VIZILATAN 50 microgrammes/mL, collyre en solution

Réduction de la pression intraoculaire (PIO) chez les patients atteints de glaucome à angle ouvert ou d'hypertonie intraoculaire.

Réduction de la pression intraoculaire (PIO) chez les patients pédiatriques ayant une pression intraoculaire élevée et souffrant de glaucome pédiatrique.


  • Glaucome à angle ouvert
  • Hypertonie intra-oculaire

Posologie

Adultes (y compris le sujet âgé)

La posologie recommandée est d'une goutte dans l'oeil (les yeux) atteint(s) une fois par jour. L'effet optimal est obtenu si VIZILATAN 50 microgrammes/mL, collyre en solution est administré le soir.

La posologie de VIZILATAN 50 microgrammes/mL, collyre en solution ne doit pas dépasser 1 instillation par jour ; en effet, il a été montré qu'une fréquence d'administration supérieure diminue l'effet hypotenseur sur la pression intraoculaire.

En cas d'oubli, le traitement doit être poursuivi normalement, par l'instillation suivante.

Population pédiatrique

VIZILATAN 50 microgrammes/mL, collyre en solution peut être utilisé chez les enfants à la même posologie que chez les adultes. Aucune donnée n'est disponible chez les enfants nés avant terme (âge gestationnel inférieur à 36 semaines). Les données dans la tranche d'âge < 1 an (4 patients) sont limitées (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).

Mode d'administration

Comme pour tout collyre, il est recommandé d'appliquer une pression sur le sac lacrymal (occlusion ponctuelle) au niveau du canthus interne pendant une minute afin de réduire une possible absorption systémique. Effectuer cette opération immédiatement après instillation de chaque goutte.

Les lentilles de contact doivent être retirées avant l'instillation du collyre et peuvent être remises 15 minutes après.

En cas d'utilisation concomitante de plusieurs médicaments ophtalmiques topiques, les instillations de chacun des collyres doivent être espacées d'au moins cinq minutes.

VIZILATAN 50 microgrammes/mL, collyre en solution est une solution stérile ne contenant pas de conservateur.

Résumé du profil de sécurité

La majorité des effets indésirables se rapporte au système oculaire. Dans un essai clinique en ouvert étudiant la tolérance du latanoprost sur 5 ans, 33% des patients ont développé une augmentation de la pigmentation irienne (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). D'autres effets indésirables oculaires sont généralement passagers et surviennent à l'administration de la dose.

Liste des effets indésirables

Les effets indésirables sont classés selon leur fréquence d'apparition, comme suit : très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100, <1/10), peu fréquent (≥1/1 000, <1/100), rare (≥1/10 000, <1/1 000) et très rare (<1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Classe de système d'organes

Fréquence

Effet indésirable

Infections et infestations

Fréquence rare

Kératite herpétique*§

Affections du système nerveux

Peu fréquent

Céphalées*

Etourdissement*

Affections oculaires

Très fréquent

Augmentation de la pigmentation de l'iris

Hyperhémie conjonctivale légère ou modérée

Irritation oculaire (sensation de brûlure, démangeaison, picotement et sensation de corps étranger)

Modification des cils et du duvet palpébral (augmentation de la longueur, de l'épaisseur, de la pigmentation et du nombre)

