Médicaments


VINORELBINE MYLAN 10 mg/ml, solution à diluer pour perfusion (PRODUIT SUPPRIME LE 27/06/2012)

·         Cancer du poumon non à petites cellules.

·         Cancer du sein métastatique.


  • Cancer du poumon non à petites cellules
  • Cancer du sein métastatique

Voie intraveineuse stricte.

En monothérapie, la dose habituelle est de 25 à 30 mg/m2 administrée à fréquence hebdomadaire.

En polychimiothérapie, la dose et la fréquence sont fonction du protocole. La dose injectée doit être diluée dans un soluté physiologique (125 ml par exemple) et perfusée sur une courte période (6 à 10 minutes). L'administration devra être suivie d'un rinçage abondant de la veine par le soluté physiologique.

Insuffisance hépatique (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

Insuffisance rénale (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

- La tolérance et l'efficacité de vinorelbine n'ont pas été étudiées chez l'enfant.

Attention : il est extrêmement important de s'assurer que l'aiguille est correctement introduite dans la voie d'abord avant de commencer l'injection. En cas d'extravasation, il peut survenir une cellulite voire une nécrose. Il convient alors d'interrompre immédiatement l'injection et d'aspirer le maximum de produit extravasé, la quantité restante doivent être administrée par une autre veine. L'application de chaleur modérée facilite la diffusion du produit et semble réduire le risque de cellulite.

En cas de contact accidentel avec l'oeil, faire immédiatement un lavage abondant de l'oeil.

Modalités de manipulation

La préparation des solutions injectables de cytotoxiques doit être obligatoirement réalisée par un personnel spécialisé et entraîné ayant une connaissance des médicaments utilisés, dans des conditions assurant la protection de l'environnement et surtout la protection du personnel qui manipule. Elle nécessite un local de préparation réservé à cet usage. Il est interdit de fumer, de manger, de boire dans ce local. Les manipulateurs doivent disposer d'un ensemble de matériel approprié à la manipulation notamment blouses à manches longues, masques de protection, calot, lunettes de protection, gants à usage unique stériles, champs de protection du plan de travail, conteneurs et sacs de collecte des déchets. Les excréta et les vomissures doivent être manipulés avec précaution. Les femmes enceintes doivent être averties et éviter la manipulation des cytotoxiques. Tout contenant cassé doit être traité avec les mêmes précautions et considéré comme un déchet contaminé.

L'élimination des déchets contaminés se fait par incinération dans des conteneurs rigides étiquetés à cet effet.

Ces dispositions peuvent être envisagées dans le cadre du réseau de cancérologie (circulaire DGS/DH/98 N°98/188 du 24 mars 1998) en collaboration avec toute structure adaptée et remplissant les conditions requises.

SIGNALER IMMEDIATEMENT AU MEDECIN TRAITANT :
- une constipation,
- des difficultés respiratoires qui peuvent s'observer quelques minutes à plusieurs heures après l'injection.

Système hématopoïétique

·       neutropénie : c'est la toxicité limitante (grade 3 : 24,3% et grade 4 : 27,8% en monothérapie), elle est réversible dans les 5 à 7 jours qui suivent l'arrêt du traitement et est non cumulative. Le nadir survient généralement entre le 7ème et le 14ème jour après l'administration de vinorelbine.

·       anémie : (grade 3-4 : 7,4% en monothérapie) et thrombopénie (grade 3-4 : 2,5% en monothérapie) ont été observées mais ont été rarement sévères.

Système nerveux

·       périphérique : les troubles neurologiques (grade 3-4 : 2,7%) sont généralement limités à l'abolition des réflexes ostéotendineux. Les paresthésies sévères avec troubles de la sensibilité et/ou moteurs sont peu fréquentes. Après un traitement prolongé, des cas de faiblesse des membres inférieurs ont été rapportés. Ces effets sont généralement réversibles à l'arrêt du traitement.

·       végétatif : des troubles neuromoteurs ont été observés. La manifestation principale est la parésie intestinale entraînant une constipation (grade 3-4 : 2,7% en monothérapie et grade 3-4 : 4,1% lorsque vinorelbine est administrée en association) évoluant rarement jusqu'à l'iléus paralytique.

L'incidence de ces effets peut être augmentée lorsque vinorelbine est associée à d'autres chimiothérapies.

Système gastrointestinal

·       Nausées, vomissements : l'incidence de ces effets est relativement faible mais elle peut être augmentée lorsque vinorelbine est associée à d'autres produits de chimiothérapie (grade 3-4 : 2,2% en monothérapie).

·       Des stomatites et des diarrhées généralement légères et modérées peuvent survenir.

·       Une constipation évoluant rarement jusqu'à l'iléus paralytique.

·       De rares cas de pancréatites ont été rapportés.

Un traitement prophylactique tels que les setrons par voie orale ou le metoclopramide peut réduire la fréquence de survenue des vomissements.

