LUTATHERA 370 MBq/ml, solution pour perfusion


Lutathera est indiqué pour le traitement des tumeurs neuroendocrines gastroentéropancréatiques (TNE -GEP) inopérables ou métastatiques, progressives, bien différenciées (G1 et G2) et exprimant des récepteurs de somatostatine chez les adultes.



  • Tumeur neuroendocrine gastro-entéro-pancréatique (TNE-GEP) bien différenciée avec surexpression des récept. de la somatostatine

Lutathera ne doit être administré que par des personnes autorisées à manipuler des produits radiopharmaceutiques dans un environnement clinique agréé (voir la rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination) et après une évaluation du patient par un médecin qualifié.

Avant de débuter le traitement par Lutathera, une imagerie des récepteurs de la somatostatine (scintigraphie ou tomographie par émission de positons [TEP]) doit confirmer la surexpression de ces récepteurs dans les tissus tumoraux avec une fixation tumorale au moins aussi élevée que la fixation hépatique normale (fixation tumorale 2).

Posologie

Adultes

La posologie de Lutathera recommandée chez l'adulte est de 4 perfusions de 7 400 MBq chacune. L'intervalle de temps recommandé entre chaque administration est de 8 semaines et il peut être étendu jusqu'à 16 semaines en cas de toxicité modifiant la dose (TMD) (voir Tableau 5).

Afin de protéger la fonction rénale, une solution d'acides aminés doit être administrée par voie intraveineuse pendant 4 heures. La perfusion de la solution d'acides aminés doit être initiée 30 minutes avant de commencer la perfusion de Lutathera.

Solution d'acides aminés

La solution d'acides aminés peut être préparée selon la composition spécifiée dans le Tableau 1 en conformité avec les bonnes pratiques de préparation des produits stériles à l'hôpital.

Tableau 1. Composition de la solution d'acides aminés préparée

CompositionQuantité
Lysine25 g
Arginine25 g
Chlorure de sodium 9 mg/mL (0,9 %) solution pour injection1 L

Alternativement, certaines solutions commerciales d'acides aminés peuvent être utilisées si elles respectent les spécifications indiquées dans le Tableau 2.

Tableau 2. Spécification des solutions commerciales d'acides aminés

PropriétéSpécification
Teneur en lysineEntre 18 et 24 g
Teneur en arginineEntre 18 et 24 g
Volume1,5 L à 2,2 L
Osmolarité< 1 050 mOsmol/L

Compte tenu de la quantité élevée d'acides aminés et du volume élevé que les solutions commerciales disponibles peuvent nécessiter pour satisfaire aux spécifications, la solution préparée est considérée comme le produit de choix du fait de son volume à perfuser plus restreint et de sa plus faible osmolarité

Suivi du traitement

Avant chaque administration et pendant le traitement, des analyses biologiques sont requises pour réévaluer l'état du patient et adapter le protocole thérapeutique si nécessaire (activité, intervalle entre les perfusions, nombre de perfusions).

Les analyses biologiques minimales à réaliser avant chaque perfusion sont :

  • fonction hépatique (alanine aminotransférase [ALAT], aspartate aminotransférase [ASAT], albumine, bilirubine) ;

  • fonction rénale (créatinine et estimation de la clairance de la créatinine) ;

  • hématologie (hémoglobine [Hb], numération différenciée des leucocytes, nombre de plaquettes).

    Ces analyses doivent être effectuées au moins une fois 2 à 4 semaines avant l'administration et une fois juste avant l'administration. Il est aussi recommandé d'effectuer ces analyses toutes les

    4 semaines pendant au moins 3 mois après la dernière perfusion de Lutathera et ensuite tous les 6 mois afin de pouvoir détecter des effets indésirables tardifs potentiels (voir rubrique Effets indésirables). La posologie peut être modifiée si nécessaire selon les résultats des analyses.

    Modification de traitement

    Dans certaines circonstances, il peut être nécessaire d'arrêter temporairement le traitement par Lutathera, d'adapter l'activité après une première administration ou même d'arrêter le traitement (voir les tableaux 3 et 5 et Figure 1).

    Tableau 3. Critères d'interruption définitive du traitement par Lutathera

    Arrêter les administrations de Lutathera chez les patients qui ont présenté ou sont à risque de présenter les affections suivantes pendant le traitement :
    Insuffisance cardiaque sévère (définie comme étant de grade III ou IV de la classification NYHA)
    Grossesse
    Hypersensibilité au principe actif ou à l'un des excipients de ce médicament
    Si des réactions indésirables spécifiques persistent ou réapparaissent, comme l'hématotoxicité retardée de grade 3-4 (G3-G4) (voir Tableau 5).

    Tableau 4. Critères d'arrêt temporaire du traitement par Lutathera

    Arrêter temporairement le traitement par Lutathera dans les conditions suivantes :
    CritèreAction
    Apparition d'une pathologie intercurrente (p.ex. infections urinaires) qui, selon l'avis du médecin, pourrait augmenter les risques associés à l'administration de Lutathera.Suspendre le traitement jusqu'à résolution ou stabilisation de la pathologie. Le traitement peut être repris dès résolution ou stabilisation.
    Opération chirurgicale majeureAttendre 12 semaines après la date de l'opération pour administrer Lutathera
    Réactions indésirables majeures ou certaines réactions indésirables spécifiques à LutatheraVoir Tableau 5

    Tableau 5. Indications des modifications de traitement

    Ajuster la posologie de Lutathera pour les réactions indésirables :
    Réactions indésirables sévères Critère de toxicité modifiant la dose (TMD)Action
    Thrombocytopénie de grade 2 ou supérieur (CTCAE)**.demi-dose, le traitement par Lutathera doit
    Toute toxicité hématologique de grade 3 ou supérieure au grade 3 (CTCAE)**, sauf la lymphopénie.
    Toxicité rénale définie par une clairance estimée de la créatinine < 40 mL/min, ou une augmentation de 40 % de la concentration sérique de créatinine par rapport à la valeur initiale avec diminution d'environ 40 % de la clairance de la créatinine par rapport à la valeur initiale.
    Toxicité hépatique définie par soit : < 70 %.
    Toute autre toxicité** de grade 3 ou 4 selon les critères CTCAE potentiellement liée à Lutathera.
    1. Suspendre le traitement.

    2. Surveiller les paramètres biologiques toutes les 2 semaines avec traitement approprié si nécessaire. En cas d'insuffisance rénale, une bonne hydratation est recommandée sauf contre-indication.

      1. Si la toxicité observée persisteau-delà de 16 semaines après la dernière perfusion, le traitement par Lutathera doit être arrêté définitivement.

      2. Si la toxicité observée se résoutdans les 16 semaines qui suivent la dernière perfusion, il est possible de continuer le traitement par Lutathera en perfusant la moitié de la dose (3 700 MBq)*.

    3. Si la demi-dose est bien tolérée (c.-à-d. que la TMD ne réapparaît pas), la ou les administrations suivantes du traitement peuvent être poursuivies avec la dose complète (c.-à-d. 7 400 MBq). Mais, si la TMD réapparaît après le traitement avec une

    • bilirubinémie > 3 fois la limite supérieure de la normale,

    • ou hypoalbuminémie < 30 g/L avec diminution du taux de prothrombine

    être définitivement arrêté.