Fréquent

Kératite ponctuée, le plus souvent asymptomatique

Blépharite

Douleur oculaire

Photophobie

Conjonctivite*

Peu fréquent

Œdème palpébral

Sécheresse oculaire

Kératite*

Vision trouble

Œdème maculaire incluant oedème maculaire cystoïde*

Uvéite*

Rare

Iritis*

Œdème cornéen*

Erosion cornéenne

Œdème périorbital

Trichiasis*

Distichiase

Kyste irien*§

Réaction cutanée localisée sur la paupière

Assombrissement de la peau palpébrale

Pseudopemphigus de la conjonctive*§

Très rare

Modifications périorbitaires

et palpébrales entrainant un approfondissement du

sillon palpébral

Affections cardiaques

Peu fréquent

Angine de poitrine

Palpitations*

Très rare

Angine de poitrine instable

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Peu fréquent

Asthme*

Dyspnée*

Rare

Aggravation de l'asthme

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Peu fréquent

Eruption cutanée

Rare

Prurit

Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif

Peu fréquent

Douleur musculaire*

Douleur articulaire*

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Peu fréquent

Douleurs thoraciques*

* Effets indésirables identifiés après la commercialisation.

§ Fréquence calculée avec « La règle des 3 ».

Quelques très rares cas de calcification cornéenne ont été signalés en association avec l'utilisation de gouttes contenant des phosphates chez certains patients atteints de cornées gravement endommagées.

Descriptions des effets secondaires sélectionnés

Aucune information disponible.

Population pédiatrique

Dans 2 essais cliniques à court terme (≤ 12 semaines) incluant 93 (25 et 68) patients pédiatriques, le profil de sécurité était comparable à celui des adultes et aucun nouvel effet indésirable n'a été identifié. Les profils de sécurité à court terme dans les différents sous-groupes pédiatriques restaient comparables (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques). Les effets indésirables observés plus fréquemment chez l'enfant que chez l'adulte sont : rhino-pharyngite et fièvre.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.


Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition.

LISTE:

  • Hypersensibilité latanoprost
  • Hypersensibilité huile de ricin
  • Grossesse
  • Allaitement
  • Kératite à herpès simplex active
  • Antécédent de kératite herpétique récurrente associée aux analogues des prostaglandines

Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Le latanoprost est susceptible de modifier progressivement la couleur des yeux, en augmentant la quantité de pigments bruns dans l'iris. Avant l'instauration du traitement, les patients doivent être informés du risque de modification permanente de la couleur de l'oeil. Le traitement d'un seul oeil peut avoir pour conséquence une hétérochromie définitive.

Ce changement de couleur des yeux a surtout été observé chez des patients ayant l'iris de plusieurs couleurs, c'est-à-dire bleu-marron, gris-marron, jaune-marron et vert-marron. Dans les essais cliniques avec le latanoprost, le début de ce changement de couleur des yeux survient en général dans les 8 premiers mois du traitement, rarement lors de la deuxième ou troisième année, et n'a pas été observé après la quatrième année de traitement. Le taux de progression de la pigmentation irienne diminue avec le temps et est stable au bout de cinq ans. Les effets de l'augmentation pigmentaire au-delà de 5 ans n'ont pas été évalués. Dans un essai clinique en ouvert étudiant la tolérance du latanoprost sur cinq ans, 33% des patients ont développé une pigmentation de l'iris (voir rubrique Effets indésirables). La modification de la couleur de l'iris est discrète dans la majorité des cas et n'est pas souvent observée cliniquement. Chez les patients ayant l'iris de plusieurs couleurs, l'incidence a été de 7 à 85 %, l'incidence la plus élevée ayant été observée chez les patients ayant l'iris de couleur jaune-marron. Chez les patients ayant des yeux bleus de couleur uniforme, aucun changement de couleur n'a été observé et chez les patients ayant des yeux de couleur uniforme gris, verts ou marron, ces changements de couleur ont été rarement observés.

Le changement de couleur est dû à une augmentation de la teneur en mélanine des mélanocytes du stroma de l'iris et non à une augmentation du nombre de mélanocytes. Généralement, la pigmentation brune entourant la pupille s'étend de façon concentrique vers la périphérie dans les yeux concernés, et l'iris peut devenir, totalement ou partiellement, brun plus foncé. Aucune augmentation ultérieure de la pigmentation brune de l'iris n'a été observée après l'arrêt du traitement. Cet effet n'a été associé à aucun symptôme ni modification pathologique dans les essais cliniques jusqu'à ce jour.

