FEBUXOSTAT SANDOZ 120 mg, comprimé pelliculé

FEBUXOSTAT SANDOZ est indiqué dans le traitement de l'hyperuricémie chronique dans les cas où un dépôt d'urate s'est déjà produit (incluant des antécédents ou la présence de tophus et/ou arthrite goutteuse).

FEBUXOSTAT SANDOZ est indiqué dans la prévention et le traitement de l'hyperuricémie, chez les patients adultes traités par chimiothérapie pour des hémopathies malignes et à risque intermédiaire ou à haut risque de Syndrome de Lyse Tumorale (TLS).

FEBUXOSTAT SANDOZ est indiqué chez l'adulte.


  • Hyperuricémie chronique avec dépôt d'urate
  • Hyperuricémie secondaire aux hémopathies malignes

Posologie

La dose recommandée de FEBUXOSTAT SANDOZ est de 80 mg une fois par jour, administrée par voie orale, pendant ou en dehors des repas. Si l'uricémie est > 6 mg/dL (357 µmol/L) après deux à quatre semaines de traitement, l‘administration de FEBUXOSTAT SANDOZ 120 mg une fois par jour peut être envisagée.

L'action de FEBUXOSTAT SANDOZ est suffisamment rapide pour permettre un nouveau dosage de l'uricémie après deux semaines de traitement. L'objectif thérapeutique est la diminution et le maintien de l'uricémie au-dessous de 6 mg/dL (357µmol/L).

Un traitement préventif des crises de goutte est recommandé pendant au moins six mois (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Syndrome de Lyse Tumorale : la dose recommandée de FEBUXOSTAT SANDOZ est de 120 mg une fois par jour, administrée par voie orale, pendant ou en dehors des repas.

FEBUXOSTAT SANDOZ doit être commencé deux jours avant le début du traitement cytotoxique et poursuivi pour une durée minimum de 7 jours; cependant le traitement peut être prolongé jusqu'à 9 jours selon la durée de la chimiothérapie en fonction de la clinique.

Sujet âgé

Aucune adaptation posologique n'est nécessaire chez les patients âgés (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Insuffisance rénale

L'efficacité et la tolérance n'ont pas été totalement évaluées chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 mL/min) (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Aucune adaptation posologique n'est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale légère à modérée.

Insuffisance hépatique

L'efficacité et la tolérance du fébuxostat n'ont pas été étudiées chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (classe C de Child Pugh).

La dose recommandée est de 80 mg chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère. L'expérience clinique est limitée chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée.

Syndrome de Lyse Tumorale : dans l'étude pivot de phase III (FLORENCE) seuls les sujets insuffisants hépatiques sévères ont été exclus de l'étude. Aucun ajustement de dose n'a été nécessaire pour les patients participant à l'étude sur la base de leur fonction hépatique. 

Population pédiatrique

La sécurité et l'efficacité du fébuxostat chez les enfants de moins de 18 ans n'ont pas été établies. Aucune donnée n'est disponible.

Mode d'administration

Voie orale.

FEBUXOSTAT SANDOZ doit être pris par voie orale et peut être pris au cours ou en dehors des repas.

ARRETER LE MEDICAMENT ET CONTACTER IMMEDIATEMENT LE MEDECIN en cas :
- d'éruption cutanée pouvant être de formes graves (avec des cloques, des nodules, des démangeaisons, une éruption exfoliative),
- un gonflement des membres ou de la face,
- une difficulté à respirer,
- de la fièvre,
- des manifestations allergiques graves (potentiellemet fatales par arrêt cardiaque ou circulatoire).
TOUJOURS ATTENDRE la fin d'une crise de goutte (survenue subite de douleurs intenses, d'une sensibilité, d'une rougeur, d'une chaleur et d'un gonflement articulaire) avant de démarrer le traitement.
En cas d'apparition d'une crise de goutte en cours de traitement : POURSUIVRE LE TRAITEMENT.
PRUDENCE en cas de conduite de véhicules ou d'utilisation de machines (étourdissements, somnolence, vision floue, sensation d'engourdissement ou de picotements).

 

 

Résumé du profil de sécurité

Les effets indésirables fréquents (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquents (≥ 1/1 000 à < 1/100) et rares (≥ 1/10 000 à < 1/1 000), survenant chez les patients traités par fébuxostat sont mentionnés ci-dessous.

