ETORICOXIB ZYDUS FRANCE 60 mg, comprimé pelliculé

Traitement symptomatique de l'arthrose.

La décision de prescrire un inhibiteur sélectif de la COX‑2 doit être basée sur l'évaluation de l'ensemble des risques spécifiques à chaque patient (voir rubriques Contre-indications et Mises en garde et précautions d'emploi).

Etoricoxib Zydus France est indiqué chez les adultes et adolescents à partir de 16 ans.


  • Arthrose

Posologie

En raison de l'augmentation possible des risques cardiovasculaires de l'étoricoxib avec la dose et la durée de traitement, ce médicament doit être prescrit à la dose minimale journalière efficace pendant la période la plus courte possible. La nécessité du traitement symptomatique et son efficacité thérapeutique pour le patient devront être réévaluées périodiquement, en particulier chez les patients atteints d'arthrose (voir rubriques Contre-indications, Mises en garde et précautions d'emploi, 4,8 et Propriétés pharmacodynamiques).

Arthrose 

La dose recommandée est de 30 mg une fois par jour. Chez certains patients, lorsque le soulagement des symptômes est insuffisant, une augmentation de la dose à 60 mg une fois par jour peut améliorer l'efficacité. En l'absence d'amélioration du bénéfice thérapeutique, d'autres traitements doivent être envisagés.

Des doses supérieures à celles recommandées pour chaque indication n'ont pas montré d'efficacité supplémentaire ou n'ont pas été étudiées. Par conséquent, dans l'arthrose, la dose ne doit pas excéder 60 mg par jour.

Populations particulières

Sujets âgés

Aucune adaptation de la posologie n'est nécessaire chez les sujets âgés. Comme avec les autres médicaments, la prudence est requise chez les patients âgés (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Insuffisance hépatique

Quelle que soit l'indication, la dose de 60 mg une fois par jour ne doit pas être dépassée chez les patients atteints d'insuffisance hépatique légère (score 5‑6 de Child‑Pugh). Chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée (score 7‑9 de Child‑Pugh), quelle que soit l'indication, la dose de 30 mg une fois par jour ne doit pas être dépassée.

L'expérience clinique est particulièrement limitée chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée et la prudence est recommandée. Il n'y a pas d'expérience clinique chez les patients atteints d'insuffisance hépatique sévère (score de Child‑Pugh ≥ 10) ; par conséquent, l'utilisation de ce médicament est contre-indiquée chez ces patients (voir rubriques Contre-indications, Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques).

Insuffisance rénale

Aucune adaptation de la posologie n'est nécessaire chez les patients ayant une clairance de la créatinine ≥ 30 ml/min (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). L'utilisation d'étoricoxib est contre‑indiquée chez les patients ayant une clairance de la créatinine < 30 ml/min (voir rubriques Contre-indications et Mises en garde et précautions d'emploi).

Population pédiatrique

Etoricoxib Zydus France est contre‑indiqué chez les enfants et adolescents âgés de moins de 16 ans (voir rubrique Contre-indications).

Mode d'administration

Voie orale. Etoricoxib Zydus France peut être pris au cours ou en dehors des repas. L'apparition de l'effet du médicament peut être plus rapide lorsqu'Etoricoxib Zydus France est pris en dehors des repas. Cela doit être pris en compte lorsqu'un soulagement rapide des symptômes est nécessaire.

ARRETER IMMEDIATEMENT LE TRAITEMENT ET CONSULTER IMMEDIATEMENT UN MEDECIN en cas de :
- Apparition ou aggravation d'un essoufflement, de douleurs thoraciques ou d'œdème des chevilles.
- Coloration jaune de la peau et des yeux (jaunisse) : cela peut être le signe évocateur de troubles hépatiques.
- Douleur d'estomac importante ou permanente ou coloration noire des selles.
- Réaction allergique pouvant inclure des problèmes cutanés tels qu'apparition d'ulcérations ou de vésicules, ou gonflement du visage, des lèvres, de la langue ou de la gorge pouvant entraîner une difficulté à respirer.
PRUDENCE en cas de conduite de véhicules ou d'utilisation de machine (étourdissement, somnolence, vertiges).

Résumé du profil de sécurité

Dans les études cliniques, la sécurité de l'étoricoxib a été évaluée chez 7 152 sujets, dont 4 614 patients atteints d'arthrose, de polyarthrite rhumatoïde (PR), de lombalgie chronique ou de spondylarthrite ankylosante (environ 600 patients atteints d'arthrose ou de PR ont été traités pendant un an ou plus).

Dans les études cliniques, le profil d'effets indésirables a été similaire chez les patients atteints d'arthrose ou de PR traités par l'étoricoxib pendant un an ou plus.

Dans une étude clinique du traitement de la crise de goutte, les patients ont été traités par l'étoricoxib 120 mg une fois par jour pendant 8 jours. Le profil d'effets indésirables dans cette étude a été généralement similaire à celui rapporté dans les études combinées menées dans l'arthrose, la PR et les lombalgies chroniques.