Ni les nævi, ni les éphélides de l'iris n'ont été affectés par le traitement. Aucune accumulation de pigment dans le trabeculum ou en d'autres points de la chambre antérieure n'a été observée lors des essais cliniques. Sur la base de 5 années d'expérience clinique, l'augmentation de la pigmentation irienne n'a entraîné aucune séquelle clinique néfaste et le latanoprost peut être poursuivi en cas de pigmentation irienne. Cependant, les patients devront être suivis régulièrement et si le contexte clinique l'impose, le traitement par le latanoprost pourra être arrêté.

L'expérience du latanoprost est limitée dans le glaucome chronique à angle fermé, dans le glaucome à angle ouvert des patients pseudophaques et dans le glaucome pigmentaire. L'utilisation du latanoprost n'a pas été étudiée chez les patients présentant un glaucome inflammatoire, néovasculaire ou une affection inflammatoire oculaire. Le latanoprost a peu ou pas d'effet sur la pupille mais il n'a pas été expérimenté dans les crises de glaucome aigu par fermeture de l'angle. Dans ces conditions, il est donc recommandé d'utiliser VIZILATAN 50 microgrammes/mL, collyre en solution, avec précautions tant que les connaissances ne sont pas plus approfondies.

Il y a peu de données cliniques sur l'utilisation du latanoprost pendant la période peropératoire d'une chirurgie de la cataracte. VIZILATAN 50 microgrammes/mL, collyre en solution doit être utilisé avec précaution chez ces patients.

VIZILATAN 50 microgrammes/mL, collyre en solution doit être utilisé avec précaution chez les patients ayant des antécédents de kératite herpétique et doit être évité en cas de kératite à herpès simplex active et chez les patients ayant des antécédents de kératite herpétique récurrente associée aux analogues des prostaglandines.

Des cas d'oedèmes maculaires ont été rapportés (voir rubrique Effets indésirables) principalement chez des patients aphaques, chez des patients pseudophaques présentant une rupture capsulaire postérieure ou porteurs d'un implant en chambre antérieure ou chez des patients ayant des facteurs de risque connus d'oedème maculaire cystoïde (tels que les rétinopathies diabétiques et les occlusions veineuses rétiniennes). VIZILATAN 50 microgrammes/mL, collyre en solution doit être utilisé avec précaution chez les patients aphaques, chez les patients pseudophaques présentant une rupture capsulaire postérieure ou porteurs d'implant en chambre antérieure ainsi que chez les patients ayant des facteurs de risque connus d'oedème maculaire cystoïde.

Chez les patients présentant des facteurs de risques connus d'iritis/uvéites, VIZILATAN 50 microgrammes/mL, collyre en solution devra être utilisé avec précaution.

L'expérience du latanoprost chez les patients asthmatiques est limitée, toutefois des cas d'aggravation de l'asthme et/ou de dyspnée ont été rapportés après commercialisation. VIZILATAN doit par conséquent être utilisé avec précaution chez les patients asthmatiques jusqu'à ce que l'expérience soit suffisante (voir également la rubrique Effets indésirables).

Une modification de la coloration de la peau péri-orbitaire a été observée, la majorité des cas ayant été rapportés concernent des patients Japonais. A ce jour, l'expérience montre que cette modification de la coloration de la peau péri-orbitaire n'est pas définitive et est même réversible dans certains cas alors que le traitement par latanoprost est poursuivi.

Le latanoprost peut progressivement modifier les cils et le duvet palpébral de l'oeil traité et de ses contours. Ces changements incluent des cils ou un duvet plus longs, plus épais, plus foncés, en nombre plus important et une pousse mal orientée des cils. Les changements au niveau des cils sont réversibles à l'arrêt du traitement.

Population pédiatrique

Les données d'efficacité et de sécurité dans la tranche d'âge < 1 an (4 patients) sont très limitées (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques). Aucune donnée n'est disponible chez les enfants nés avant terme (âge gestationnel inférieur à 36 semaines).