    *La perfusion concomitante d'acides aminés est toujours administrée à la dose complète (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

    **CTCAE: Common Terminology Criteria for Adverse Events, National Cancer Institute

    Figure 1. Schéma d'indications pour les modifications de doses

    Schéma thérapeutique_FR

    Populations spécifiques Personnes âgées

    L'expérience clinique n'a pas mis en évidence de différences dans les réponses entre les patients plus jeunes et plus âgés. Cependant, comme une augmentation du risque d'hématotoxicité a été décrite chez les personnes âgées (70 ans), un suivi rapproché permettant une adaptation rapide de la dose (TMD) est recommandé dans cette population.

    Insuffisance rénale

    Une attention particulière concernant l'activité à administrer est requise car une exposition accrue aux radiations est possible. Le profil pharmacocinétique du lutécium (177Lu) oxodotréotide chez les patients souffrant d'insuffisance rénale grave (clairance de la créatinine < 30 mL/min) n'a pas été étudié. Par conséquent, le traitement par Lutathera est contre-indiqué chez ces patients (voir la rubrique Contre-indications). Étant donné que ce médicament est connu pour être principalement excrété par les reins, les patients présentant une insuffisance rénale légère ou modérée doivent être contrôlés plus fréquemment pendant le traitement.

    Pour des informations complémentaires sur la prise en charge des patients atteints d'insuffisance rénale, voir les rubriques Posologie et mode d'administration (Tableau 5) et 4.4.

    Insuffisance hépatique

    Une attention particulière concernant l'activité à administrer est requise chez les patients atteints d'insuffisance hépatique car une exposition accrue aux radiations est possible. Le profil pharmacocinétique du lutécium (177Lu) oxodotréotide chez les patients souffrant d'insuffisance hépatique grave n'a pas été étudié. Par conséquent, le traitement par Lutathera n'est pas recommandé chez ces patients.

    Pour obtenir des informations complémentaires sur le traitement des patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée, voir le Tableau 5 et la rubrique Mises en garde et précautions d'emploi.

    Population pédiatrique

    Il n'y a pas d'utilisation pertinente de Lutathera dans la population pédiatrique dans l'indication du traitement des TNE-GEP (à l'exception du neuroblastome, du neuroganglioblastome et du phéochromocytome).

    Mode d'administration

    Lutathera est destiné à être administré par voie intraveineuse. C'est un produit radiopharmaceutique prêt à l'emploi, à usage unique seulement.

    Lutathera doit être administré en perfusion intraveineuse lente, pendant environ 30 minutes, simultanément à une solution d'acides aminés administrée en perfusion intraveineuse controlatérale. Ce médicament n'est pas conçu pour être injecté en embole.

    Un traitement préalable à base d'antiémétiques doit être injecté 30 minutes avant le début de la perfusion de solution d'acides aminés.

    La méthode de perfusion recommandée pour l'administration de Lutathera est la méthode par gravité. Au cours de l'administration, les mesures de précautions recommandées doivent être mises en œuvre (voir rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination).

    Lutathera doit être perfusé directement à partir de son contenant d'origine. Le flacon ne doit pas être ouvert, la solution ne doit pas être transférée dans un autre récipient. Au cours de l'administration, seul du matériel jetable doit être utilisé.

    Le produit médical doit être perfusé par l'intermédiaire d'un cathéter intraveineux placé dans la veine uniquement pour cette perfusion.

    Exigences Conservation du flacon

  • Soit dans un récipient en polyméthacrylate de méthyle (PMMA), récipient transparent de radioprotection qui permet une inspection visuelle directe du flacon,

  • ou dans le récipient en plomb dans lequel Lutathera est fourni.

    Préparation de la salle et de l'équipement :

  • Salle d'administration :

    • Le sol et le mobilier doivent être recouverts de papier absorbant pour prévenir toute contamination accidentelle.

  • Médicaments à administrer :

    • un flacon de Lutathera ;

    • une poche de solution de chlorure de sodium 9 mg/mL (0,9 %) pour injection (500 mL) ;

    • poche(s) de solution d'acides aminés ;

    • antiémétiques.

  • Soins et équipement :

    • deux (2) potences de perfusion ;

    • une (1) longue aiguille (90 à 100 mm) ;

    • une (1) courte aiguille ;

    • deux (2) kits de perfusion intraveineuse par gravité avec un clamp pour réguler ou arrêter le débit (un pour l'administration de Lutathera, un pour l'administration de la solution d'acides aminés) ;

    • deux (2) cathéters en plastique de perfusion intraveineuse périphérique ;

    • une (1) tubulure stérile avec un clamp pour réguler ou arrêter le débit ;

    • une pince (pour manipuler le flacon de Lutathera) ;

    • un système calibré de mesure de la radioactivité et un compteur Geiger pour contrôler la radioactivité de Lutathera.

      Procédure de raccord de la tubulure au flacon de Lutathera (voir Figure 2) :

  • La ligne de tubulure doit être préremplie d'une solution pour perfusion de chlorure de sodium

    9 mg/mL (0,9 %), puis connectée avec un cathéter veineux inséré préalablement dans le bras du patient.

  • Le kit de perfusion doit être raccordé à la poche de solution pour perfusion de chlorure de sodium 9 mg/mL (0,9 %) et prérempli en ouvrant le clamp.

  • L'aiguille courte doit être insérée dans le flacon de Lutathera de façon à ne pas toucher la solution radiopharmaceutique. Ceci équilibre la pression, ce qui réduit ainsi tout risque de fuite.

  • L'aiguille courte doit ensuite être raccordée au kit de perfusion prérempli.

  • La longue aiguille doit être connectée à la tubulure préremplie, puis insérée dans le flacon de Lutathera de façon à ce qu'elle touche le fond du flacon. Ceci permettra l'extraction complète de la solution radiopharmaceutique.

  • Le flux de la solution radiopharmaceutique doit être régulé à l'aide des clamps.

    ?

    Figure 2. Méthode de perfusion par gravité - schéma de raccord de tubulure

    image

    Procédure d'administration (méthode par gravité)

    Pendant la perfusion, le flux de solution pour perfusion de chlorure de sodium 9 mg/mL (0,9 %) augmente la pression dans le flacon de Lutathera, ce qui facilite l'écoulement de Lutathera dans le cathéter inséré dans la veine périphérique du patient.

    Une surveillance étroite des signes vitaux est recommandée pendant la perfusion.

    1. Deux cathéters intraveineux en plastique doivent être insérés dans les veines périphériques du patient, un dans chaque bras.

    2. Les cathéters doivent être connectés aux kits de perfusion (un pour Lutathera et un pour la solution d'acides aminés).

    3. Un traitement préalable à base d'antiémétiques doit être administré 30 minutes avant le début de la perfusion de solution d'acides aminés.