Dans un programme évaluant la sécurité cardiovasculaire à partir des données combinées de trois études contrôlées versus comparateur actif, 17 412 patients atteints d'arthrose ou de PR ont été traités par l'étoricoxib (60 ou 90 mg) pendant une durée moyenne d'environ 18 mois. Les données de sécurité et les détails de ce programme sont présentés à la rubrique Propriétés pharmacodynamiques.

Dans les études cliniques des douleurs postopératoires aiguës après une intervention dentaire, menées chez 614 patients traités par l'étoricoxib (90 mg ou 120 mg), le profil d'effets indésirables a été généralement similaire à celui rapporté dans les études combinées menées dans l'arthrose, la PR et les lombalgies chroniques.

Liste tabulée des effets indésirables

Les effets indésirables ci‑dessous ont été rapportés avec une incidence supérieure à celle observée sous placebo dans les études cliniques menées chez des patients atteints d'arthrose, de PR, de lombalgies chroniques ou de spondylarthrite ankylosante, traités par l'étoricoxib aux doses recommandées de 30 mg, 60 mg ou 90 mg pendant une durée allant jusqu'à 12 semaines, ou pendant une durée allant jusqu'à 3 ans et 1/2 dans les études du programme MEDAL, pendant une durée allant jusqu'à 7 jours dans les études à court terme des douleurs aiguës, ou ont été signalés dans le cadre de la pharmacovigilance (voir Tableau 1).

Catégorie de fréquence définie pour chaque effet indésirable par l'incidence rapportée dans la base de données des études cliniques:

très fréquent (≥ 1/10)

fréquent (≥ 1/100, < 1/10)

peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100)

rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000)

très rare (< 1/10 000).

Tableau 1 :

Classe de système d'organes

Effet indésirable

Catégorie de fréquence

Infections et infestations

Ostéite alvéolaire

Fréquent

 

Gastro‑entérite, infection des voies respiratoires supérieures, infection urinaire

Peu fréquent

Affections hématologiques et du système lymphatique

Anémie (essentiellement en relation avec des saignements gastro‑intestinaux), leucopénie, thrombopénie

Peu fréquent

Affections du système immunitaire

Hypersensibilité‡ ß

Peu fréquent

 

Angioedème, réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes

y compris choc

Rare

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Œdème/rétention hydrique

Fréquent

 

Augmentation ou diminution de l'appétit, prise de poids

Peu fréquent

Affections psychiatriques

Anxiété, dépression, diminution de l'acuité intellectuelle,

hallucinations

Peu fréquent

 

Confusion, agitation

Rare

Affections du système nerveux

Etourdissements, céphalées

Fréquent

 

Dysgueusie, insomnie,

paresthésies/hypoesthésie, somnolence

Peu fréquent

Affections oculaires

Vision trouble, conjonctivite

Peu fréquent

Affections de l'oreille et du labyrinthe

Acouphènes, vertiges

Peu fréquent

Affections cardiaques

Palpitations, arythmies

Fréquent

 

Fibrillation auriculaire, tachycardie, insuffisance cardiaque congestive, modifications non spécifiques de l'ECG, angor, infarctus du myocarde

Peu fréquent

Affections vasculaires

Hypertension

Fréquent

 

Bouffées vasomotrices, accident vasculaire cérébral§, accident ischémique transitoire, poussée hypertensive, vascularite

Peu fréquent

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Bronchospasme

Fréquent

 

Toux, dyspnée, épistaxis

Peu fréquent

Affections gastro‑intestinales

Douleur abdominale

Très fréquent

 

Constipation, flatulences,

gastrite, brûlures épigastriques/reflux acide, diarrhée, dyspepsie, gène épigastrique, nausées, vomissements, oesophagite, ulcération buccale

Fréquent

 

Météorisme, modifications du transit intestinal, sécheresse buccale, ulcère gastro‑duodénal, ulcères gastriques incluant perforation et hémorragie gastro‑intestinales, syndrome du côlon irritable, pancréatite

Peu fréquent

Affections hépatobiliaires

Elévation de l'ALAT, élévation de l'ASAT

Fréquent

 

Hépatite

Rare

 

Insuffisance hépatique, ictère

Rare

Affections de la peau et du tissu sous‑cutané

Ecchymoses

Fréquent

 

Œdème facial, prurit, rash cutané, érythème, urticaire

Peu fréquent

 

Syndrome de Stevens‑Johnson, nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell), érythème pigmenté fixe

Rare

Affections musculo‑squelettiques et systémiques

Crampes/spasmes musculaires,

douleurs musculo‑squelettiques/raideur

Peu fréquent

Affections du rein et des voies urinaires

Protéinurie, élévation de la créatininémie, atteinte rénale/insuffisance rénale (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)

Peu fréquent

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Asthénie/fatigue, syndrome pseudo‑grippal

Fréquent

 

Douleur thoracique

Peu fréquent

Investigations

Elévation de l'urée sanguine, élévation de la créatine kinase, hyperkaliémie, élévation de l'acide urique

Peu fréquent

 

Diminution de la natrémie

Rare

 

‡ Cet effet indésirable a été identifié dans le cadre de la pharmacovigilance. Sa fréquence rapportée a été estimée sur la base de la fréquence la plus élevée observée dans les données des études cliniques combinées par indication et dose autorisée.

