Médicaments


DOVATO 50 mg/300 mg, comprimé pelliculé

Dovato est indiqué dans le traitement de l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine de type 1 (VIH-1), chez l'adulte et l'adolescent âgés de plus de 12 ans et pesant au moins 40 kg, sans résistance connue ou suspectée à la classe des inhibiteurs d'intégrase, ou à la lamivudine (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).


  • Infection par le VIH-1

Dovato doit être prescrit par un médecin expérimenté dans la prise en charge de l'infection par le VIH.

Posologie

Adultes et adolescents (de plus de 12 ans et pesant au moins 40 kg)

La dose recommandée de Dovato chez l'adulte et l'adolescent est d'un comprimé de 50 mg/300 mg par jour.

Adaptation posologique

Le dolutégravir est disponible séparément dans le cas où une adaptation posologique serait indiquée en raison d'interactions médicamenteuses (par ex, rifampicine, carbamazépine, oxcarbazépine, phénytoïne, phénobarbital, millepertuis, étravirine (sans inhibiteur de protéase boosté), éfavirenz, névirapine, ou tipranavir/ritonavir, voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). Dans ces cas, le médecin doit se référer au Résumé des Caractéristiques du Produit du dolutégravir.

Omission de doses

En cas d'oubli d'une dose de Dovato, le patient doit prendre Dovato dès que possible s'il reste plus de 4 heures avant la dose suivante. S'il reste moins de 4 heures avant la prise suivante, la dose oubliée ne doit pas être prise et le patient doit simplement poursuivre son traitement habituel.

Sujets âgés

Les données concernant l'utilisation de Dovato chez les patients âgés de 65 ans et plus sont limitées. Aucune adaptation posologique n'est nécessaire (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Insuffisance rénale

L'utilisation de Dovato n'est pas recommandée chez les patients dont la clairance de la créatinine est < 50 mL/min (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). Aucune adaptation posologique n'est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale légère.

Insuffisance hépatique

Aucune adaptation posologique n'est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère ou modérée (Child-Pugh grade A ou B). Il n'y a pas de données disponibles chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (Child-Pugh grade C) ; Dovato doit par conséquent être utilisé avec prudence chez ces patients (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Population pédiatrique

La sécurité et l'efficacité de Dovato n'ont pas été établies chez les enfants âgés de moins de 12 ans ou pesant moins de 40 kg. Aucune donnée n'est disponible.

Mode d'administration

Voie orale.

Dovato peut être pris avec ou sans nourriture (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Bien qu'il ait été démontré que l'efficacité virologique d'un traitement antirétroviral réduise sensiblement le risque de transmission du VIH par voie sexuelle, un risque de transmission ne peut être exclu. Des précautions DOIVENT être prises conformément aux recommandations nationales afin de prévenir toute transmission.
Les femmes en âge de procréer DOIVENT réaliser un test de grossesse avant le début du traitement.
Les femmes en âge de procréer DOIVENT utiliser une méthode de contraception efficace pendant toute la durée du traitement.
Contacter IMMEDIATEMENT un médecin en cas de :
- Réaction allergique : éruption cutanée, fièvre, fatigue, gonflement parfois du visage ou de la bouche entrainant une gêne respiratoire, douleurs musculaires ou articulaires.
- Symptômes d'infection ou d'inflammation : palpitations ou tremblements, hyperactivité, faiblesse partant des mains et des pieds remontant vers le tronc.
NE PAS prendre de préparations à base de plantes contenant du millepertuis (Hypericum perforatum).

Résumé du profil de sécurité

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés sont les céphalées (3%), les diarrhées (2%), les nausées (2%) et les insomnies (2%).

