités par amlodipine.


Incompatibilités

Sans objet.


Surdosage

Aucune information n'est disponible en cas de surdosage de TRIPLIXAM chez l'Homme.

Concernant l'association périndopril/indapamide :

Symptômes

Pour l'association périndopril/indapamide, l'effet indésirable le plus probable en cas de surdosage est l'hypotension, parfois associée à des nausées, vomissements, crampes, étourdissements, somnolence, états confusionnels, oligurie pouvant aller jusqu'à l'anurie (par hypovolémie). Des désordres hydroélectrolytiques (natrémie et kaliémie basses) peuvent survenir.

Traitement

Les premières mesures consistent à éliminer rapidement le ou les produits ingérés par lavage gastrique et/ou administration de charbon activé puis à restaurer l'équilibre hydroélectrolytique dans un centre spécialisé jusqu'à normalisation.

Si une hypotension importante se produit, elle peut être combattue par la mise en décubitus du patient, tête basse, et au besoin par une perfusion IV de soluté isotonique de chlorure de sodium ou par tout autre moyen d'expansion volémique.

Le périndoprilate, forme active du périndopril, est dialysable (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Concernant l'amlodipine :

Pour l'amlodipine, l'expérience d'un surdosage intentionnel chez l'Homme est limitée.

Symptômes

Les données disponibles suggèrent qu'un surdosage important peut entraîner une vasodilatation périphérique excessive et éventuellement une tachycardie réflexe. Une hypotension systémique marquée et probablement prolongée pouvant atteindre un choc avec issue fatale a été rapportée.

Traitement

En cas d'hypotension cliniquement significative due à un surdosage d'amlodipine, il faut instituer un traitement de soutien cardiovasculaire actif, avec une surveillance fréquente de la fonction cardiaque et respiratoire, surélever les extrémités et contrôler la volémie et la diurèse.

Un vasoconstricteur peut être utile pour restaurer le tonus vasculaire et la pression artérielle, à la condition qu'il n'existe aucune contre-indication à son emploi. L'administration intraveineuse de gluconate de calcium peut être bénéfique pour inverser les effets de l'inhibition des canaux calciques.

Un lavage gastrique peut être justifié dans certains cas. Chez des volontaires sains, l'utilisation de charbon jusqu'à deux heures après l'administration d'amlodipine 10 mg a montré une réduction des taux d'absorption de l'amlodipine.

Dans la mesure où l'amlodipine est fortement liée aux protéines, une dialyse n'apportera probablement aucun bénéfice.


Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Aucune étude sur les effets de TRIPLIXAM sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'a été menée.

Le périndopril et l'indapamide ne modifient pas l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines mais des réactions individuelles en relation avec une baisse de la pression artérielle peuvent survenir chez certains patients.

L'amlodipine peut avoir une influence mineure ou modérée sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Si les patients traités par l'amlodipine présentent des sensations vertigineuses, des maux de tête, une fatigue, une lassitude ou des nausées, leur aptitude à réagir peut être altérée.

Par conséquent, l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines peut être diminuée. Des précautions sont recommandées en particulier au début du traitement.

Compte tenu des effets respectifs de chacune des trois substances présentes dans l'association, sur la grossesse et l'allaitement, l'utilisation de TRIPLIXAM n'est pas recommandée pendant le premier trimestre de la grossesse. TRIPLIXAMest contre-indiqué pendant le deuxième et le troisième trimestre de la grossesse.

TRIPLIXAM est contre-indiqué pendant l'allaitement, c'est la raison pour laquelle il sera nécessaire d'interrompre l'allaitement, ou d'interrompre le traitement par TRIPLIXAM en prenant en compte l'importance de ce traitement pour la mère.

Grossesse

LIE AU PERINDOPRIL :

L'utilisation d'IEC est déconseillée pendant le 1er trimestre de la grossesse (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). L'utilisation des IEC est contre-indiquée aux 2ème et 3ème trimestres de la grossesse (voir rubriques Contre-indications et Mises en garde et précautions d'emploi).

Les données épidémiologiques disponibles concernant le risque de malformation après exposition aux IEC au 1er trimestre de la grossesse ne permettent pas de conclure. Cependant une légère augmentation du risque de malformation congénitale ne peut être exclue. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé de modifier le traitement antihypertenseur chez les patientes qui envisagent une grossesse pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse.

En cas de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté.

L'exposition aux IEC au cours des 2ème et 3ème trimestres de la grossesse est connue pour entraîner une foetotoxicité (diminution de la fonction rénale, oligohydramnios, retard d'ossification des os du crâne) et une toxicité chez le nouveau-né (insuffisance rénale, hypotension, hyperkaliémie) (voir rubrique Données de sécurité précliniques).

En cas d'exposition à un IEC à partir du 2ème trimestre de la grossesse, il est recommandé de faire une échographie foetale afin de vérifier la fonction rénale et les os de la voûte du crâne.

Les nouveau-nés de mères traitées par IEC doivent être surveillés sur le plan tensionnel (voir rubriques Contre-indications et Mises en garde et précautions d'emploi).