† La catégorie de fréquence « rare » a été définie conformément à la ligne directrice pour le Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) (rév. 2, septembre 2009) sur la base d'une limite supérieure estimée de l'intervalle de confiance à 95 % pour 0 événement en prenant en compte le nombre de patients traités par l'étoricoxib dans l'analyse des données de phase III combinées par dose et indication (n = 15 470).

ß « Hypersensibilité » inclut les termes « allergie », « allergie médicamenteuse », « hypersensibilité médicamenteuse », « hypersensibilité », « hypersensibilité SAI », « réaction d'hypersensibilité » et « allergie non spécifique ».

§ Sur la base des analyses des études cliniques à long terme contrôlées contre placebo et comparateur actif, les inhibiteurs de la COX‑2 ont été associés à un risque accru d'événements thrombotiques artériels graves, incluant infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral. Selon les données existantes, l'augmentation du risque absolu de ces événements ne devrait pas excéder 1 % par an (peu fréquent).

Les effets indésirables graves suivants ont été rapportés lors de l'utilisation d'AINS et ne peuvent être exclus pour l'étoricoxib : néphrotoxicité, incluant néphrite interstitielle et syndrome néphrotique.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www.ansm.sante.fr.


  • Ostéite alvéolaire
  • Gastro-entérite
  • Infection des voies respiratoires supérieures
  • Infection des voies urinaires
  • Anémie
  • Leucopénie
  • Thrombopénie
  • Réaction d'hypersensibilité
  • Allergie
  • Hypersensibilité médicamenteuse
  • Angio-oedème
  • Réaction anaphylactique
  • Réaction anaphylactoïde
  • Choc anaphylactique
  • Oedème
  • Rétention hydrique
  • Augmentation de l'appétit
  • Diminution de l'appétit
  • Prise de poids
  • Anxiété
  • Dépression
  • Diminution de l'acuité intellectuelle
  • Hallucinations
  • Confusion
  • Agitation
  • Etourdissement
  • Céphalée
  • Dysgueusie
  • Insomnie
  • Paresthésie
  • Hypo-esthésie
  • Somnolence
  • Vision trouble
  • Conjonctivite
  • Acouphènes
  • Vertige labyrinthique
  • Palpitation
  • Arythmie
  • Fibrillation auriculaire
  • Tachycardie
  • Insuffisance cardiaque congestive
  • Modification de l'ECG
  • Angor
  • Infarctus du myocarde
  • Hypertension artérielle
  • Bouffée vasomotrice
  • Accident vasculaire cérébral
  • Accident ischémique cérébral
  • Poussée hypertensive
  • Accident ischémique cérébral transitoire
  • Vascularite
  • Bronchospasme
  • Toux
  • Dyspnée
  • Epistaxis
  • Douleur abdominale
  • Constipation
  • Flatulence
  • Gastrite
  • Brûlure épigastrique
  • Reflux acide
  • Diarrhée
  • Dyspepsie
  • Gêne épigastrique
  • Nausée
  • Vomissement
  • Oesophagite
  • Ulcération buccale
  • Météorisme
  • Modification du péristaltisme
  • Sécheresse buccale
  • Ulcère gastroduodénal
  • Ulcère gastrique
  • Ulcère gastrique compliqué de perforation
  • Ulcère gastrique compliqué d'hémorragie
  • Syndrome du côlon irritable
  • Pancréatite
  • Elévation de l'ALAT
  • Elévation de l'ASAT
  • Hépatite
  • Insuffisance hépatique
  • Ictère
  • Ecchymose
  • Oedème facial
  • Prurit cutané
  • Rash cutané
  • Erythème
  • Urticaire
  • Syndrome de Stevens-Johnson
  • Syndrome de Lyell
  • Erythème pigmenté fixe
  • Crampe musculaire
  • Spasme musculaire
  • Douleur musculosquelettique
  • Raideur
  • Protéinurie
  • Elévation de la créatininémie
  • Altération rénale
  • Insuffisance rénale
  • Asthénie
  • Fatigue
  • Syndrome pseudo-grippal
  • Douleur thoracique
  • Elévation de l'urée sanguine
  • Elévation de la créatine phosphokinase
  • Hyperkaliémie
  • Elévation de l'acide urique
  • Diminution de la natrémie
  • Néphrotoxicité
  • Néphrite interstitielle
  • Syndrome néphrotique
  • Hépatotoxicité
  • Dermatite exfoliative
Contre-indications

·         hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition ;

·         ulcère gastro‑duodénal évolutif ou saignement gastro‑intestinal (GI) ;