    4. L'administration de la solution d'acides aminés doit être débutée 30 minutes avant la perfusion de Lutathera, à un débit de 250 à 550 mL/h (selon le type de solution). La solution d'acides aminés doit être administrée pendant une durée de 4 heures. Un débit inférieur à 320 mL/h n'est pas recommandé pour les solutions commerciales. En cas de nausées ou de vomissements importants pendant la perfusion de solution d'acides aminés, il convient d'administrer un antiémétique de classe différente.

    5. La radioactivité dans le flacon de Lutathera doit être mesurée immédiatement avant la perfusion à l'aide d'un système calibré de mesure de la radioactivité.

    6. La perfusion de Lutathera doit commencer 30 minutes après le début de la perfusion de solution d'acides aminés, à un débit d'environ 400 mL/h (ce débit est le débit de référence et peut être ajusté en fonction de l'état veineux du patient). Lutathera doit être administré durant une

      période de 20 à 30 minutes. La pression dans le flacon doit être maintenue constante pour assurer une perfusion complète.

      L'administration de Lutathera doit être démarrée en ouvrant la première tubulure raccordée à la veine périphérique du patient, puis en ouvrant le kit de perfusion raccordé à la poche de solution pour perfusion de chlorure de sodium 9 mg/mL (0,9 %). La hauteur de la potence doit être réglée de façon à compenser toute augmentation ou réduction de pression interne du flacon. Il convient, dans la mesure du possible, d'éviter de bouger le bras du patient (une flexion ou une extension extrême peut engendrer une compression veineuse).

    7. Le flux de Lutathera du flacon au patient doit être surveillé pendant toute la perfusion. Peu de temps après le début de la perfusion, l'émission de radioactivité au-dessus du thorax du patient doit être mesurée à l'aide d'un compteur Geiger pour vérifier la présence de Lutathera dans le flux sanguin. Des contrôles ultérieurs de l'émission de radioactivité doivent être réalisés toutes les 5 minutes environ au niveau du thorax du patient et du flacon. Pendant la perfusion, l'émission de radioactivité au niveau du thorax du patient doit augmenter graduellement alors que celle du flacon de Lutathera doit diminuer.

    8. Pour assurer une administration complète, le flacon de Lutathera doit être maintenu à pression constante. Le niveau de la solution dans le flacon doit rester constant pendant toute la perfusion. Des contrôles visuels du niveau de solution doivent être répétés pendant l'administration. Ceux- ci doivent être effectués directement (lorsqu'un récipient en PMMA est utilisé) ou à l'aide d'une pince pour manipuler le flacon lorsque le récipient d'expédition en plomb est utilisé.

    9. La perfusion doit être arrêtée dès que l'émission de radioactivité provenant du flacon devient stable pendant plusieurs minutes (ou au cours de deux prises de mesures consécutives). C'est le seul paramètre permettant d'établir l'achèvement de la procédure. Le volume de solution pour perfusion de chlorure de sodium 9 mg/mL (0,9 %) nécessaire pour terminer la perfusion peut varier.

    10. L'activité totale administrée est égale à l'activité mesurée dans le flacon avant perfusion moins l'activité persistant dans le flacon après la perfusion. Ces mesures doivent être réalisées à l'aide d'un système calibré.

    Le tableau ci-dessous résume les procédures nécessaires au cours d'un cycle de traitement avec Lutathera en utilisant la méthode par gravité.

    Tableau 6. Procédure d'administration de la solution d'antiémétique et d'acides aminés et de Lutathera

    Agents administrésHeure de départ (min)Débit de perfusion (mL/h)Durée
    Antiémétique0-embole
    Solution d'acides aminés, soit préparée extemporanément (1 L) soit achetée dans le commerce (1,5 à 2 ,2 L). 30250 - 550 (pas < 320 mL/h pour les solutions du commerce) 4 heures
    Lutathera avec chlorure de sodium 9 mg/mL (0,9 %) solution pour injection6040020 à 30 minutes

    Pour les instructions concernant le médicament avant administration, voir la rubrique 12. Pour la préparation du patient, voir la rubrique Mises en garde et précautions d'emploi.

    Pour les recommandations en cas d'extravasation, voir la rubrique Mises en garde et précautions d'emploi.

BOIRE ET URINER toutes les heures le jour du traitement et le lendemain. ALLER à la selle tous les jours et à utiliser un laxatif si besoin. Les toilettes doivent être utilisées en position assise, même pour les hommes. UTILISER du papier toilette à chaque fois. Se laver les mains afin d'éviter de contaminer les poignées de porte.

CONTACTER IMMEDIATEMENT LE MEDECIN en cas de diarrhée, bouffée de chaleur, arythmie ou essoufflement.

CONTRACEPTION HOMMES ET FEMMES: UTILISER une méthode de contraception efficace pendant et durant les 6 mois suivant le traitement.

FERTILITE : en cas de désir d'enfants, une consultation génétique est recommandée.

RECOMMANDATIONS (vie quotidienne ) après avoir recu le traitement : le contact rapproché avec d’autres personnes doit être évité au cours des 7 jours suivant l’administration. Pour les enfants et les femmes enceintes, il doit être limité à moins de 15 minutes par jour tout en gardant une distance d’au moins 1 mètre. Les patients doivent dormir dans une chambre séparée pendant 7 jours, ce qui doit être prolongé jusqu’à 15 jours en cas de partenaire enceinte ou d’enfant.

Résumé du profil de sécurité

Le profil de sécurité général de Lutathera se base sur des données groupées de patients ayant participé à des essais cliniques (NETTER-1 phase III et Erasmus phase I/II patients néerlandais) et à des programmes d'usage compassionnel.

Les effets indésirables les plus fréquents chez les patients recevant le traitement par Lutathera étaient les nausées et les vomissements qui se produisaient au début de la perfusion respectivement chez 58,9 % et 45,5 % des patients. La relation de causalité entre les nausées/vomissements et Lutathera est difficile à déterminer en raison de l'effet émétisant de la perfusion concomitante d'acides aminés administrés pour protéger les reins.

Compte tenu de la toxicité de Lutathera sur la moelle osseuse, les effets indésirables les plus probables étaient liés à la toxicité hématologique : thrombopénie (25 %), lymphopénie (22,3 %), anémie(13,4 %), pancytopénie (10,2 %).

D'autres effets indésirables très fréquents rapportés incluent fatigue (27,7 %) et perte d'appétit (13,4 %).