L'effet indésirable le plus sévère rapporté avec le dolutégravir a été une réaction d'hypersensibilité caractérisée notamment par une éruption cutanée et une atteinte hépatique sévère (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Tableau récapitulatif des effets indésirables

Les effets indésirables issus des études cliniques et des notifications post-commercialisation sont listés par classe de systèmes d'organes et fréquence dans le Tableau 2. Les fréquences sont définies de la manière suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000), très rare (<1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Table 2: Tableau récapitulatif des effets indésirables de Dovato sur la base des données issues des études cliniques et des notifications post-commercialisation avec Dovato et ses composants individuels

FréquenceEffet indésirable
Affections hématologiques et du système lymphatique
Peu fréquent :neutropénie, anémie, thrombocytopénie
Très rare :érythroblastopénie
Affections du système immunitaire :
Peu fréquent :hypersensibilité (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi), syndrome de restauration immunitaire (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)
Troubles du métabolisme et de la nutrition :
Très rare :acidose lactique
Affections psychiatriques :
Fréquent :dépression, anxiété, insomnie, rêves anormaux
Peu fréquent :idées suicidaires*, tentative de suicide* *en particulier chez les patients ayant des antécédents de dépression ou de maladie psychiatrique.
Affections du système nerveux :
Très fréquent :céphalées
Fréquent :sensations vertigineuses, somnolence
Très rare :neuropathie périphérique, paresthésie
Affections gastro-intestinales :
Très fréquent :nausées, diarrhées
Fréquent :vomissements, flatulences, douleur/gêne abdominale
Rare:pancréatite
Affections hépatobiliaires :
Peu fréquent :hépatite
Rare :insuffisance hépatique aigue 1
Affections de la peau et du tissu sous cutané
Fréquent :éruption cutanée, prurit, alopécie
Rare :angioedème
FréquenceEffet indésirable
Affections musculo-squelettiques et systémiques :
Fréquent :arthralgie, troubles musculaires (incluant myalgie)
Rare :rhabdomyolyse
Troubles généraux et anomalies au site d'administration :
Fréquent :fatigue
Investigations :
Fréquent :élévation de la créatine phosphokinase (CPK) élévation de l'alanine aminotransférase (ALAT) et/ou de l'aspartate aminotransférase (ASAT)
Rare :élévation de l'amylase
1 Cet effet indésirable a été identifié au cours de la surveillance post-commercialisation du dolutégravir utilisé en association avec d'autres antirétroviraux. La fréquence rare a été estimée sur la base des notifications post-commercialisation.

Description de certains effets indésirables

Anomalies biologiques

Le dolutégravir a été associé à des augmentations de la créatinine sérique survenant au cours de la première semaine de traitement lorsqu'il était administré avec d'autres médicaments antirétroviraux. Des augmentations de la créatinine sérique ont été rapportées au cours des quatre premières semaines de traitement avec dolutégravir plus lamivudine puis une stabilisation a été observée pendant 48 semaines. Dans les études combinées GEMINI, une variation moyenne de 10,3 µmol/L (entre -36,3 et 55,7 µmol/L) par rapport à l'inclusion à été observée à l'issue des 48 semaines de traitement. Ces variations sont liées à l'effet inhibiteur du dolutégravir sur les transporteurs tubulaires rénaux de la créatinine. Ces variations ne sont pas considérées comme cliniquement pertinentes et ne se traduisent pas par un changement du débit de filtration glomérulaire.

Infection concomitante par le virus de l'hépatite B ou C

Des patients co-infectés par le virus de l'hépatite B et/ou C ont été autorisés à participer aux études de phase III du dolutégravir (formulation individuelle), sous réserve que les valeurs à l'inclusion des tests de la fonction hépatique aient été inférieures ou égales à 5 fois la limite supérieure de la normale (LSN). Globalement, le profil de sécurité chez les patients co-infectés par le virus de l'hépatite B et/ou C était similaire à celui observé chez les patients non co-infectés par le virus de l'hépatite B ou C, bien que les taux d'anomalies des ASAT et ALAT aient été plus élevés dans le sous-groupe de patients co-infectés par le virus de l'hépatite B et/ou C au sein de tous les groupes de traitement. Des élévations des tests de la fonction hépatique compatibles avec un syndrome de restauration immunitaire ont été observées chez certains sujets co-infectés par le virus de l'hépatite B et/ou C au début du traitement par dolutégravir, en particulier chez ceux dont le traitement contre l'hépatite B avait été arrêté (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Paramètres métaboliques