·         antécédents de bronchospasme, de rhinite aiguë, de polypes nasaux, d'oedème de Quincke, d'urticaire ou d'autres réactions de type allergique déclenchés par la prise d'acide acétylsalicylique ou d'AINS, y compris d'inhibiteurs de la COX‑2 (cyclooxygénase‑2) ;

·         grossesse et allaitement (voir rubriques Grossesse et allaitement et Données de sécurité précliniques) ;

·         insuffisance hépatique sévère (albumine sérique < 25 g/l ou score de Child‑Pugh ≥ 10) ;

·         clairance de la créatinine estimée < 30 ml/min ;

·         enfants et adolescents de moins de 16 ans ;

·         maladie inflammatoire de l'intestin ;

·         insuffisance cardiaque congestive (NYHA II‑IV) ;

·         hypertension artérielle non convenablement contrôlée et dont les valeurs sont, de façon persistante, supérieures à 140/90 mmHg ;

·         cardiopathie ischémique avérée, artériopathie périphérique et/ou antécédents d'accident vasculaire cérébral.

LISTE:

  • Hypersensibilité étoricoxib
  • Ulcère peptique évolutif
  • Saignement gastro-intestinal
  • Antécédent de réaction allergique déclenchée par la prise d'AINS
  • Grossesse
  • Allaitement
  • Insuffisance hépatique sévère
  • Insuffisance rénale (Clcr < 30 ml/mn)
  • Enfant de moins de 16 ans
  • Maladie inflammatoire de l'intestin
  • Insuffisance cardiaque congestive
  • Hypertension artérielle insuffisamment contrôlée
  • Cardiopathie ischémique
  • Artériopathie périphérique
  • Antécédent d'accident vasculaire cérébral
  • Intolérance au galactose
  • Syndrome de malabsorption du glucose et du galactose
  • Déficit en lactase
  • Femme envisageant une grossesse

Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Effets gastro‑intestinaux

Des complications gastro‑intestinales hautes [perforations, ulcères ou hémorragies [PUH)], dont certaines d'issue fatale, ont été observées chez des patients traités par l'étoricoxib.

La prudence est recommandée chez les patients les plus à risque de développer une complication gastro‑intestinale avec les AINS : les sujets âgés, les patients également traités par d'autres AINS ou par l'acide acétylsalicylique ou les patients ayant des antécédents de maladie gastro‑intestinale, tels qu'ulcère et hémorragie digestive.

Le risque d'effets indésirables gastro‑intestinaux (ulcération gastro‑intestinale ou autres complications gastro‑intestinales) est majoré lorsque l'étoricoxib est utilisé en association avec l'acide acétylsalicylique (y compris à faible dose). Dans les études cliniques à long terme, il n'a pas été démontré de différence significative en termes de tolérance gastro‑intestinale entre les associations « inhibiteurs de la COX‑2/acide acétylsalicylique » et « AINS/acide acétylsalicylique » (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).

Effets cardiovasculaires

Les études cliniques semblent indiquer que par rapport au placebo et à certains AINS, les médicaments de la classe des inhibiteurs sélectifs de la COX‑2 peuvent être associés à un risque d'événements thrombotiques (en particulier infarctus du myocarde [IDM] et accident vasculaire cérébral).

En raison de l'augmentation possible des risques cardiovasculaires de l'étoricoxib avec la dose et la durée de traitement, ce médicament doit être prescrit à la dose minimale journalière efficace pendant la période la plus courte possible. La nécessité du traitement symptomatique et son efficacité thérapeutique pour le patient devront être réévaluées périodiquement, en particulier chez les patients atteints d'arthrose (voir rubriques Posologie et mode d'administration, Contre-indications, Effets indésirables et Propriétés pharmacodynamiques).

Les patients présentant des facteurs de risque significatifs d'événements cardiovasculaires (par exemple hypertension, hyperlipidémie, diabète, tabagisme) ne devront être traités par l'étoricoxib qu'après une évaluation attentive du rapport bénéfice/risque (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).

En raison de leur absence d'effet anti‑plaquettaire, les inhibiteurs sélectifs de la COX‑2 ne peuvent se substituer à l'acide acétylsalicylique dans la prévention des maladies cardiovasculaires thrombo‑emboliques. Par conséquent, les traitements anti‑agrégants plaquettaires ne doivent pas être arrêtés (voir ci‑dessus et rubriques Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions et Propriétés pharmacodynamiques).

Effets rénaux

Les prostaglandines rénales peuvent jouer un rôle compensateur dans le maintien de la perfusion rénale. De ce fait, en cas de détérioration de la fonction rénale, l'administration d'étoricoxib peut entraîner une diminution de la synthèse des prostaglandines et secondairement du débit sanguin rénal, provoquant une insuffisance rénale. Les patients les plus exposés sont ceux chez lesquels préexistent une altération significative de la fonction rénale, une insuffisance cardiaque non compensée ou une cirrhose. Une surveillance de la fonction rénale doit être envisagée chez ces patients.

