Médicaments


DELSTRIGO 100 mg/300 mg/245 mg, comprimé pelliculé

Delstrigo est indiqué pour le traitement des adultes infectés par le VIH-1 sans preuve antérieure ou actuelle de résistance à la classe des INNTI, à la lamivudine ou au ténofovir (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacodynamiques).


  • Infection par le VIH-1

Le traitement doit être initié par un médecin expérimenté dans la prise en charge de l'infection par le VIH.

Posologie

La dose recommandée de Delstrigo est d'un comprimé à 100/300/245 mg à prendre une fois par jour par voie orale avec ou sans nourriture.

Adaptation de la posologie

Si Delstrigo est co-administré avec la rifabutine, la dose de doravirine doit être augmentée à 100 mg deux fois par jour. Ceci est obtenu en ajoutant un comprimé de doravirine à 100 mg (en monothérapie), à prendre environ 12 heures après l'administration de la dose de Delstrigo (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

La co-administration de doravirine avec d'autres inducteurs modérés du CYP3A n'a pas été évaluée, mais une diminution des concentrations de doravirine est attendue. Si la co-administration avec d'autres inducteurs modérés du CYP3A (par exemple, dabrafénib, lésinurad, bosentan, thioridazine, nafcilline, modafinil, éthyle de telotristat) ne peut être évitée, un comprimé de 100 mg de doravirine doit être pris une fois par jour, environ 12 heures après la dose initiale de Delstrigo (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Oubli de dose

Si un patient oublie de prendre une dose de Delstrigo dans les 12 heures suivant l'heure de prise habituelle, le patient doit prendre Delstrigo dès que possible et poursuivre le traitement selon son horaire habituel de prise. Si l'oubli d'une dose de Delstrigo par un patient est de plus de 12 heures, le patient ne doit pas prendre la dose oubliée et doit prendre la dose suivante à son horaire habituel de prise. Le patient ne doit pas prendre 2 doses en même temps.

Populations particulières

Personnes âgées

Les données disponibles concernant l'utilisation de la doravirine, la lamivudine et le ténofovir disoproxil chez les patients âgés de 65 ans et plus sont limitées. Il n'y a pas de données démontrant que les patients âgés nécessitent une posologie différente des patients adultes plus jeunes (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). Il convient d'être particulièrement prudent dans ce groupe d'âge en raison des changements liés à l'âge tels qu'une diminution de la fonction rénale (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Insuffisance rénale

Aucune adaptation de la posologie de Delstrigo n'est nécessaire chez les adultes avec une clairance de la créatinine (ClCr) estimée ≥ 50 mL/min.

Delstrigo ne doit pas être initié chez les patients avec une ClCr estimée < 50 mL/min (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques). Delstrigo doit être arrêté si la ClCr estimée diminue en-dessous de 50 mL par minute (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Les patients qui présentent une insuffisance rénale modérée ou sévère nécessitent une adaptation de l'intervalle entre les administrations de lamivudine et de ténofovir disoproxil qui ne peut pas être réalisée avec le comprimé combiné (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques).

Insuffisance hépatique

Aucune adaptation de la posologie de doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil n'est nécessaire chez les patients qui présentent une insuffisance hépatique légère (classe Child-Pugh A) ou modérée (classe Child-Pugh B). Doravirine n'a pas été étudié chez les patients qui présentent une insuffisance hépatique sévère (classe Child-Pugh C). Il n'est pas connu si l'exposition à la doravirine augmente chez les patients qui présentent une insuffisance hépatique sévère. Il convient toutefois d'être prudent en cas d'administration de doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil à des patients qui présentent une insuffisance hépatique sévère (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Population pédiatrique

La sécurité et l'efficacité de Delstrigo chez les enfants âgés de moins de 18 ans n'ont pas été établies. Aucune donnée n'est disponible.

Mode d'administration

Delstrigo doit être pris une fois par jour, par voie orale, avec ou sans nourriture, et avalé en entier (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

NE PAS de consommer des préparations à base de Millepertuis (Hypericum perforatum) au cours du traitement.

ATTENTION A LA CONTAMINATION par le sang ou par contacts sexuels : penser à SE PROTEGER.

EVITER la consommation d'AINS au cours du traitement.

PRUDENCE en cas de conduite de véhicule ou utilisation de machines ( risque de fatigue, sensations vertigineuses et somnolence )


Résumé du profil de sécurité

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés dont l'imputabilité au traitement par la doravirine a été considérée comme possible ou probable étaient des nausées (4 %) et des céphalées (3 %).

Tableau récapitulatif des effets indésirables

Les effets indésirables considérés comme étant (au moins possiblement) liés au traitement sont listés ci-dessous par classe de systèmes d'organes et fréquence. Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité. Les fréquences ont été définies de la manière suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent

(≥ 1/1 000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000), ou très rare (< 1/10 000).

Tableau 2 : Tableau récapitulatif des effets indésirables associés à la doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil utilisée en association avec d'autres antirétroviraux

