DOPACEPTIN 10 mg /ml, solution injectable en cartouche

Chez les patients atteints de la maladie de Parkinson : traitement des fluctuations motrices invalidantes (phénomène ‘on-off persistant malgré un traitement avec des doses adaptées d'un traitement antiparkinsonien par voie orale.


  • Maladie de Parkinson

Sélection de patients candidats au traitement par DOPACEPTIN 10 mg/ml solution injectable en cartouche

Les patients chez qui le traitement par DOPACEPTIN est indiqué doivent pouvoir reconnaître les symptômes annonciateurs de la phase ‘off' et être capables de se faire leurs injections ou disposer d'un aide-soignant capable de faire les injections à leur place si nécessaire.

Chez les patients traités par l'apomorphine, l'administration de dompéridone doit généralement débuter au moins deux jours avant le début du traitement. La dose de dompéridone doit être ajustée à la dose minimale efficace et le traitement arrêté dès que possible. Avant la décision d'instaurer le traitement par dompéridone et apomorphine, les facteurs de risque d'allongement de l'intervalle QT doivent être évalués soigneusement chez chaque patient afin de s'assurer que le bénéfice est supérieur au risque (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Le traitement par l'apomorphine doit être instauré dans un service spécialisé. Le patient doit être surveillé par un médecin expérimenté dans le traitement de la maladie de Parkinson (par exemple un neurologue). Le traitement du patient par lévodopa, seule ou en association avec d'autres agonistes dopaminergiques, doit être ajusté avant le début du traitement par DOPACEPTIN.

Adultes

Mode d'administration

DOPACEPTIN est utilisée par voie sous-cutanée avec injection de bolus intermittents en utilisant uniquement le stylo D-mine.

Les patients et les soignants doivent recevoir des instructions détaillées pour la préparation et l'injection de doses, avec une attention particulière à l'utilisation correcte du stylo de dosage nécessaire (voir la notice d'utilisation fournie avec le stylo). Il existe des différences entre le stylo de dosage de ce produit et d'autres produits à base d'apomorphine sur le marché. Par conséquent, quand un patient a reçu un stylo particulier et est formé à l'utilisation de celui-ci, le passage à un autre stylo doit être accompagné d'une nouvelle formation sous la supervision d'un professionnel de la santé.

Tout air restant dans la cartouche doit être retirée avant utilisation (voir mode d'emploi du stylo de dosage).

L'apomorphine ne doit pas être utilisée par voie intraveineuse.

Ne pas utiliser la solution si elle est devenue verte. La solution doit être inspectée visuellement avant usage. N'utiliser que les solutions translucides, incolores ou légèrement jaune et exemptes de particules.

Détermination de la dose optimale

La dose appropriée est établie individuellement par titration en fonction de la réponse du patient. Le programme suivant est proposé :

Injecter 1 mg de chlorhydrate d'apomorphine (0,1 ml), soit environ 15-20 microgrammes/kg, par voie sous-cutanée pendant une phase hypokinétique ou « off », évaluer la réponse motrice après une période d'observation de 30 minutes.

En cas d'absence de réponse ou de réponse inadéquate, injecter une seconde dose de 2 mg de chlorhydrate d'apomorphine (0,2 ml) par voie sous-cutanée, puis observer le patient pendant 30 minutes supplémentaires pour déceler une réponse.

La dose peut être augmentée avec des injections croissantes en respectant un intervalle d'au moins quarante minutes entre les injections successives, jusqu'à l'obtention d'une réponse motrice satisfaisante.

Mise en place du traitement

Après la détermination de la dose appropriée, dès les premiers signes d'épisode « off », on peut administrer une injection sous-cutanée unique dans le bas de l'abdomen ou dans la partie externe de la cuisse. On ne peut pas exclure que chez un même patient, l'absorption diffère en fonction du site d'injection. En conséquence, le patient doit être observé au cours de l'heure suivante afin de déterminer la qualité de sa réponse au traitement. On peut alors procéder à une modification de la dose en fonction de sa réponse.