Rétention hydrique, oedème et hypertension artérielle

Comme avec les autres médicaments connus pour inhiber la synthèse des prostaglandines, une rétention hydrique, des oedèmes et une hypertension artérielle ont été observés chez des patients traités par l'étoricoxib. Tous les anti‑inflammatoires non stéroïdiens (AINS), y compris l'étoricoxib, peuvent être associés à la survenue ou à la réapparition d'une insuffisance cardiaque congestive. Pour plus d'informations concernant la relation effet/dose, voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques. L'étoricoxib devra être administré avec précaution chez les patients ayant des antécédents d'insuffisance cardiaque, d'insuffisance ventriculaire gauche ou d'hypertension artérielle et chez les patients présentant des oedèmes préexistants de toute autre cause. Des mesures appropriées, incluant l'arrêt du traitement par l'étoricoxib, doivent être prises s'il existe des signes cliniques d'une détérioration de l'état de ces patients.

L'étoricoxib, en particulier à dose élevée, peut être associé à une hypertension artérielle plus fréquente et plus sévère que certains autres AINS et inhibiteurs sélectifs de la COX‑2. Par conséquent, l'hypertension artérielle devra être contrôlée avant l'instauration du traitement par l'étoricoxib (voir rubrique Contre-indications) et une attention particulière sera portée à sa surveillance pendant le traitement. La pression artérielle doit être contrôlée dans les deux semaines suivant le début du traitement et régulièrement par la suite. En cas d'augmentation significative, un autre traitement doit être envisagé.

Effets hépatiques

Des élévations (≥ 3 fois la limite supérieure de la normale environ) de l'alanine aminotransférase (ALAT) et/ou de l'aspartate aminotransférase (ASAT) ont été rapportées chez environ 1 % des patients traités par l'étoricoxib 30, 60 et 90 mg par jour pendant une durée allant jusqu'à un an dans les études cliniques.

Une surveillance s'impose chez tous les patients présentant des symptômes et/ou des signes évocateurs d'une atteinte hépatique ou des anomalies du bilan hépatique. En cas de survenue de signes d'insuffisance hépatique ou d'élévations persistantes des paramètres hépatiques (3 fois la limite supérieure de la normale), le traitement par l'étoricoxib doit être arrêté.

Précautions générales

En cas de détérioration fonctionnelle de l'un des systèmes d'organes mentionnés ci‑dessus pendant le traitement, des mesures appropriées doivent être prises et l'arrêt du traitement par l'étoricoxib doit être envisagé. Une surveillance médicale appropriée doit être effectuée lors de l'utilisation d'étoricoxib chez les sujets âgés et chez les patients présentant une insuffisance cardiaque rénale, hépatique ou cardiaque.

Chez les patients déshydratés, l'instauration d'un traitement par l'étoricoxib sera effectuée avec prudence. Il est recommandé de réhydrater les patients avant le début du traitement par l'étoricoxib.

Des réactions cutanées graves, dont certaines d'issue fatale, incluant dermatite exfoliative, syndrome de Stevens‑Johnson et nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell), ont été très rarement rapportées en association avec l'utilisation d'AINS et de certains inhibiteurs sélectifs de la COX‑2 dans le cadre de la pharmacovigilance (voir rubrique Effets indésirables). Le risque de survenue de ces réactions semble être plus élevé en début de traitement, ces effets apparaissant dans la majorité des cas au cours du premier mois de traitement. Des réactions d'hypersensibilité graves (telles qu'anaphylaxie et oedème de Quincke) ont été rapportées chez des patients recevant l'étoricoxib (voir rubrique Effets indésirables). Certains inhibiteurs sélectifs de la COX‑2 ont été associés à un risque accru de réactions cutanées chez les patients ayant des antécédents d'allergie médicamenteuse. L'étoricoxib doit être arrêté dès les premiers signes de rash cutané, de lésions des muqueuses ou de tout autre signe d'hypersensibilité.

L'étoricoxib peut masquer une fièvre et d'autres signes d'inflammation.

La prudence s'impose en cas d'administration concomitante d'étoricoxib avec la warfarine ou avec d'autres anticoagulants oraux (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

L'utilisation de l'étoricoxib, comme celle de tout médicament connu pour inhiber la synthèse de la cyclo‑oxygénase et des prostaglandines, n'est pas recommandée chez les femmes envisageant une grossesse (voir rubriques Grossesse et allaitement, Propriétés pharmacodynamiques et Données de sécurité précliniques).

Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée  chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou  du galactose (maladies héréditaires rares).

