ENANTONE LP 30 mg, poudre et solvant pour suspension injectable (S.C.) à libération prolongée en seringue-pré-remplie

Traitement du cancer de la prostate localement avancé et avancé requérant une suppression androgénique, en relais d'une autre formulation à libération prolongée de l'agoniste de la GnRH.

Traitement concomitant et adjuvant à la radiothérapie externe dans le cancer de la prostate localement avancé (stade T3-T4 de la classification TNM ou stade C de la classification AUA).


  • Cancer de la prostate avancé
  • Cancer de la prostate localement avancé

Posologie

Une injection sous-cutanée à renouveler tous les 6 mois (26 semaines).

Mode d'administration

Comme pour les autres spécialités administrées par voie sous-cutanée, le site d'injection doit être modifié périodiquement.

Durée du traitement:

La nécessité de poursuivre le traitement par ENANTONE LP 30 mg sera évaluée par le médecin traitant.

Dans l'indication « Traitement concomitant et adjuvant à la radiothérapie externe dans le cancer de la prostate localement avancé (stade T3-T4 de la classification TNM ou stade C de la classification AUA) », il est recommandé de poursuivre le traitement pendant 3 ans.

La mesure de la testostéronémie doit être réalisée au moins tous les six mois pendant un traitement par ENANTONE LP 30 mg.

Chez les patients traités par analogues de la GnRH pour un cancer de la prostate métastatique, le traitement est généralement maintenu en cas de développement d'un cancer de la prostate résistant à la castration. Il convient de tenir compte des recommandations en vigueur.

PRUDENCE en cas de conduite de voiture(s) ou de l'utilisation de machine(s) (vertige, trouble de la vue, faiblesse des membres inférieurs, somnolence).
INFORMER LE MEDECIN en cas d'humeur dépressive.

Ils sont en partie dus à l'activité pharmacologique du produit, soit la privation hormonale. La fréquence d'observation des évènements indésirables au cours des essais cliniques et de l'expérience post commercialisation avec ENANTONE LP 30 mg sont énumérés ci-dessous par catégorie de fréquence. Les catégories sont définies comme suit : très fréquente (> 1/10), fréquente (> 1/100, < 1/10), peu fréquente (> 1/1 000, < 1/100), rare (> 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Classes de systèmes d'organes

Très fréquent

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Très rare

Indéterminée

Affections hématologiques et du système lymphatique

 

Anémie

 

 

 

 

Affectations du système immunitaire

 

 

Réactions allergiques généralisées (fièvre, prurit, éosinophilie et rash cutané)

 

 

Réaction anaphylactique (urticaire, angioedème, choc anaphylactique)

 

Troubles du métabolisme et de la nutrition

 

Perte d'appétit

 

Modification du métabolisme du glucose (diminution ou augmentation)

 

Intolérance au glucose

Affections psychiatriques

 

Altération d'humeur, dépression ont été fréquemment observées lors des traitements à long terme

Altération d'humeur, dépression ont été peu fréquemment observées lors des traitements à court terme

 

 

 

Affections du système nerveux

 

Céphalées

 

Sensation de malaise, altérations transitoires du goût

Apoplexie hypophysaire (après administration initiale chez des patients porteurs d'un adénome hypophysaire)

Convulsions

Affections oculaires

 

 

 

 

 

Troubles visuels

Affections cardiaques

 

 

 

 

 

Allongement de l'intervalle QT (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions)

Affections vasculaires

Bouffées de chaleur

 

 

Modification de la pression artérielle (hypertension ou hypotension)

 

 

Affections gastro-intestinales

 

Nausées

Vomissements, diarrhées

 

 

 

Affections hépatobiliaires

 

Fonction hépatique anormale

 

 

 

 

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

 

 

Sécheresse cutanée ou des muqueuses

Alopécie

 

 

Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif

Douleurs osseuses

Douleurs articulaires, faiblesse musculaire

Myalgie

 

 

 

Affections des organes de reproduction et du sein

Troubles de la libido, impuissance, réduction de la taille des testicules

Gynécomastie

Douleurs testiculaires

 

 

 

Affections du rein et des voies urinaires

Nycturie, dysurie

 

 

 

 

 

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Réactions au point d'injection, notamment érythème, douleur, oedème, prurit. Ces événements diminuent généralement lors de la poursuite du traitement ; des cas isolés d'abcès ont été observés.

Sueurs

Fatigue, oedème périphérique, paresthésies, troubles du sommeil

 

 

 

 

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

 

 

 

 

 

Pneumopathie interstitielle

Investigations

Prise de poids

Elévation des taux sanguins de LDH, transaminases, gamma-GT et phosphatases alcalines

Perte de poids

 

 

 

 

Mise en route du traitement (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi) :

Elle est parfois accompagnée d'une accentuation des signes cliniques et des symptômes (en particulier des douleurs osseuses).

Quelques cas d'aggravation d'une hématurie préexistante ou d'une obstruction urinaire, de sensations de faiblesse ou de paresthésies des membres inférieurs ont été signalés avec les analogues de la GnRH.

