MOVENTIG 12,5 mg, comprimé pelliculé


Moventig est indiqué pour le traitement de la constipation induite par les opioïdes (CIO) chez les patients adultes ayant présenté une réponse inadéquate au(x) laxatif(s).


Pour la définition de réponse inadéquate au(x) laxatif(s), voir la rubrique Propriétés pharmacodynamiques.



  • Constipation liée aux opioïdes

Posologie

La dose recommandée de Moventig est de 25 mg une fois par jour.

Lors de l'instauration du traitement par le naloxégol, il est recommandé d'arrêter tous les traitements laxatifs d'entretien en cours jusqu'à obtention de l'effet clinique du naloxégol.

Populations particulières Patients âgés

Aucun ajustement posologique n'est recommandé en fonction de l'âge (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Insuffisance rénale

La dose initiale chez les patients atteints d'insuffisance rénale modérée ou sévère est de 12,5 mg. En cas de survenue d'effets indésirables ayant un impact sur la tolérance, le naloxégol devrait être arrêté. La dose peut être augmentée à 25 mg si la dose de 12,5 mg est bien tolérée par le patient (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). Aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale légère.

Insuffisance hépatique

Aucun ajustement posologique n'est nécessaire pour les patients atteints d'insuffisance hépatique légère à modérée. La sécurité d'emploi et l'efficacité n'ont pas été établies chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). L'utilisation chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère n'est pas recommandée.

Inhibiteurs du CYP3A4

La dose initiale pour les patients traités par des inhibiteurs modérés du CYP3A4 (par exemple, diltiazem, vérapamil) est de 12,5 mg une fois par jour. La dose peut être augmentée à 25 mg si la dose de 12,5 mg est bien tolérée par le patient (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez les patients traités par des inhibiteurs faibles du CYP3A4 (par exemple alprazolam, atorvastatine) (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Patients ayant des douleurs cancéreuses

Aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez les patients ayant des douleurs cancéreuses (voir rubriques Contre-indications et Mises en garde et précautions d'emploi).

Population pédiatrique

La sécurité et l'efficacité du naloxégol chez les enfants âgés de moins de 18 ans n'ont pas encore été établies.

Aucune donnée n'est disponible.

Mode d'administration Voie orale.

Il est recommandé de prendre Moventig le matin, pour le confort du patient, afin d'éviter d'aller à la selle au milieu de la nuit.

Moventig doit être pris à jeun au moins 30 minutes avant le premier repas de la journée ou 2 heures après le premier repas de la journée.

Pour les patients qui ne sont pas capables d'avaler le comprimé en entier, le comprimé peut être écrasé en une poudre et mélangé dans un demi-verre d'eau (120 ml) et bu immédiatement. Le verre doit être rincé avec un autre demi-verre d'eau (120 ml) et le contenu doit être bu. Voir la rubrique Précautions particulières d'élimination et manipulation pour des informations suplémentaires concernant l'administration via une sonde naso-gastrique.

CONCTACTER LE MEDECIN en cas de :

- Douleur à l'estomac sévère, persistante ou s'aggravant.

- Combinaison d'au moins 3  de ces symptômes : déprime, nausée, vomissement, diarrhée, sueur excessive, douleur musculaire, larmoiement, insomnie, bâillement, fièvre.

NE PAS BOIRE de grandes quantités de jus de pamplemousse pendant le traitement.

EVITER la prise de préparations à base de plantes contenant du millepertuis (Hypericum perforatum).

Résumé du profil de sécurité

Dans les données regroupées des essais cliniques, les effets indésirables les plus fréquemment rapportés avec le naloxégol (≥ 5 %) sont : douleurs abdominales, diarrhées, nausées, céphalées et flatulences. La majorité des effets indésirables gastro-intestinaux ont été évalués comme légers à modérés, sont survenus en début de traitement et se sont résolus lors de la poursuite du traitement. Ils ont souvent été signalés comme étant de type crampes abdominales.