Appareil respiratoire

·       comme les autres vinca-alcaloïdes, vinorelbine est susceptible d'entraîner des états dyspnéiques et un bronchospasme. Ces réactions débutent dans les minutes qui suivent l'injection, mais elles peuvent survenir plusieurs heures après.

·       de rares cas de pneumopathies interstitielles ont été rapportées, en particulier chez des patients traités avec vinorelbine en association avec la mitomycine C.

Appareil cardiovasculaire

Quelques rares cas d'ischémie myocardique (infarctus du myocarde, angor et/ou modifications transitoires de l'électrocardiogramme) ont été rapportés.

Peau

·       alopécie généralement d'intensité légère chez 21% des patients (grade > 2 : 4,1% en monothérapie) pouvant apparaître progressivement lors d'un traitement prolongé.

·       dans de rares cas, des réactions cutanées généralisées.

Foie

Des élévations transitoires des paramètres hépatiques sans symptôme clinique ont été rapportées.

Réactions locales

Comme les autres vinca-alcaloïdes, vinorelbine possède un pouvoir vésicant modéré. Les réactions observées au point d'injection peuvent être des érythèmes, des sensations de brûlures, une décoloration de la veine, des phlébites localisées. Dans de rares cas, des nécroses locales ont été observées. Ces effets peuvent être limités par un bon positionnement de l'aiguille ou du cathéter dans le veine (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

Autres effets indésirables

Ont été observées :

·       fatigue, fièvre,

·       arthralgies incluant les douleurs de la mâchoire,

·       myalgies et douleurs de localisation variée (douleurs de la poitrine, douleurs au site tumoral),

·       hyponatrémies sévères rares.


  • Neutropénie
  • Anémie
  • Thrombopénie
  • Abolition des réflexes ostéotendineux
  • Paresthésie
  • Trouble de la sensibilité
  • Trouble moteur
  • Faiblesse des membres inférieurs
  • Parésie intestinale
  • Constipation
  • Iléus paralytique
  • Nausée
  • Vomissement
  • Stomatite
  • Diarrhée
  • Pancréatite
  • Dyspnée
  • Bronchospasme
  • Pneumopathie interstitielle
  • Infarctus du myocarde
  • Angor
  • Modification de l'électrocardiogramme
  • Alopécie
  • Réaction cutanée généralisée
  • Elévation des paramètres hépatiques
  • Réaction au point d'injection
  • Erythème au point d'injection
  • Sensation de brûlure au point d'injection
  • Décoloration de la veine au point d'injection
  • Phlébite au point d'injection
  • Nécrose cutanée au point d'injection
  • Fatigue
  • Fièvre
  • Arthralgie
  • Douleur de la mâchoire
  • Myalgie
  • Douleur de la poitrine
  • Douleur au site tumoral
  • Hyponatrémie
Contre-indications

Ce médicament est contre-indiqué dans les cas suivants :

·       hypersensibilité connue à la vinorelbine ou à d'autres vinca-alcaloïdes,

·       taux de neutrophiles inférieur à 1500/mm3 ou infection sévère actuelle ou récente (dans les 2 semaines),

·       femmes en âge de procréer n'utilisant pas de contraception efficace (voir rubriques Mises en garde spéciales et précautions d'emploi et Grossesse et allaitement),

·       grossesse et allaitement,

·       en association avec le vaccin anti-amarile (fièvre jaune).

Ce médicament est généralement déconseillé en association avec les vaccins vivants atténués, la phénytoïne et l'itraconazole.

LISTE:

  • Neutropénie < 1500/mm3
  • Infection sévère
  • Grossesse
  • Absence de contraception féminine efficace
  • Allaitement
  • Enfant
  • Radiothérapie du foie

Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Mises en garde

Vinorelbine doit être administrée par voie intraveineuse stricte.

Précautions d'emploi

La conduite du traitement doit être effectuée sous contrôle hématologique rigoureux avant toute nouvelle injection (détermination du taux d'hémoglobine, du nombre de leucocytes, neutrophile et plaquettes).

La toxicité limitante est la neutropénie. Cet effet non cumulatif voit son nadir entre le 7ème et le 14ème jour suivant l'administration et est rapidement réversible dans les 5 à 7 jours qui suivent l'arrêt du traitement.

Si le taux de neutrophiles est inférieur à 1500/mm3 et/ou si le nombre de plaquettes inférieur à 75000/mm3, l'administration doit être retardée jusqu'à normalisation de ces paramètres.

En cas de signes ou symptômes évocateurs d'une infection, il faut procéder sans tarder à des examens.

Dans une étude de phase I, la pharmacocinétique de vinorelbine n'a pas été modifiée chez 6 patients souffrant d'insuffisance hépatique modérée recevant une dose maximale de 25 mg/m² et chez 8 patients souffrant d'insuffisance hépatique sévère recevant une dose maximale de 20 mg/m². Néanmoins par mesure de précaution, en cas d'insuffisance hépatique sévère, réduire la posologie et surveiller étroitement les paramètres hématologiques (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). 