Chez les enfants âgés de 0 à <3 ans souffrant de glaucome congénital primitif (GCP), la chirurgie (c'est-à-dire la trabéculotomie/goniotomie) reste le traitement de 1ère intention.

La sécurité d'emploi à long terme n'a pas encore été établie chez les enfants.

Excipients

VIZILATAN 50 microgrammes/mL, collyre en solution contient de l'hydroxystéarate de macrogolglycérol 40, qui peut causer des réactions cutanées.

LISTE:

  • Hétérochromie de l'iris
  • Glaucome à angle fermé
  • Pseudophaque
  • Glaucome pigmentaire
  • Glaucome inflammatoire
  • Glaucome néovasculaire
  • Inflammation oculaire
  • Antécédent de kératite herpétique
  • Chirurgie de la cataracte
  • Aphaque
  • Rupture capsulaire postérieure chez l'aphaque et le pseudophaque
  • Risque d'oedème maculaire
  • Port d'implant oculaire
  • Rétinopathie diabétique
  • Occlusion vasculaire rétinienne
  • Risque d'uvéite
  • Risque d'iritis
  • Asthme
  • Atteinte cornéenne
  • Port de lentilles de contact
  • Enfant de moins de 3 ans
  • Prématuré de moins de 36 semaines

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Aucun résultat conclusif d'interaction n'est disponible à ce jour.

Des élévations paradoxales de la pression intraoculaire ont été rapportées suite à l'administration ophtalmique concomitante de deux analogues de prostaglandines. Par conséquent, l'utilisation de deux ou plus de deux prostaglandines, analogues de prostaglandine, ou dérivés de prostaglandine n'est pas recommandée.

Population pédiatrique

Les études d'interaction n'ont été réalisées que chez l'adulte.


Incompatibilités

Des études réalisées in vitro ont montré une précipitation en cas de mélange d'un collyre contenant du thiomersal avec du latanoprost. Lorsque le patient doit utiliser un collyre de ce type, les deux instillations doivent être espacées d'au moins cinq minutes.


Surdosage

En dehors d'une irritation oculaire et d'une hyperhémie conjonctivale, aucun effet indésirable oculaire n'est connu pour être dû à un surdosage de latanoprost.

En cas d'ingestion accidentelle de VIZILATAN 50 microgrammes/mL, collyre en solution, les informations suivantes peuvent être utiles : un flacon contient 125 microgrammes de latanoprost. Plus de 90 % du principe actif est métabolisé lors du premier passage hépatique. L'injection intraveineuse de latanoprost chez les volontaires sains à la dose de 3 microgrammes/kg a provoqué des concentrations plasmatiques 200 fois plus importantes que celles observées au cours du traitement clinique et n'a entraîné l'apparition d'aucun symptôme, mais une dose comprise entre 5,5 et 10 microgrammes/kg a provoqué des nausées, des douleurs abdominales, des vertiges, une fatigue, des bouffées de chaleur et des sueurs. Chez le singe, le latanoprost a été injecté par voie intraveineuse à des doses allant jusqu'à 500 microgrammes/kg, sans effet notable sur le système cardio-vasculaire.

L'administration intraveineuse de latanoprost chez le singe a été associée à une bronchoconstriction transitoire. Aucune bronchoconstriction n'a toutefois été observée chez des patients présentant un asthme modéré après l'instillation du latanoprost, à une dose égale à sept fois la dose thérapeutique recommandée de latanoprost.

En cas de surdosage de VIZILATAN 50 microgrammes/mL, collyre en solution, le traitement devra être symptomatique.


Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Comme avec tout collyre, l'instillation du produit peut être suivie de vision trouble transitoire. Les patients ne doivent pas conduire ni utiliser de machines jusqu'à ce que la vision redevienne normale.