Ces manifestations sont habituellement transitoires, disparaissant en 1 à 2 semaines lors de la poursuite du traitement. Néanmoins, la possibilité d'une exacerbation temporaire des symptômes durant les premières semaines de traitement doit être prise en compte chez des malades menacés par la survenue de désordres neurologiques ou chez ceux présentant une obstruction urinaire.

Altération des paramètres biologiques

Fréquent : des cas d'élévation des taux sanguins de LDH, des transaminases, de gamma-GT et des phosphatases alcalines ont été notés, pouvant être liés à la maladie sous-jacente ; diminution du taux sanguin d'hémoglobine.

Variations de la densité osseuse

Une diminution de la densité osseuse a été rapportée dans la littérature médicale chez les hommes ayant bénéficié d'une orchidectomie ou ceux traités par un agoniste de la GnRH. Il est probable qu'un traitement à long terme par la leuproréline révèle des signes d'aggravation d'ostéoporose, en ce qui concerne l'augmentation du risque de fracture d'origine ostéoporotique (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.


  • Réaction allergique généralisée
  • Fièvre d'hypersensibilité
  • Prurit généralisé
  • Eosinophilie
  • Rash cutané généralisé
  • Perte d'appétit
  • Diminution du métabolisme du glucose
  • Augmentation du métabolisme du glucose
  • Altération de l'humeur
  • Dépression
  • Céphalée
  • Sensation de malaise
  • Altération du goût
  • Apoplexie hypophysaire
  • Convulsions
  • Allongement de l'intervalle QT
  • Bouffées de chaleur
  • Hypertension
  • Hypotension
  • Nausée
  • Diarrhée
  • Sécheresse cutanée
  • Sécheresse des muqueuses
  • Alopécie
  • Douleur osseuse
  • Douleur articulaire
  • Faiblesse musculaire
  • Troubles de la libido
  • Impuissance
  • Réduction de la taille des testicules
  • Gynécomastie
  • Douleur testiculaire
  • Nycturie
  • Dysurie
  • Réaction au point d'injection
  • Erythème au point d'injection
  • Douleur au point d'injection
  • Oedème au point d'injection
  • Prurit au point d'injection
  • Abcès au point d'injection
  • Sueurs
  • Fatigue
  • Oedème périphérique
  • Paresthésie
  • Trouble du sommeil
  • Prise de poids
  • Perte de poids
  • Elévation des LDH
  • Elévation des transaminases
  • Elévation des gamma-GT
  • Elévation des phosphatases alcalines
  • Diminution de l'hémoglobinémie
  • Diminution de la densité osseuse
  • Aggravation d'ostéoporose
  • Pneumopathie interstitielle
Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active, aux dérivés de la GnRH, aux analogues de la GnRH ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition.

LISTE:

  • Voie intra-artérielle
  • Femme

Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Mises en garde spéciales

Des cas isolés d'aggravation des symptômes (en particulier de douleurs osseuses), souvent transitoires, ont été observés lors de l'instauration d'un traitement par les analogues de la GnRH.

Une surveillance attentive sera effectuée lors de l'instauration du traitement par leuproréline et pendant les premières semaines suivant celle-ci :

·         chez les patients porteurs d'une obstruction des voies excrétrices ;

·         chez les malades présentant des métastases vertébrales (voir rubrique Effets indésirables) ;

·         chez les sujets présentant des signes annonçant une compression médullaire.

En début de traitement, une augmentation transitoire des phosphatases acides peut être observée.

Dépression

Il existe un risque accru de survenue de dépression incidente (qui peut être sévère) chez les patients traités par agonistes de la GnRH, tels que la leuproréline. Les patients doivent être informés en conséquence et traités de façon appropriée si des symptômes apparaissent.

Risque cardiovasculaire et métabolique

Des données épidémiologiques ont montré que des modifications métaboliques (par exemple réduction de la tolérance au glucose ou aggravation d'un diabète préexistant) ainsi qu'une augmentation du risque de maladie cardiovasculaire peuvent survenir pendant un traitement par privation androgénique. Toutefois, les données prospectives n'ont pas confirmé le lien entre le traitement par analogues de la GnRH et une augmentation de la mortalité cardiovasculaire. Les patients à haut risque de maladies cardiovasculaires ou métaboliques doivent être surveillés de façon appropriée.

Les traitements par privation androgénique peuvent allonger l'intervalle QT.

Chez les patients ayant un antécédent ou des facteurs de risque d'allongement de l'intervalle QT et chez les patients recevant un traitement concomitant qui risque d'allonger l'intervalle QT (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions), le rapport bénéfice risque incluant le risque potentiel de torsade de pointe devra être évalué avant l'instauration du traitement par ENANTONE.

Veiller à ne pas injecter la suspension par voie intra-artérielle.

Des cas de convulsions ont été rapportés par les patients traités par la leuproréline après sa mise sur le marché. Ces convulsions ont été observées aussi bien chez les adultes que chez les enfants, possédant ou non des antécédents, troubles ou facteurs de risque liés aux convulsions.

Précautions d'emploi

La testostéronémie doit être vérifiée périodiquement en cours de traitement, sa valeur ne devant pas être supérieure à 1 ng/ml.

