NIQUITIN MENTHE GLACIALE 2 mg SANS SUCRE, gomme à mâcher médicamenteuse édulcorée au sorbitol et au xylitol

Ce médicament est indiqué dans le traitement de la dépendance tabagique afin de soulager les symptômes du sevrage nicotinique chez les sujets désireux d'arrêter leur consommation de tabac.

Bien que l'arrêt définitif de la consommation de tabac soit préférable, ce médicament peut être utilisé dans :

· Les cas où un fumeur s'abstient temporairement de fumer,

· Une stratégie de réduction du tabagisme comme une étape vers l‘arrêt défintif.


  • Sevrage nicotinique

Réservé à l'adulte (à partir de 15 ans).

Le nombre de gommes à utiliser dépend de la dépendance à la nicotine qui peut être évaluée au moyen du test de Fagerström.

Les gommes à mâcher dosées à 2 mg en monothérapie ne sont pas adaptées pour les fumeurs fortement ou très fortement dépendants à la nicotine (score au test de Fagerström de 7 à 10 ou fumant moins de 20 cigarettes par jour).

Posologie

Arrêt complet du tabac

Ce médicament peut être utilisé en monothérapie ou en association avec les dispositifs transdermiques NIQUITIN.

En cas d'association, il est conseillé aux patients de prendre un avis auprès d'un professionnel de santé.

Monothérapie

Le traitement de la dépendance à la nicotine se fait habituellement en 2 phases.

1ère phase

Mâcher une gomme chaque fois que l‘envie de fumer apparaît.

Le nombre de gommes à mâcher dosées à 2 mg est généralement de 8 à 12 gommes par jour et ne doit en aucun cas dépasser 30 gommes par jour.

La durée de cette phase est d'environ 3 mois, mais peut varier en fonction de la réponse individuelle.

2ème phase

Quand l'envie de fumer est complètement surmontée, réduire progressivement le nombre de gommes mâchées par jour.

Le traitement sera arrêté lorsque la consommation est réduite à 1 à 2 gommes par jour.

Il est recommandé de ne pas utiliser les gommes à mâcher au-delà de 12 mois.

En association avec les dispositifs transdermiques à base de nicotine

Les fumeurs fortement dépendants qui, malgré une monothérapie bien conduite, continuent de ressentir des envies irrépressibles de fumer ou les personnes qui ont échoué en monothérapie peuvent associer les gommes à mâcher médicamenteuses NIQUITIN MENTHE GLACIALE 2 mg avec une forme délivrant de la nicotine tout au long de la journée : les dispositifs transdermiques à base de nicotine.

L'association des dispositifs transdermiques avec les gommes à mâcher à base de nicotine à 2 mg a donné des résultats supérieurs à ceux obtenus pour chacun des traitements pris séparément.

Les fumeurs doivent suivre les mêmes posologies recommandées pour le dispositif transdermique et pour les gommes à mâcher médicamenteuses qu'en monothérapie. Pour la posologie du dispositif transdermique, se reporter au Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) de ce médicament.

Abstinence temporaire du tabac

Mâcher une gomme chaque fois que l'envie de fumer apparaît.

Le nombre de gommes à mâcher dosées à 2 mg est généralement de 8 à 12 gommes par jour et ne doit en aucun cas dépasser 30 gommes par jour.

Réduction de la consommation de tabac

Dans la mesure du possible, alterner les gommes à la nicotine et les cigarettes.

Mâcher une gomme dès que l'envie de fumer apparaît afin de réduire au maximum la consommation de cigarettes et rester aussi longtemps que possible sans fumer.

Le nombre de gommes à mâcher par jour est variable et dépend des besoins du patient.

Néanmoins, il ne doit pas dépasser 30 gommes par jour.

Si une réduction de la consommation de cigarettes n'a pas été obtenue après 6 semaines de traitement, il est recommandé de prendre conseil auprès d'un professionnel de santé.

La réduction de la consommation du tabac doit conduire progressivement le patient à un arrêt complet du tabac. Cet arrêt doit être tenté le plus tôt possible dans les 6 mois suivant le début du traitement. Si au-delà de 9 mois après le début du traitement, la tentative d'arrêt complet du tabac a échoué, il est recommandé de prendre conseil auprès d'un professionnel de santé.

Il est recommandé de ne pas utiliser les gommes au-delà de 12 mois.

