ALPRAZOLAM BIOGARAN 0,50 mg, comprimé sécable

·         Traitement symptomatique des manifestations anxieuses sévères et/ou invalidantes ;

·         prévention et traitement du delirium tremens et des autres manifestations du sevrage alcoolique.


  • Manifestation anxieuse sévère et/ou invalidante
  • Delirium tremens et autres manifestations du sevrage alcoolique

Réservé à l'adulte.

Posologie

Dans tous les cas, le traitement sera initié à la dose efficace la plus faible et la dose maximale de 4 mg/jour ne sera pas dépassée.

En général, chez l'adulte, le traitement sera débuté à la posologie de 0,75 mg à 1 mg par jour, réparti en 3 prises de la manière suivante :

·         0,25 mg le matin et à midi, et 0,25 à 0,50 mg le soir.

La posologie sera ensuite adaptée individuellement en fonction de la réponse thérapeutique.

La posologie moyenne se situe entre 1 et 2 mg par jour.

Chez le sujet âgé, l'insuffisant rénal ou hépatique : il est recommandé de diminuer la posologie, de moitié par exemple. Le dosage 0.25 mg est plus particulièrement adapté dans ces cas.

Population pédiatrique

La sécurité d'emploi et l'efficacité de l'alprazolam n'ont pas été étudiées chez l'enfant et l'adolescent âgés de moins de 18 ans. Son utilisation n'est pas recommandée dans cette population.

Durée

Le traitement doit être aussi bref que possible. L'indication sera réévaluée régulièrement surtout en l'absence de symptômes. La durée globale du traitement ne devrait pas excéder 8 à 12 semaines pour la majorité des patients, y compris la période de réduction de la posologie (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Dans certains cas, il pourra être nécessaire de prolonger le traitement au‑delà des périodes préconisées. Ceci suppose des évaluations précises et répétées de l'état du patient.

Prévention et traitement du delirium tremens et des autres manifestations du sevrage alcoolique : traitement bref de l'ordre de 8 à 10 jours.

Mode d'administration

Voie orale.

NE PAS ARRETER brutalement le traitement (syndrome de sevrage).

CONTACTER LE MEDECIN en cas d'insomnie, de cauchemars, d'agitation, de nervosité, d'euphorie ou d'irritabilité, de tension, de modifications de la conscience, voire de comportements potentiellement dangereux.
PRUDENCE en cas de conduite de véhicules ou d'utilisation de machines (somnolence, amnésie, altération de la concentration ou des fonctions musculaires).
EVITER la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool en cours de traitement.

Les effets indésirables associés au traitement par l'alprazolam chez les patients participant aux études cliniques contrôlées et ceux survenus après la commercialisation sont les suivants :

Les effets indésirables sont en rapport avec la dose ingérée et la sensibilité individuelle du patient.

Système Classe organe

Très fréquent ≥ 1/10

Fréquent ≥ 1/100 à < 1/10

Peu fréquent ≥ 1/1 000 à < 1/100

Rare ≥ 1/10 000 à < 1/1 000

Très rare < 1/10 000

Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)

Affections endocriniennes

 

 

 

 

 

Hyperprolactinémie*

Troubles du métabolisme et de la nutrition

 

Diminution de l'appétit

 

 

 

 

Affections psychiatriques

Dépression

Etat confusionnel, modification de la libido, anxiété, insomnie, nervosité

Hallucination*, colère*, agitation*

 

 

Agression*, comportement hostile*, pensée anormale*

Affections du système nerveux

Sédation, somnolence, ataxie, perte de mémoire, dysarthrie, sensations vertigineuses, céphalées

Trouble de l'équilibre, trouble de la coordination, troubles de la concentration, tremblement

Amnésie antérograde

 

 

Déséquilibre du système nerveux autonome*, dystonie*, manifestations végétatives

Affections oculaires

 

Vision trouble

 

 

 

 

Affections gastro‑intestinales

Constipation

Nausée

Vomissements

 

 

Troubles gastro‑intestinaux*

Affections hépatobiliaires

 

 

 

 

 

Hépatite*, fonction hépatique anormale*, ictère*

Affections de la peau et du tissu sous‑cutané

 

Dermatite*

 

 

 

Œdème de Quincke*, réaction de photosensibilité

Affections musculo‑squelettiques et systémiques

 

 

Faiblesse musculaire

 

 

 

Affections du rein et des voies urinaires

 

 

Incontinence*

 

 

Rétention urinaire*

Affections des organes de reproduction et du sein

 

Dysfonction sexuelle*

Irrégularité menstruelle*

 

 

 

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Fatigue, irritabilité

 

 

 

 

Œdème périphérique*

Investigations

 

Perte de poids, prise de poids

 

 

 

Augmentation de la pression intraoculaire*

* Effet indésirable identifié après la commercialisation.