FréquenceEffets indésirables
Affections hématologiques et du système lymphatique
Peu fréquentneutropénie*, anémie*, thrombocytopénie*
Très rareaplasie érythrocytaire pure*
Infections et infestations
Rareéruption cutanée pustuleuse
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Peu fréquenthypophosphatémie, hypokaliémie*
Rarehypomagnésémie, acidose lactique*
Affections psychiatriques
Fréquentrêves anormaux, insomnie1
Peu fréquentcauchemars, dépression2, anxiété3, irritabilité, état confusionnel, idées suicidaires
Rareagressivité, hallucinations, trouble de l'adaptation, altération de l'humeur, somnambulisme
Affections du système nerveux
Fréquentcéphalées, sensations vertigineuses, somnolence
Peu fréquenttroubles de l'attention, altération de la mémoire, paresthésies, hypertonie, sommeil de mauvaise qualité
Très rareneuropathie périphérique (ou paresthésie)*
FréquenceEffets indésirables
Affections vasculaires
Peu fréquenthypertension
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquenttoux*, symptômes nasaux*
Raredyspnée, hypertrophie amygdalienne
Affections gastro-intestinales
Fréquentnausées, diarrhée, douleurs abdominales4, vomissements, flatulences
Peu fréquentconstipation, gêne abdominale5, distension abdominale, dyspepsie, selles molles6, troubles de la mobilité gastro-intestinale7, pancréatite*
Rareténesme rectal
Affections hépatobiliaires
Rarestéatose hépatique*, hépatite*
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquentalopécie*, rash8
Peu fréquentprurit
Raredermatite allergique, rosacée, angiœdème*
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif
Fréquenttroubles musculaires*
Peu fréquentmyalgie, arthralgie, rhabdomyolyse*†, faiblesses musculaires*†
Raredouleurs musculaires, ostéomalacie (se manifestant par des douleurs osseuses et pouvant peu fréquemment favoriser la survenue de fractures)*, myopathie*
Affections du rein et des voies urinaires
Peu fréquentaugmentation de la créatinine*, tubulopathie rénale proximale (y compris syndrome de Fanconi)*
Rareatteinte rénale aiguë, troubles rénaux, calcul urinaire, lithiase rénale, insuffisance rénale aiguë*, insuffisance rénale*, nécrose tubulaire
FréquenceEffets indésirables
aiguë*, néphrite (y compris interstitielle aiguë)*, diabète insipide néphrogénique*
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Fréquentfatigue, fièvre*
Peu fréquentasthénie, malaise
Raredouleurs thoraciques, frissons, douleurs, soif
Investigations
Fréquentaugmentation de l'alanine aminotransférase9
Peu fréquentaugmentation de l'aspartate aminotransférase, augmentation de la lipase, augmentation de l'amylase, diminution de l'hémoglobine
Rareaugmentation de la créatine phosphokinase plasmatique
*Cet effet indésirable n'a pas été identifié comme un effet indésirable associé à la doravirine lors des études cliniques de phase 3 (DRIVE-FORWARD, DRIVE-AHEAD, DRIVE-SHIFT), mais il est inclus dans ce tableau comme un effet indésirable sur la base du résumé des caractéristiques du produit du 3TC et/ou du TDF. La catégorie de fréquence la plus élevée indiquée dans le résumé des caractéristiques du produit du 3TC ou du TDF est utilisée. †Cet effet indésirable peut survenir suite à une tubulopathie rénale proximale. En l'absence de cette condition, on considère qu'il n'y a pas de lien de causalité associé au ténofovir disoproxil. 1l'insomnie inclut : insomnie, insomnie initiale et troubles du sommeil 2la dépression inclut : dépression, humeur dépressive, dépression sévère et trouble dépressif persistant 3l'anxiété inclut : anxiété et trouble d'anxiété généralisé 4la douleur abdominale inclut : douleur abdominale et douleur abdominale haute 5la gêne abdominale inclut : gêne abdominale et gêne épigastrique 6les selles molles incluent : selles molles et selles anormales 7les troubles de la mobilité gastro-intestinale incluent : troubles de la mobilité gastro-intestinale et selles fréquentes 8le rash inclut : rash, rash maculaire, rash érythémateux, rash généralisé, rash maculopapuleux, rash papuleux et urticaire 9l'augmentation de l'alanine aminotransférase inclut : augmentation de l'alanine aminotransférase et lésions hépatocellulaires

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de la santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration - voir Annexe V.


  • Neutropénie
  • Anémie
  • Thrombocytopénie
  • Aplasie érythrocytaire
  • Eruption cutanée pustuleuse
  • Hypophosphatémie
  • Hypokaliémie
  • Hypomagnésémie
  • Acidose lactique
  • Rêves anormaux
  • Insomnie
  • Cauchemars
  • Dépression
  • Humeur dépressive
  • Anxiété
  • Anxiété généralisée
  • Irritabilité
  • Etat confusionnel
  • Idée suicidaire
  • Agressivité
  • Hallucination
  • Trouble d'adaptation
  • Altération de l'humeur
  • Somnambulisme
  • Céphalée
  • Sensation vertigineuse
  • Somnolence
  • Trouble de l'attention
  • Altération de la mémoire
  • Paresthésie
  • Hypertonie
  • Sommeil agité
  • Neuropathie périphérique
  • Hypertension
  • Toux
  • Affection nasale
  • Dyspnée
  • Hypertrophie amygdalienne
  • Nausée
  • Diarrhée
  • Douleur abdominale
  • Douleur abdominale haute
  • Vomissement
  • Flatulence
  • Constipation
  • Gêne abdominale
  • Gêne épigastrique
  • Distension abdominale
  • Dyspepsie
  • Selle molle
  • Selles anormales
  • Trouble de la motilité gastro-intestinale
  • Selles fréquentes
  • Pancréatite
  • Ténesme rectal
  • Stéatose hépatique
  • Hépatite
  • Alopécie
  • Rash cutané
  • Rash maculeux
  • Rash érythémateux
  • Rash généralisé
  • Rash maculopapuleux
  • Rash papuleux
  • Urticaire
  • Prurit cutané
  • Dermatite allergique
  • Rosacée
  • Angioedème
  • Affection musculaire
  • Myalgie
  • Arthralgie
  • Rhabdomyolyse
  • Faiblesse musculaire
  • Ostéomalacie
  • Douleur osseuse
  • Fracture
  • Myopathie
  • Augmentation de la créatinémie
  • Tubulopathie rénale proximale
  • Syndrome de Fanconi
  • Altération rénale aiguë
  • Troubles rénaux
  • Calcul urinaire
  • Lithiase rénale
  • Insuffisance rénale
  • Nécrose tubulaire aiguë
  • Néphrite
  • Néphrite interstitielle aiguë
  • Diabète insipide néphrogénique
  • Asthénie
  • Fièvre
  • Malaise
  • Douleur thoracique
  • Frissons
  • Douleur
  • Soif
  • Augmentation de l'alanine aminotransférase
  • Lésion hépatocellulaire
  • Augmentation de l'aspartate aminotransférase
  • Augmentation de la lipase
  • Augmentation de l'amylase
  • Diminution de l'hémoglobine
  • Augmentation de la créatinine plasmatique
Contre-indications

Hypersensibilité aux substances actives ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition.