Pour augmenter les chances de succès d'arrêt complet du tabac, il est important d'avoir pour objectif une réduction de plus de 50% de la consommation durant cette phase de réduction. Les gommes à mâcher NIQUITIN MENTHE GLACIALE 2 mg contribuent à atteindre cet objectif avant un arrêt définitif du tabac.

Mode d'administration

Pour être active, la nicotine contenue dans la gomme et libérée par mastication, doit être absorbée par la muqueuse buccale.

Si la nicotine est avalée avec la salive, elle est sans effet. Il est donc important de ne pas mâcher la gomme trop vigoureusement.

Ainsi, il convient de mâcher une première fois la gomme, puis la garder contre la joue environ 10 minutes : la gomme se ramollit et permet à la nicotine de se libérer progressivement, d'être absorbée par la muqueuse buccale, passant ainsi dans la circulation.

Puis mâcher très lentement la gomme (environ 20 fois en 20 minutes).

La gomme à mâcher doit être gardée en bouche pendant 30 minutes environ. Au-delà de 30 minutes, la gomme à mâcher ne délivrera plus de nicotine.

En cas d'allaitement : prendre la ou les gommes juste après la tétée et ne pas en prendre pendant les deux heures qui  précèdent la tétée suivante.
Les gommes nicotiniques peuvent être responsables de la perte de plombages ou d'implants dentaires.

Effets liés à l'arrêt du tabac

Les sujets dont les habitudes de consommation de tabac sont modifiées, de quelque façon que ce soit, sont susceptibles de souffrir d'un syndrome de sevrage nicotinique associé, qui comprend un ou plusieurs effets émotionnels ou cognitifs parmi les effets : dysphorie ou humeur dépressive ; insomnie ; irritabilité, frustration ou colère ; anxiété ; problèmes de concentration, agitation ou impatience. Des effets physiques peuvent également se manifester : baisse de la fréquence cardiaque et augmentation de l'appétit ou prise de poids, toux, constipation, ulcération buccale, saignements gingivaux et rhinopharyngite. De plus, le besoin de nicotine associé à l'envie irrésistible de fumer est également reconnu comme étant un symptôme cliniquement significatif.

Effets indésirables

Les gommes à mâcher de nicotine peuvent entraîner des effets indésirables similaires à la nicotine administrée par d'autres modes ; ces effets sont principalement dose-dépendants et apparaissent au début du traitement.

Une irritation de la bouche et de la gorge peut survenir, cependant la plupart des sujets s'y adaptent à l'usage.

Des réactions allergiques (dont des symptômes d'anaphylaxie) surviennent rarement au cours de l'utilisation de gommes NIQUITIN MENTHE GLACIALE.

Les gommes peuvent coller et, dans de rares cas, endommager les prothèses dentaires.

Quelques symptômes tels qu'étourdissement, céphalées et insomnie peuvent être liés au sevrage tabagique. Une augmentation de l'apparition d'aphtes buccaux peut survenir après l'arrêt du tabac. La relation de causalité n'est pas clairement établie.

En raison de la présence de sorbitol, possibilité de troubles digestifs et de diarrhées.

Les effets indésirables pouvant apparaître lors de l'utilisation de l'association (dispositif transdermique et gomme) ne diffèrent de ceux de chaque traitement seul en termes d'effets indésirables locaux liés aux formes pharmaceutiques. La fréquence de ces effets indésirables est comparable à celle mentionnée dans les RCPs de chaque spécialité respective.

Les effets indésirables identifiés durant les essais cliniques et après la commercialisation avec la nicotine forme orale sont listés au sein des systèmes d'organes par ordre de fréquence dans le tableau ci-dessous selon la convention suivante :

Très fréquent (³1/10) , fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10000, < 1/1000) ; très rare (< 1/10000) ; fréquence indéterminée (ne pouvant être estimée sur la base des données disponibles).

Les effets indésirables sont présentés par catégorie de fréquence basée sur 1) Effets indésirables relevés lors d'études cliniques ou d'études épidémiologiques, si disponibles, ou 2) quand la fréquence ne peut être estimée, la catégorie de fréquence est notée « fréquence indéterminée ».