Liste tabulée des effets indésirables

Les effets indésirables sont classés par fréquence et par classe de systèmes d'organes. Les catégories de fréquence ont été définies selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Tableau 1 Effets indésirables par classe de systèmes d'organes (SOC) et par fréquence

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Classe de système d'organe Infections et infestations

Affections du système immunitaire

Très fréquent Fréquent Peu fréquent Rare

Rhinopharyngite

Fréquence indéterminée

Hypersensibilité

Affections du système nerveux

Céphalées Syndrome de sevrage aux opioïdes

Affections gastro- intestinales

Douleurs abdominalesa, diarrhée

Flatulences, nausées, vomissements

Perforation gastro- intestinale (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Hyperhidrose

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Note : le choix des EI et leurs fréquences sont basés sur la dose de 25 mg

a Regroupe les termes préférentiels MedDRA suivants : « douleur abdominale », « douleur abdominale haute », « douleur abdominale basse » et « douleur gastro-intestinale ».

Description de certains effets indésirables

Syndrome de sevrage aux opioïdes

Le naloxégol aux doses thérapeutiques subit un passage minimal à travers la barrière hémato- encéphalique. Chez certains patients, toutefois, un ensemble de symptômes a été rapporté, ressemblant au syndrome de sevrage aux opioïdes d'action centrale. La plupart des cas rapportés ont été observés peu de temps après l'administration initiale du médicament et ils ont été d'intensité légère ou modérée.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration - voir Annexe V.


  • Rhinopharyngite
  • Hypersensibilité
  • Céphalée
  • Symptômes de sevrage aux opioïdes
  • Douleur abdominale
  • Diarrhée
  • Flatulence
  • Nausée
  • Vomissement
  • Perforation gastro-intestinale
  • Hyperhidrose
  • Douleur abdominale haute
  • Douleur abdominale basse
  • Douleur gastro-intestinale
  • Crampe abdominale
Contre-indications

Hypersensibilité

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition ou à tout autre antagoniste des opioïdes.

Occlusion gastro-intestinale

Patients présentant une occlusion gastro-intestinale (GI) connue ou suspectée ou patients ayant un risque accru de récidive d'occlusion en raison du risque de perforation gastro-intestinale (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Affections chez les patients souffrant de douleurs cancéreuses

  • Patients atteints d'un cancer qui présentent un risque accru de perforation GI, tels que les patients avec :

    • un cancer du tractus gastro-intestinal ou du péritoine

    • un cancer récidivant ou avancé de l'ovaire

    • un traitement par inhibiteur du facteur de croissance de l'endothélium vasculaire (VEGF).

      Inhibiteurs puissants du CYP3A4

      Utilisation concomitante d'inhibiteurs puissants du CYP3A4 (par exemple, clarithromycine, kétoconazole, itraconazole ou télithromycine ; les inhibiteurs de protéase tels que le ritonavir, l'indinavir ou le saquinavir ; le jus de pamplemousse lorsqu'il est consommé en grande quantité), voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions.

LISTE:

  • Hypersensibilité naloxégol
  • Hypersensibilité aux antagonistes des opioïdes
  • Occlusion gastro-intestinale
  • Cancer gastrique
  • Cancer de l'ovaire
  • Prédisposition aux occlusions intestinales
  • Insuffisance hépatique sévère
  • Grossesse
  • Allaitement

Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Affections s'accompagnant d'un risque élevé de perforation gastro-intestinale

Des cas de perforation gastro-intestinale, y compris des cas d'issue fatale, ont été rapportés depuis la mise sur le marché lors de l'utilisation de naloxégol chez des patients qui présentaient un risque accru de perforation gastro-intestinale (GI). Le naloxégol ne doit pas être utilisé en cas d'occlusion gastro- intestinale (GI) connue ou suspectée, chez les patients ayant un risque accru de récidive d'occlusion ou chez les patients atteints d'un cancer qui présentent un risque majoré de perforation GI (voir rubrique Contre-indications).

Il conviendra d'être prudent lors de l'utilisation du naloxégol chez des patients atteints de toute affection susceptible d'altérer l'intégrité de la paroi gastro-intestinale (par exemple, ulcère gastroduodénal sévère, maladie de Crohn, diverticulite active ou récidivante, tumeurs infiltrantes du tractus gastro-intestinal ou métastases péritonéales). Le profil bénéfice-risque global pour chaque patient doit être pris en compte. Il doit être conseillé aux patients d'arrêter le traitement par le naloxégol et d'informer rapidement leur médecin s'ils développent des douleurs abdominales graves ou persistantes inhabituelles.