La co-administration avec des médicaments qui sont de puissants inducteurs enzymatiques du cytochrome P450 CYP3A est contre-indiquée car des diminutions significatives des concentrations plasmatiques de doravirine sont attendues, qui peuvent diminuer l'efficacité de Delstrigo (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). Ces médicaments incluent les suivants, mais la liste n'est pas exhaustive :

  • carbamazépine, oxcarbazépine, phénobarbital, phénytoïne

  • rifampicine, rifapentine

  • millepertuis (Hypericum perforatum)

  • mitotane

  • enzalutamide

  • lumacaftor

LISTE:

  • Insuffisance rénale modérée à sévère
  • Patient de moins de 18 ans
  • Intolérance au galactose
  • Déficit en lactase
  • Syndrome de malabsorption du galactose
  • Syndrome de malabsorption du glucose
  • Grossesse
  • Allaitement

Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Bien qu'il ait été démontré qu'une suppression virale efficace par un traitement antirétroviral réduise sensiblement le risque de transmission du VIH-1 par voie sexuelle, un risque résiduel de transmission ne peut être exclu. Des précautions visant à prévenir toute transmission doivent être prises conformément aux recommandations nationales.

Substitutions des INNTI et utilisation de la doravirine

La doravirine n'a pas été évaluée chez les patients avec un antécédent d'échec virologique à tout autre traitement antirétroviral. La détection de mutations associées aux INNTI lors de l'inclusion faisait partie des critères d'exclusion dans les études de Phase IIb/III. Un seuil de réduction de la sensibilité, secondaire à diverses substitutions des INNTI et associé à une réduction de l'efficacité clinique, n'a pas été établi (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques). Il n'y a pas de preuve clinique suffisante pour justifier l'utilisation de la doravirine chez les patients infectés par le VIH-1 avec résistance prouvée à la classe des INNTI.

Exacerbation aiguë sévère de l'hépatite B chez des patients co-infectés par le VIH-1 et le VHB

Tous les patients infectés par le VIH-1 doivent être dépistés par rapport au virus de l'hépatite B (VHB) avant le début du traitement antirétroviral.

Des exacerbations aiguës sévères de l'hépatite B (comme une décompensation hépatique et une insuffisance hépatique) ont été rapportées chez des patients co-infectés par le VIH-1 et le VHB, après arrêt de la lamivudine ou du ténofovir disoproxil, deux des composants de Delstrigo. Les patients co- infectés par le VIH-1 et le VHB doivent être étroitement surveillés sur les plans clinique et biologique pendant plusieurs mois au moins après l'arrêt du traitement par Delstrigo. Le cas échéant, l'instauration d'un traitement contre l'hépatite B peut être justifiée, notamment chez des patients atteints d'une maladie hépatique avancée ou une cirrhose, car l'exacerbation post-traitement de l'hépatite peut entraîner une décompensation et une insuffisance hépatique.

Apparition ou aggravation d'une insuffisance rénale

Des insuffisances rénales, notamment des cas d'insuffisance rénale aiguë et de syndrome de Fanconi (lésion tubulaire rénale associée à une hypophosphatémie sévère), ont été rapportées lors de l'utilisation de ténofovir disoproxil, l'un des composants de Delstrigo.

Delstrigo doit être évité en cas d'utilisation concomitante ou récente de médicaments néphrotoxiques (par exemple, médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens [AINS] à doses fortes ou multiples) (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). Des cas d'insuffisance rénale aiguë ont été rapportés après l'instauration d'AINS à doses fortes ou multiples chez des patients infectés par le VIH ayant des facteurs de risque de dysfonctionnement rénal qui semblaient stables sous ténofovir disoproxil. Certains patients ont dû être hospitalisés et avoir une hémodialyse. Des alternatives aux AINS doivent être envisagées, si nécessaire, chez des patients à risque de dysfonctionnement rénal.

Des douleurs osseuses persistantes ou s'aggravant, des douleurs dans les extrémités, des fractures et/ou des douleurs ou une faiblesse musculaires peuvent être des manifestations d'une tubulopathie rénale proximale et doivent inciter à une évaluation de la fonction rénale chez les patients à risque.

Il est recommandé d'évaluer la ClCr estimée chez tous les patients avant l'instauration du traitement et si la situation clinique le justifie au cours du traitement par Delstrigo. Chez les patients à risque de dysfonctionnement rénal, y compris les patients ayant précédemment présenté des événements rénaux au cours d'un traitement par adéfovir dipivoxil, il est recommandé d'évaluer la ClCr estimée, le taux sérique de phosphore, le taux de glucose dans les urines et la protéinurie avant l'instauration d'un

traitement par Delstrigo et de procéder à une surveillance plus fréquente de la fonction rénale en fonction de l'état clinique du patient au cours du traitement par Delstrigo.

La lamivudine et le ténofovir disoproxil sont principalement excrétés par les reins.

Delstrigo doit être arrêté si la ClCr estimée diminue en-dessous de 50 mL par minute car l'adaptation de l'intervalle entre les administrations nécessaire pour la lamivudine et le ténofovir disoproxil ne peut pas être réalisée avec le comprimé d'association à dose fixe (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

Perte osseuse et défauts de minéralisation

Densité minérale osseuse

Dans les études cliniques conduites chez des adultes infectés par le VIH-1, le ténofovir disoproxil a été associé à des diminutions de la densité minérale osseuse (DMO) et à des taux de marqueurs biochimiques du métabolisme osseux légèrement plus élevés, suggérant un renouvellement osseux accru par rapport aux comparateurs. Les taux sériques de parathormone et les taux de 1,25 vitamine D ont également été plus élevés chez les patients recevant le ténofovir disoproxil. Dans d'autres études (prospectives et transversales), les diminutions les plus prononcées de la DMO ont été observées chez des patients traités par le ténofovir disoproxil dans le cadre d'un schéma thérapeutique contenant un inhibiteur de protéase boosté.

Les anomalies osseuses (pouvant peu fréquemment favoriser la survenue de fractures) peuvent être associées à une tubulopathie rénale proximale.