Système Organe Classe
Catégories de fréquenceTerminologie
Affections du système immunitaire
Fréquence indéterminéeRéaction anaphylactique
FréquentHypersensibilité
Affections psychiatriques
Peu fréquentRêves anormaux
Affections oculaires
Fréquence indéterminéeVision floue
Fréquence indéterminéeLarmoiement accru
Affections cardiaques
Peu fréquentPalpitations
Peu fréquentTachycardie
RareFibrillation atriale réversible
Affections vasculaires
Peu fréquentFlush
Peu fréquentHypertension
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Peu fréquentBronchospasme
Peu fréquentDysphonie
Peu fréquentDyspnée
Peu fréquentCongestion nasale
Peu fréquentDouleur oropharyngée
Peu fréquentEternuements
Peu fréquentSerrement de la gorge
Très fréquentToux
Très fréquentHoquet
Très fréquentIrritation de la gorge
FréquentIrritation de la bouche
Affections gastro-intestinales
FréquentDiarrhée
Fréquence indéterminéeSécheresse de la gorge
RareDysphagie
Peu fréquentEructation
Fréquence indéterminéeInconfort gastro-intestinal
Peu fréquentGlossite
RareHypoesthésie orale
Peu fréquentAphte et exfoliation muqueuse buccale
Fréquence indéterminéeDouleur des lèvres
Peu fréquentParesthésie de la cavité buccale
FréquentDouleur abdominale
FréquentSécheresse buccale
FréquentDyspepsie
FréquentFlatulence
Très fréquentNausées
FréquentHypersécrétion salivaire
FréquentStomatite
FréquentVomissement
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquence indéterminéeAngiooedème
Peu fréquentErythème
Peu fréquentHyperhidrose
Peu fréquentPrurit
Peu fréquentRash
Peu fréquentUrticaire
Affections musculo-squelettiques et systémiques
FréquentFatigue
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Peu fréquentAsthénie
Peu fréquentDouleur et gêne thoracique
Peu fréquentMalaise
FréquentSensation de brûlure
Affections du système nerveux
Très fréquentCéphalée
FréquentDysgeusie
FréquentParesthésie
FréquentVertige

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.


  • Réaction anaphylactique
  • Hypersensibilité
  • Rêves anormaux
  • Vision floue
  • Larmoiement accru
  • Palpitation
  • Tachycardie
  • Fibrillation auriculaire
  • Flush
  • Bronchospasme
  • Hypertension
  • Dysphonie
  • Dyspnée
  • Congestion nasale
  • Douleur oropharyngée
  • Eternuements
  • Gorge serrée
  • Toux
  • Hoquet
  • Maux de gorge
  • Irritation de la bouche
  • Diarrhée
  • Sécheresse de la gorge
  • Dysphagie
  • Eructation
  • Inconfort digestif
  • Glossite
  • Hypoesthésie orale
  • Aphte
  • Exfoliation de la muqueuse buccale
  • Douleur de la lèvre
  • Paresthésie buccale
  • Douleur abdominale
  • Sécheresse buccale
  • Dyspepsie
  • Flatulence
  • Nausée
  • Hypersécrétion salivaire
  • Stomatite
  • Vomissement
  • Angio-oedème
  • Erythème
  • Hyperhidrose
  • Prurit cutané
  • Rash cutané
  • Urticaire
  • Fatigue
  • Asthénie
  • Douleur thoracique
  • Gêne thoracique
  • Malaise
  • Sensation de brûlure
  • Céphalée
  • Dysgueusie
  • Paresthésie
  • Vertige
  • Réaction allergique
  • Anaphylaxie
  • Etourdissement
  • Insomnie
  • Trouble digestif
Contre-indications

·         Non-fumeur ou fumeur occasionnel.

·         Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition.

LISTE:

  • Non-fumeur
  • Fumeur occasionnel
  • Intolérance au fructose
  • Allaitement

Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Mises en garde

La gomme NIQUITIN MENTHE GLACIALE ne doit pas être utilisée par les non-fumeurs.

Les fumeurs dépendants présentant un antécédent récent d'infarctus du myocarde, d'angor instable ou s'aggravant, notamment d'angor de Prinzmetal, d'arythmies cardiaques sévères, d'hypertensions instables ou d'accident vasculaire cérébral doivent être encouragés à arrêter de fumer sans traitement de substitution (une aide psychologique par exemple). En cas d'échec, la gomme NIQUITIN MENTHE GLACIALE peut être envisagée, cependant, en raison du nombre limité de données sur ce groupe de patients, cela ne peut intervenir que sous surveillance médicale étroite.

Diabète : il est recommandé aux patients souffrant de diabète de surveiller plus étroitement leur glycémie lorsqu'ils arrêtent de fumer et qu'une thérapie de remplacement de la nicotine est mise en place car la libération de catécholamines induite par la réduction des apports de nicotine peut affecter le métabolisme des glucides.