Tableau récapitulatif des effets indésirables

Les effets indésirables sont répertoriés dans le Tableau 7 selon leur fréquence et par classement des systèmes organiques de MedDRA. Les fréquences sont classées comme suit : très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100 à <1/10), peu fréquent (≥1/1 000 à <1/100), rare (≥1/10 000 à <1/1 000), très rare (<1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Tableau 7. Fréquence des effets indésirables signalés dans les essais cliniques et au cours de la surveillance post-commercialisation

Classification système- organe MedDRATrès fréquentFréquentPeu fréquent
Infections

Conjonctivite Infection des voies respiratoires Cystite Pneumonie Zona herpétique Zona herpétique ophtalmique Grippe Infections à staphylocoques Bactériémies à streptocoques
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (y comp. kystes et polypes)
Cytopénie réfractaire avec dysplasie multilignée (syndrome myélodysplasique)Leucémie myéloïde aiguë Leucémie aiguë Leucémie myélomonocytique chronique
Troubles des systèmes sanguins et lymphatiquesThrombocytopénie2 Lymphopénie3 Anémie4 PancytopénieLeucopénie5 Neutropénie6Cytopénie réfractaire avec dysplasie multilignée Anémie néphrogénique Insuffisance médullaire Purpura thrombocytopénique
Affections du système immunitaire

Hypersensibilité
Troubles endocriniens
Hypothyroïdisme secondaireHypothyroïdie Diabète sucré Crise carcinoïde Hyperparathyroïdie
Troubles métaboliques et nutritionnelsDiminution de l'appétitHyperglycémie Déshydratation Hypomagnésémie HyponatrémieHypoglycémie Hypernatrémie Hypophosphatémie Syndrome de lyse tumorale Hypercalcémie Hypocalcémie Hypoalbuminémie Acidose métabolique
Troubles psychiatriques
Troubles du sommeilAnxiété Hallucinations Désorientation
Troubles du système nerveux
Étourdissements Dysgueusie Céphalée10 Léthargie SyncopeFourmillements Encéphalopathie hépatique Paresthésie Parosmie Somnolence Compression médullaire
Troubles oculaires

Troubles oculaires
Troubles de l'oreille et du labyrinthe

Vertiges
Troubles cardiaques
Allongement de l'intervalle QT à l'électrocardiogrammeFibrillation auriculaire Palpitations Infarctus du myocarde Angine de poitrine Choc cardiogénique
Troubles vasculaires
Hypertension7 Rougissement Bouffées de chaleur HypotensionVasodilatation Extrémités froides Pâleur Hypotension orthostatique Phlébite
Classification système- organe MedDRATrès fréquentFréquentPeu fréquent
Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux
DyspnéeDouleur oro-pharyngée Épanchement pleural Augmentation des expectorations Sensation de choc
Troubles gastro- intestinauxNausées VomissementsDistension abdominale Diarrhée Douleur abdominale Constipation Douleur abdominale haute Dyspepsie GastriteBouche sèche Flatulences Ascite Douleur gastrointestinale Stomatite Hématochézie Inconfort abdominal Obstruction intestinale Colite Pancréatite aiguë Rectorragie Méléna Douleur abdominale basse Hématémèse Ascite hémorragique Iléus
Affections hépatobiliaires
Hyperbilirubinémie9Baisse des enzymes pancréatiques Atteinte hépatocellulaire Cholestase Congestion hépatique Insuffisance hépatique
Troubles de la peau et des tissus sous-cutanés
AlopécieÉruption cutanée Sécheresse cutanée Gonflement du visage Hyperhidrose Prurit généralisé
Troubles musculosquelettiques et des tissus conjonctifs
Douleur musculosquelettique8 Spasmes musculaires
Troubles rénaux et urinaires
Insuffisance rénale aiguë Hématurie Insuffisance rénale ProtéinurieLeucocyturie Incontinence urinaire Diminution de la filtration glomérulaire Trouble rénal Insuffisance rénale aiguë de cause prérénale Atteinte rénale
Troubles généraux et état du site d'administrationFatigue1Réactions au site d'injection11 Œdème périphérique Douleur au site d'administration Frissons Symptômes grippauxMasse au site d'injection Inconfort dans la poitrine Douleur dans la poitrine Fièvre Malaise Douleur Décès Sensation anormale
Analyses
Augmentation de la créatinine sanguine Augmentation de GGT* Augmentation de ALAT** Augmentation de ASAT*** Augmentation de ALP*** sanguineBaisse du potassium sérique Augmentation de l'urée sanguine Augmentation de l'hémoglobine glycosylée Baisse de l'hématocrite Protéinurie Perte de poids Augmentation des concentrations sériques de créatine-phosphokinase Augmentation des concentrations sériques de lacticodéshydrogénase Augmentation des catécholamines dans le sang Augmentation de la protéine C- réactive
Lésions, intoxications et complications liées aux procédures

Fracture de la clavicule
Classification système- organe MedDRATrès fréquentFréquentPeu fréquent
Actes médicaux et chirurgicaux
TransfusionDrainage de la cavité abdominale Dialyse Pose d'une sonde gastrique Pose de stent Drainage d'abcès Prélèvement de moelle osseuse Polypectomie
Caractéristiques socio- environnementales

Handicap physique

1 Inclut asthénie et fatigue

2 Inclut thrombocytopénie et diminution de la numération plaquettaire

3 Inclut lymphopénie et diminution de la numération lymphocytaire

4 Inclut anémie et diminution de l'hémoglobine

5 Inclut leucopénie et diminution du nombre de globules blancs

6 Inclut neutropénie et diminution du nombre de neutrophiles

7 Inclut hypertension et crises hypertensives

8 Inclut arthralgie, douleur au niveau des extrémités, douleur dorsale, douleurs osseuses, douleur du flanc, douleur thoracique musculosquelettique et douleur de la nuque

9 Inclut augmentation de la bilirubine sérique et hyperbilirubinémie

10 Inclut maux de tête et migraine

11 Inclut réaction au site d'injection, hypersensibilité au site d'injection, induration au site d'injection, gonflement au site d'injection

*Augmentation de la gamma-glutamyltransférase

**Alanine aminotransférase

***Aspartate aminotransférase

**** Phosphatase alcaline

Description de certains effets indésirables

Toxicité médullaire

La toxicité médullaire (myélo-/hématotoxicité) se manifeste par des diminutions réversibles/transitoires de la numération des cellules de sang affectant toutes les lignées (cytopénies de toutes combinaisons, c.-à-d. pancytopénies, bicytopénies, monocytopénies isolées - anémies, neutropénies, lymphocytopénies et thrombocytopénies). Bien qu'une diminution significative des cellules B sélectives ait été observée, aucune augmentation du taux de complications infectieuses n'est survenue après une radiothérapie vectorisée.

Des pathologies hématologiques irréversibles, telles que des syndromes myélodysplasiques et des leucémies aiguës myéloïdes, ont été signalées après le traitement par Lutathera.

Néphrotoxicité

Le lutécium (177Lu) oxodotréotide est excrété par le rein.

La détérioration progressive de la fonction de filtration glomérulaire démontrée dans les études cliniques confirme que la néphropathie liée à Lutathera est une maladie rénale chronique qui se développe progressivement au cours des mois ou des années suivant l'exposition. Une évaluation individuelle bénéfice-risque est recommandée avant un traitement par Lutathera chez les patients présentant une insuffisance rénale légère et modérée. Pour plus d'informations, consultez la rubrique 4.2 (Tableau 3) et 4.4. L'utilisation de Lutathera est contre-indiquée chez les patients atteints d'insuffisance rénale grave (voir rubrique Contre-indications).