Les fréquences sont basées sur des études et après la commercialisation chez des patients atteints de goutte.

Dans chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre de sévérité décroissante.

Tableau 1 : effets indésirables lors des études de phase III, des études d'extension à long terme et après commercialisation chez les patients atteints de goutte.

Affections hématologiques et du système lymphatiqueRare Pancytopénie, thrombocytopénie, agranulocytose*
Affections du système immunitaireRare Réaction anaphylactique*, hypersensibilité médicamenteuse*
Troubles endocriniensPeu fréquent TSH sanguine augmentée ·
Affections oculairesRare Vision trouble ·
Troubles du métabolisme et de la nutritionFréquent*** Crises de goutte Peu fréquent Diabète sucré, hyperlipidémie, diminution de l'appétit, prise de poids Rare Perte de poids, augmentation de l'appétit, anorexie
Affections psychiatriquesPeu fréquent Diminution de la libido, insomnie Rare Nervosité ·
Affections du système nerveuxFréquent Maux de tête Peu fréquent Sensations vertigineuses, paresthésies, hémiparésie, somnolence, altération du goût, hypoesthésie, hyposmie
Affections auditives et du labyrintheRare Acouphènes
Affections cardiaquesPeu fréquent Fibrillation auriculaire, palpitations, anomalies de l'ECG, bloc de branche gauche (voir section Syndrome de Lyse Tumorale), tachycardie sinusale (voir section Syndrome de Lyse Tumorale)  
Affections vasculairesPeu fréquent Hypertension, bouffées vasomotrices, bouffées de chaleur, hémorragie (voir section Syndrome de Lyse Tumorale) 
Affections respiratoiresPeu fréquent Dyspnée, bronchite, infections des voies respiratoires supérieures, toux
Affections gastro-intestinalesFréquent Diarrhées**, nausées Peu fréquent Douleurs abdominales, distension abdominale, reflux gastro-oesophagien, vomissements, sécheresse buccale, dyspepsie, constipation, selles fréquentes, flatulences, gêne gastro-intestinale Rare Pancréatite, ulcération de la bouche
Affections hépatobiliairesFréquent Anomalies du bilan hépatique** Peu fréquent Cholélithiase Rare Hépatite, jaunisse*, lésion du foie*
Affections de la peau et du tissu sous-cutanéFréquent Éruptions (incluant éruptions de type varié rapportées avec une fréquence plus faible, voir ci-dessous) Peu fréquent Dermatite, urticaire, prurit, décoloration de la peau, lésions cutanées, pétéchie, éruption maculaire, éruption maculo-papuleuse, éruption papuleuse Rare Nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell) *, syndrome de Stevens-Johnson*, angioedème*, syndrome d'hypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (syndrome DRESS) *, éruption généralisée (grave)*, érythème, éruption exfoliative, éruption folliculaire, éruption vésiculaire, éruption pustuleuse, éruption prurigineuse*, éruption érythémateuse, éruption morbilliforme, alopécie, hyperhidrose.
Affections musculo-squelettiques et systémiquesPeu fréquent Arthralgie, arthrite, myalgies, douleurs musculo-squelettiques, faiblesse musculaire, spasmes musculaires, contracture musculaire, bursite Rare Rhabdomyolyse*, raideur articulaire, raideur musculo-squelettique
Affections du rein et des voies urinairesPeu fréquent Insuffisance rénale, lithiase rénale, hématurie, pollakiurie, protéinurie Rare Néphrite tubulo-interstitielle*, miction impérieuse
Affections du système de reproduction et des seinsPeu fréquent Dysfonction érectile
Troubles généraux et anomalies au site d'administrationFréquent Œdème Peu fréquent Fatigue, douleurs thoraciques, gêne dans la poitrine Rare Soif Thirst
Modifications des paramètres biologiquesPeu fréquent Augmentation de l'amylasémie, diminution de la numération plaquettaire, diminution du nombre de globules blancs, diminution du nombre de lymphocytes, augmentation de la créatininémie, diminution de l'hémoglobinémie, augmentation de l'urémie, augmentation de la triglycéridémie, augmentation de la cholestérolémie, diminution de l'hématocrite, augmentation de la lactate déshydrogénase dans le sang, augmentation de la kaliémie Rare Augmentation de la glycémie, allongement du temps de céphaline activée, diminution des globules rouges, augmentation des phosphatases alcalines dans le sang, augmentation des créatine phosphokinases dans le sang*

* effets indésirables liés au traitement issus des données après commercialisation

** Les résultats combinés des études de phase 3 ont montré des diarrhées non infectieuses et des anomalies de la fonction hépatique plus fréquentes chez les patients traités de façon concomitante par la colchicine.

*** Voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques pour l'incidence des crises de goutte dans les études de phase III randomisées et contrôlées.

Description des effets indésirables spécifiques

De rares réactions graves d'hypersensibilité au fébuxostat, incluant le syndrome de Stevens-Johnson, une nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell), et de réaction/choc anaphylactique ont été observées après commercialisation. Le syndrome de Stevens-Johnson et la nécrolyse épidermique toxique sont caractérisés par une éruption cutanée progressive, accompagnée de bulles ou de lésions des muqueuses et une irritation oculaire. Les réactions d'hypersensibilité au fébuxostat peuvent être associées aux symptômes suivants : réactions cutanées caractérisées par une éruption maculo-papuleuse infiltrée, une éruption généralisée ou exfoliative, mais aussi des lésions cutanées, un oedème de la face, de la fièvre, des anomalies du bilan sanguin telles qu'une thrombocytopénie et une éosinophilie, et atteinte d'un organe unique ou multiviscérale (du foie et des reins incluant une néphrite tubulo-interstitielle) (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Les crises de goutte ont fréquemment été observées peu après le début du traitement et au cours des premiers mois. Par la suite, la fréquence des crises de goutte diminue dans le temps. Une prophylaxie des crises de goutte est recommandée (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Mises en garde et précautions d'emploi).

Syndrome de Lyse Tumorale

Résumé du profil de tolérance

Dans l'étude pivot FLORENCE (FLO-01) de phase 3, randomisée, en double aveugle, comparant le fébuxostat à l'allopurinol (346 patients sous chimiothérapie pour des hémopathies malignes et à risque intermédiaire ou à haut risque de TLS), seulement 22 (6.4 %) sur l'ensemble des patients ont présenté des effets indésirables, à savoir 11 (6.4 %) patients dans chaque groupe de traitement. La majorité des effets indésirables étaient légers ou modérés.

Au total, l'étude FLORENCE ne met pas en évidence de problème particulier de tolérance en plus de celle déjà connue avec le fébuxostat dans le traitement de la goutte, à l'exception des trois effets indésirables suivants (listés ci-dessus dans le tableau 1).

Affections cardiaques

Peu fréquent : bloc de branche gauche, tachycardie sinusale.

Affections vasculaires

Peu fréquent : hémorragie.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.signalement-sante.gouv.fr.