Réactions allergiques : sensibilité aux oedèmes de Quincke et à l'urticaire.

Une évaluation du rapport bénéfice/risque doit être faite par un professionnel de la santé qualifié pour les patients présentant les pathologies suivantes :

· Insuffisance rénale et hépatique : utiliser avec précaution chez les patients souffrant d'insuffisance hépatique modérée à sévère et/ou d'insuffisance rénale sévère car la clairance de la nicotine et de ses métabolites peut être réduite, ce qui peut augmenter le risque d'effets indésirables.

· Phéochromocytome et hyperthyroïdie non contrôlée : utiliser avec précaution chez les patients souffrant d'hyperthyroïdie non contrôlée ou de phéochromocytome car la nicotine provoque la libération de catécholamines.

· Troubles gastro-intestinaux : chez les patients souffrant d'oesophagite ou d'ulcères gastriques ou peptiques, l'ingestion de nicotine peut exacerber les symptômes, et les traitements oraux de remplacement de la nicotine doivent être utilisés avec précaution.

Danger pour les jeunes enfants : les doses de nicotine tolérées par les fumeurs adultes et adolescents peuvent provoquer une intoxication sévère, voire mortelle, chez les jeunes enfants. Ne pas laisser les produits contenant de la nicotine à un endroit où ils pourraient être utilisés inadéquatement, manipulés ou ingérés par des enfants (voir rubrique Surdosage).

Transfert de dépendance : un transfert de dépendance peut apparaître, mais à la fois moins nocif et plus facile à combattre que la dépendance au tabac.

Arrêt du tabac : les hydrocarbures aromatiques polycycliques présents dans la fumée du tabac provoquent le métabolisme des médicaments métabolisés par le CYP 1A2 (et éventuellement par le CYP 1A1). L'arrêt du tabac peut provoquer le ralentissement du métabolisme de ces médicaments, et par conséquent une augmentation de leur concentration dans le sang. Cela peut avoir une importance clinique pour les produits dont la marge thérapeutique est étroite, par exemple la théophylline, la tacrine, la clozapine et le ropinirole.

Ce médicament contient du sorbitol (E420). Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au fructose (maladie héréditaire rare).

Précautions particulières d'emploi

Les porteurs de prothèses dentaires peuvent éprouver des difficultés à mâcher les gommes : il est recommandé d'arrêter le traitement et d'utiliser une autre forme pharmaceutique.

Les gommes nicotiniques peuvent être responsables de la perte de plombages ou d'implants dentaires.

Les mises en garde et précautions particulières d'emploi de l'association du dispositif transdermique à base de nicotine avec la gomme NIQUITIN MENTHE GLACIALE sont celles de chaque traitement utilisé seul.

LISTE:

  • Réservé à l'adulte
  • Antécédent d'infarctus du myocarde
  • Antécédent d'angor instable
  • Antécédent d'arythmie
  • Antécédent d'hypertension mal contrôlée
  • Antécédent d'accident vasculaire cérébral
  • Diabète
  • Insuffisance hépatique modérée à sévère
  • Insuffisance rénale sévère
  • Hyperthyroïdie non contrôlée
  • Phéochromocytome
  • Oesophagite
  • Ulcère gastroduodénal en évolution
  • Porteur de prothèse dentaire
  • Grossesse

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Aucune interaction cliniquement significative n'a été établie avec certitude entre la thérapie de remplacement de la nicotine et les autres médicaments. Cependant, la nicotine pourrait augmenter les effets hémodynamiques de l'adénosine, à savoir augmentation de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque, et également augmenter la réaction douloureuse (douleur thoracique de type angine de poitrine) provoquée par l'administration d'adénosine, (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi, Arrêt du tabac).

Associations à prendre en compte

· Médicaments à risque lors du sevrage tabagique (clozapine, méthadone, ropinirole, théophylline)

o Risque de surdosage lors du remplacement du tabac par le traitement substitutif.


Incompatibilités

Sans objet.


Surdosage

Un surdosage en nicotine peut apparaître si le patient traité avait au préalable de très faibles apports nicotiniques ou s'il utilise de façon concomitante d'autres traitements pour le sevrage tabagique à base de nicotine.

La toxicité aiguë ou chronique de la nicotine chez l'homme dépend essentiellement du mode et de la voie d'administration. Cette toxicité dépend aussi de la tolérance du patient à la nicotine qui peut être différente entre fumeurs et non-fumeurs.