Crises hormonales

Des crises hormonales liées à la libération de substances bioactives (probablement dues à la lyse des cellules tumorales neuroendocriniennes) ont été rarement observées et étaient résolues après un traitement médical adéquat (rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration :

France

Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance Site internet: www.ansm.sante.fr

Luxembourg/Luxemburg

Direction de la Santé - Division de la Pharmacie et des Médicaments Villa Louvigny - Allée Marconi L-2120 Luxembourg Site internet: http://www.ms.public.lu/fr/activites/pharmacie-medicament/index.html


  • Conjonctivite
  • Infection des voies respiratoires
  • Cystite
  • Pneumonie
  • Zona
  • Zona ophtalmique
  • Grippe
  • Infection à staphylocoques
  • Infection streptococcique
  • Cytopénie réfractaire avec dysplasie multilignée
  • Syndrome myélodysplasique
  • Leucémie myéloïde aiguë
  • Leucémie aiguë
  • Leucémie myélomonocytaire chronique
  • Thrombocytopénie
  • Diminution de la numération plaquettaire
  • Lymphopénie
  • Diminution du pourcentage de lymphocytes
  • Anémie
  • Diminution de l'hémoglobine
  • Pancytopénie
  • Leucopénie
  • Diminution des globules blancs
  • Neutropénie
  • Diminution des neutrophiles
  • Anémie liée à l'insuffisance rénale chronique
  • Insuffisance médullaire
  • Purpura thrombocytopénique
  • Hypersensibilité
  • Hypothyroïdisme
  • Diabète sucré
  • Crise carcinoïde
  • Hyperparathyroïdie
  • Diminution de l'appétit
  • Hyperglycémie
  • Déshydratation
  • Hypomagnésémie
  • Hyponatrémie
  • Hypoglycémie
  • Hypernatrémie
  • Hypophosphatémie
  • Syndrome de lyse tumorale
  • Hypercalcémie
  • Hypocalcémie
  • Hypo-albuminémie
  • Acidose métabolique
  • Trouble du sommeil
  • Anxiété
  • Hallucination
  • Désorientation
  • Etourdissement
  • Dysgueusie
  • Céphalée
  • Migraine
  • Léthargie
  • Syncope
  • Fourmillement
  • Encéphalopathie hépatique
  • Paresthésie
  • Parosmie
  • Somnolence
  • Compression médullaire
  • Trouble oculaire
  • Vertige
  • Allongement de l'intervalle QT
  • Fibrillation auriculaire
  • Palpitation
  • Infarctus du myocarde
  • Angine de poitrine
  • Choc cardiogénique
  • Hypertension
  • Crise hypertensive
  • Rougissement
  • Bouffée de chaleur
  • Hypotension
  • Vasodilatation
  • Extrémités froides
  • Pâleur
  • Hypotension orthostatique
  • Phlébite
  • Dyspnée
  • Douleur oropharyngée
  • Epanchement pleural
  • Augmentation des expectorations
  • Sensation de choc
  • Nausée
  • Vomissement
  • Distension abdominale
  • Diarrhée
  • Douleur abdominale
  • Constipation
  • Douleur abdominale haute
  • Dyspepsie
  • Gastrite
  • Bouche sèche
  • Flatulence
  • Ascite
  • Douleur gastro-intestinale
  • Stomatite
  • Hématochézie
  • Inconfort abdominal
  • Obstruction intestinale
  • Colite
  • Pancréatite aiguë
  • Rectorragie
  • Méléna
  • Douleur abdominale basse
  • Hématémèse
  • Ascite hémorragique
  • Iléus
  • Hyperbilirubinémie
  • Augmentation de la bilirubine sérique
  • Enzymes pancréatiques diminuées
  • Atteinte hépatocellulaire
  • Cholestase
  • Congestion hépatique
  • Insuffisance hépatique
  • Alopécie
  • Eruption cutanée
  • Sécheresse cutanée
  • Gonflement du visage
  • Hyperhidrose
  • Prurit généralisé
  • Douleur musculosquelettique
  • Arthralgie
  • Douleur aux extrémités
  • Douleur dorsale
  • Douleur osseuse
  • Douleur au flanc
  • Douleur thoracique musculosquelettique
  • Douleur de la nuque
  • Spasme musculaire
  • Insuffisance rénale aiguë
  • Hématurie
  • Insuffisance rénale
  • Protéinurie
  • Leucocyturie
  • Incontinence urinaire
  • Diminution de la filtration glomérulaire
  • Affection rénale
  • Insuffisance rénale aiguë de cause prérénale
  • Fatigue
  • Asthénie
  • Réaction au site d'injection
  • Hypersensibilité au site d'injection
  • Induration au site d'injection
  • Gonflement au site d'injection
  • Oedème périphérique
  • Douleur au site d'administration
  • Frissons
  • Symptômes grippaux
  • Masse au site d'injection
  • Gêne au niveau de la poitrine
  • Douleur dans la poitrine
  • Fièvre
  • Malaise
  • Douleur
  • Sensation anormale
  • Augmentation de la créatinine sanguine
  • Augmentation des GGT
  • Augmentation des ALAT
  • ASAT augmentées
  • Phosphatase alcaline augmentée
  • Baisse de la kaliémie
  • Augmentation de l'urée sanguine
  • Augmentation de l'hémoglobine glycosylée
  • Baisse de I'hématocrite
  • Perte de poids
  • Augmentation des taux sanguins de créatine phosphokinase
  • Elévation de la lacticodéshydrogénase sanguine
  • Augmentation des besoins en catécholamines
  • Augmentation de la protéine C réactive
  • Fracture de la clavicule
  • Trouble endocrinien
Contre-indications


  • Hypersensibilité au principe actif ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition.

  • Grossesse établie ou suspectée, ou lorsque la grossesse n'a pas été exclue (voir la rubrique Grossesse et allaitement).

  • Insuffisance rénale avec clairance de la créatinine < 30 mL/min.


LISTE:

  • Hypersensibilité Lutécium [177Lu] oxodotréotide
  • Grossesse
  • Absence de contraception masculine
  • Absence de contraception féminine efficace
  • Allaitement
  • Insuffisance rénale sévère (Clcr < 30 ml/mn)
  • Voie IV directe
  • Insuffisance hépatique
  • Insuffisance cardiaque des classes NYHA III-IV
  • Patient ayant reçu une 1ère radiothérapie externe sur + de 25% de la moelle osseuse
  • Insuffisance rénale (30 < Clcr < 50 ml/mn)
  • Hémoglobine < 8 g/dL
  • Plaquettes < 7,5 x 10 puissance 10/L
  • Leucopénie < 2000/mm3
  • Lésions viscérales mixtes ou négatives sur l'imagerie des récepteurs de la somatostatine

Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Patients présentant des facteurs de risque

Un patient présentant une ou plusieurs des conditions suivantes est plus enclin à développer des effets indésirables. Pour cette raison, il est recommandé de suivre ces patients plus fréquemment pendant le traitement. Veuillez vous reporter au Tableau 5 en cas de toxicité modifiant la dose.

  • anomalies morphologiques du tractus rénal ou urinaire ;

  • incontinence urinaire ;

  • insuffisance rénale légère à modérée avec une clairance de la créatinine 50 mL/min ;

  • chimiothérapie antérieure ;

  • toxicité hématologique supérieure ou égale au grade 2 (CTCAE) avant le traitement, autre que la lymphopénie ;

  • métastases osseuses ;

  • thérapies radiométaboliques oncologiques antérieures avec des composés marqués par 131I ou toute autre thérapie utilisant des sources radioactives non scellées ;

  • antécédents d'autres pathologies malignes, sauf si le patient est considéré en rémission depuis au moins 5 ans.