L'utilisation, même à doses thérapeutiques, peut favoriser la survenue d'une dépendance physique avec syndrome de sevrage ou de rebond à l'arrêt du traitement. Une dépendance psychique peut survenir.

Des cas d'abus avec les benzodiazépines ont été rapportés (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.


  • Hyperprolactinémie
  • Diminution de l'appétit
  • Dépression
  • Confusion
  • Modification de la libido
  • Anxiété
  • Insomnie
  • Nervosité
  • Phénomène hallucinatoire
  • Colère
  • Agitation
  • Agressivité
  • Hostilité
  • Pensée anormale
  • Sédation
  • Somnolence
  • Ataxie
  • Perte de mémoire
  • Dysarthrie
  • Sensation vertigineuse
  • Céphalée
  • Trouble de l'équilibre
  • Trouble de la coordination
  • Trouble de la concentration
  • Tremblement
  • Amnésie antérograde
  • Instabilité du système nerveux autonome
  • Dystonie
  • Troubles végétatifs
  • Vision trouble
  • Constipation
  • Nausée
  • Vomissement
  • Troubles gastro-intestinaux
  • Hépatite
  • Fonction hépatique anormale
  • Ictère
  • Dermatite
  • Oedème de Quincke
  • Réaction de photosensibilité
  • Faiblesse musculaire
  • Incontinence
  • Rétention urinaire
  • Dysfonction sexuelle
  • Irrégularité menstruelle
  • Fatigue
  • Irritabilité
  • Oedème périphérique
  • Perte de poids
  • Prise de poids
  • Augmentation de la pression intraoculaire
  • Dépendance physique
  • Dépendance psychique
  • Syndrome de sevrage
  • Myalgie
  • Tension nerveuse
  • Episode confusionnel
  • Déréalisation
  • Dépersonnalisation
  • Hyperacousie
  • Engourdissement des extrémités
  • Fourmillement des extrémités
  • Hyper-réactivité à la lumière, au bruit et au contact physique
  • Convulsions
  • Syndrome de rebond à l'arrêt du traitement
  • Abus médicamenteux
  • Changement d'humeur
  • Trouble du sommeil
  • Impatience
  • Trouble psychiatrique
  • Réaction paradoxale
  • Modification de la conscience
  • Troubles du comportement
  • Aggravation de l'insomnie
  • Cauchemars
  • Idée délirante
  • Etat confuso-onirique
  • Symptômes psychotiques
  • Désinhibition
  • Impulsivité
  • Euphorie
  • Suggestibilité
  • Comportement anormal
  • Comportement d'auto-agression
  • Conduite automatique avec amnésie post-événementielle
  • Risque suicidaire
Contre-indications

Ce médicament ne doit jamais être utilisé dans les situations suivantes :

·         hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition ;

·         insuffisance respiratoire sévère ;

·         syndrome d'apnée du sommeil ;

·         insuffisance hépatique sévère, aiguë ou chronique (risque de survenue d'une encéphalopathie) ;

·         myasthénie.

LISTE:

  • Hypersensibilité alprazolam
  • Insuffisance respiratoire sévère
  • Syndrome d'apnée du sommeil
  • Insuffisance hépatique sévère
  • Myasthénie
  • Enfant de moins de 6 ans
  • Enfant de 6 à 18 ans
  • Intolérance au galactose
  • Syndrome de malabsorption du glucose
  • Syndrome de malabsorption du galactose
  • Déficit en lactase
  • Grossesse
  • Allaitement
  • Consommation d'alcool

Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

RISQUE LIE A L'UTILISATION CONCOMITANTE D'OPIOÏDES

L'utilisation concomitante d'alprazolam et d'opioïdes peut entraîner une sédation, une dépression respiratoire, un coma et un décès.