Altérations cliniquement importantes de la barrière hémato-encéphalique

Le naloxégol est un antagoniste des récepteurs opioïdes mu d'action périphérique, ayant un passage limité dans le système nerveux central (SNC). L'intégrité de la barrière hémato-encéphalique est importante pour minimiser le passage du naloxégol dans le SNC. Les patients qui présentent des altérations cliniquement importantes de la barrière hémato-encéphalique (par exemple, tumeurs cérébrales primitives, métastases ou autres pathologies inflammatoires au niveau du SNC, sclérose en plaques active, maladie d'Alzheimer à un stade avancé, etc.) n'ont pas été inclus dans les études cliniques et pourraient présenter un risque de passage du naloxégol dans le SNC. Le naloxégol doit être prescrit avec prudence chez ces patients en tenant compte du rapport bénéfice-risque individuel et en surveillant les effets potentiels sur le SNC, tels que les symptômes de sevrage aux opioïdes et/ou l'interférence sur l'effet analgésique des opioïdes. En présence de signes d'une interférence des opioïdes sur l'analgésie ou d'un syndrome de sevrage aux opioïdes, les patients doivent être informés qu'ils doivent arrêter Moventig et contacter leur médecin.

Utilisation concomitante de méthadone

Les patients traités par la méthadone comme traitement principal pour une pathologie douloureuse dans le cadre des essais cliniques ont présenté une fréquence d'effets indésirables gastro-intestinaux (tels que douleurs abdominales et diarrhée) plus élevée que les patients non traités par la méthadone. Dans quelques cas, des symptômes évocateurs d'un syndrome de sevrage aux opioïdes sous traitement par le naloxégol 25 mg ont été observés chez les patients traités par la méthadone pour leur pathologie douloureuse. Ceci a été observé dans une proportion plus élevée de patients prenant de la méthadone en comparaison à ceux ne prenant pas de la méthadone. Les patients prenant de la méthadone comme traitement de la dépendance aux opioïdes n'ont pas été inclus dans le programme de développement clinique et l'utilisation de naloxégol chez ces patients doit être envisagée avec prudence.

Effets indésirables gastro-intestinaux

Des cas de douleurs abdominales sévères et de diarrhée ont été observés lors des essais cliniques avec la dose de 25 mg, se produisant généralement peu de temps après l'instauration du traitement. Il a été observé une incidence d'arrêts du traitement plus élevée chez les patients recevant la dose de 25 mg comparativement au placebo en raison d'une diarrhée (0,7 % avec le placebo versus 3,1 % avec le naloxégol 25 mg) et de douleurs abdominales (0,2 % versus 2,9 % respectivement). Il est conseillé aux patients de signaler rapidement à leur médecin des symptômes sévères, persistants ou s'aggravant.

Une diminution de la dose à 12,5 mg est à envisager chez les patients présentant des événements indésirables gastro-intestinaux graves en fonction de la réponse et de la tolérance de chaque patient.

Syndrome de sevrage aux opioïdes

Des cas de syndrome de sevrage aux opioïdes ont été signalés dans le programme clinique du naloxégol (DSM-5). Le syndrome de sevrage aux opioïdes est un ensemble d'au moins trois des signes ou symptômes suivants : humeur dysphorique, nausées ou vomissements, douleurs musculaires, larmoiement ou rhinorrhée, dilatation pupillaire ou piloérection ou transpiration, diarrhée, bâillement, fièvre ou insomnie. Le syndrome de sevrage aux opioïdes se développe généralement dans les minutes à plusieurs jours suivant l'administration d'un antagoniste des opioïdes. Si un syndrome de sevrage aux opioïdes est suspecté, le patient doit arrêter de prendre Moventig et contacter son médecin.