    Étant donné le mécanisme d'action et le profil de tolérance de Lutathera (voir rubrique Effets indésirables), il n'est pas recommandé de démarrer un traitement dans les cas suivants :

  • radiothérapie externe antérieure impliquant plus de 25 % de la moelle osseuse ;

  • insuffisance cardiaque sévère définie comme étant de classe III ou IV dans la classification NYHA ;

  • insuffisance rénale avec clairance de la créatinine < 50 mL/min ;

  • atteintes hématologiques avec soit Hb < 4,9 mmol/L (8 g/dL), plaquettes < 75 g/L (75x103/mm3), ou leucocytes < 2 G/L (2 000/mm3) (à l'exception de la lymphopénie) ;

  • altération de la fonction hépatique avec bilirubinémie totale > 3 fois la limite supérieure de la normale ou albuminémie < 30 g/L et taux de prothrombine < 70% ;

  • patients avec imagerie des récepteurs de somatostatine négative ou avec lésions viscérales mixtes (fixation tumorale <2) en imagerie des récepteurs de la somatostatine.

    Si le clinicien décide néanmoins de réaliser le traitement, une information précise et adaptée devra être donnée au patient par le médecin sur les risques encourus avec l'administration de Lutathera. La posologie peut être adaptée selon l'état du patient à la discrétion du médecin.

    Bénéfice individuel/justification des risques

    Pour chaque patient, l'exposition aux rayonnements ionisants doit être justifiée par le bénéfice attendu. L'activité administrée doit correspondre à la plus faible dose de rayonnements possible nécessaire pour l'obtention d'un effet thérapeutique.

    Protection rénale et insuffisance rénale

    Comme le lutécium (177Lu) oxodotréotide est presque exclusivement éliminé par le système rénal, il est obligatoire d'administrer simultanément une solution d'acides aminés contenant de la L-lysine et de la L-arginine. Cette solution d'acides aminés contribuera à diminuer la réabsorption du lutécium (177Lu) oxodotréotide à travers les tubules proximaux, ce qui aura pour conséquence une diminution significative des doses de rayonnement au niveau du rein (voir rubrique Posologie et mode d'administration). Si la perfusion d'acides aminés concomitante recommandée est délivrée pendant un intervalle de 4 heures, une réduction moyenne d'environ 47 % de l'exposition du rein aux rayonnements est observée.

    Il n'est pas recommandé de réduire la quantité de solution d'acides aminés administrée en cas d'ajustement de dose de Lutathera.

    Les patients doivent être encouragés à vider leur vessie le plus fréquemment possible pendant l'administration des acides aminés et dans les heures suivant l'administration.

    La fonction rénale, mesurée par la créatinine sérique et la clairance de la créatinine calculée, doit être évaluée avant le début du traitement, pendant le traitement et au moins pendant la première année suivant l'arrêt du traitement (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

    Pour plus d'informations concernant l'utilisation chez les patients insuffisants rénaux, voir la rubrique Posologie et mode d'administration.

    Insuffisance hépatique

    Comme de nombreux patients chez qui le traitement par Lutathera est indiqué présentent des métastases hépatiques, il est fréquent d'observer une fonction hépatique initiale altérée. C'est pourquoi il est recommandé de surveiller les transaminases hépatiques (ALAT, ASAT), la bilirubine et l'albumine sérique pendant le traitement (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

    Pour plus d'informations concernant l'utilisation chez les patients avec altération fonctionnelle hépatique, voir la rubrique Posologie et mode d'administration.

    Nausées et vomissements

    Pour prévenir les nausées et vomissements liés au traitement, un bolus intraveineux de médicaments antiémétiques doit être administré 30 minutes avant le début de la perfusion d'acides aminés (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

    Utilisation concomitante d'analogues de la somatostatine

    Une utilisation concomitante d'analogues froids de la somatostatine peut être nécessaire pour le contrôle des symptômes de la maladie. L'administration d'analogues de la somatostatine à longue durée d'action doit être évitée pendant les 30 jours qui précèdent l'administration de Lutathera. Si nécessaire, les patients peuvent être traités avec des analogues de la somatostatine à courte durée d'action pendant les 4 semaines qui précèdent l'administration de Lutathera et ce, jusqu'à 24 heures avant l'administration de Lutathera.

    Anomalies de la fonction médullaire et/ou de la formule sanguine

    En raison d'effets indésirables potentiels, les numérations sanguines doivent être contrôlées avant et pendant le traitement, et jusqu'à disparition de toute toxicité éventuelle (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

    Syndrome myélodysplastique et leucémie aiguë

    Des syndromes myélodysplasique (SMD) de survenue tardive et des leucémies aiguës (LA) ont été observés après le traitement par Lutathera (voir rubrique Effets indésirables), apparaissant en moyenne 28 mois (9 à 41) pour le SMD et 55 mois (32 à 125) pour la LA après la fin du traitement. L'étiologie de ces néoplasies myéloïdes secondaires liées au traitement n'est pas clairement établie. Des facteurs comme un âge > 70 ans, une insuffisance rénale, des cytopénies préexistantes, le nombre de traitements antérieurs, une exposition antérieure aux agents chimiothérapeutiques (en particulier les agents alkylants) et une radiothérapie antérieure constitueraient des risques potentiels et/ou des facteurs prédictifs pour le SMD/LA.

    Crises hormonales

    Des crises liées à la libération excessive d'hormones ou de substances bioactives peuvent survenir suite au traitement par Lutathera. C'est pourquoi, dans certains cas (p.ex. patients dont les symptômes sont peu contrôlés pharmacologiquement), une hospitalisation de nuit doit être envisagée pour garder les patients en observation. En cas de survenue de crises hormonales, les traitements recommandés sont : analogues de la somatostatine à haute dose par voie intraveineuse, hydratation par voie intraveineuse, corticoïdes et correction des désordres électrolytiques chez les patients présentant une diarrhée et/ou des vomissements.

    Règles de radioprotection

    Lutathera doit toujours être perfusé dans un cathéter intraveineux posé exclusivement pour sa perfusion.

    La position adéquate du cathéter doit être contrôlée avant et pendant la perfusion. Le patient traité par Lutathera doit être maintenu à l'écart de son entourage pendant l'administration et ce, jusqu'à atteindre les limites d'émission de rayonnement stipulées dans la législation en vigueur, ce qui demande habituellement 4-5 heures après l'administration du médicament. Le médecin spécialiste en médecine nucléaire déterminera le moment où le patient peut quitter la zone contrôlée ou l'hôpital, c.- à-d. quand l'exposition de tiers aux rayonnements n'excède pas les seuils réglementaires.

    Le patient doit être encouragé à uriner le plus souvent possible après l'administration de Lutathera. Les patients doivent être encouragés à boire des quantités importantes d'eau (1 verre chaque heure) le jour de la perfusion et le jour suivant pour faciliter l'élimination. Le patient doit également être encouragé à déféquer chaque jour en utilisant des laxatifs si nécessaire. Les urines et les selles doivent être éliminées selon les réglementations nationales.