Etant donné que la vinorelbine n'est éliminée qu'en faible partie par voie rénale, une réduction de la dose de vinorelbine ne se justifie pas sur le plan pharmacocinétique chez les patients atteints d'insuffisance rénale.

Une prudence accrue est recommandée chez tous les patients présentant une pathologie cardiaque ischémique (voir rubrique Effets indésirables).

Eviter toute contamination accidentelle de l'oeil : risque d'irritation sévère, voire ulcération de la cornée si le produit est projeté sous pression (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

Vinorelbine ne doit pas être administrée en même temps qu'une radiothérapie dont les champs incluent le foie.

Femmes en âge de procréer:

Il importe de vérifier par un test de grossesse, l'absence de grossesse avant l'administration de vinorelbine (voir rubrique Grossesse et allaitement).

LISTE:

  • Surveillance hématologique
  • Surveillance taux d'hémoglobine
  • Surveillance leucocytaire
  • Surveillance polynucléaires neutrophiles
  • Surveillance plaquettaire
  • Neutropénie < 1500/mm3
  • Thrombopénie < 75000/mm3
  • Infection
  • Insuffisance hépatique sévère
  • Pathologie cardiaque ischémique
  • Femme en âge de procréer

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Interactions communes à tous les cytotoxiques

En raison de l'augmentation du risque thrombotique lors des affections tumorales, le recours à un traitement anticoagulant est fréquent. La grande variabilité intra-individuelle de la coagulabilité au cours de ces affections, à laquelle s'ajoute l'éventualité d'une interaction entre les anticoagulants oraux et la chimiothérapie anticancéreuse, imposent, s'il est décidé de traiter le patient par anticoagulants oraux, d'augmenter la fréquence des contrôles de l'INR.

Associations contre-indiquées

+ Vaccin anti-amarile (la fièvre jaune) : risque de maladie vaccinale généralisée mortelle.

Associations déconseillées

+ Vaccins vivants atténués (sauf la fièvre jaune).

Risque de maladie vaccinale généralisée éventuellement mortelle.

Ce risque est majoré chez les sujets déjà immunodéprimés par la maladie sous-jacente.

Utiliser un vaccin inactivé lorsqu'il existe (poliomyélite).

+ Phénytoïne (et, par extrapolation, fosphénytoïne)

Risque de survenue de convulsions par diminution de l'absorption digestive de la seule phénytoïne par le cytotoxique, ou bien risque de majoration de la toxicité ou de perte d'efficacité du cytotoxique par augmentation de son métabolisme hépatique par la phénytoïne ou la fosphénytoïne.

Associations à prendre en compte

+ Ciclosporine

Immunodépression excessive avec risque de lymphoprolifération.

+ Tacrolimus

Immunodépression excessive avec risque de lymphoprolifération.

Interactions spécifiques aux vinca-alcaloïdes

Association déconseillée

+ Itraconazole

Majoration de la neurotoxicité de l'antimitotique par diminution de son métabolisme hépatique.

Association à prendre en compte

+ Mitomycine C

Risque de majoration de la toxicité pulmonaire de la mitomycine.


Incompatibilités

Ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments à l'exception de ceux mentionnés dans la rubrique Précautions particulières d'élimination et de manipulation : la solution peut être diluée dans du sérum physiologique ou glucosé en flacon verre pour perfusion ou poche PVC.


Surdosage

La conséquence majeure d'un surdosage est l'apparition d'une granulopénie sévère avec son risque de surinfection pouvant mettre en cause le pronostic vital.

Conduite à tenir en cas de surdosage chez l'homme :

Les mesures générales de soutien associées à une transfusion sanguine, l'administration de facteurs de croissance ou d'antibiotiques doivent être instaurées à la libre appréciation du médecin, il n'existe aucun antidote connu en cas de surdosage en vinorelbine.


Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Sans objet.

Ce médicament est contre-indiqué (voir rubrique Contre-indications).

Les femmes en âge de procréer sous vinorelbine doivent éviter toute grossesse et informer immédiatement le médecin si elles venaient à être enceintes.

Durée de conservation :

Avant ouverture : 3 ans.

Après ouverture : le produit doit être utilisé immédiatement.

La stabilité physico-chimique de la solution seule ou diluée a été démontrée pour 24 heures à 25°C. Toutefois, du point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement.

Précautions particulières de conservation :

A conserver au réfrigérateur à une température comprise entre +2°C et +8°C, dans l'emballage extérieur d'origine, à l'abri de la lumière.

Forme : Solution à diluer pour perfusion IV

Dosage : 10 mg/mL

Contenance : 10 mg ou 1 ml de solution à diluer ou 1 flacon

Laboratoire Titulaire : MYLAN

Laboratoire Exploitant : MYLAN


Forme pharmaceutique

Absence d'information dans l'AMM.


Composition exprimée par 1 ml

Principes Actifs :
  • Vinorelbine (10 mg) (Sous forme de ditartrate de vinorelbine)

Commentaire : Un flacon de 1 ml contient 10 mg de vinorelbine.


Excipients :
  • Eau pour préparations injectables

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