La posologie optimale d'apomorphine varie d'un patient à l'autre, mais une fois établie, elle reste relativement constante pour un patient donné.

Précautions pour la poursuite du traitement

La dose quotidienne de DOPACEPTIN est très variable d'un patient à l'autre, généralement 3 et 30 mg en 1 à 10 injections, et parfois jusqu'à 12 injections par jour.

Il est recommandé de ne pas dépasser une dose totale d'apomorphine de 100 mg par jour et de 10 mg par heure pour les injections de bolus individuelles.

Le stylo D-Mine qui est nécessaire à l'administration de DOPACEPTIN n'est pas adapté pour les patients nécessitant des doses supérieures à 6 mg/bolus.

Dans les études il a été possible de réduire dans une certaine mesure la dose de lévodopa ; cette diminution varie considérablement selon les patients et doit être réalisée avec précaution sous le contrôle d'un médecin expérimenté.

Une fois le traitement, établi, chez certains patients on peut réduire progressivement le traitement par dompéridone voire le supprimer complètement, sans vomissements ou hypotension, pour un petit nombre uniquement.

Enfants et adolescents

DOPACEPTIN est contre-indiquée chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans (voir rubrique Contre-indications).

Sujets âgés

Les sujets âgés constituent une population importante de patients atteints de la maadie de Parkinson et une proportion importante des sujets inclus dans les études cliniques d'apomorphine. La prise en charge des patients âgés, traités, par apomorphine ne diffère pas de celle des patients plus jeunes. Une attention particulière est toutefois recommandée chez ces patients lors de l'instauration du traitement en raison des risques d'hypotension orthostatique.

Insuffisance rénale

Un schéma posologique similaire à celui recommandé pour les adultes et les sujets âgés peut être utilisé chez les patients atteints d'insuffisance rénale (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

CONTACTER LE MEDECIN en cas de :

- Eruption cutanée, difficultés respiratoires, gonflement des paupières, du visage ou des lèvres, gonflement ou rougeur de la gorge ou de la langue.
- Somnolence excessive ou d'accès de sommeil d'apparition soudaine.

- Symptômes pouvant être d'origine cardiaque par exemple palpitations, évanouissements ou malaise avec sensation de perte de connaissance imminente.

- Diarrhées.
- Comportements impulsifs (attirance compulsive pour les jeux d'argent, une augmentation des pulsions sexuelles, le fait de manger ou de dépenser en quantités excessives).
PRUDENCE en cas de conduite de véhicules ou d'utilisation de machines (somnolence et/ou accès de sommeil d'apparition soudaine). Ne pas conduire sans l'avis d'un professionnel de santé.


Très fréquent : (≥1/10)

Fréquent : (≥1/100 à <1/10)

Peu fréquent : (≥1/1000 à <1/100)

Rare : (≥1/10 000 à <1/1000)

Très rare : (<1/10 000)

Fréquence indéterminée : (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)