    Tant que la peau du patient n'est pas contaminée, comme en cas de fuite du système de perfusion ou en raison d'une incontinence urinaire, la peau et les vomissures ne devraient pas être contaminées par la radioactivité. Cependant, lors des soins standard ou de la conduite d'examens avec des dispositifs médicaux ou autres instruments qui entrent en contact avec la peau (p. ex. électrocardiogramme (ECG)), il est recommandé d'observer des mesures de protection telles que le port de gants, l'installation du matériel/de l'électrode avant le début de la perfusion du produit radiopharmaceutique, le changement du matériel/de l'électrode après la mesure et, finalement, la surveillance de la radioactivité de l'équipement après utilisation.

    Avant la sortie du patient, le médecin spécialisé en médecine nucléaire devra expliquer au patient les règles de radioprotection nécessaires et les attitudes à adopter vis-à-vis des membres de sa famille et des tiers ainsi que les précautions générales à respecter pendant les activités quotidiennes après le traitement (voir le paragraphe suivant et la notice d'information du patient).

    Le contact rapproché avec d'autres personnes doit être évité au cours des 7 jours suivant l'administration de Lutathera. Pour les enfants et les femmes enceintes, il doit être limité à moins de 15 minutes par jour tout en gardant une distance d'au moins 1 mètre. Les patients doivent dormir dans une chambre séparée pendant 7 jours, ce qui doit être prolongé jusqu'à 15 jours en cas de partenaire enceinte ou d'enfant.

    Mesures recommandées en cas d'extravasation

    Porter des gants étanches jetables. La perfusion du médicament doit être immédiatement interrompue et le dispositif d'administration (cathéter, etc.) doit être enlevé. Le médecin spécialiste en médecine nucléaire et le radio-pharmacien doivent être informés.

    Conserver tous les matériaux du dispositif d'administration afin de pouvoir mesurer la radioactivité résiduelle et déterminer l'activité effectivement administrée, et donc la dose absorbée. La zone d'extravasion doit être délimitée à l'aide d'un stylo indélébile et une photo doit être prise, si possible. Il est également recommandé d'enregistrer le temps de l'extravasation ainsi qu'une estimation du volume extravasé.

    Pour continuer la perfusion de Lutathera, il est obligatoire d'utiliser un nouveau cathéter et de le placer si possible dans un accès veineux controlatéral.

    Aucun médicament supplémentaire ne peut être administré du même côté que celui où l'extravasation est survenue.

    Afin d'accélérer la dispersion du produit et pour prévenir sa stagnation dans les tissus, il est recommandé d'augmenter le débit sanguin en élevant le bras affecté. Selon le cas, une aspiration du liquide extravasé, une injection de solution de chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %) ou l'application de compresses chaudes ou de coussins chauffants sur le site de perfusion pour accélérer la vasodilatation peuvent être envisagées.

    Les symptômes, particulièrement l'inflammation et/ou la douleur, doivent être traités. Selon la situation, le médecin spécialiste en médecine nucléaire doit informer le patient des risques liés aux lésions par extravasation et donner des conseils sur les traitements potentiels et les exigences de suivi nécessaires. La zone d'extravasation doit être surveillée jusqu'à la sortie du patient de l'hôpital. En fonction de sa gravité, cet événement doit être déclaré comme un effet indésirable.

    Patients incontinents urinaires

    Pendant les 2 premiers jours qui suivent l'administration de ce médicament, il convient de prendre des précautions particulières chez les patients incontinents urinaires pour éviter la propagation de contamination radioactive. Ceci comprend en particulier la manipulation de tout matériel potentiellement contaminé par l'urine.

    Patients présentant des métastases cérébrales

    Aucune donnée relative à l'efficacité chez les patients présentant des métastases cérébrales n'est disponible. Par conséquent, le rapport bénéfice-risque doit être réalisé de manière individuelle pour ces patients.

    Néoplasmes malins secondaires

    L'exposition aux rayonnements ionisants peut entraîner le développement de cancers et d'anomalies héréditaires. La dose de rayonnement engendrée par l'exposition thérapeutique peut conduire à une incidence plus élevée de cancers et de mutations. Dans tous les cas, il est nécessaire de s'assurer que les risques liés aux rayonnements sont moindres par rapport à ceux résultant de la maladie elle-même.

    Mises en garde particulières

    Ce médicament contient jusqu'à 3,5 mmol (81,1 mg) de sodium par dose. Ceci doit être pris en compte chez les patients suivant un régime sodique contrôlé.

    Les précautions liées aux risques environnementaux se trouvent dans la rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination.

LISTE:

  • Indications limitées à l'adulte de plus de 18 ans
  • Anomalies morphologiques du tractus rénal ou urinaire
  • Clairance de la créatinine >= 50 ml/mn
  • Incontinence urinaire
  • Chimiothérapie récente
  • Toxicité hématologique
  • Métastase osseuse
  • Antécédent de radiothérapie
  • Antécédent de tumeur maligne
  • Surveillance créatininémie
  • Surveillance clairance à la créatinine
  • Surveillance transaminases
  • Surveillance bilirubinémie
  • Surveillance albumine sérique
  • Surveillance NFS
  • Surveillance plaquettaire
  • Sujet de plus de 70 ans
  • Trouble endocrinien
  • Extravasation au point d'injection
  • Métastase cérébrale
  • Régime désodé
  • Régime hyposodé
  • Femme en âge de procréer
  • Homme fertile
  • Infection urinaire
  • Intervention chirurgicale majeure

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions


La somatostatine et ses analogues se lient de façon compétitive aux récepteurs de la somatostatine. C'est pourquoi l'administration d'analogues de la somatostatine à longue durée d'action doit être évitée pendant les 30 jours qui précèdent l'administration de ce médicament. Si nécessaire, les patients peuvent être traités avec des analogues de la somatostatine de courte durée d'action au cours des 4 semaines et jusqu'à 24 heures avant l'administration de Lutathera.


Il existe des preuves que les glucocorticostéroïdes peuvent induire une régulation négative de l'expression du récepteur SSTR2. Par conséquent, il convient d'éviter, à titre préventif, l'administration de doses élevées de glucocorticostéroïdes pendant le traitement par Lutathera. L'expression suffisante du récepteur de somatostatine chez les patients présentant des antécédents d'utilisation chronique de glucocorticostéroïdes doit être contrôlée précisément. On ignore s'il existe une interaction des glucocorticostéroïdes utilisés par intermittence pour la prévention des nausées et des vomissements pendant l'administration de Lutathera. Par conséquent, il convient d'éviter

l'utilisation des glucocorticostéroïdes en tant que traitement antiémétique préventif. Dans le cas où les traitements précédemment administrés contre les nausées et les vomissements sont insuffisants, une dose unique de corticostéroïdes peut être utilisée, mais elle ne doit pas être administrée avant l'initiation ni dans l'heure qui suit la fin de la perfusion de Lutathera.