Les effets des variations de la DMO et des marqueurs biochimiques associées au ténofovir disoproxil sur l'os à long terme et le risque ultérieur de fractures ne sont pas connus. L'évaluation de la DMO doit être envisagée chez les patients adultes infectés par le VIH-1 qui ont un antécédent de fracture osseuse pathologique ou d'autres facteurs de risque d'ostéoporose ou de perte osseuse. Même si l'effet d'une supplémentation en calcium et en vitamine D n'a pas été étudié, cette supplémentation pourrait être bénéfique chez tous les patients. En cas de suspicion d'anomalies osseuses, une consultation chez un spécialiste doit être réalisée.

Défauts de minéralisation

Des cas d'ostéomalacie associés à une tubulopathie rénale proximale, se manifestant par des douleurs osseuses ou des douleurs dans les extrémités et pouvant favoriser la survenue de fractures, ont été rapportés en association avec l'utilisation du ténofovir disoproxil. Des arthralgies et des douleurs ou une faiblesse musculaires ont également été rapportées dans des cas de tubulopathie rénale proximale. Une hypophosphatémie et une ostéomalacie secondaires à une tubulopathie rénale proximale doivent être envisagées chez les patients à risque de dysfonctionnement rénal qui présentent une persistance ou une aggravation des symptômes osseux ou musculaires au cours d'un traitement par des produits contenant du ténofovir disoproxil (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Co-administration avec d'autres produits antiviraux

Doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil ne doit pas être co-administré avec d'autres médicaments contenant de la lamivudine ou avec des médicaments contenant du ténofovir disoproxil ou du ténofovir alafénamide ou de l'adéfovir dipivoxil (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). Doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil ne doit pas être administré avec la doravirine sauf si nécessaire pour l'adaptation de la posologie (par exemple avec la rifabutine) (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Utilisation avec les inducteurs du CYP3A

Il convient d'être prudent lors de la prescription de doravirine avec des médicaments susceptibles de réduire l'exposition à la doravirine (voir rubriques Contre-indications et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Syndrome de restauration immunitaire

Un syndrome de restauration immunitaire a été rapporté chez des patients traités par une association d'antirétroviraux. Au cours de la phase initiale du traitement par association d'antirétroviraux, les patients dont le système immunitaire répond au traitement peuvent développer une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles (telles que : infection à Mycobacterium avium, infection à cytomégalovirus, pneumopathie à Pneumocystis jirovecii [PCP] ou tuberculose), pouvant nécessiter une évaluation complémentaire et un traitement.

Des maladies auto-immunes (telles que maladie de Basedow, polymyosite et syndrome de Guillain- Barré) ont également été rapportées dans le cadre d'une restauration immunitaire ; cependant, le délai d'apparition est plus variable et ces évènements peuvent survenir plusieurs mois après l'instauration du traitement.

Lactose

Delstrigo contient du lactose monohydraté. Les patients présentant des troubles héréditaires rares d'intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose ne doivent pas prendre ce médicament.

LISTE:

  • Sujet âgé de plus de 65 ans
  • Insuffisance hépatique sévère
  • Hépatite B
  • Risque rénal
  • Anomalie osseuse
  • Tubulopathie rénale proximale
  • Facteurs de risque d'ostéoporose
  • Troubles musculaires
  • Infection opportuniste
  • Syndrome de restauration immunitaire

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Delstrigo est un traitement complet de l'infection par le VIH-1 ; en conséquence, Delstrigo ne doit pas être administré avec d'autres médicaments antirétroviraux. Aucune information concernant les interactions potentielles avec d'autres médicaments antirétroviraux n'est fournie. Les études d'interaction n'ont été réalisées que chez les adultes.

Étant donné que Delstrigo contient de la doravirine, de la lamivudine et du ténofovir disoproxil, toutes les interactions qui ont été identifiées individuellement avec ces agents peuvent se produire avec Delstrigo et sont présentées dans le tableau 1.

Effets des autres médicaments sur la doravirine, la lamivudine et le ténofovir disoproxil

Doravirine

La doravirine est principalement métabolisée par le CYP3A et les médicaments inducteurs ou inhibiteurs du CYP3A devraient affecter la clairance de la doravirine (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil ne doit pas être co-administré avec des médicaments qui sont de puissants inducteurs enzymatiques du CYP3A car des diminutions significatives des concentrations plasmatiques de doravirine sont attendues, qui peuvent diminuer l'efficacité de doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil (voir rubriques Contre-indications et Propriétés pharmacocinétiques).

La co-administration avec l'inducteur modéré du CYP3A rifabutine diminue les concentrations de doravirine (voir tableau 1). Lorsque Delstrigo est co-administré avec la rifabutine, une dose de 100 mg de doravirine doit être administrée une fois par jour, environ 12 heures après l'administration de la dose de doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

La co-administration de doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil avec d'autres inducteurs modérés du CYP3A n'a pas été évaluée, mais une diminution des concentrations de doravirine est attendue. Si la co-administration avec d'autres inducteurs modérés du CYP3A (par exemple, dabrafenib, lesinurab, bosentan, thioridazine, nafcilline, modafinil, éthyle de télotristat) ne peut pas être évitée, une dose de 100 mg de doravirine doit être administrée une fois par jour, environ 12 heures après l'administration de la dose de doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

La co-administration de doravirine/lamivudine/ténofovir disproxil et de médicaments inhibiteurs du CYP3A peut augmenter les concentrations plasmatiques de doravirine. Cependant, aucune adaptation de la posologie n'est nécessaire quand la doravirine est co-administrée avec les inhibiteurs du CYP3A.

Lamivudine

Étant donné que la lamivudine est principalement éliminée par les reins à la fois par filtration glomérulaire et par sécrétion tubulaire active (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques), la co-administration de doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil avec des médicaments diminuant la fonction rénale ou entrant en compétition pour la sécrétion tubulaire active peut augmenter les concentrations sériques de lamivudine.

Ténofovir disoproxil

Étant donné que le ténofovir est principalement éliminé par les reins à la fois par filtration glomérulaire et par sécrétion tubulaire active (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques), la co-administration de doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil avec des médicaments diminuant la fonction rénale ou entrant en compétition pour la sécrétion tubulaire active via OAT1, OAT3 ou MRP4 peut augmenter les concentrations sériques de ténofovir.