En raison de ces risques, la prescription concomitante d'opioïdes et de médicaments sédatifs tels que les benzodiazépines ou d'autres médicaments apparentés, comme ALPRAZOLAM BIOGARAN doit être réservée aux patients pour lesquels aucune alternative thérapeutique n'est envisageable.

S'il est décidé de prescrire l'alprazolam concomitamment avec des opioïdes, la dose efficace la plus faible doit être prescrite et la durée de traitement doit être aussi courte que possible (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

Les signes et symptômes de dépression respiratoire et de sédation doivent être étroitement surveillés chez ces patients. À cet égard, il est fortement recommandé d'informer les patients et leurs soignants afin qu'ils soient avertis de ces symptômes (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

TOLERANCE PHARMACOLOGIQUE

L'effet anxiolytique des benzodiazépines et apparentés peut diminuer progressivement malgré l'utilisation de la même dose en cas d'administration durant plusieurs semaines.

DEPENDANCE

Tout traitement par les benzodiazépines et apparentés, et plus particulièrement en cas d'utilisation prolongée, peut entraîner un état de pharmacodépendance physique et psychique.

Divers facteurs semblent favoriser la survenue de la dépendance :

·         durée du traitement ;

·         dose ;

·         antécédents d'autres dépendances médicamenteuses ou non, y compris alcoolique.

Une pharmacodépendance peut survenir à doses thérapeutiques et/ou chez des patients sans facteur de risque individualisé.

En cas de dépendance physique, un arrêt brutal du traitement peut entraîner des symptômes de sevrage. Ces symptômes peuvent être les suivants : insomnie, céphalées, myalgie, anxiété importante, tension nerveuse, impatiences, confusion, irritabilité. Dans les cas sévères, les symptômes suivants peuvent survenir : déréalisation, dépersonnalisation, hyperacousie, engourdissements et fourmillements des extrémités, hypersensibilité à la lumière, au bruit et au contact physique, hallucinations, crises épileptiques.

Les symptômes du sevrage peuvent se manifester dans les jours qui suivent l'arrêt du traitement. Pour les benzodiazépines à durée d'action brève, et surtout si elles sont données à doses élevées, les symptômes peuvent même se manifester dans l'intervalle qui sépare deux prises.

L'association de plusieurs benzodiazépines, quelle qu'en soit l'indication anxiolytique ou hypnotique, risque d'accroître le risque de pharmacodépendance.

Les risques de phénomène de sevrage étant plus grands lorsque l'arrêt du traitement est brutal, il est recommandé de réduire graduellement la dose quotidienne (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi « Durée et modalités d'arrêt progressif du traitement »).

Des cas d'abus ont également été rapportés.

REBOND D'ANXIETE

Ce syndrome transitoire, dont les symptômes avaient initialement motivé le traitement par les benzodiazépines, peut se manifester de façon exacerbée à l'arrêt du traitement.

Ce syndrome peut être accompagné d'autres réactions y compris changements d'humeur, anxiété et troubles du sommeil et impatiences.

Le risque du phénomène de rebond étant plus grand lorsque l'arrêt du médicament est brutal, il est recommandé de réduire graduellement la dose quotidienne (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi « Durée et modalités d'arrêt progressif du traitement »).

AMNESIE ET ALTERATIONS DES FONCTIONS PSYCHOMOTRICES

Une amnésie antérograde ainsi que des altérations des fonctions psychomotrices sont susceptibles d'apparaître dans les heures qui suivent la prise.

REACTIONS PSYCHIATRIQUES ET PARADOXALES

Chez certains sujets, les benzodiazépines et produits apparentés peuvent entraîner un syndrome associant à des degrés divers une altération de l'état de conscience et des troubles du comportement et de la mémoire :

Peuvent être observés :

·         aggravation de l'insomnie, cauchemars, agitation, nervosité ;

·         idées délirantes, colères, hallucinations, état confuso‑onirique, symptômes de type psychotique ;

·         désinhibition avec impulsivité, agressivité ;

·         euphorie, irritabilité ;

·         amnésie antérograde ;

·         suggestibilité ;

·         impatience.