Une augmentation du poids corporel ainsi que des taux de lipides et de glucose sanguins peuvent survenir au cours d'un traitement antirétroviral (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Ostéonécrose

Des cas d'ostéonécrose ont été rapportés, en particulier chez des patients présentant des facteurs de risque connus, un stade avancé de la maladie liée au VIH ou un traitement par association d'antirétroviraux au long cours. Leur fréquence de survenue n'est pas connue (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Syndrome de restauration immunitaire

Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère au moment de l'instauration du traitement par une association d'antirétroviraux, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut se produire. Des maladies auto-immunes (telle que la maladie de Basedow et l'hépatite auto-immune) ont également été rapportées ; toutefois, le délai de survenue rapporté varie davantage, et ces évènements peuvent survenir plusieurs mois après l'initiation du traitement (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Population pédiatrique

Il n'y a pas de données issues d'études cliniques sur les effets de Dovato dans la population pédiatrique. Les composants individuels ont été étudiés chez l'adolescent (de 12 à 17 ans).

Sur la base des données limitées disponibles chez les adolescents (de 12 à 17 ans) traités avec la formulation individuelle du dolutégravir ou de la lamivudine utilisés en association avec d'autres antirétroviraux, il n'y a pas eu d'autres types d'effets indésirables que ceux observés dans la population adulte.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration - voir Annexe V*.


  • Neutropénie
  • Anémie
  • Thrombocytopénie
  • Erythroblastopénie
  • Hypersensibilité
  • Syndrome de restauration immunitaire
  • Acidose lactique
  • Dépression
  • Anxiété
  • Insomnie
  • Rêves anormaux
  • Idée suicidaire
  • Tentative de suicide
  • Céphalée
  • Sensation vertigineuse
  • Somnolence
  • Neuropathie périphérique
  • Paresthésie
  • Nausée
  • Diarrhée
  • Vomissement
  • Flatulence
  • Douleur abdominale
  • Gêne abdominale
  • Pancréatite
  • Hépatite
  • Insuffisance hépatique aiguë
  • Eruption cutanée
  • Prurit cutané
  • Alopécie
  • Angioedème
  • Arthralgie
  • Troubles musculaires
  • Myalgie
  • Rhabdomyolyse
  • Fatigue
  • Elévation de la créatine phosphokinase
  • Elévation de l'alanine aminotransférase
  • Elévation de l'aspartate aminotransférase
  • Elévation des amylases
  • Augmentation de la créatinine sérique
  • Augmentation des valeurs des tests hépatiques
  • Augmentation du poids
  • Augmentation des lipides sanguins
  • Augmentation du glucose
  • Ostéonécrose
  • Réaction inflammatoire à des infections opportunistes
  • Maladie auto-immune
  • Maladie de Basedow
  • Hépatite auto-immune
Contre-indications

Hypersensibilité aux substances actives ou à l'un des excipients listés en rubrique Composition.

LISTE:

  • Absence de contraception féminine efficace
  • Allaitement
  • Insuffisance rénale (Clcr < 50 ml/mn)
  • Grossesse

Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Transmission du VIH

Bien qu'il ait été démontré que l'efficacité virologique d'un traitement antirétroviral réduise sensiblement le risque de transmission du VIH par voie sexuelle, un risque de transmission ne peut être exclu. Des précautions doivent être prises conformément aux recommandations nationales afin de prévenir toute transmission.

Réactions d'hypersensibilité

Des réactions d'hypersensibilité ont été rapportées chez des patients traités par dolutégravir ; celles-ci étaient caractérisées par une éruption cutanée, des symptômes généraux et parfois par un dysfonctionnement d'organe, comme une atteinte hépatique sévère. Dovato et les autres médicaments suspectés doivent être arrêtés immédiatement dès l'apparition de signes ou symptômes évocateurs d'une réaction d'hypersensibilité (incluant notamment une éruption cutanée sévère ou une éruption cutanée avec augmentation des enzymes hépatiques, fièvre, malaise général, fatigue, douleurs musculaires ou articulaires, phlyctènes, lésions buccales, conjonctivite, œdème de la face, éosinophilie, angio-œdème). L'état clinique, ainsi que les transaminases hépatiques et la bilirubine, doivent être surveillés. Un retard dans l'arrêt de Dovato ou des autres substances actives suspectées en cas de survenue d'une réaction d'hypersensibilité peut mettre en jeu le pronostic vital du patient.