Compte tenu du composant ténofovir disoproxil de doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil, l'utilisation du produit doit être évitée en cas d'utilisation concomitante ou récente de médicaments néphrotoxiques. Il peut s'agir par exemple, mais pas exclusivement, d'aciclovir, de cidofovir, de ganciclovir, de valaciclovir, de valganciclovir, d'aminosides (par exemple, gentamicine) et d'AINS à doses fortes ou multiples (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Effets de la doravirine, de la lamivudine et du ténofovir disoproxil sur d'autres médicaments

Doravirine

Il est peu probable que la doravirine administrée à la dose de 100 mg une fois par jour ait un effet cliniquement pertinent sur les concentrations plasmatiques des médicaments qui dépendent des transporteurs pour l'absorption et/ou l'élimination ou qui sont métabolisés par les enzymes CYP.

Cependant, la co-administration de doravirine et du midazolam, substrat sensible du CYP3A, a entraîné une diminution de 18% de l'exposition au midazolam, ce qui suggère que la doravirine pourrait être un faible inducteur du CYP3A. Par conséquent, il convient d'être prudent lors de la co- administration de doravirine avec des médicaments qui sont des substrats sensibles du CYP3A et présentant une marge thérapeutique étroite (par exemle, le tarolimus et le sirolimus).

Lamivudine

La lamivudine n'est ni inhibitrice ni inductrice des enzymes CYP.

Ténofovir

Sur la base des résultats des études in vitro et de la voie d'élimination connue du ténofovir, le potentiel d'interactions médiées par le CYP impliquant le ténofovir et d'autres médicaments est faible.

Tableau des interactions

Le tableau 1 présente les interactions établies et les autres interactions médicamenteuses potentielles avec les composants individuels de Delstrigo, mais il n'est pas exhaustif (une augmentation est indiquée par ↑, une diminution par ? et l'absence de changement par ?). Pour les interactions médicamenteuses potentielles avec le ténofovir disoproxil ou la lamivudine, (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques).

Tableau 1 : Interactions entre les composants individuels de Delstrigo et d'autres médicaments