LISTE:

  • Sujet âgé
  • Antécédent gastro-intestinal
  • Risque cardiovasculaire
  • Altération de la fonction rénale
  • Insuffisance cardiaque (non compensée)
  • Cirrhose
  • Antécédent d'insuffisance cardiaque
  • Antécédent de dysfonction ventriculaire gauche
  • Antécédent d'hypertension artérielle
  • Oedème de toute origine
  • Surveillance pression artérielle
  • Augmentation de la pression artérielle
  • Anomalie des tests fonctionnels hépatiques
  • Insuffisance hépatique légère à modérée
  • Sujet déshydraté
  • Antécédent de réaction allergique médicamenteuse
  • Hypersensibilité cutanée

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Interactions pharmacodynamiques

Anticoagulants oraux : chez des sujets stabilisés sous traitement au long cours par la warfarine, l'administration d'étoricoxib 120 mg par jour a été associée à une augmentation d'environ 13 % du temps de Quick exprimé en INR (International Normalised Ratio). Par conséquent, le temps de Quick exprimé en INR doit être surveillé étroitement chez les patients recevant des anticoagulants oraux, en particulier pendant les premiers jours suivant l'instauration du traitement par l'étoricoxib ou une modification de la dose (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Diurétiques, IEC et antagonistes de l'angiotensine II : les AINS peuvent diminuer l'effet des diurétiques et d'autres médicaments antihypertenseurs. Chez certains patients ayant une fonction rénale altérée (par exemple, patients déshydratés ou sujets âgés présentant une insuffisance rénale), l'administration concomitante d'un IEC ou d'un antagoniste de l'angiotensine II et d'un inhibiteur de la cyclooxygénase peut aggraver la détérioration de la fonction rénale et entraîner une éventuelle insuffisance rénale aiguë, habituellement réversible. Ces interactions doivent être prises en compte chez les patients traités de façon concomitante par l'étoricoxib et des IEC ou des antagonistes de l'angiotensine II. Par conséquent, ces traitements seront associés avec prudence, en particulier chez le sujet âgé. Les patients devront être correctement hydratés et la fonction rénale devra être surveillée après l'instauration du traitement concomitant, puis de façon périodique.

Acide acétylsalicylique : dans une étude chez des volontaires sains, à l'état d'équilibre, l'administration de 120 mg d'étoricoxib par jour n'a pas eu d'effet sur l'activité antiplaquettaire de l'acide acétylsalicylique (81 mg une fois par jour). L'étoricoxib peut être administré en même temps que l'acide acétylsalicylique aux doses utilisées en prévention cardiovasculaire (faibles doses d'acide acétylsalicylique). Cependant, l'administration concomitante de faibles doses d'acide acétylsalicylique et d'étoricoxib peut entraîner une fréquence accrue d'ulcérations gastro‑intestinales ou d'autres complications par rapport à l'utilisation d'étoricoxib seul.

L'administration concomitante d'étoricoxib et de doses d'acide acétylsalicylique supérieures à celles utilisées en prévention cardiovasculaire ou avec d'autres AINS est déconseillée (voir rubriques Propriétés pharmacodynamiques et Mises en garde et précautions d'emploi).

Ciclosporine et tacrolimus : bien que cette interaction n'ait pas été étudiée avec l'étoricoxib, l'administration concomitante de ciclosporine ou de tacrolimus avec tout AINS peut augmenter l'effet néphrotoxique de la ciclosporine ou du tacrolimus. La fonction rénale doit être surveillée en cas d'association de l'étoricoxib avec l'un de ces médicaments.

Interactions pharmacocinétiques

Effets de l'étoricoxib sur la pharmacocinétique d'autres médicaments.

Lithium : les AINS diminuent l'excrétion rénale du lithium et augmentent donc les concentrations plasmatique de lithium. Si nécessaire, contrôler étroitement la lithémie et adapter la posologie du lithium pendant le traitement en association et à l'arrêt de l'AINS.

Méthotrexate : deux études ont évalué les effets de l'étoricoxib 60, 90 ou 120 mg administré une fois par jour pendant sept jours chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde recevant des doses de méthotrexate de 7,5 à 20 mg une fois par semaine. L'étoricoxib aux doses de 60 mg et 90 mg n'a pas eu d'effet sur les concentrations plasmatiques ou la clairance rénale du méthotrexate.

Dans une étude, l'étoricoxib à la dose de 120 mg n'a pas eu d'effet, mais dans l'autre étude, il a entraîné une augmentation de 28 % des concentrations plasmatiques de méthotrexate et une diminution de 13 % de sa clairance rénale. Une surveillance adéquate de la toxicité du méthotrexate est recommandée lorsque l'étoricoxib et le méthotrexate sont administrés de façon concomitante.

Contraceptifs oraux : l'étoricoxib 60 mg administré pendant 21 jours avec un contraceptif oral contenant 35 microgrammes d'éthinylestradiol (EE) et 0,5 à 1 mg de noréthindrone a augmenté de 37 % l'ASC0‑24 h à l'état d'équilibre de l'EE. L'étoricoxib 120 mg administré avec le même contraceptif oral, simultanément ou à intervalle de 12 heures, a augmenté de 50 à 60 % l'ASC0‑24 h à l'état d'équilibre de l'EE. Cette augmentation de la concentration d'EE doit être prise en compte lors du choix d'un contraceptif oral approprié en cas de traitement par l'étoricoxib. L'exposition plus importante à l'EE peut augmenter l'incidence d'événements indésirables associés aux contraceptifs oraux (par exemple, événements thrombo‑emboliques veineux chez les femmes à risque).