Patients atteints de maladies cardiovasculaires

Le naloxégol n'a pas été étudié dans le programme d'essais cliniques chez les patients ayant des antécédents récents d'infarctus du myocarde au cours des 6 mois précédents, d'insuffisance cardiaque congestive symptomatique, une maladie cardiovasculaire (CV) avérée ou chez les patients avec un intervalle QT ≥ 500 ms. Moventig doit être utilisé avec prudence chez ces patients. Une étude du QTc menée avec le naloxégol chez des volontaires sains n'a pas indiqué d'allongement de l'intervalle QT.

Inducteurs du CYP3A4

Le naloxégol n'est pas recommandé chez les patients traités par des inducteurs puissants du CYP3A4 (par exemple, carbamazépine, rifampicine, millepertuis) (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Pour plus d'informations concernant l'utilisation concomitante avec les inhibiteurs du CYP3A4, voir rubriques Posologie et mode d'administration, Contre-indications et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions.

Insuffisance rénale

La dose initiale pour les patients ayant une insuffisance rénale modérée ou sévère est de 12,5 mg. En cas de survenue d'effets indésirables ayant un impact sur la tolérance, le naloxégol doit être arrêté. La dose peut être augmentée à 25 mg si la dose de 12,5 mg est bien tolérée par le patient (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Insuffisance hépatique sévère

Le naloxégol n'a pas été étudié chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère. L'utilisation du naloxégol n'est pas recommandée chez ces patients.

Douleurs cancéreuses

L'expérience clinique de l'utilisation du naloxégol chez les patients souffrant de douleurs cancéreuses ayant développé une CIO est limitée. Il conviendra donc d'être prudent en cas de prescription de naloxégol chez ces patients (voir rubrique Contre-indications).

Moventig contient du sodium

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par 12,5 mg / 25 mg comprimé, c.-à-d. qu'il est essentiellement « sans sodium ».

LISTE:

  • Réservé à l'adulte de plus de 18 ans
  • Lésion du tractus gastro-intestinal
  • Douleur abdominale sévère
  • Lésion de la barrière hémato-encéphalique
  • Symptômes de sevrage aux opioïdes
  • Diarrhée sévère
  • Infarctus du myocarde de moins de 6 mois
  • Antécédent d'insuffisance cardiaque congestive
  • Maladie cardiovasculaire
  • Allongement de l'intervalle QTc (> 500 ms)
  • Insuffisance rénale modérée à sévère
  • Douleur cancéreuse

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Interactions avec les inhibiteurs et inducteurs du CYP3A4

Interactions avec les inhibiteurs puissants du CYP3A4

Dans une étude croisée non randomisée en ouvert, comportant 3 périodes et 3 traitements dans un ordre défini ayant pour but pour d'évaluer l'effet de doses multiples de kétoconazole sur la pharmacocinétique d'une dose unique de naloxégol, la co-administration de kétoconazole et de naloxégol a conduit à une augmentation de l'ASC de naloxégol de 12,9 fois (IC à 90 % : 11,3 ; 14,6) et une augmentation de 9,6 fois de la Cmax de naloxégol (IC à 90 % : 8,1 ; 11,3), comparativement au naloxégol administré seul. Par conséquent, l'utilisation concomitante avec des inhibiteurs puissants du CYP3A4 est contre-indiquée (voir rubrique Contre-indications). Le jus de pamplemousse a été classé comme inhibiteur puissant du CYP3A4 lorsqu'il est consommé en grande quantité. Aucune donnée n'est disponible concernant l'utilisation concomitante du naloxégol et du jus de pamplemousse. La consommation concomitante du jus de pamplemousse lors d'un traitement par le naloxégol devrait généralement être évitée et envisagée seulement après consultation d'un professionnel de santé (voir rubrique Contre-indications).