Médicament par classe thérapeutiqueEffets sur les concentrations de médicament Rapport des moyennes géométriques (IC à 90 %*)*Recommandation concernant la co-administration avec doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil
Agents antiacides
antiacide (suspension buvable d'aluminium et d'hydroxyde de magnésium) (20 mL DU, doravirine 100 mg DU)? doravirine ASC 1,01 (0,92 ; 1,11) Cmax 0,86 (0,74 ; 1,01) C24 1,03 (0,94 ; 1,12)Aucune adaptation de la posologie n'est nécessaire.
pantoprazole (40 mg QD, doravirine 100 mg DU)? doravirine ASC 0,83 (0,76 ; 0,91) Cmax 0,88 (0,76 ; 1,01) C24 0,84 (0,77 ; 0,92)Aucune adaptation de la posologie n'est nécessaire.
oméprazoleInteraction non étudiée avec la doravirine ou doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil. Attendu : ? doravirineAucune adaptation de la posologie n'est nécessaire.
Inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine
lisinoprilInteraction non étudiée avec la doravirine ou doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil Attendu : ? lisinoprilAucune adaptation de la posologie n'est nécessaire.
Anti-androgènes
enzalutamideInteraction non étudiée avec la doravirine ou doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil . Attendu : ? doravirine (Induction du CYP3A)La co-administration est contre- indiquée.
Antibiotiques
nafcillineInteraction non étudiée avec la doravirine ou doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil. Attendu : ↓doravirine (Induction du CYP3A)La co-administration doit être évitée. Si la co-administration ne peut pas être évitée, une dose de 100 mg de doravirine doit être prise une fois par jour, environ 12 heures après la dose de doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil.
Anticonvulsivants
carbamazépine oxcarbazépine phénobarbital phénytoïneInteraction non étudiée avec la doravirine ou doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil. Attendu : ? doravirine (Induction du CYP3A)La co-administration est contre- indiquée.
Antidiabétiques
metformine (1000 mg DU, doravirine 100 mg QD)? metformine ASC 0,94 (0,88 ; 1,00) Cmax 0,94 (0,86 ; 1,03)Aucune adaptation de la posologie n'est nécessaire.
Médicament par classe thérapeutiqueEffets sur les concentrations de médicament Rapport des moyennes géométriques (IC à 90 %*)*Recommandation concernant la co-administration avec doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil
canagliflozine liraglutide sitagliptineInteraction non étudiée avec la doravirine ou doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil. Attendu : ? canagliflozine ? liraglutide ? sitagliptineAucune adaptation de la posologie n'est nécessaire.
Antidiarrhéiques
éthyle de télotristatInteraction non étudiée avec la doravirine ou doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil. Attendu : ↓ doravirine (Induction du CYP3A)La co-administration doit être évitée. Si la co-administration ne peut pas être évitée, une dose de 100 mg de doravirine doit être prise une fois par jour, environ 12 heures après la dose de doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil.
Agents antigoutteux et uricosuriques
lésinuradInteraction non étudiée avec la doravirine ou doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil. Attendu : ↓ doravirine (Induction du CYP3A)La co-administration doit être évitée. Si la co-administration ne peut pas être évitée, une dose de 100 mg de doravirine doit être prise une fois par jour, environ 12 heures après la dose de doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil.
Antimycobactériens
Dose unique de rifampicine (600 mg DU, doravirine 100 mg DU) Doses multiples de rifampicine (600 mg QD, doravirine 100 mg DU)? doravirine ASC 0,91 (0,78 ; 1,06) Cmax 1,40 (1,21 ; 1,63) C24 0,90 (0,80 ; 1,01) ? doravirine ASC 0,12 (0,10 ; 0,15) Cmax 0,43 (0,35 ; 0,52) C24 0,03 (0,02 ; 0,04) (Induction du CYP3A)La co-administration est contre- indiquée.
rifapentineInteraction non étudiée avec la doravirine ou doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil. Attendu : ? doravirine (Induction du CYP3A)La co-administration est contre- indiquée.
rifabutine (300 mg QD, doravirine 100 mg DU)? doravirine ASC 0,50 (0,45 ; 0,55) Cmax 0,99 (0,85 ; 1,15) C24 0,32 (0,28 ; 0,35) (Induction du CYP3A)Si doravirine/ lamivudine/ ténofovir disoproxil est co-administré avec la rifabutine, une dose de 100 mg de doravirine doit être prise une fois par jour, environ 12 heures après la dose de doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil.
Médicament par classe thérapeutiqueEffets sur les concentrations de médicament Rapport des moyennes géométriques (IC à 90 %*)*Recommandation concernant la co-administration avec doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil
Antinéoplasiques
mitotaneInteraction non étudiée avec la doravirine ou doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil. Attendu : ? doravirine (Induction du CYP3A)La co-administration est contre- indiquée.
Antipsychotiques
thioridazineInteraction non étudiée avec la doravirine ou doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil. Attendu : ↓ doravirine (Induction du CYP3A)La co-administration doit être évitée. Si la co-administration ne peut pas être évitée, une dose de 100 mg de doravirine doit être prise une fois par jour, environ 12 heures après la dose de doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil.
Agents antifongiques azolés
kétoconazole (400 mg QD, doravirine 100 mg DU)? doravirine ASC 3,06 (2,85 ; 3,29) Cmax 1,25 (1,05 ; 1,49) C24 2,75 (2,54 ; 2,98) (Inhibition du CYP3A)Aucune adaptation de la posologie n'est nécessaire.
fluconazole itraconazole posaconazole voriconazoleInteraction non étudiée avec la doravirine ou doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil. Attendu : ? doravirine (Inhibition du CYP3A)Aucune adaptation de la posologie n'est nécessaire.
Inhibiteurs calciques
diltiazem vérapamilInteraction non étudiée avec la doravirine ou doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil. Attendu : ? doravirine (Inhibition du CYP3A)Aucune adaptation de la posologie n'est nécessaire.
Traitement de la fibrose kystique
lumacaftorInteraction non étudiée avec la doravirine ou doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil. Attendu : ? doravirine (Induction du CYP3A)La co-administration est contre- indiquée.
Antagonistes des récepteurs de l'endothéline
bosentanInteraction non étudiée avec la doravirine ou doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil. Attendu : ↓ doravirine (Induction du CYP3A)La co-administration doit être évitée. Si la co-administration ne peut pas être évitée, une dose de 100 mg de doravirine doit être prise une fois par jour, environ 12 heures après la dose de doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil.
Médicament par classe thérapeutiqueEffets sur les concentrations de médicament Rapport des moyennes géométriques (IC à 90 %*)*Recommandation concernant la co-administration avec doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil
Agent antiviraux contre le virus de l'hépatite C
? doravirine ASC 1,56 (1,45 ; 1,68)Aucune adaptation de la posologie n'est nécessaire.
Cmax 1,41 (1,25 ; 1,58)
C24 1,61 (1,45 ; 1,79)
(Inhibition du CYP3A)
elbasvir + grazoprévir (50 mg elbasvir QD + 200 mg grazoprévir QD, doravirine 100 mg QD)? elbasvir ASC 0,96 (0,90 ; 1,02) Cmax 0,96 (0,91 ; 1,01) C24 0,96 (0,89 ; 1,04)
? grazoprévir