  • Pancytopénie
  • Thrombocytopénie
  • Agranulocytose
  • Réaction anaphylactique
  • Hypersensibilité médicamenteuse
  • Augmentation de la TSH
  • Vision trouble
  • Crise de goutte
  • Diabète sucré
  • Hyperlipidémie
  • Diminution de l'appétit
  • Prise de poids
  • Perte de poids
  • Augmentation de l'appétit
  • Anorexie
  • Diminution de la libido
  • Insomnie
  • Nervosité
  • Maux de tête
  • Sensation vertigineuse
  • Paresthésie
  • Hémiparésie
  • Somnolence
  • Altération du goût
  • Hypo-esthésie
  • Hyposmie
  • Acouphène
  • Fibrillation auriculaire
  • Palpitation
  • Anomalie de l'ECG
  • Hypertension
  • Bouffées vasomotrices
  • Bouffée de chaleur
  • Dyspnée
  • Bronchite
  • Infection des voies respiratoires supérieures
  • Toux
  • Diarrhée
  • Nausée
  • Douleur abdominale
  • Distension abdominale
  • Reflux gastro-oesophagien
  • Vomissement
  • Sécheresse buccale
  • Dyspepsie
  • Constipation
  • Selles fréquentes
  • Flatulence
  • Gêne gastro-intestinale
  • Pancréatite
  • Ulcération de la bouche
  • Anomalie du bilan hépatique
  • Cholélithiase
  • Hépatite
  • Jaunisse
  • Lésion du foie
  • Eruption
  • Dermatite
  • Urticaire
  • Prurit
  • Décoloration cutanée
  • Lésion cutanée
  • Pétéchie
  • Eruption maculeuse
  • Eruption maculopapuleuse
  • Eruption papuleuse
  • Syndrome de Lyell
  • Syndrome de Stevens-Johnson
  • Angioedème
  • Syndrome d'hypersensibilité médicamenteuse
  • Eruption généralisée
  • Erythème
  • Eruption cutanée exfoliative
  • Eruption folliculaire
  • Eruption vésiculeuse
  • Eruption pustuleuse
  • Eruption prurigineuse
  • Eruption érythémateuse
  • Eruption morbilliforme
  • Alopécie
  • Hyperhidrose
  • Arthralgie
  • Arthrite
  • Myalgie
  • Douleur musculosquelettique
  • Faiblesse musculaire
  • Spasme musculaire
  • Contracture musculaire
  • Bursite
  • Rhabdomyolyse
  • Raideur articulaire
  • Raideur musculosquelettique
  • Insuffisance rénale
  • Lithiase rénale
  • Hématurie
  • Pollakiurie
  • Protéinurie
  • Néphrite tubulo-interstitielle
  • Miction impérieuse
  • Dysfonction érectile
  • Oedème
  • Fatigue
  • Douleur thoracique
  • Gêne au niveau de la poitrine
  • Soif
  • Augmentation de l'amylasémie
  • Diminution de la numération plaquettaire
  • Diminution du nombre des leucocytes
  • Diminution du taux de lymphocytes
  • Augmentation de la créatinémie
  • Diminution de l'hémoglobinémie
  • Augmentation de l'urémie
  • Augmentation de la triglycéridémie
  • Augmentation de la cholestérolémie
  • Diminution de l'hématocrite
  • Augmentation des taux sanguins de lactate déshydrogénase
  • Augmentation de la kaliémie
  • Augmentation de la glycémie
  • Allongement du temps de céphaline activé
  • Diminution du nombre des globules rouges
  • Augmentation des taux sanguins de phosphatase alcaline
  • Réaction d'hypersensibilité
  • Choc anaphylactique
  • Eruption exfoliative
  • Oedème de la face
  • Fièvre
Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition (voir également rubrique Effets indésirables).

LISTE:

  • Hypersensibilité fébuxostat
  • Grossesse
  • Allaitement
  • Cardiopathie ischémique
  • Insuffisance cardiaque congestive
  • Syndrome de Lesch-Nyhan
  • Greffe d'organe
  • Insuffisance hépatique sévère
  • Intolérance au galactose
  • Déficit en lactase
  • Syndrome de malabsorption du glucose
  • Syndrome de malabsorption du galactose
  • Antécédent de maladie cardiaque

Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Affections cardio-vasculaires

Traitement de l'hyperuricémie chronique

Le traitement par fébuxostat n'est pas recommandé chez les patients atteints de cardiopathie ischémique ou d'insuffisance cardiaque congestive.

Au cours des études APEX et FACT, il a été observé dans le groupe fébuxostat comparativement au groupe allopurinol une incidence numériquement plus élevée des évènements cardiovasculaires APTC (critères définis selon l'Anti-Platelet Trialists' Collaboration (APTC) rapportés par les investigateurs comprenant les décès pour cause cardiovasculaire, les infarctus du myocarde non fatals, les AVC non fatals) égale à 1,3 événement pour 100 Patients-Années (PA) contre 0,3 respectivement. Cette augmentation n'a pas été observée dans l'étude CONFIRMS (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques pour les caractéristiques détaillées des études). Les résultats combinés des études de phase 3 (études APEX, FACT et CONFIRMS) ont montré une incidence des évènements APTC rapportés par les investigateurs de 0,7 événement pour 100 PA contre 0,6 dans le groupe allopurinol. Au cours des études d'extension à long terme l'incidence des évènements APTC rapportés par les investigateurs était de 1,2 pour 100 PA dans le groupe fébuxostat contre 0,6 dans le groupe allopurinol. Aucune différence statistiquement significative n'a été observée et aucune relation de cause à effet n'a été établie avec le fébuxostat. Chez ces patients, les facteurs de risque identifiés étaient des antécédents d'athérosclérose et/ou d'infarctus du myocarde ou d'insuffisance cardiaque congestive.