Traitement hormonal substitutif (THS) : l'administration d'étoricoxib 120 mg avec un traitement hormonal substitutif consistant en oestrogènes sulfoconjugués (PREMARINTM 0,625 mg) pendant 28 jours a augmenté les valeurs moyennes de l'ASC0‑24 h à l'état d'équilibre de l'estrone non conjuguée (41 %), de l'équiline (76 %) et du 17‑β‑estradiol (22 %). L'effet du traitement au long cours par l'étoricoxib aux doses recommandées (30, 60 et 90 mg) n'a pas été étudié. Les effets de l'étoricoxib 120 mg sur l'exposition (ASC0‑24 h) à ces composants oestrogéniques ont représenté moins de la moitié de ceux observés lorsque les oestrogènes sulfoconjugués équins sont administrés seuls en augmentant la dose de 0,625 mg à 1,25 mg. La conséquence clinique de ces augmentations est inconnue et des doses supérieures d'oestrogènes sulfoconjugués équins n'ont pas été étudiées en association avec l'étoricoxib. Ces augmentations de la concentration d'oestrogènes doivent être prises en compte lors du choix d'un traitement hormonal de la ménopause en cas de traitement par l'étoricoxib, car l'augmentation de l'exposition aux oestrogènes peut majorer le risque d'effets indésirables associés au THS.

Prednisone/prednisolone : dans des études d'interactions médicamenteuses, l'étoricoxib n'a pas eu d'effets cliniquement importants sur les paramètres pharmacocinétiques de la prednisone/prednisolone.

Digoxine : l'étoricoxib 120 mg administré une fois par jour pendant 10 jours chez des volontaires sains n'a pas modifié l'ASC0‑24 h plasmatique à l'état d'équilibre ni l'élimination rénale de la digoxine. Une augmentation de la Cmax de la digoxine (environ 33 %) a été observée. Cette augmentation n'est généralement pas importante pour la plupart des patients. Cependant, les patients ayant des facteurs de risque favorisant la toxicité de la digoxine doivent être surveillés pour détecter l'apparition d'effets indésirables lorsque l'étoricoxib et la digoxine sont administrés de façon concomitante.

Effets de l'étoricoxib sur les médicaments métabolisés par des sulfotransférases

L'étoricoxib est un inhibiteur de l'activité des sulfotransférases humaines, en particulier SULT1E1, et entraîne une augmentation des concentrations sériques d'éthinylestradiol. Les connaissances sur les effets de différentes sulfotransférases étant actuellement limitées et les conséquences cliniques pour de nombreux médicaments étant encore en cours d'évaluation, il peut être prudent de prendre des précautions lorsque l'étoricoxib est administré de façon concomitante avec d'autres médicaments métabolisés principalement par des sulfotransférases humaines (par exemple, salbutamol par voie orale et minoxidil).

Effets de l'étoricoxib sur d'autres substances actives métabolisées par les isoenzymes du CYP

Sur la base d'études in vitro, une inhibition des cytochromes P450 (CYP) 1A2, 2C9, 2C19, 2D6, 2E1 ou 3A4 par l'étoricoxib n'est pas attendue. Dans une étude chez des volontaires sains, l'administration quotidienne d'étoricoxib 120 mg n'a pas modifié l'activité du CYP3A4 hépatique évaluée par le test respiratoire à l'érythromycine.

Effets d'autres substances actives sur la pharmacocinétique de l'étoricoxib

La voie métabolique principale de l'étoricoxib est dépendante des enzymes du CYP. Le CYP3A4 semble contribuer au métabolisme de l'étoricoxib in vivo. Des études in vitro indiquent que les CYP 2D6, 2C9, 1A2 et 2C19 peuvent aussi catalyser la voie métabolique principale, mais leur importance quantitative n'a pas été étudiée in vivo.

Kétoconazole : le kétoconazole, un puissant inhibiteur du CYP3A4, administré à raison de 400 mg une fois par jour pendant 11 jours chez des volontaires sains, n'a pas eu d'effet cliniquement important sur les paramètres pharmacocinétiques d'une dose unique de 60 mg d'étoricoxib (augmentation de 43 % de l'ASC).

Voriconazole et miconazole : l'administration concomitante de voriconazole oral ou de miconazole gel buccal, des inhibiteurs puissants du CYP3A4, et d'étoricoxib, a entraîné une faible augmentation de l'exposition à l'étoricoxib, mais elle n'est pas considérée comme cliniquement significative sur la base des données publiées.

Rifampicine : l'administration concomitante d'étoricoxib et de rifampicine, un inducteur puissant des enzymes du CYP, a entraîné une diminution de 65 % des concentrations plasmatiques d'étoricoxib. Cette interaction peut provoquer une récurrence des symptômes lorsque l'étoricoxib est administré avec la rifampicine. Bien que ces données puissent suggérer une augmentation de la dose, des doses d'étoricoxib supérieures à celles mentionnées pour chaque indication n'ont pas été étudiées en association avec la rifampicine et ne sont donc pas recommandées (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

Antiacides : les antiacides n'entraînent pas de modifications cliniquement pertinentes des paramètres pharmacocinétiques de l'étoricoxib.