ASC 1,07 (0,94 ; 1,23)
Cmax 1,22 (1,01 ; 1,47)
C24 0,90 (0,83 ; 0,96)
doravirineLes patients recevant doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil en même temps que lédipasvir/sofosbuvir doivent être surveillés pour les effets indésirables associés au ténofovir disoproxil.
ASC 1,15 (1,07 ; 1,24)
Cmax 1,11 (0,97 ; 1,27)
C24 1,24 (1,13 ; 1,36)
? lédipasvir
ASC 0,92 (0,80 ; 1,06)
lédipasvir + sofosbuvirCmax 0,91 (0,80 ; 1,02)
(90 mg lédipasvir DU + 400 mg sofosbuvir DU, doravirine 100 mg DU)? sofosbuvir ASC 1,04 (0,91 ; 1,18) Cmax 0,89 (0,79 ; 1,00)
? GS-331007
ASC 1,03 (0,98 ; 1,09)
Cmax 1,03 (0,97 ; 1,09)
Attendu :
↑ ténofovir
sofosbuvir/velpatasvirInteraction non étudiée avec la doravirine ou doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil Attendu : ? doravirine ↑ ténofovirLes patients recevant doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil en même temps que le sofosbuvir/velpatasvir doivent être surveillés pour les effets indésirables associés au ténofovir disoproxil.
sofosbuvirInteraction non étudiée avec la doravirine ou doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil. Attendu : ? doravirineAucune adaptation de la posologie n'est nécessaire.
daclatasvirInteraction non étudiée avec la doravirine ou doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil. Attendu : ? doravirineAucune adaptation de la posologie n'est nécessaire.
Effets sur les concentrations deRecommandation concernant la
Médicament par classemédicamentco-administration avec
thérapeutiqueRapport des moyennes géométriquesdoravirine/lamivudine/ténofovir
(IC à 90 %*)*disoproxil
ombitasvir/paritaprévir/ ritonavir et dasabuvir +/- ritonavirInteraction non étudiée avec la doravirine ou doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil. Attendu : ? doravirine (Inhibition du CYP3A due au ritonavir)Aucune adaptation de la posologie n'est nécessaire.
dasabuvirInteraction non étudiée avec la doravirine ou doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil. Attendu : ? doravirineAucune adaptation de la posologie n'est nécessaire.
Interaction non étudiée avec la doravirine ou doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil.Aucune adaptation de la posologie n'est nécessaire.
glecaprévir, pibrentasvir
Attendu : ? doravirine (Inhibition du CYP3A)
ribavirineInteraction non étudiée avec la doravirine ou doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil. Attendu : ? doravirineAucune adaptation de la posologie n'est nécessaire.
Préparations à base de plantes
millepertuis (Hypericum perforatum)Interaction non étudiée avec la doravirine ou doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil.La co-administration est contre- indiquée.
Attendu : ? doravirine (Induction du CYP3A)
Agents antiviraux contre le VIH
ténofovir disoproxil (300 mg QD, doravirine 100 mg DU)? doravirine ASC 0,95 (0,80 ; 1,12) Cmax 0,80 (0,64 ; 1,01) C24 0,94 (0,78 ; 1,12)Aucune adaptation de la posologie n'est nécessaire.
? doravirine ASC 0,96 (0,87 ; 1,06)Aucune adaptation de la posologie n'est nécessaire.
Cmax 0,97 (0,88 ; 1,07)
lamivudine + ténofovirC24 0,94 (0,83 ; 1,06)
disoproxil (300 mg lamivudine DU + 245 mg ténofovir disoproxil DU, doravirine 100 mg DU)?lamivudine ASC 0,94 (0,88 ; 1,00) Cmax 0,92 (0,81 ; 1,05)
? ténofovir
ASC 1,11 (0,97 ; 1,28)
Cmax 1,17 (0,96 ; 1,42)
Effets sur les concentrations deRecommandation concernant la
Médicament par classemédicamentco-administration avec
thérapeutiqueRapport des moyennes géométriquesdoravirine/lamivudine/ténofovir
(IC à 90 %*)*disoproxil
Immunosuppresseurs
tacrolimus sirolimusInteraction non étudiée avec la doravirine ou doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil. Attendu : ? doravirine ↓ tacrolimus, sirolimus (Induction du CYP3A)Surveiller les concentrations sanguines de tacrolimus et de sirolimus car il peut être nécessaire d'ajuster leurs posologies.
Inhibiteurs de kinase
dabrafenibInteraction non étudiée avec la doravirine ou doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil. Attendu : ↓ doravirine (Induction du CYP3A)La co-administration doit être évitée. Si la co-administration ne peut pas être évitée, une dose de 100 mg de doravirine doit être prise une fois par jour, environ 12 heures après la dose de doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil.
Divers
solution de sorbitol (3,2 g, 10,2 g, 13,4 g)/lamivudine Dose unique de lamivudine 300 mg, solution buvable lamivudine ASC ? 14 % ; 32 %; 35 % Cmax ? 28 % ; 52 % ; 55 % Dans la mesure du possible, éviter la co-administration prolongée de doravirine / lamivudine / ténofovir disoproxil avec des médicaments contenant du sorbitol ou d'autres poly-alcools à action osmotique (par exemple: xylitol, mannitol, lactitol, maltitol). Envisager une surveillance plus fréquente de la charge virale du VIH-1 lorsque la co-administration prolongée ne peut être évitée.
Antalgiques opiacés
? doravirine ASC 0,74 (0,61 ; 0,90)Aucune adaptation de la posologie n'est nécessaire.
Cmax 0,76 (0,63 ; 0,91)
C24 0,80 (0,63 ; 1,03)
méthadone? R-méthadone
(20-200 mg QD doseASC 0,95 (0,90 ; 1,01)
individualisée, doravirine 100 mg QD)Cmax 0,98 (0,93 ; 1,03) C24 0,95 (0,88 ; 1,03)
? S-méthadone
ASC 0,98 (0,90 ; 1,06)
Cmax 0,97 (0,91 ; 1,04)
C24 0,97 (0,86 ; 1,10)
Interaction non étudiée avec la doravirine ou doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil.Aucune adaptation de la posologie n'est nécessaire.
buprénorphine naloxone Attendu : ? buprénorphine
? naloxone
Médicament par classe thérapeutiqueEffets sur les concentrations de médicament Rapport des moyennes géométriques (IC à 90 %*)*Recommandation concernant la co-administration avec doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil
Contraceptifs oraux
0,03 mg éthinylestradiol/ 0,15 mg lévonorgestrel DU, doravirine 100 mg QD)? éthinylestradiol ASC 0,98 (0,94 ; 1,03) Cmax 0,83 (0,80 ; 0,87) ? lévonorgestrel ASC 1,21 (1,14 ; 1,28) Cmax 0,96 (0,88 ; 1,05)Aucune adaptation de la posologie n'est nécessaire.
norgestimate/éthinylestradiolInteraction non étudiée avec la doravirine ou doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil. Attendu : ? norgestimate/éthinylestradiolAucune adaptation de la posologie n'est nécessaire.
Psychostimulants
modafinilInteraction non étudiée avec la doravirine ou doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil. Attendu : ↓ doravirine (Induction du CYP3A)La co-administration doit être évitée. Si la co-administration ne peut pas être évitée, une dose de 100 mg de doravirine doit être prise une fois par jour, environ 12 heures après la dose de doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil.
Sédatifs/Hypnotiques
midazolam (2 mg DU, doravirine 120 mg QD)? midazolam ASC 0,82 (0,70 ; 0,97) Cmax 1,02 (0,81 ; 1,28)Aucune adaptation de la posologie n'est nécessaire.
Statines
atorvastatine (20 mg DU, doravirine 100 mg QD)? atorvastatine ASC 0,98 (0,90 ; 1,06) Cmax 0,67 (0,52 ; 0,85)Aucune adaptation de la posologie n'est nécessaire.
rosuvastatine simvastatineInteraction non étudiée avec la doravirine ou doravirine/lamivudine/ténofovir disoproxil MSD. Attendu : ? rosuvastatine ? simvastatineAucune adaptation de la posologie n'est nécessaire.
? = augmentation, ↓ = diminution, ↔ = pas de changement IC = intervalle de confiance ; DU = dose unique ; QD = une fois par jour ; BID = deux fois par jour * ASC0-? pour une dose unique, ASC0-24 pour une fois par jour.