L'absence d'inhibition ou d'induction significative des enzymes CYP450 humaines et l'absence d'interaction spécifique avec la p-glycoprotéine (transporteur d'efflux) ainsi que les transporteurs OAT1, OAT3, OCT2, OATP1B1, OATP1B3, OCT1 et BCRP dans les études précliniques suggèrent que Lutathera présente une faible probabilité de causer une interaction significative avec d'autres médicaments.



Incompatibilités


Ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments à l'exception de ceux mentionnés dans la rubrique Posologie et mode d'administration : chlorure de sodium 9 mg/mL (0,9%).



Surdosage

4.9 Surdosage


Le surdosage est improbable avec Lutathera car ce médicament est fourni sous forme de produit « à dose unique » et « prêt à l'emploi », contenant une quantité déterminée de radioactivité. En cas de surdosage, on peut s'attendre à une augmentation de fréquence des effets indésirables liés à la radiotoxicité.


En cas de surexposition aux rayonnements lors de l'administration de Lutathera, la dose absorbée par le patient doit être réduite en favorisant autant que possible la décroissance du radionucléide de l'organisme par des mictions fréquentes ou par une diurèse forcée et par une hydratation renforcée pendant les 48 premières heures qui suivent la perfusion. Il est utile d'estimer la dose efficace qui a été appliquée.


Les vérifications suivantes doivent être effectuées toutes les semaines, pendant les 10 semaines qui suivent le surdosage :

  • surveillance hématologique : globules blancs, plaquettes et hémoglobine ;

  • surveillance biochimique : créatinine sérique et glycémie.



Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines


Lutathera n'a aucun effet ou qu'un effet négligeable sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Néanmoins, l'état général du patient et la possibilité de réactions indésirables au traitement doivent être pris en compte avant d'entamer ces actions.


Femmes en âge de procréer

Lorsqu'il est nécessaire d'administrer des produits radiopharmaceutiques chez la femme en âge de procréer, il est important de déterminer si la femme est enceinte ou non. Toute femme n'ayant pas eu ses règles doit être considérée comme enceinte jusqu'à preuve du contraire. En cas d'incertitude quant à une éventuelle grossesse (absence de règles, règles irrégulières, etc.), d'autres techniques n'utilisant pas les rayonnements ionisants (si elles existent) doivent être envisagées. Il convient d'exclure toute grossesse avant d'utiliser Lutathera en utilisant une méthode de test valide/adéquate.


Contraception chez les sujets masculins et féminins

Pendant le traitement par Lutathera et au cours des 6 premiers mois minimum suivant la fin du traitement, des mesures adaptées doivent être prises pour prévenir toute grossesse ; cela s'applique aux patients des deux sexes.


Grossesse

Aucune étude sur la reproduction chez l'animal n'a été menée avec le lutécium (177Lu) oxodotréotide. Les examens utilisant des radionucléides chez la femme enceinte entraînent également l'exposition du fœtus aux rayonnements. L'utilisation de Lutathera est contre-indiquée pendant une grossesse connue ou suspectée ou si une grossesse n'a pas pu être exclue, en raison du risque associé aux rayonnements ionisants (voir rubrique Contre-indications).


Allaitement

On ignore si le lutécium (177Lu) oxodotréotide est excrété dans le lait maternel.

Un risque pour l'enfant allaité associé à des radiations ionisantes ne peut être exclu.

L'allaitement doit être évité durant le traitement par ce médicament. Si le traitement avec Lutathera est nécessaire pendant l'allaitement, l'enfant doit être sevré.


Fertilité

Aucune étude sur la fertilité chez l'animal n'a été menée pour déterminer les effets du lutécium (177Lu) oxodotréotide sur la fertilité des deux sexes. Les rayonnements ionisants du lutécium (177Lu) oxodotréotide peuvent avoir un effet toxique potentiel sur les gonades femelles et mâles. Une consultation génétique est recommandée si le patient souhaite avoir des enfants après le traitement. La cryopréservation de sperme ou des ovules avant le traitement peut être envisagée en tant qu'option pour les patients.



Durée de conservation :


72 heures à partir de la date et de l'heure de calibration.


Précautions particulières de conservation :


À conserver à une température ne dépassant pas 25 °C.

À conserver dans l'emballage d'origine pour protéger des radiations ionisantes (blindage de plomb). La conservation des médicaments radiopharmaceutiques doit s'effectuer conformément à la réglementation nationale relative aux substances radioactives.


Forme : Solution injectable pour perfusion

Dosage : 370 MBq/1 mL

Contenance : 30 ml ou 11, GBq ou 11100 MBq ou 1 flacon

Laboratoire Titulaire : ADVANCE ACCEL. APPLICAT.

Laboratoire Exploitant : ADVANCE ACCEL. APPLICAT.


Forme pharmaceutique

Solution pour perfusion.

Solution transparente, incolore à jaunâtre.


Composition exprimée par ml

Principes Actifs :
  • Lutécium [177Lu] oxodotréotide (370 MBq) *

Commentaire : * à la date et à l'heure de calibration. La quantité de radioactivité totale par flacon unidose est de 7 400 MBq à la date et à l’heure de la perfusion. Étant donné que l’activité volumique a été fixée à 370 MBq/mL à la date et à l’heure de calibration, le volume de solution doit être ajusté entre 20,5 mL et 25 mL afin d’obtenir la quantité de radioactivité requise à la date et à l’heure de perfusion. La demi-vie du lutécium (177Lu) est de 6,647 jours. Le lutécium (177Lu) se désintègre par émission ßen hafnium (177Hf) stable avec l’émission ß- la plus abondante (79,3 %) présentant une énergie maximum de 0,497 MeV. L’énergie bêta moyenne est d’environ 0,13 MeV. Une faible énergie gamma est émise également, principalement de 113 keV (6,2 %) et 208 keV (11 %). Excipient à effet notoire Chaque mL de solution contient 0,14 mmol (3,2 mg) de sodium.


Excipients :
  • Acétique acide
  • Sodium acétate
  • Gentisique acide
  • Ascorbique acide
  • Diéthylènetriaminopentacétique acide (DTPA)
  • Sodium chlorure
  • Sodium hydroxyde
  • Eau pour injections
  • Présence de :
    • Sodium (Effet notoire)

*Cette fiche médicament a été générée à partir des données de la Banque Claude Bernard© (www.resip.fr) ne peut être utilisée isolément pour l'établissement d'un diagnostic, l'instauration d'un traitement ou une décision thérapeutique, qui relève de la compétence exclusive des professionnels de santé. Il est rappelé que le contenu de la Base Claude Bernard doit être considéré comme un ouvrage scientifique faisant l'objet d'une consultation critique laissant aux professionnels de santé les responsabilités de la prescription que le code leur reconnaît. La Base Claude Bernard a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments. Les données fournies ne peuvent être considérées comme exhaustives et peuvent avoir évolué depuis leur mise en ligne. Seul votre médecin est habilité à mettre en œuvre un traitement adapté à votre cas personnel. Les Données fournies sont la propriété de RESIP et ne peuvent être reproduites ou diffusées par quelque moyen, toute impression ne pouvant concerner que des extraits non substantiels et n'être effectuée qu'à des fins strictement personnelles et non commerciales.