Affections hématologiques et du système lymphatiquePeu fréquents : Des cas d'anémie hémolytique et de thrombocytopénie ont été signalés chez les patients traités à l'apomorphine. Rares : Des cas d'éosinophilie sont apparus dans certains cas rares pendant le traitement par apomorphine.
Affections du système immunitaireRares : En raison de la présence de métabisulfite de sodium, des réactions allergiques (comprenant l'anaphylaxie et le bronchospasme) peuvent survenir.
Affections psychiatriquesTrès fréquent : Hallucinations Fréquents : Des affections neuropsychiatriques (comprenant des épisodes de confusion légère et passagère et des hallucinations visuelles) ont été observées durant le traitement par apomorphine. Fréquence indéterminée : Troubles du contrôle des impulsions : Des problèmes de jeu pathologique, de libido augmentée, d'hypersexualité, de dépenses ou d'achats compulsifs, des orgies alimentaires et un appétit compulsif peuvent parfois être observés chez les patients traités aux agonistes dopaminergiques comme l'apomorphine (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Agressivité, agitation.
Affections du système nerveuxFréquents : Au début du traitement, une sédation transitoire avec chaque dose d'apomorphine peut être rapportée; elle disparaît habituellement après quelques semaines de traitement. L'apomorphine peut entraîner une somnolence. Vertiges/étourdissements ont été aussi rapportés. Peu fréquents : L'apomorphine peut induire une dyskinésie pendant les périodes « on » qui, dans certains cas, peut être sévère, et dans certains cas rares, même déboucher sur l'arrêt du traitement. L'apomorphine est associée à des épisodes d'endormissement soudain. (Cf. rubrique Mises en garde et précautions d'emploi) Fréquence indéterminée : Syncope
Affections vasculairesPeu fréquents : Des cas d'hypotension orthostatique sont rarement observés et sont généralement passagers (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinalesFréquents : Des cas de bâillements ont été rapportés pendant le traitement à l'apomorphine Peu fréquents : Des cas de difficultés respiratoires ont été rapportés.
Affections gastro-intestinalesFréquents : Nausées et vomissements, en particulier lors de la première initiation du traitement à l'apomorphine, résultant généralement de l'omission de la domperidone (voir rubrique Posologie et mode d'administration).
Affections de la peau et du tissu sous-cutanéPeu fréquents : Des cas d'éruptions locales et généralisées ont été rapportés.
Troubles généraux et anomalies au site d'administrationTrès fréquents : La plupart des patients présentent des réactions au site d'administration, en particulier lorsque le produit est administré en continu. Ces réactions peuvent comprendre des nodules sous-cutanés, des cas d'induration, des érythèmes, une sensibilité et le panniculitis. Différentes autres réactions locales (comme des irritations, des démangeaisons, des ecchymoses et des douleurs) peuvent également être rencontrées. Peu fréquents : Des cas de nécrose et d'ulcération du site d'administration ont été rapportés. Fréquence indéterminée : Des cas d'oedèmes périphériques ont été rapportés.
InvestigationsFréquence indéterminée : Des tests de Coombs positifs ont été rapportés chez les patients recevant un traitement à l'apomorphine.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.signalement-sante.gouv.fr..


  • Anémie hémolytique
  • Thrombocytopénie
  • Eosinophilie
  • Réaction allergique
  • Anaphylaxie
  • Bronchospasme
  • Hallucination
  • Trouble psychiatrique
  • Hallucination visuelle
  • Etat confusionnel
  • Trouble du contrôle des pulsions
  • Jeu pathologique
  • Augmentation de la libido
  • Hypersexualité
  • Dépenses compulsives
  • Achats compulsifs
  • Alimentation compulsive
  • Boulimie
  • Agressivité
  • Agitation
  • Sédation
  • Somnolence
  • Vertige
  • Etourdissement
  • Dyskinésie
  • Accès de sommeil d'apparition soudaine
  • Syncope
  • Hypotension orthostatique
  • Bâillement
  • Difficulté respiratoire
  • Nausée
  • Vomissement
  • Eruption cutanée locale
  • Eruption cutanée généralisée
  • Nodule au site d'injection
  • Induration au site d'injection
  • Erythème au site d'injection
  • Sensibilité au site d'injection
  • Panniculite
  • Irritation au site d'injection
  • Prurit au site d'injection
  • Ecchymose au site d'injection
  • Douleur au site d'injection
  • Nécrose cutanée au site d'injection
  • Ulcération au site d'injection
  • Oedème périphérique
  • Test de Coombs positif
  • Allongement de l'espace QT
Contre-indications

Hypersensibilité à l'apomorphine ou aux autres excipients du produit listés dans la rubrique Composition.

Dépression respiratoire, démence, psychose ou insuffisance hépatique.

Un traitement intermittent à l'apomorphine n'est pas indiqué pour les patients ayant une réaction ‘on' à la lévodopa accompagnée de dyskinésies ou dystonies sévères.

En association avec l'ondansetron (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions.).

Enfants et adolescents âgés de moins de 18 ans.