Incompatibilités

Sans objet.


Surdosage

Doravirine

Aucune information n'est disponible concernant les possibles signes et symptômes aigus d'un surdosage en doravirine.

Lamivudine

Une quantité négligeable de lamivudine ayant été éliminée par hémodialyse (de 4 heures), dialyse péritonéale continue ambulatoire et dialyse péritonéale automatique, on ne sait pas si une hémodialyse continue pourrait procurer un bénéfice clinique en cas de surdosage en lamivudine.

Ténofovir disoproxil

Le ténofovir disoproxil est efficacement éliminé par hémodialyse, avec un coefficient d'extraction d'environ 54 %. Après l'administration d'une dose unique de 245 mg dose de ténofovir disoproxil, une séance d'hémodialyse de 4 heures a éliminé environ 10 % de la dose de ténofovir administrée.


Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Delstrigo peut avoir une influence mineure sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines. Les patients doivent être informés que de la fatigue, des sensations vertigineuses et une somnolence ont été rapportées au cours du traitement par Delstrigo (voir rubrique Effets indésirables). Cela doit être pris en compte lors de l'évaluation de l'aptitude d'un patient à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

Grossesse

Il existe peu ou pas de données sur l'utilisation de la doravirine chez la femme enceinte. Un grand nombre de données chez la femme enceinte (plus de 3 000 résultats du premier trimestre) prenant le composant actif individuel lamivudine en association avec d'autres antirétroviraux n'a mis en évidence aucune toxicité malformative. Un nombre modéré de données chez la femme enceinte (résultats d'entre 300 et 1 000 grossesses) n'a mis en évidence aucune malformation, ni toxicité pour le fœtus ou le nouveau-né associées au ténofovir disoproxil.

Registre des grossesses sous antirétroviraux

Pour suivre les conséquences, chez la mère et le fœtus, d'une administration des antirétroviraux chez les patientes enceintes, un registre des grossesses sous antirétroviraux a été mis en place. Les médecins sont encouragés à inscrire les patientes dans ce registre.

Les études effectuées chez l'animal avec la doravirine n'ont pas mis en évidence d'effets délétères directs ou indirects sur la reproduction (voir rubrique Données de sécurité précliniques).

Les études effectuées chez l'animal avec le ténofovir disoproxil n'ont pas mis en évidence d'effets délétères directs ou indirects sur la reproduction (voir rubrique Données de sécurité précliniques).

Les études effectuées chez l'animal avec la lamivudine ont montré une augmentation des morts embryonnaires précoces chez les lapins mais pas chez les rats (voir rubrique Données de sécurité précliniques). Il a été montré qu'un transfert placentaire de lamivudine se produit chez les humains. La lamivudine peut inhiber la réplication cellulaire de l'ADN (voir rubrique Données de sécurité précliniques). La pertinence clinique de cette observation n'est pas connue.

Par mesure de précaution, il est préférable d'éviter l'utilisation de Delstrigo pendant la grossesse. Allaitement

On ne sait pas si la doravirine est excrétée dans le lait maternel. Les données

pharmacodynamiques/toxicologiques disponibles chez l'animal ont mis en évidence l'excrétion de doravirine dans le lait (voir rubrique Données de sécurité précliniques).

La lamivudine a été identifiée chez des nouveau-nés/nourrissons allaités de femmes traitées. Sur la base de plus de 200 paires mère/enfant traitées contre le VIH, les concentrations sériques de lamivudine chez les nourrissons allaités par des mères traitées contre le VIH sont très faibles (< 4 % des concentrations sériques maternelles) et elles diminuent progressivement jusqu'à des taux indétectables lorsque les nourrissons allaités atteignent l'âge de 24 semaines. Il n'y a pas de données disponibles sur la sécurité de la lamivudine en cas d'administration à des bébés âgés de moins

de 3 mois.

Le ténofovir est excrété dans le lait maternel. Il n'existe pas de données suffisantes sur les effets du ténofovir chez les nouveau-nés/nourrissons.

Compte tenu du risque de transmission du VIH-1 et du risque d'effets indésirables graves chez les nourrissons allaités, il est déconseillé aux mères d'allaiter leur enfant pendant le traitement par Delstrigo.

Fertilité

Aucune donnée chez l'Homme relative à l'effet de Delstrigo sur la fertilité n'est disponible. Les études effectuées chez l'animal à des niveaux d'exposition supérieurs à l'exposition chez les humains à la dose clinique recommandée n'ont pas mis en évidence d'effets délétères de la doravirine, la lamivudine ou le ténofovir disoproxil sur la fertilité (voir rubrique Données de sécurité précliniques).

Durée de conservation :

30 mois

Précautions particulières de conservation :

À conserver dans le flacon d'origine et conserver le flacon soigneusement fermé afin de le protéger de l'humidité. Ne pas retirer le dessiccant. Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation concernant la température.

Forme : Comprimé pelliculé

Dosage : 100 mg/300 mg/245 mg

Contenance : 30 comprimés

Laboratoire Titulaire : MSD BV

Laboratoire Exploitant : MSD FRANCE


Forme pharmaceutique

Comprimé pelliculé.

Comprimé ovale, jaune, de dimensions 21,59 mm × 11,30 mm, gravé avec le logo du laboratoire et 776 sur une face, et lisse sur l'autre face.


Composition exprimée par Comprimé

Principes Actifs :
  • Doravirine (100 mg)
  • Lamivudine (300 mg)
  • Ténofovir disoproxil fumarate (300 mg) (équivalent à 245 mg de ténofovir disoproxil)

Commentaire : Excipient à effet notoire Chaque comprimé pelliculé contient 8,6 mg de lactose (sous forme monohydraté).


Excipients :
  • Noyau du comprimé :
    • Croscarmellose sodique
    • Hypromellose acetate succinate
    • Magnésium stéarate
    • Cellulose microcristalline
    • Silice colloïdale anhydre
    • Sodium stéarylfumarate
  • Pelliculage :
    • Cire de carnauba
    • Hypromellose
    • Fer oxyde jaune
    • Lactose monohydraté (Effet notoire)
    • Titane dioxyde
    • Triacétine

*Cette fiche médicament a été générée à partir des données de la Banque Claude Bernard© (www.resip.fr) ne peut être utilisée isolément pour l'établissement d'un diagnostic, l'instauration d'un traitement ou une décision thérapeutique, qui relève de la compétence exclusive des professionnels de santé. Il est rappelé que le contenu de la Base Claude Bernard doit être considéré comme un ouvrage scientifique faisant l'objet d'une consultation critique laissant aux professionnels de santé les responsabilités de la prescription que le code leur reconnaît. La Base Claude Bernard a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments. Les données fournies ne peuvent être considérées comme exhaustives et peuvent avoir évolué depuis leur mise en ligne. Seul votre médecin est habilité à mettre en œuvre un traitement adapté à votre cas personnel. Les Données fournies sont la propriété de RESIP et ne peuvent être reproduites ou diffusées par quelque moyen, toute impression ne pouvant concerner que des extraits non substantiels et n'être effectuée qu'à des fins strictement personnelles et non commerciales.