Une appréciation de la réponse au traitement sera effectuée périodiquement par un examen clinique et prostatique (toucher rectal), des dosages sanguins (dosage de l'antigène prostatique spécifique ou PSA), voire une scintigraphie osseuse.

Si l'on observe un changement de couleur des microsphères à libération prolongée ou une turbidité au niveau du solvant de dilution avant la mise en suspension, ne pas utiliser la seringue pré-remplie.Chez l'homme, une privation à long terme d'androgènes par orchidectomie bilatérale ou par administration d'analogues de la GnRH est associée à un risque accru de perte osseuse qui, chez les patients présentant des facteurs de risque additionnels, peut entrainer une ostéoporose et accroître le risque de fracture osseuse (voir rubrique Effets indésirables).

Il est rare d'observer des abcès provoqués par une injection. Si un tel phénomène se produisait avec ENANTONE LP 30 mg, surveiller la testostéronémie ; en effet, une augmentation de la testostéronémie peut se produire, due à une absorption inadéquate de la leuproréline contenue dans les microsphères.

Dans l'éventualité de l'apparition de signes cliniques de progression malgré un traitement adéquat, il est recommandé de surveiller régulièrement le patient en cours de traitement par ENANTONE LP 30 mg par la réalisation d'examens adaptés, examen clinique incluant le toucher rectal, l'échographie, la scintigraphie osseuse, et/ou la tomodensitométrie ainsi que par un suivi biologique des taux sanguins de phosphatases, de PSA et de testostéronémie.

Sodium

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, c'est-à-dire qu'il est essentiellement « sans sodium ».

LISTE:

  • Obstruction des voies excrétrices
  • Métastase vertébrale
  • Signes prémonitoires de compression médullaire
  • Dépression
  • Risque cardiovasculaire
  • Risque de maladie métabolique
  • Antécédent de QT long
  • Risque d'allongement de l'intervalle QT
  • Surveillance Testostéronémie
  • Abcès aseptique au point d'injection
  • Surveillance PSA
  • Scintigraphie osseuse

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Les traitements par privation androgénique pouvant allonger l'intervalle QT, l'utilisation concomitante d'ENANTONE avec des médicaments connus pour allonger l'intervalle QT ou avec des médicaments induisant des torsades de pointe tels que les antiarythmiques de classe IA (par exemple quinidine, disopyramide) ou de classe III (par exemple amiodarone, sotalol, dofetilide, ibutilide), méthadone, moxifloxacine, antipsychotiques, etc… devra être évaluée avec prudence (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).


Incompatibilités

En l'absence d'études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments.


Surdosage

Sans objet.


Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Les effets d'ENANTONE LP 30 mg sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés. La fatigue, la faiblesse musculaire et les troubles du sommeil étant des effets indésirables possibles du traitement ou la conséquence de la maladie sous-jacente, l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines peut être altérée.

Non évalué, cette formulation n'étant pas indiquée chez la femme.

Durée de conservation :

3 ans

La stabilité de la suspension reconstituée a été démontrée pendant 24 heures à 25°C. Toutefois du point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement.

Précautions particulières de conservation :

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

A conserver dans l'emballage extérieur d'origine, à l'abri de la lumière.

Forme : Poudre et solvant pour suspension injectable à libération prolongée

Dosage : 30 mg

Contenance : 30 mg ou 1 seringue préremplie ou 1 flacon ou 1 ml

Laboratoire Titulaire : TAKEDA FRANCE

Laboratoire Exploitant : TAKEDA FRANCE


Forme pharmaceutique

Poudre et solvant pour suspension injectable (S.C.) à libération prolongée en seringue pré-remplie.


Composition exprimée par Seringue préremplie

Principes Actifs :
  • Leuproréline acétate (30 mg) (Equivalent à leuproréline base : 28,58 mg)

Excipients :
  • Poudre :
    • Polylactique acide
    • Mannitol
  • Solvant :
    • Carmellose sodique
    • Mannitol
    • Polysorbate 80
    • Eau pour préparations injectables

*Cette fiche médicament a été générée à partir des données de la Banque Claude Bernard© (www.resip.fr) ne peut être utilisée isolément pour l'établissement d'un diagnostic, l'instauration d'un traitement ou une décision thérapeutique, qui relève de la compétence exclusive des professionnels de santé. Il est rappelé que le contenu de la Base Claude Bernard doit être considéré comme un ouvrage scientifique faisant l'objet d'une consultation critique laissant aux professionnels de santé les responsabilités de la prescription que le code leur reconnaît. La Base Claude Bernard a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments. Les données fournies ne peuvent être considérées comme exhaustives et peuvent avoir évolué depuis leur mise en ligne. Seul votre médecin est habilité à mettre en œuvre un traitement adapté à votre cas personnel. Les Données fournies sont la propriété de RESIP et ne peuvent être reproduites ou diffusées par quelque moyen, toute impression ne pouvant concerner que des extraits non substantiels et n'être effectuée qu'à des fins strictement personnelles et non commerciales.