Prévention et traitement de l'hyperuricémie chez les patients à risque de TLS

Les patients en chimiothérapie pour traiter des hémopathies malignes et à risque intermédiaire ou à haut risque de Syndrome de Lyse Tumorale traités avec FEBUXOSTAT SANDOZ doivent être sous surveillance cardiaque selon la situation clinique.

Allergie au médicament/hypersensibilité

De rares cas de graves réactions allergiques/d'hypersensibilité, incluant des syndromes de Stevens-Johnson pouvant être fatals, des nécrolyses épidermiques toxiques (Syndrome de Lyell) et des réactions/chocs anaphylactiques aigus, ont été rapportés après commercialisation. Dans la plupart des cas, ces réactions sont survenues durant le premier mois de traitement par fébuxostat. Pour certains de ces patients, il a été rapporté une insuffisance rénale et/ou un antécédent d'hypersensibilité à l'allopurinol. Dans certains cas, les réactions graves d'hypersensibilité dont le syndrome d'hypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (syndrome DRESS), étaient associées à de la fièvre, une atteinte hématologique, rénale ou hépatique.

Les patients doivent être informés des signes et symptômes des réactions allergiques/d'hypersensibilité et doivent être étroitement surveillés au regard de ces symptômes (voir rubrique Effets indésirables). Le traitement par fébuxostat doit être immédiatement arrêté en cas de survenue de réactions graves allergiques/d'hypersensibilité, incluant le syndrome de Stevens-Johnson, étant donné que l'arrêt précoce du traitement est associé à un meilleur pronostic. Si le patient a développé une réaction allergique/d'hypersensibilité incluant le syndrome de Stevens-Johnson ou une réaction/choc anaphylactique aigu, le traitement par fébuxostat ne doit jamais être réinstauré.

Crise de goutte

Le traitement par fébuxostat ne doit pas être instauré avant la disparition complète d'une crise de goutte. Des crises de goutte peuvent survenir en début de traitement en raison d'une variation de l'uricémie qui entraîne une mobilisation des cristaux d'urate à partir des dépôts tissulaires (voir rubriques Effets indésirables et Propriétés pharmacodynamiques). Lors de l'instauration d'un traitement par fébuxostat, un traitement préventif de la crise de goutte par un anti-inflammatoire non stéroïdien ou par la colchicine est recommandé pendant au moins six mois (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

En cas de survenue d'une crise de goutte au cours du traitement, ne pas interrompre la prise de fébuxostat. Un traitement de la crise de goutte adapté à chaque patient doit être administré simultanément. La fréquence et l'intensité des crises de goutte diminuent lors de la poursuite du traitement par fébuxostat.

Dépôt de xanthine

Chez les patients ayant une production d'urate fortement accrue (par exemple affection maligne traitée, syndrome de Lesch-Nyhan), la concentration absolue de xanthine au niveau urinaire peut, dans de rares cas, augmenter suffisamment pour entraîner un dépôt dans les voies urinaires.

Cela n'a pas été observé lors de l'étude clinique pivot avec febuxostat pour le Syndrome de Lyse Tumorale

En l'absence d'expérience clinique avec le fébuxostat dans cette population, son administration n'est pas recommandée chez ces patients.

Mercaptopurine/azathioprine

L'administration du fébuxostat n'est pas recommandée chez les patients traités par mercaptopurine/azathioprine car l'inhibition de la xanthine oxydase par le fébuxostat peut entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques de mercaptopurine/azathioprine qui peut provoquer une toxicité sévère. Aucune étude d'interaction n'a été réalisée chez l'homme.

Si cette association ne peut être évitée, une diminution de la posologie de mercaptopurine /azathioprine est recommandée. Sur la base d'une modélisation et d'une simulation des données issues d'une étude préclinique chez le rat en cas de co-administration avec le fébuxostat, la dose de mercaptopurine / azathioprine doit être réduite à 20 % ou moins de la dose préalablement prescrite afin d'éviter les possibles effets hématologiques (voir les rubriques Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions et Données de sécurité précliniques).