Ce syndrome peut s'accompagner de troubles potentiellement dangereux pour le patient ou pour autrui, à type de :

·         comportement inhabituel pour le patient ;

·         comportement auto‑ ou hétéro‑agressif, notamment si l'entourage tente d'entraver l'activité du patient ;

·         conduites automatiques avec amnésie post‑événementielle.

Ces manifestations imposent l'arrêt du traitement.

Ces troubles du comportement peuvent survenir davantage chez les enfants et les patients âgés.

RISQUE D'ACCUMULATION

Les benzodiazépines et apparentés (comme tous les médicaments) persistent dans l'organisme pour une période de l'ordre de 5 demi‑vies (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Chez des personnes âgées ou souffrant d'insuffisance rénale ou hépatique, la demi‑vie peut s'allonger considérablement. Lors de prises répétées, le médicament ou ses métabolites atteignent le plateau d'équilibre beaucoup plus tard et à un niveau beaucoup plus élevé. Ce n'est qu'après l'obtention d'un plateau d'équilibre qu'il est possible d'évaluer à la fois l'efficacité et la sécurité du médicament.

Une adaptation posologique peut être nécessaire (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

SUJET AGE

Les benzodiazépines et produits apparentés doivent être utilisés avec prudence chez le sujet âgé, en raison du risque de sédation et/ou d'effet myorelaxant qui peuvent favoriser les chutes, avec des conséquences souvent graves dans cette population.

Il est recommandé d'utiliser la plus faible dose efficace chez le sujet âgé et/ou chez le sujet affaibli afin d'éviter la survenue d'une ataxie ou d'une sédation trop importante (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

La plus grande prudence est recommandée en cas d'antécédents d'alcoolisme ou d'autres dépendances, médicamenteuses ou non (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

CHEZ LE SUJET PRESENTANT UN EPISODE DEPRESSIF MAJEUR

Les benzodiazépines et apparentés ne doivent pas être utilisés seuls pour traiter la dépression car ils entraînent ou majorent le risque suicidaire. Ainsi, l'alprazolam doit être utilisé avec précaution et sa prescription doit être encadrée chez les patients présentant des signes et symptômes de trouble dépressif ou des tendances suicidaires.

DUREE ET MODALITES D'ARRET PROGRESSIF DU TRAITEMENT (voir rubrique Posologie et mode d'administration)

Le traitement doit être aussi bref que possible.

En début de traitement, il peut être utile d'informer le patient que la durée de traitement sera limitée.

Les modalités d'arrêt progressif du traitement doivent être énoncées au patient de façon précise.

Outre la nécessité de décroissance progressive des doses, les patients devront être avertis de la possibilité d'un phénomène de rebond, afin de minimiser l'anxiété qui pourrait découler des symptômes liés à cette interruption, même progressive.

Le patient doit être prévenu du caractère éventuellement inconfortable de cette phase.

En cas d'utilisation prolongée de benzodiazépines à longue durée d'action, il est important de mettre en garde contre le passage à une benzodiazépine de courte durée d'action, des symptômes de sevrage pouvant survenir.

SUJET AGE, INSUFFISANT RENAL, INSUFFISANT HEPATIQUE

Les benzodiazépines et produits apparentés doivent être utilisés avec prudence chez les patients présentant une insuffisance rénale ou une insuffisance hépatique légère à modérée.

Le risque d'accumulation conduit à réduire la posologie, de moitié par exemple (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

INSUFFISANT RESPIRATOIRE

Chez l'insuffisant respiratoire, il convient de prendre en compte l'effet dépresseur des benzodiazépines et apparentés (d'autant que l'anxiété et l'agitation peuvent constituer des signes d'appel d'une décompensation de la fonction respiratoire qui justifie le passage en unité de soins intensifs).

Population pédiatrique

La sécurité d'emploi et l'efficacité de l'alprazolam n'ont pas été étudiées chez l'enfant et l'adolescent âgés de moins de 18 ans. Son utilisation n'est pas recommandée dans cette population.

Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).