LISTE:

  • Dépression respiratoire
  • Démence
  • Psychose
  • Insuffisance hépatique
  • Enfant de moins de 18 ans
  • Allaitement
  • Voie IV
  • Grossesse

Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

L'apomorphine devra être administrée avec précaution aux patients atteints de maladie rénale, pulmonaire ou cardiovasculaire, et aux personnes sujettes aux nausées et aux vomissements.

Une prudence particulière est recommandée au début du traitement chez les sujets âgés et/ou les patients en mauvais état général.

Comme l'apomorphine risque de provoquer une hypotension, même en cas de traitement préalable par dompéridone, il faut être prudent chez les patients atteints de maladie cardio-vasculaire ou les patients prenant des médicaments vaso-actifs, tels les antihypertenseurs, et particulièrement chez les patients souffrant déjà d'hypotension orthostatique.

L'apomorphine, particulièrement à doses élevées, pouvant causer une prolongation de l'intervalle QT, une attention particulière est nécessaire chez les patients traités ayant un risque de présenter de « torsades de pointes ».

En cas d'utilisation en association avec la dompéridone, les facteurs de risque doivent être évalués soigneusement chez chaque patient. Cela doit être fait avant le début du traitement et pendant le traitement. Les facteurs de risque importants comprennent les affections cardiaques sous-jacentes telles que l'insuffisance cardiaque congestive, l'insuffisance hépatique sévère ou les déséquilibres électrolytiques significatifs. De plus, un traitement ayant un effet possible sur l'équilibre électrolytique, le métabolisme par le CYP3A4 ou l'intervalle QT doit être évalué. La surveillance d'un effet sur l'intervalle QTc est recommandée.

Un ECG doit être réalisé:

·         avant le traitement par la dompéridone

·         pendant la phase d'instauration du traitement

·         lorsqu'il est cliniquement indiqué par la suite

Le patient doit être informé qu'il doit signaler les symptômes cardiaques éventuels incluant palpitations, syncope, ou lipothymie. Ils doivent également signaler les modifications cliniques susceptibles d'entraîner une hypokaliémie telles que gastro-entérite ou instauration d'un traitement diurétique.

Lors de chaque consultation, les facteurs de risque doivent être réévalués.

L'injection d'apomorphine est associée à l'apparition des lésions sous-cutanées. Ces effets sous-cutanés locaux peuvent parfois être atténués par la rotation des sites d'injection ou éventuellement par l'utilisation d'ultrasons (le cas échéant) dans les zones présentant des nodules et des indurations.

Des cas d'anémie hémolytique ont été signalés chez les patients traités par lévodopa et apomorphine. Des examens hématologiques devront être réalisés à intervalles réguliers, en cas d'association de lévodopa à l'apomorphine.

La plus grande prudence est recommandée avant d'autres médicaments, en particulier ceux avec une marge thérapeutique étroite (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Des troubles neuropsychiatriques existent chez de nombreux patients au stade avancé de la maladie de Parkinson. Il semble que pour certains patients, l'apomorphine pourrait accentuer les troubles neuropsychiatriques. Il convient de faire très attention avant d'utiliser l'apomorphine chez ces patients.

Une somnolence a été rapportée lors du traitement par apomorphine et des cas d'accès de sommeil d'apparition soudaine lors du traitement par agonistes dopaminergiques particulièrement chez les patients atteints de maladie de Parkinson. Les patients doivent être informés de la possibilité de survenue de ces effets et ils doivent être avertis d'être prudents lors de la conduite automobile ou l'utilisation de machines pendant le traitement apomorphine. Les patients ayant présenté une somnolence ne doivent pas conduire des véhicules ou utiliser des machines. Une réduction des doses ou un arrêt du traitement peut être envisagé.

Troubles du contrôle des impulsions

Les patients doivent être régulièrement suivis afin de contrôler l'apparition de troubles du contrôle des impulsions. Les patients et les proches ou le personnel soignant doivent être conscients du fait que des symptômes comportementaux comme les troubles du contrôle des impulsions comprenant des problèmes de jeu pathologique, une libido augmentée, l'hypersexualité, les dépenses et es achats compulsifs, les orgies alimentaires et l'appétit compulsif peuvent apparaître chez les patients traités aux agonistes dopaminergiques dont l'apomorphine. La réduction du dosage ou un arrêt du traitement doit être envisagé si le patient développe de tels symptômes.