La dose létale minimale de la nicotine serait de 40 à 60 mg chez l'adulte.

Les doses de nicotine tolérées par les sujets fumeurs lors du traitement peuvent entraîner une intoxication aiguë pouvant être fatale chez les jeunes enfants. Toute suspicion d'intoxication à la nicotine chez un enfant doit être considérée comme une urgence médicale et traitée immédiatement.

Les symptômes de surdosage sont ceux d'une intoxication aiguë à la nicotine incluant nausées, vomissements, hypersalivation, douleurs abdominales, diarrhée, sueurs, céphalées, étourdissement, diminution de l'acuité auditive et faiblesse générale. A doses élevées, peuvent apparaître une hypotension, un pouls faible et irrégulier, une gêne respiratoire, une prostration, un collapsus cardiovasculaire et des convulsions

Conduite à tenir en cas de surdosage :

L'administration de nicotine doit être interrompue immédiatement et un traitement symptomatique sera instauré. Ventilation assistée et oxygénothérapie seront entreprises si nécessaires.

En cas d'ingestion d'une quantité trop importante de nicotine, le charbon activé permet de réduire l'absorption gastro-intestinale de la nicotine.

Le risque de surdosage suite à l'ingestion de la gomme est très faible, l'absorption étant lente et incomplète en l'absence de mastication.


Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

NIQUITIN MENTHE GLACIALE n'a aucun effet ou qu'un effet négligeable sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

Grossesse

1/ Les études expérimentales effectuées dans plusieurs espèces n'ont pas montré d'effet tératogène ou foetotoxique de la nicotine administrée à débit continu, et cela à doses maternotoxiques. Dans les mêmes conditions d'administration, une hypotrophie foetale s'observe à doses encore plus élevées dans une seule espèce, la souris, mais pas chez le rat ou le lapin.

En clinique, des observations en nombre encore limité ne montrent pas de retentissement délétère, maternel ou foetal, de la nicotine utilisée dans l'indication du sevrage tabagique.

2/ Le tabagisme chez la femme enceinte peut être à l'origine d'un retard de croissance intra-utérin, de mort foetale in utero, d'une prématurité, d'une hypotrophie néonatale, qui semblent corrélés à l'importance de l'imprégnation tabagique ainsi qu'à la période de la grossesse car ces effets s'observent lorsque l'imprégnation tabagique se poursuit pendant le 3ème trimestre.

La nicotine apportée par les traitements de substitution n'est pas dépourvue d'effets délétères sur le foetus, comme en témoigne le retentissement hémodynamique observé. On ne dispose cependant d'aucune étude épidémiologique précisant l'impact réel de la nicotine apportée par les traitements de substitution sur le foetus ou le nouveau-né.

Par conséquent,

· chez la femme enceinte, il convient de toujours recommander un arrêt complet de la consommation de tabac, sans traitement de substitution à la nicotine ;

· en cas d'échec face à une patiente fortement dépendante, le sevrage tabagique par ce médicament est possible. En effet, le risque encouru pour le foetus, en cas de poursuite du tabagisme durant la grossesse, est vraisemblablement supérieur à celui attendu lors d'un traitement de substitution nicotinique, puisque se surajoute avec le tabac l'exposition aux hydrocarbures polycycliques et à l'oxyde de carbone, et puisque l'exposition à la nicotine apportée par le traitement de substitution est inférieure ou n'est pas supérieure à celle liée à la consommation tabagique.

L'objectif est de parvenir à l'arrêt complet du tabac, voire des traitements de substitution, avant le troisième trimestre de la grossesse. L'arrêt du tabac, avec ou sans traitements de substitution, ne doit pas s'envisager de façon isolée mais s'inscrire dans le cadre d'une prise en charge globale, prenant en compte le contexte psycho-social et les autres dépendances éventuellement associées. Il peut être souhaitable de faire appel à une consultation spécialisée dans le sevrage tabagique.

En cas d'échec partiel ou complet du sevrage, la poursuite du traitement par un substitut nicotinique après le 6ème mois de grossesse ne peut s'envisager qu'au cas par cas. Il convient de garder présent à l'esprit les effets propres de la nicotine, qui pourraient retentir sur le foetus, notamment lorsqu'il est proche du terme.