Interactions avec les inhibiteurs modérés du CYP3A4

Dans une étude croisée non randomisée en ouvert, comportant 3 périodes et 3 traitements dans un ordre défini ayant pour but d'évaluer l'effet de doses multiples de diltiazem sur la pharmacocinétique d'une dose unique de naloxégol, la co-administration du diltiazem et de naloxégol a conduit à une augmentation de l'ASC de naloxégol de 3,4 fois (IC à 90 % : 3,2 ; 3,7) et une augmentation de 2,9 fois de la Cmax du naloxégol (IC à 90 % : 2,6 ; 3,1), comparativement au naloxégol administré seul. Par conséquent, un ajustement de la dose de naloxégol est recommandé en cas de co-administration avec le diltiazem et d'autres inhibiteurs modérés du CYP3A4 (voir rubrique Posologie et mode d'administration). La dose initiale pour les patients traités par des inhibiteurs modérés du CYP3A4 est de 12,5 mg une fois par jour et la dose peut être augmentée à 25 mg si la dose de 12,5 mg est bien tolérée par le patient (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

Aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez les patients traités par des inhibiteurs faibles du CYP3A4.

Interactions avec les inducteurs puissants du CYP3A4

Dans une étude croisée non randomisée en ouvert, comportant 3 périodes et 3 traitements à dose unique dans un ordre défini ayant pour but d'évaluer l'effet de doses multiples de rifampicine sur la pharmacocinétique d'une dose unique de naloxégol, la co-administration de la rifampicine et du naloxégol a conduit à une diminution de 89 % de l'ASC de naloxégol (IC à 90 % : 88 % ; 90 %) et une diminution de 76 % de la Cmax du naloxégol (IC à 90 % : 69 % ; 80 %), comparativement au naloxégol administré seul. Par conséquent, Moventig n'est pas recommandé chez les patients qui prennent des inducteurs puissants du CYP3A4 (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Interactions avec les inhibiteurs de la P-gp

Une étude croisée, monocentrique en double-aveugle, randomisée, en 2 parties, a été menée pour évaluer l'effet de la quinidine sur la pharmacocinétique du naloxégol et l'effet de la co-administration de naloxégol et de quinidine sur le myosis induit par la morphine chez des volontaires sains. La co- administration de quinidine, un inhibiteur de la P-gp, a conduit à une augmentation de 1,4 fois de l'ASC (IC à 90 % : 1,3 ; 1,5) et une augmentation de 2,4 fois de la Cmax de naloxégol (IC à 90 % : 2,2 ; 2,8). La co-administration de la quinidine et du naloxégol n'a pas d'effet antagoniste sur le myosis induit par la morphine, ce qui suggère que l'inhibition de la P-gp ne change pas de façon significative la capacité du naloxégol à traverser la barrière hémato-encéphalique à des doses thérapeutiques.

Comme les effets des inhibiteurs de la P-gp sur la pharmacocinétique de naloxégol étaient faibles par rapport aux effets des inhibiteurs du CYP3A4, les doses recommandées en cas de co-administration de Moventig et de médicaments qui inhibent à la fois la P-gp et le CYP3A4 devraient se baser sur le statut de l'inhibiteur du CYP3A4 - puissant, modéré ou faible (voir rubriques Posologie et mode d'administration, Contre-indications et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Interactions avec d'autres antagonistes des opioïdes

L'utilisation du naloxégol avec un autre antagoniste des opioïdes (par exemple naltrexone, naloxone) doit être évitée en raison de la possibilité d'un effet additif de l'antagonisme des récepteurs opioïdes et du risque accru de syndrome de sevrage aux opioïdes.

Population pédiatrique

Les études d'interaction n'ont été réalisées que chez les adultes.


Incompatibilités

Sans objet.


Surdosage

Des doses de naloxégol allant jusqu'à 1 000 mg ont été administrées à des volontaires sains au cours des études cliniques. Un effet potentiel sur le SNC (inversion du myosis induit par les opioïdes, mesuré par pupillométrie) a été observé chez 1 volontaire dans le groupe 250 mg et chez 1 volontaire dans le groupe 1 000 mg. Dans une étude clinique chez des patients atteints de CIO, une dose quotidienne de 50 mg a été associée à une incidence augmentée d'effets gastro-intestinaux intolérables (principalement douleurs abdominales).

Aucun antidote n'est connu pour le naloxégol et la dialyse s'est révélée être inefficace comme moyen d'élimination dans une étude clinique chez des patients ayant une insuffisance rénale.

En cas de surdosage de naloxégol chez un patient sous traitement opioïde, le patient doit être étroitement surveillé afin de rechercher des symptômes éventuels de sevrage aux opioïdes ou d'inversion de l'effet analgésique central. En cas de surdosage connu ou suspecté de naloxégol, un traitement symptomatique doit être instauré ainsi qu'une surveillance des fonctions vitales.