Chez certains patients traités par apomorphine, il a été observé des cas de syndrome de dysrégulation dopaminergique (SDD). Le syndrome de dysrégulation dopaminergique (SDD) est un trouble de l'addiction résultant en une utilisation excessive du produit. Aussi, avant l'instauration du traitement, les patients et les aidants doivent être avertis du risque potentiel de survenue de ce type de syndrome.

DOPACEPTIN contient du métabisulfite de sodium et peut provoquer des réactions allergiques sévères et des bronchospasmes.

Ce médicament contenant moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par 10 ml de solution, il est essentiellement sans de sodium.

LISTE:

  • Maladie rénale
  • Maladie pulmonaire
  • Maladie cardiovasculaire
  • Altération de l'état général
  • Nausées et/ou vomissements
  • Hypotension orthostatique
  • Facteurs de risque de torsades de pointes
  • Surveillance ECG
  • Nodule sous-cutané inflammatoire
  • Palpitation
  • Syncope
  • Lipothymie
  • Trouble psychiatrique
  • Somnolence
  • Trouble du contrôle des pulsions
  • Syndrome de dysrégulation dopaminergique
  • Sujet âgé
  • Dyskinésie

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Les patients sélectionnés pour un traitement par apomorphine sont pratiquement tous traités par d'autres médicaments pour leur maladie de Parkinson. Au début du traitement par apomorphine, il convient de surveiller l'apparition d'effets indésirables inhabituels ou de potentialisation de l'effet thérapeutique.

Les neuroleptiques peuvent avoir un effet antagoniste avec l'apomorphine. Il existe une interaction potentielle entre la clozapine et l'apomorphine, cependant la clozapine peut être utilisée pour réduire les symptômes de complications neuropsychiatriques.

Si des neuroleptiques doivent être utilisés chez les patients atteints de maladie de Parkinson traités par agonistes dopaminergiques, on doit envisager une réduction progressive de la dose d'apomorphine en cas d'administration par minipompe et/ou un pousse-seringue (des symptômes suggérant un syndrome malin des neuroleptiques ont été rapportés lors de l'arrêt brutal des dopaminergiques).

Les effets possibles de l'apomorphine sur les concentrations plasmatiques d'autres médicaments n'ont pas été étudiés. Par conséquent, une attention particulière est nécessaire lorsque l'apomorphine est associée à d'autres médicaments, notamment ceux dont le spectre thérapeutique est proche.

Antihypertenseurs et médicaments agissant sur le système cardiaque

Même si le traitement est associé à un traitement au dompéridone, l'apomorphine peut potentialiser les effets antihypertenseurs de ces médicaments (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Il est recommandé d'éviter l'association d'apomorphine avec d'autres médicaments qui allongent l'intervalle QT.

Des cas d'hypotensions sévère et de perte de conscience ont été rapportés lors d'une utilisation concomitante d'apomorphine avec l'ondansetron, par conséquent, l'utilisation concomitante d'apomorphine et d'ondansetron est contre-indiquée.


Incompatibilités

Ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments, à l'exception de ceux mentionnés dans la rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination.


Surdosage

Il n'existe que peu d'expérience clinique de surdosage à l'apomorphine lorsque le produit est administré par cette voie d'administration. Les symptômes de surdosage peuvent être traités empiriquement comme cela est suggéré ci-dessous :

Des vomissements excessifs peuvent être traités avec par la dompéridone.

La dépression respiratoire peut être traitée par la naloxone.

Hypotension : prendre des mesures appropriées, par exemple relever les pieds du lit.

La bradycardie peut être traitée par l'atropine.


Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

L'apomorphine a une influence mineure ou modérée sur l'aptitude des patients à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

Les patients traités à l'apomorphine présentent une somnolence et/ou des accès de sommeil d'apparition soudaine doivent être informés qu'ils ne doivent pas conduire de véhicules ni exercer une activité (par exemple l'utilisation des machines) ou une altération de la vigilance pourrait les exposer eux-mêmes ou d'autres personnes à un risque d'accident grave ou de décès, jusqu'à sa disparition (voir également rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Grossesse

Il n'y a pas des données sur l'utilisation d'apomorphine chez la femme enceinte.

Les données des études effectuées sur la reproduction animale n'ont pas montré d'effets tératogènes, mais des doses materno-toxiques chez le rat peuvent induire des troubles respiratoires chez le nouveau-né. Le risque dans l'espèce humain n'a pas été établi (voir rubrique Données de sécurité précliniques).

DOPACEPTIN ne doit pas utilisée pendant la grossesse, sauf en cas de nécessité clairement définie.

Allaitement

On ne sait pas si l'apomorphine est excrétée ou non dans le lait maternel. La décision de continuer ou d'interrompre l'allaitement, ou de continuer ou d'interrompre le traitement avec DOPACEPTIN doit être fait en fonction du bénéfice de l'allaitement pour l'enfant et le bénéfice du traitement par DOPACEPTIN pour la mère.

Durée de conservation :

Avant ouvert : 2 ans

Après la première ouverture : Une stabilité chimique et physique a été démontrée pendant 15 jours à 25 °C.

D'un point de vue microbiologique, à moins que la méthode de l'ouverture et la manipulation ultérieure n'excluent le risque de contamination microbienne, le produit doit être utilisé immédiatement.

S'il n'est pas utilisé immédiatement, les durées et les conditions de conservation sont sous la responsabilité de l'utilisateur.

Précautions particulières de conservation :

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

Ne pas mettre au réfrigérateur, ni congeler.

Conserver les cartouches dans l'emballage extérieur à l'abri de la lumière.

Le produit doit être stocké dans les mêmes conditions après l'ouverture et entre les utilisations.

Pour les conditions de conservation du médicament après première ouverture, voir la rubrique Durée de conservation

Forme : Solution injectable SC

Dosage : 10 mg/mL

Contenance : 150 mg ou 15 ml ou 5 cartouches

Laboratoire Titulaire : EVER NEURO PHARMA

Laboratoire Exploitant : EVER PHARMA FRANCE


Forme pharmaceutique

Solution injectable en cartouche.

La solution est transparente, incolore à légèrement jaunâtre, et exempte de particules visibles.



Composition exprimée par cartouche préremplie

Principes Actifs :
  • Apomorphine chlorhydrate hémihydraté (10 mg)

Commentaire : Chaque cartouche de 3 ml contient 30 mg de chlorhydrate d'apomorphine hémihydraté. Excipients à effet notoire : Métabisulfite de sodium (E223) (1 mg/ml), sodium (moins de 2,3 mg/ml). pH de 3,0-4,0. Osmolarité : 62,5 mOsm/kg.


Excipients :
  • Sodium métabisulfite (Effet notoire)
  • Chlorhydrique acide (pour l'ajustement du pH)
  • Sodium hydroxyde (pour l'ajustement du pH)
  • Eau pour préparations injectables

*Cette fiche médicament a été générée à partir des données de la Banque Claude Bernard© (www.resip.fr) ne peut être utilisée isolément pour l'établissement d'un diagnostic, l'instauration d'un traitement ou une décision thérapeutique, qui relève de la compétence exclusive des professionnels de santé. Il est rappelé que le contenu de la Base Claude Bernard doit être considéré comme un ouvrage scientifique faisant l'objet d'une consultation critique laissant aux professionnels de santé les responsabilités de la prescription que le code leur reconnaît. La Base Claude Bernard a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments. Les données fournies ne peuvent être considérées comme exhaustives et peuvent avoir évolué depuis leur mise en ligne. Seul votre médecin est habilité à mettre en œuvre un traitement adapté à votre cas personnel. Les Données fournies sont la propriété de RESIP et ne peuvent être reproduites ou diffusées par quelque moyen, toute impression ne pouvant concerner que des extraits non substantiels et n'être effectuée qu'à des fins strictement personnelles et non commerciales.