Les patients doivent être étroitement surveillés et la dose de mercaptopurine / azathioprine doit être ajustée en conséquence sur la base de l'évaluation de la réponse thérapeutique et de l'apparition d'éventuels effets toxiques.

Greffe d'organe

En l'absence d'expérience clinique chez le patient ayant reçu une greffe d'organe, l'utilisation de fébuxostat n'est pas recommandée chez ces patients (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).

Théophylline

L'administration concomitante de fébuxostat 80 mg et de théophylline 400 mg en dose unique à des sujets sains a démontré l'absence de toute interaction pharmacocinétique (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). Le fébuxostat 80 mg peut être prescrit chez les patients traités par théophylline sans risque d'augmentation des concentrations plasmatiques de théophylline.

Aucune donnée n'est disponible pour le fébuxostat 120 mg.

Affections hépatiques

Les résultats combinés des études cliniques de phase III ont montré de légères anomalies du bilan hépatique chez des patients (5,0 %) traités par fébuxostat. La réalisation d'un bilan hépatique est recommandée avant l'instauration du traitement par fébuxostat et périodiquement par la suite, en fonction du jugement clinique (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).

Affections de la thyroïde

Au cours des études d'extension en ouvert à long terme, une augmentation du taux de TSH (> 5,5 µUI/mL) a été observée chez des patients traités au long cours par fébuxostat (5,5 %). Le fébuxostat doit être prescrit avec prudence chez les patients présentant une altération de la fonction thyroïdienne (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).

Lactose

Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant des troubles héréditaires rares d'intolérance au galactose, de déficit en lactase de malabsorption du glucose/galactose ne doivent pas prendre ce médicament.

Sodium

Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par comprimé, c'est-à-dire essentiellement sans sodium.

Alerte ANSM du 12/07/2019 :

- Au cours d’une étude clinique de phase IV (étude CARES) menée sur des patients atteints de goutte et présentant des antécédents de maladie cardiovasculaire (CV) majeure, on observait un risque significativement accru de mortalité toutes causes confondues et de décès de cause CV chez les patients traités par fébuxostat par rapport aux patients traités par allopurinol.

- Le traitement par fébuxostat chez des patients présentant une maladie CV majeure préexistante (par ex.infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral ou angor instable) doit être évité, sauf si aucune autre option thérapeutique n’est appropriée.

LISTE:

  • Réaction allergique
  • Syndrome de lyse tumorale
  • Syndrome de Stevens-Johnson
  • Syndrome de Lyell
  • Crise de goutte
  • Surveillance fonction hépatique
  • Fonction thyroïdienne altérée
  • Insuffisance hépatique
  • Insuffisance rénale sévère

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Mercaptopurine/azathioprine

En raison de son mécanisme d'action inhibiteur de la Xanthine Oxydase (XO), l'administration concomitante de fébuxostat n'est pas recommandée. L'inhibition de la XO par le fébuxostat peut entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques de ces médicaments et provoquer une toxicité. Aucune étude d'interaction du fébuxostat avec les médicaments (à l'exception de la théophylline) métabolisés par la XO n'a été réalisée chez l'homme.

Une modélisation et une analyse de simulation de données issues d'une étude préclinique chez le rat ont indiqué, qu'en cas de co-administration avec le fébuxostat, la dose de mercaptopurine / azathioprine doit être réduite à 20% ou moins de la dose préalablement prescrite (voir les rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Données de sécurité précliniques).

Aucune étude d'interaction médicamenteuse du fébuxostat avec d'autres chimiothérapies cytotoxiques n'a été menée. Dans l'étude pivot sur le Syndrome de Lyse Tumorale, fébuxostat 120 mg a été administré quotidiennement aux patients suivant divers protocoles de chimiothérapie, incluant les anticorps monoclonaux. Cependant, aucune interaction médicamenteuse ou interactions entre des médicaments et la maladie n'ont été analysées durant l'étude. Par conséquent, des interactions possibles avec un traitement cytotoxique concomitant ne peuvent être exclues.