Population pédiatrique

L'usage du naloxégol dans la population pédiatrique n'a pas été étudié.


Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Moventig n'a aucun effet ou un effet négligeable sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

Grossesse

Il existe des données limitées sur l'utilisation du naloxégol chez la femme enceinte.

Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction lorsque les expositions systémiques étaient plusieurs fois supérieures à l'exposition thérapeutique (voir rubrique Données de sécurité précliniques).

Il existe un risque théorique de provoquer un syndrome de sevrage aux opioïdes chez le fœtus en cas d'utilisation d'un antagoniste des récepteurs opioïdes chez la mère recevant un traitement concomitant par un opioïde. L'utilisation du naloxégol pendant la grossesse n'est donc pas recommandée.

Allaitement

On ne sait pas si le naloxégol est excrété dans le lait maternel. Les données toxicologiques disponibles chez le rat ont mis en évidence l'excrétion du naloxégol dans le lait (voir rubrique Données de sécurité précliniques).

Aux doses thérapeutiques, la plupart des opioïdes (par exemple, morphine, mépéridine, méthadone) sont excrétés dans le lait maternel en quantités minimales. Il existe un risque théorique que le naloxégol puisse provoquer un syndrome de sevrage aux opioïdes chez un nouveau-né allaité par une femme recevant un traitement concomitant par un agoniste des récepteurs opioïdes. L'utilisation chez les femmes qui allaitent n'est donc pas recommandée.

Fertilité

L'effet du naloxégol sur la fertilité humaine n'a pas été étudié. Le naloxégol n'a pas eu d'effet sur la fertilité de rats mâles et femelles à des doses orales allant jusqu'à 1 000 mg/kg par jour (plus de 1000 fois l'exposition thérapeutique humaine (ASC) à la dose recommandée chez l'homme de

25 mg/jour).


Durée de conservation :


4 ans


Précautions particulières de conservation :


Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.


Forme : Comprimé pelliculé

Dosage : 12,5 mg

Contenance : 375 mg ou 30 comprimés ou 0,375 g

Laboratoire Titulaire : KYOWA KIRIN HOLDINGS BV

Laboratoire Exploitant : KYOWA KIRIN PHARMA


Forme pharmaceutique

Moventig 12,5 mg, comprimé pelliculé (comprimé). Comprimé ovale, 10,5 x 5,5 mm, mauve.

Les comprimés sont portent la mention « nGL » gravée sur une face et le dosage du comprimé sur l'autre face.


Composition exprimée par Comprimé

Principes Actifs :
  • Naloxégol (12.5 mg) (sous forme d'oxalate de naloxégol)

Excipients :
  • Noyau du comprimé :
    • Mannitol
    • Cellulose microcristalline
    • Croscarmellose sodique
    • Magnésium stéarate
    • Propyle gallate
  • Pelliculage du comprimé :
    • Hypromellose
    • Titane dioxyde
    • Macrogol
    • Fer oxyde rouge
    • Fer oxyde noir

*Cette fiche médicament a été générée à partir des données de la Banque Claude Bernard© (www.resip.fr) ne peut être utilisée isolément pour l'établissement d'un diagnostic, l'instauration d'un traitement ou une décision thérapeutique, qui relève de la compétence exclusive des professionnels de santé. Il est rappelé que le contenu de la Base Claude Bernard doit être considéré comme un ouvrage scientifique faisant l'objet d'une consultation critique laissant aux professionnels de santé les responsabilités de la prescription que le code leur reconnaît. La Base Claude Bernard a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments. Les données fournies ne peuvent être considérées comme exhaustives et peuvent avoir évolué depuis leur mise en ligne. Seul votre médecin est habilité à mettre en œuvre un traitement adapté à votre cas personnel. Les Données fournies sont la propriété de RESIP et ne peuvent être reproduites ou diffusées par quelque moyen, toute impression ne pouvant concerner que des extraits non substantiels et n'être effectuée qu'à des fins strictement personnelles et non commerciales.