LIE A L'INDAPAMIDE :

Il n'existe pas de données ou il existe des données limitées (moins de 300 grossesses) sur l'utilisation de l'indapamide chez la femme enceinte. Une exposition prolongée aux diurétiques thiazidiques pendant le troisième trimestre de la grossesse peut réduire le volume plasmatique maternel et le débit sanguin utéro-placentaire, pouvant entraîner une ischémie foeto-placentaire et un retard de croissance. De plus, quelques rares cas d'hypoglycémie et de thrombocytopénie néonatales ont été rapportés suite à une exposition proche du terme.

Les études effectuées chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effets délétères directs ou indirects sur la reproduction (voir rubrique Données de sécurité précliniques).

LIE A L'AMLODIPINE :

Chez la femme, la sécurité d'emploi de l'amlodipine au cours de la grossesse n'a pas été établie.

Dans les études chez l'animal, une reprotoxicité a été observée à doses élevées (voir rubrique Données de sécurité précliniques).

Allaitement

TRIPLIXAM est contre-indiqué au cours de l'allaitement.

LIE AU PERINDOPRIL :

En raison de l'absence d'information disponible sur l'utilisation du périndopril au cours de l'allaitement, le périndopril est déconseillé. Il est préférable d'utiliser d'autres traitements ayant un profil de sécurité bien établi pendant l'allaitement, particulièrement chez le nouveau-né ou le prématuré.

LIE A L'INDAPAMIDE :

Il n'existe pas de données suffisantes sur l'excrétion de l'indapamide/métabolites dans le lait maternel.

Une hypersensibilité aux dérivés sulfamidés et une hypokaliémie peuvent survenir. Un risque pour les nouveau-nés/nourrissons ne peut être exclu.

L'indapamide est étroitement lié aux diurétiques thiazidiques qui sont impliqués dans la réduction ou même la suppression de lait au cours de l'allaitement.

LIE A L'AMLODIPINE :

L'amlodipine est excrétée dans le lait maternel. La proportion de dose maternelle reçue par le nourrisson a été estimée à un intervalle interquartile de 3 à 7 %, avec un maximum de 15 %. L'effet de l'amlodipine sur les nourrissons est inconnu.

Fertilité

LIE AU PERINDOPRIL ET A L'INDAPAMIDE :

Les études toxicologiques sur la reproduction n'ont montré aucun effet sur la fécondité chez des rats femelles et mâles. Aucun effet sur la fécondité humaine n'est attendu.

LIE A L'AMLODIPINE :

Des modifications biochimiques réversibles au niveau de la tête du spermatozoïde ont été rapportées chez certains patients traités par des inhibiteurs calciques. Les données cliniques sont insuffisantes concernant l'effet potentiel de l'amlodipine sur la fécondité. Dans une étude menée chez le rat, des effets indésirables ont été détectés sur la fertilité des mâles (voir rubrique Données de sécurité précliniques).

Durée de conservation :

3 ans

Pour les piluliers de 30 comprimés pelliculés, la stabilité après ouverture est de 30 jours.

Précautions particulières de conservation :

Pas de condition particulière de conservation.

Forme : Comprimé pelliculé

Dosage : 10 mg/2,5 mg/5 mg

Contenance : 30 comprimés

Laboratoire Titulaire : SERVIER

Laboratoire Exploitant : SERVIER


Forme pharmaceutique

Comprimé pelliculé.

Comprimé pelliculé blanc de forme oblongue, de 11,5 mm de long et 6,09 mm de large, gravé d'un  sur une face et d'un  sur l'autre face.


Composition exprimée par Comprimé

Principes Actifs :
  • Périndopril arginine (10 mg) (correspondant à 6,790 mg de périndopril)
  • Indapamide (2.5 mg)
  • Amlodipine (5 mg) (correspondant à 6,935 mg de bésilate d'amlodipine)

Excipients :
  • Noyau :
    • Cellulose microcristalline
    • Croscarmellose sodique
    • Magnésium stéarate
    • Silice colloïdale anhydre
    • Amidon prégélatinisé
  • Composé carbonate de calcium-amidon :
    • Carbonate de calcium 90 %,
    • Amidon de maïs prégélatinisé 10 %
  • Pelliculage :
    • Glycérol
    • Hypromellose 6CP
    • Macrogol 6000
    • Magnésium stéarate
    • Titane dioxyde

*Cette fiche médicament a été générée à partir des données de la Banque Claude Bernard© (www.resip.fr) ne peut être utilisée isolément pour l'établissement d'un diagnostic, l'instauration d'un traitement ou une décision thérapeutique, qui relève de la compétence exclusive des professionnels de santé. Il est rappelé que le contenu de la Base Claude Bernard doit être considéré comme un ouvrage scientifique faisant l'objet d'une consultation critique laissant aux professionnels de santé les responsabilités de la prescription que le code leur reconnaît. La Base Claude Bernard a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments. Les données fournies ne peuvent être considérées comme exhaustives et peuvent avoir évolué depuis leur mise en ligne. Seul votre médecin est habilité à mettre en œuvre un traitement adapté à votre cas personnel. Les Données fournies sont la propriété de RESIP et ne peuvent être reproduites ou diffusées par quelque moyen, toute impression ne pouvant concerner que des extraits non substantiels et n'être effectuée qu'à des fins strictement personnelles et non commerciales.