Rosiglitazone / Substrats du CYP2C8

Il a été montré que le fébuxostat était un inhibiteur faible du CYP2C8 in vitro. Dans une étude chez des sujets sains, l'administration concomitante de 120 mg de fébuxostat une fois par jour et de 4 mg de rosiglitazone en prise unique par voie orale, n'a eu aucun effet sur la pharmacocinétique de la rosiglitazone ni sur son métabolite, le N-desmethyl rosiglitazone, indiquant que le fébuxostat n'est pas un inhibiteur de l'enzyme CYP2C8 in vivo. Ainsi, l'administration concomitante de fébuxostat et de rosiglitazone ou d'autres substrats du CYP2C8 ne devrait pas nécessiter d'ajustement de la posologie de ces produits.

Théophylline

Une étude d'interaction chez des sujets sains a été menée avec le fébuxostat afin d'évaluer si l'inhibition de la XO peut induire une élévation des concentrations de théophylline circulante, comme cela a été décrit avec d'autres inhibiteurs de la XO. Les résultats de l'étude ont montré que l'administration concomitante de fébuxostat 80 mg une fois par jour et de théophylline 400 mg en dose unique n'a pas d'effet sur la pharmacocinétique et la sécurité de la théophylline. Aucune précaution particulière n'est donc recommandée en cas d'administration concomitante de fébuxostat 80 mg et de théophylline. Aucune donnée n'est disponible concernant le fébuxostat 120 mg.

Naproxène et autres inhibiteurs de la glucuronidation

Le métabolisme du fébuxostat dépend des enzymes Uridine Glucuronyl Transférase (UGT). Les médicaments qui inhibent la glycuronidationglucuronidation, tels les anti-inflammatoires non stéroïdiens et le probénécide, pourraient théoriquement affecter l'élimination du fébuxostat. Chez des volontaires sains, l'administration concomitante de fébuxostat et de naproxène 250 mg deux fois par jour a été associée à une augmentation de l'exposition au fébuxostat (Cmax 28 %, ASC 41 % et t1/2 26 %). Au cours des études cliniques, l'administration de naproxène ou d'autres anti-inflammatoires non stéroïdiens ou inhibiteurs de la Cox 2 n'a pas été associée à une augmentation cliniquement significative des événements indésirables.

Le fébuxostat peut être administré de façon concomitante avec le naproxène sans qu'une adaptation de la posologie du fébuxostat ou du naproxène ne soit nécessaire.

Inducteurs de la glucuronidation

Les inducteurs puissants des enzymes UGT peuvent accroître le métabolisme et diminuer l'efficacité du fébuxostat. Un contrôle de l'uricémie est donc recommandé une à deux semaines après le début d'un traitement par un inducteur puissant de la glyucuronidation. A l'inverse, l'arrêt du traitement par un inducteur pourrait se traduire par une augmentation de la concentration plasmatique du fébuxostat.

Colchicine/indométacine/hydrochlorothiazide/warfarine

Le fébuxostat peut être administré de façon concomitante avec la colchicine ou l'indométacine sans adaptation de la dose de l'une ou l'autre des substances actives.

Aucune adaptation posologique du fébuxostat n'est nécessaire en cas d'administration concomitante d'hydrochlorothiazide.

Aucune adaptation posologique de la warfarine n'est nécessaire en cas d'administration concomitante avec le fébuxostat. L'administration concomitante de fébuxostat (80 mg ou 120 mg en une prise par jour) et de warfarine n'a pas montré d'effet sur la pharmacocinétique de la warfarine chez des sujets sains. L'INR et l'activité du facteur VII n'ont pas non plus été affectés par la co-administration de fébuxostat.

Désipramine/substrats du CYP2D6

Le fébuxostat exerce un léger effet inhibiteur du CYP2D6 in vitro. Lors d'une étude chez le volontaire sain, l'administration de 120 mg de fébuxostat une fois par jour a conduit à une augmentation moyenne de 22 % de l'ASC de la désipramine, substrat du CYP2D6, témoignant d'un faible effet inhibiteur potentiel du fébuxostat sur le CYP2D6 in vivo. L'administration concomitante de fébuxostat avec d'autres substrats du CYP2D6 ne devrait donc pas nécessiter d'adaptation de la posologie de ces produits.

Antiacides

La prise concomitante d'un antiacide contenant des hydroxydes de magnésium et d'aluminium a retardé l'absorption du fébuxostat (d'environ une heure) et a induit une diminution de 32 % de la Cmax, mais sans modification significative de l'ASC. Le fébuxostat peut donc être administré sans tenir compte de la prise concomitante d'un anti-acide.