LISTE:

  • Antécédent de dépendance alcoolique
  • Antécédent d'autres dépendances
  • Comportement anormal
  • Comportement agressif
  • Comportement d'auto-agression
  • Conduite automatique avec amnésie post-événementielle
  • Dépression
  • Tendance suicidaire
  • Sujet âgé
  • Patient affaibli
  • Insuffisant rénal
  • Insuffisant hépatique léger à modéré
  • Insuffisance respiratoire
  • Femme en âge de procréer
  • Nouveau-né de mère traitée

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Associations déconseillées

+ Alcool (boisson ou excipient)

Majoration par l'alcool de l'effet sédatif de ces substances. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.

+ Oxybate de sodium

Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Associations à prendre en compte

+ Médicaments sédatifs

Il faut prendre en compte le fait que de nombreux médicaments ou substances peuvent additionner leurs effets dépresseurs du système nerveux central et contribuer à diminuer la vigilance. Il s'agit des dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de substitution) ; des neuroleptiques ; des barbituriques ; des benzodiazépines, des anxiolytiques autres que les benzodiazépines (par exemple, le méprobamate) ; des hypnotiques ; des antidépresseurs sédatifs ; des antihistaminiques H1 sédatifs ; des antihypertenseurs centraux ; du baclofène et du thalidomide (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

+ Opioïdes (dont les morphiniques)

L'association des opioïdes avec des médicaments sédatifs, tels que benzodiazépines ou substances apparentées, comme l'alprazolam augmente le risque de sédation, de dépression respiratoire, de coma et de décès à cause des effets additifs de dépression du système nerveux central. La dose et la durée de traitement concomitant doivent être limitées (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale en cas de surdosage (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

+ Barbituriques

Risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale en cas de surdosage.

+ Clozapine

Risque accru de collapsus avec arrêt respiratoire et/ou cardiaque.

+ Buprénorphine

Avec la buprénorphine utilisée en traitement de substitution : risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Evaluer attentivement le rapport bénéfice/risque de cette association. Informer le patient de la nécessité de respecter les doses prescrites.

+ Inhibiteurs puissants du CYP3A4

Possible augmentation de l'effet sédatif de l'alprazolam.


Incompatibilités

Sans objet.


Surdosage

Le pronostic vital peut être menacé, notamment dans les cas de polyintoxication impliquant d'autres dépresseurs du système nerveux central (y compris l'alcool).

Il est important de garder à l'esprit qu'une polymédication peut être responsable d'un surdosage.

En cas de prise massive, les signes de surdosage se manifestent principalement par une dépression du SNC pouvant aller de la somnolence jusqu'au coma, selon la quantité ingérée.

Les cas bénins se manifestent par une somnolence, des signes de confusion mentale, une léthargie.

Les cas plus sérieux se manifestent par une ataxie, une hypotonie, une hypotension, une dépression respiratoire, rarement un coma et très rarement un décès.

En cas de surdosage oral antérieur à 1 heure, l'induction de vomissement sera pratiquée si le patient est conscient ou, à défaut, un lavage gastrique avec protection des voies aériennes. Passé ce délai, l'administration de charbon activé peut permettre de réduire l'absorption.

Une surveillance particulière des fonctions cardio-respiratoires en milieu spécialisé est recommandée.

L'administration de flumazénil peut être utile pour le diagnostic et/ou le traitement d'un surdosage intentionnel ou accidentel en benzodiazépines.

L'antagonisme par le flumazénil de l'effet des benzodiazépines peut favoriser l'apparition de troubles neurologiques (convulsions), notamment chez le patient épileptique.


Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Prévenir les conducteurs de véhicules et utilisateurs de machines du risque possible de somnolence, d'amnésie ou d'altération de la concentration ou des fonctions musculaires.

L'association avec d'autres médicaments sédatifs doit être déconseillée ou prise en compte en cas de conduite automobile ou d'utilisation de machines (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Si la durée de sommeil est insuffisante, le risque d'altération de la vigilance est encore accru.

Grossesse

De nombreuses données issues d'études de cohorte n'ont pas mis en évidence la survenue d'effets malformatifs lors d'une exposition aux benzodiazépines au cours du 1er trimestre de la grossesse. Cependant, dans certaines études épidémiologiques cas-témoins, une augmentation de la survenue de fentes labio‑palatines a été observée avec les benzodiazépines. Selon ces données, l'incidence des fentes labio‑palatines chez les nouveau‑nés serait inférieure à 2/1000 après exposition aux benzodiazépines au cours de la grossesse alors que le taux attendu dans la population générale est de 1/1000.