Incompatibilités

Sans objet.


Surdosage

Dans les études cliniques, l'administration de doses uniques d'étoricoxib allant jusqu'à 500 mg et de doses répétées allant jusqu'à 150 mg par jour pendant 21 jours n'a pas entraîné de toxicité significative. Des cas de surdosage aigu ont été rapportés avec l'étoricoxib, mais dans la plupart des cas, aucun effet indésirable n'a été rapporté. Les effets indésirables les plus fréquemment observés concordaient avec le profil de sécurité de l'étoricoxib (par exemple effets gastro‑intestinaux, effets cardio‑rénaux).

En cas de surdosage, il est raisonnable de recourir aux mesures de prise en charge habituelles, par exemple évacuation gastrique de la substance non absorbée, surveillance clinique et, si nécessaire, instauration d'un traitement symptomatique.

L'étoricoxib n'est pas dialysable par hémodialyse ; on ne sait pas si l'étoricoxib est dialysable par dialyse péritonéale.


Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Les effets de l'étoricoxib sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés.

Les patients présentant des étourdissements, des vertiges ou une somnolence pendant le traitement par l'étoricoxib doivent s'abstenir de conduire ou d'utiliser des machines.

Grossesse

Pour l'étoricoxib, il n'existe pas de données sur l'utilisation de ce médicament chez la femme enceinte. Des études effectuées chez l'animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique Données de sécurité précliniques). Le risque potentiel en clinique n'est pas connu. Comme les autres médicaments inhibant la synthèse des prostaglandines, l'étoricoxib peut provoquer une inertie utérine et une fermeture prématurée du canal artériel pendant le dernier trimestre. L'étoricoxib est contre‑indiqué pendant la grossesse (voir rubrique Contre-indications). En cas de survenue d'une grossesse pendant le traitement, le traitement par l'étoricoxib doit être arrêté.

Allaitement

On ne sait pas si l'étoricoxib est excrété dans le lait maternel humain. L'étoricoxib est excrété dans le lait des rates allaitantes. Les femmes traitées par l'étoricoxib ne doivent pas allaiter (voir rubriques Contre-indications et Données de sécurité précliniques).

Fertilité

Comme pour tout médicament connu pour inhiber la COX‑2, l'utilisation d'étoricoxib chez les femmes qui envisagent une grossesse n'est pas recommandée.

Durée de conservation :

2 ans.

Précautions particulières de conservation :

Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.

Forme : Comprimé pelliculé

Dosage : 60 mg

Contenance : 1680 mg ou 28 comprimés ou 1,6 g

Laboratoire Titulaire : ZYDUS FRANCE

Laboratoire Exploitant : ZYDUS FRANCE


Forme pharmaceutique

Comprimés pelliculés ronds biconvexes de couleur verte portant la mention « 60 » gravée sur une face.

Diamètre 7,60 mm ± 0,20 mm.


Composition exprimée par Comprimé

Principes Actifs :
  • Etoricoxib (60 mg)

Commentaire : Chaque comprimé pelliculé de 60 mg contient 1 mg de lactose (sous forme de monohydrate).


Excipients :
  • Noyau du comprimé :
    • Sodium laurylsulfate
    • Cellulose microcristalline
    • Hydroxypropylcellulose à faible degré de substitution
    • Calcium hydrogénophosphate (anhydre)
    • Croscarmellose sodique
    • Silice colloïdale anhydre
    • Magnésium stéarate
  • Pelliculage :
    • Lactose monohydraté (Effet notoire)
    • Triacétine
    • HPMC 2910/ hypromellose
    • Titane dioxyde
    • Laque aluminique d'indigotine
    • Fer oxyde jaune

*Cette fiche médicament a été générée à partir des données de la Banque Claude Bernard© (www.resip.fr) ne peut être utilisée isolément pour l'établissement d'un diagnostic, l'instauration d'un traitement ou une décision thérapeutique, qui relève de la compétence exclusive des professionnels de santé. Il est rappelé que le contenu de la Base Claude Bernard doit être considéré comme un ouvrage scientifique faisant l'objet d'une consultation critique laissant aux professionnels de santé les responsabilités de la prescription que le code leur reconnaît. La Base Claude Bernard a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments. Les données fournies ne peuvent être considérées comme exhaustives et peuvent avoir évolué depuis leur mise en ligne. Seul votre médecin est habilité à mettre en œuvre un traitement adapté à votre cas personnel. Les Données fournies sont la propriété de RESIP et ne peuvent être reproduites ou diffusées par quelque moyen, toute impression ne pouvant concerner que des extraits non substantiels et n'être effectuée qu'à des fins strictement personnelles et non commerciales.