Incompatibilités

Sans objet.


Surdosage

Le traitement d'un surdosage doit être symptomatique et comporter des mesures de soutien.


Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Somnolence, sensations vertigineuses, paresthésies et vision floue ont été rapportées au cours du traitement par fébuxostat. Les patients doivent être prudents avant de conduire des véhicules, d'utiliser des machines ou de participer à des activités dangereuses tant qu'ils ne sont pas assurés que FEBUXOSTAT SANDOZ ne nuit pas à leurs performances.

Grossesse

Les données recueillies sur un nombre très limité de grossesses n'ont pas révélé d'effet délétère du fébuxostat sur la grossesse ou sur le foetus / nouveau-né. Les études menées chez l'animal n'ont pas montré d'effets délétères directs ou indirects sur la gestation, le développement embryonnaire ou foetal ou la mise bas (voir rubrique Données de sécurité précliniques). Le risque potentiel en clinique n'est pas connu. Le fébuxostat ne doit pas être utilisé au cours de la grossesse.

Allaitement

L'excrétion du fébuxostat dans le lait maternel n'est pas connue. Des études menées chez l'animal ont montré une excrétion du principe actif dans le lait et une altération du développement des petits allaités. Un risque pour le nourrisson allaité ne peut être exclu. Le fébuxostat ne doit pas être utilisé chez la femme qui allaite.

Fertilité

Les études de reproduction chez l'animal à des doses allant jusqu'à 48 mg/kg/jour n'ont pas montré d'effets néfastes dose dépendant sur la fécondité (voir rubrique Données de sécurité précliniques). L'effet de FEBUXOSTAT SANDOZ sur la fécondité chez l'homme n'est pas connu.

Durée de conservation :

30 mois.

Précautions particulières de conservation :

Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.

Forme : Comprimé pelliculé

Dosage : 120 mg

Contenance : 3360 mg ou 28 comprimés ou 3,36013441 g

Laboratoire Titulaire : SANDOZ

Laboratoire Exploitant : SANDOZ


Forme pharmaceutique

Comprimé pelliculé.

Comprimé pelliculé jaune pâle à jaune en forme de gélule avec la gravure « 120 » sur une face et lisse sur l'autre face, avec les dimensions 18,5 mm x 9,0 mm.


Composition exprimée par Comprimé

Principes Actifs :
  • Fébuxostat (120 mg) (sous forme hémihydratée)

Commentaire : Excipient à effet notoire : chaque comprimé contient 109,02 mg de lactose (sous forme monohydratée).


Excipients :
  • Noyau du comprimé :
    • Lactose monohydraté (Effet notoire)
    • Cellulose microcristalline
    • Hydroxypropylcellulose
    • Croscarmellose sodique
    • Silice colloïdale anhydre
    • Magnésium stéarate
  • Pelliculage du comprimé :
    • Alcool polyvinylique
    • Talc
    • Titane dioxyde
    • Macrogol 3350
    • Fer oxyde jaune
    • Sodium bicarbonate
  • Copolymère :
    • Méthacrylique acide
    • Ethylacrylate (1 : 1) ( Type A)

*Cette fiche médicament a été générée à partir des données de la Banque Claude Bernard© (www.resip.fr) ne peut être utilisée isolément pour l'établissement d'un diagnostic, l'instauration d'un traitement ou une décision thérapeutique, qui relève de la compétence exclusive des professionnels de santé. Il est rappelé que le contenu de la Base Claude Bernard doit être considéré comme un ouvrage scientifique faisant l'objet d'une consultation critique laissant aux professionnels de santé les responsabilités de la prescription que le code leur reconnaît. La Base Claude Bernard a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments. Les données fournies ne peuvent être considérées comme exhaustives et peuvent avoir évolué depuis leur mise en ligne. Seul votre médecin est habilité à mettre en œuvre un traitement adapté à votre cas personnel. Les Données fournies sont la propriété de RESIP et ne peuvent être reproduites ou diffusées par quelque moyen, toute impression ne pouvant concerner que des extraits non substantiels et n'être effectuée qu'à des fins strictement personnelles et non commerciales.