En cas de prise de benzodiazépines à fortes doses aux 2ème et/ou 3ème trimestres de grossesse une diminution des mouvements actifs foetaux et une variabilité du rythme cardiaque foetal ont été décrits. Un traitement en fin de grossesse par benzodiazépines même à faibles doses, peut être responsable chez le nouveau‑né de signes d'imprégnation tels qu'hypotonie axiale, troubles de la succion entraînant une faible prise de poids. Ces signes sont réversibles, mais peuvent durer 1 à 3 semaines en fonction de la demi‑vie de la benzodiazépine prescrite. A doses élevées, une dépression respiratoire ou des apnées, et une hypothermie peuvent apparaître chez le nouveau‑né. Par ailleurs, un syndrome de sevrage néo‑natal est possible, même en l'absence de signes d'imprégnation. Il est caractérisé notamment par une hyperexcitabilité, une agitation et des trémulations du nouveau‑né survenant à distance de l'accouchement. Le délai de survenue dépend de la demi‑vie d'élimination du médicament et peut être important quand celle‑ci est longue.

Compte tenu de ces données, par mesure de prudence, l'utilisation d'alprazolam est déconseillée au cours de la grossesse quel qu'en soit le terme.

En cas de prescription d'alprazolam à une femme en âge de procréer, celle‑ci devrait être avertie de la nécessité de contacter son médecin si une grossesse est envisagée ou débutée afin qu'il réévalue l'intérêt du traitement.

En fin de grossesse, s'il s'avère réellement nécessaire d'instaurer un traitement par l'alprazolam, éviter de prescrire des doses élevées et tenir compte, pour la surveillance du nouveau‑né, des effets précédemment décrits.

Allaitement

L'alprazolam est excrété dans le lait maternel à faible concentration. Toutefois, l'utilisation de ce médicament pendant l'allaitement est déconseillée.

Durée de conservation :

Pour les flacons en verre : 3 ans.

Pour les plaquettes : 2 ans.

Pour les flacons en PEHD : 2 ans.

Précautions particulières de conservation :

Pour les flacons en verre : ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.

Pour les plaquettes : à conserver à une température ne dépassant pas 30°C.

Pour les flacons en PEHD : à conserver à une température ne dépassant pas 30°C.

Forme : Comprimé sécable

Dosage : 0,5 mg

Contenance : 15 mg ou 30 comprimés ou 0,015 g

Laboratoire Titulaire : BIOGARAN

Laboratoire Exploitant : BIOGARAN


Forme pharmaceutique

Comprimé sécable.


Composition exprimée par Comprimé

Principes Actifs :
  • Alprazolam (0.5 mg)

Commentaire : Excipient à effet notoire : lactose


Excipients :
  • Lactose monohydraté (Effet notoire)
  • Cellulose microcristalline
  • Amidon de maïs
  • Magnésium stéarate
  • Sodium laurylsulfate
  • Silice colloïdale anhydre
  • Fer oxyde jaune

*Cette fiche médicament a été générée à partir des données de la Banque Claude Bernard© (www.resip.fr) ne peut être utilisée isolément pour l'établissement d'un diagnostic, l'instauration d'un traitement ou une décision thérapeutique, qui relève de la compétence exclusive des professionnels de santé. Il est rappelé que le contenu de la Base Claude Bernard doit être considéré comme un ouvrage scientifique faisant l'objet d'une consultation critique laissant aux professionnels de santé les responsabilités de la prescription que le code leur reconnaît. La Base Claude Bernard a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments. Les données fournies ne peuvent être considérées comme exhaustives et peuvent avoir évolué depuis leur mise en ligne. Seul votre médecin est habilité à mettre en œuvre un traitement adapté à votre cas personnel. Les Données fournies sont la propriété de RESIP et ne peuvent être reproduites ou diffusées par quelque moyen, toute impression ne pouvant concerner que des extraits non substantiels et n'être effectuée qu'à des fins strictement personnelles et non commerciales.