Allaitement

La nicotine passe librement dans le lait maternel dans des quantités qui peuvent affecter l'enfant, même à des doses thérapeutiques. Par conséquent, éviter d'utiliser NIQUITIN MENTHE GLACIALE pendant l'allaitement. Lorsque le sevrage tabagique a échoué, l'utilisation des gommes NIQUITIN MENTHE GLACIALE par une femme allaitante fumeuse devra seulement être initiée sur avis médical

En cas de dépendance tabagique sévère, le recours à l'allaitement artificiel doit être envisagé chaque fois que possible. En cas d'utilisation de ce médicament, prendre la ou les gomme(s) à mâcher juste après la tétée et ne pas en prendre pendant les deux heures qui précèdent la tétée suivante.

En raison de l'absence de données cinétiques sur le passage des dérivés terpéniques (arôme menthe) dans le lait et de la toxicité neurologique potentielle chez le nourrisson, l'utilisation d'un autre arôme de gomme à mâcher doit être envisagée.

Fertilité

Chez les femmes, le tabagisme retarde les délais de conception, diminue les taux de réussite de fécondation in vitro, et augmente significativement le risque d'infertilité.

Chez les hommes, le tabagisme réduit la production de spermatozoïdes, augmente le stress oxydatif, et l'altération de l'ADN. Les spermatozoïdes des fumeurs ont des capacités de fécondation réduite.

La contribution spécifique de la nicotine sur ces effets chez l'être humain n'est pas connue.

Durée de conservation :

3 ans

Précautions particulières de conservation :

A conserver à une température ne dépassant pas 30°C.

Forme : Gomme à mâcher médicamenteuse

Dosage : 2 mg

Contenance : 60 mg ou 30 gommes

Laboratoire Titulaire : OMEGA PHARMA FRANCE

Laboratoire Exploitant : OMEGA PHARMA FRANCE


Forme pharmaceutique

Gomme à mâcher médicamenteuse.

Gomme à mâcher médicamenteuse blanche à blanc cassé, rectangulaire.


Composition exprimée par Gomme

Principes Actifs :
  • Nicotine (2 mg) (sous forme de résinate de nicotine : 14,20 mg)

Commentaire : Excipient(s) à effet notoire : sorbitol (E420) (148,65 mg/gomme). *** Composition de l'arôme optacool : carbonic-acid,2-hydroxyethyl[2.(1-methylethyl)-5-methyl-cyclohex-1-yl]ester, carbonic acid,2-hydroxypropyl(1R,2S,5R)-5-methyl-2-(1-methylethyl)cyclohexylester, L-menthol.


Excipients :
  • Composition de la gomme :
    • Gomme 25048 constituée de 0,09% de
    • Butylhydroxytoluène (BHT)
    • Sorbitol (Effet notoire)
    • Xylitol
    • Calcium carbonate
    • Sodium carbonate anhydre
    • Eucamenthol arôme **
    • Glycérol
    • Lévomenthol arôme
    • Optacool arôme ***
    • Acésulfame potassique
    • Sucralose
    • Talc
  • Agents d'enrobage :
    • Xylitol
    • Mannitol
    • Acacia
    • Titane dioxyde
    • Lévomenthol arôme
    • Eucamenthol arôme **
    • Optacool arôme ***
    • Sucralose
    • Cire de carnauba
    • Talc
  • ** Composition de l'arôme eucamenthol :
    • L-menthol
    • Cinéole
    • Trans-menthone
    • Limonène
    • Menthyle acétate
    • pin-2(3)-ène
    • Paracymène

*Cette fiche médicament a été générée à partir des données de la Banque Claude Bernard© (www.resip.fr) ne peut être utilisée isolément pour l'établissement d'un diagnostic, l'instauration d'un traitement ou une décision thérapeutique, qui relève de la compétence exclusive des professionnels de santé. Il est rappelé que le contenu de la Base Claude Bernard doit être considéré comme un ouvrage scientifique faisant l'objet d'une consultation critique laissant aux professionnels de santé les responsabilités de la prescription que le code leur reconnaît. La Base Claude Bernard a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments. Les données fournies ne peuvent être considérées comme exhaustives et peuvent avoir évolué depuis leur mise en ligne. Seul votre médecin est habilité à mettre en œuvre un traitement adapté à votre cas personnel. Les Données fournies sont la propriété de RESIP et ne peuvent être reproduites ou diffusées par quelque moyen, toute impression ne pouvant concerner que des extraits non substantiels et n'être effectuée qu'à des fins strictement personnelles et non commerciales.