Poids corporel et paramètres métaboliques

Une augmentation du poids corporel ainsi que des taux de lipides et de glucose sanguins peuvent survenir au cours d'un traitement antirétroviral. De telles modifications peuvent en partie être liées au contrôle de la maladie et au mode de vie. Si pour les augmentations des taux de lipides, il est bien établi dans certains cas qu'il existe un effet du traitement, aucun lien n'est clairement établi entre une prise de poids et un quelconque traitement antirétroviral. Le contrôle des taux de lipides et de glucose sanguins devra tenir compte des recommandations en vigueur encadrant les traitements contre le VIH. Les troubles lipidiques devront être pris en charge en fonction du tableau clinique.

Atteinte hépatique

Les patients atteints d'une hépatite chronique B ou C et traités par association d'antirétroviraux présentent un risque accru de développer des réactions indésirables hépatiques sévères et potentiellement fatales. En cas d'administration concomitante d'un traitement antiviral contre le virus de l'hépatite B ou C, veuillez consulter le résumé des caractéristiques du produit de ces médicaments.

Dovato contient de la lamivudine, qui est une substance active contre le virus de l'hépatite B. Le dolutégravir n'a pas cette action. La lamivudine utilisée en monothérapie n'est généralement pas considérée comme un traitement adéquat contre le virus de l'hépatite B, le risque de développement de résistance du virus de l'hépatite B étant élevé. Si Dovato est utilisé chez des patients co-infectés par le virus de l'hépatite B, un traitement antiviral supplémentaire est par conséquent généralement nécessaire. Il convient de se référer aux recommandations thérapeutiques en vigueur.

Si le traitement par Dovato est arrêté chez des patients co-infectés par le virus de l'hépatite B (VHB), il est recommandé de procéder à une surveillance régulière de la fonction hépatique et des marqueurs de la réplication du VHB, l'interruption de la lamivudine pouvant entraîner une exacerbation sévère de l'hépatite.

Les patients ayant des troubles préexistants de la fonction hépatique, y compris une hépatite chronique active, ont une fréquence plus élevée d'anomalies de la fonction hépatique au cours d'un traitement par association d'antirétroviraux, et doivent faire l'objet d'une surveillance appropriée. Chez ces patients, en cas d'aggravation confirmée de l'atteinte hépatique, l'interruption ou l'arrêt du traitement devra être envisagé.

Syndrome de restauration immunitaire

Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère au moment de l'instauration du traitement par association d'antirétroviraux, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut apparaître et entraîner des manifestations cliniques graves ou une aggravation des symptômes. De telles réactions ont été observées classiquement au cours des premières semaines ou mois suivant l'instauration du traitement par association d'antirétroviraux. Des exemples pertinents sont les rétinites à cytomégalovirus, les infections mycobactériennes généralisées et/ou localisées et les pneumonies à Pneumocystis jirovecii (souvent appelées PCP). Tout symptôme inflammatoire doit être évalué et un traitement doit être instauré si nécessaire. Des maladies auto-immunes (telles que la maladie de Basedow et l'hépatite auto-immune) ont également été rapportées dans le cadre de la restauration immunitaire ; toutefois, le délai de survenue rapporté est plus variable, et les manifestations cliniques peuvent survenir plusieurs mois après l'initiation du traitement.

Des élévations des tests hépatiques compatibles avec un syndrome de restauration immunitaire ont été rapportées chez certains patients co-infectés par le virus de l'hépatite B et/ou C au début du traitement par dolutégravir. La surveillance des tests hépatiques est recommandée chez ces patients co-infectés par le virus de l'hépatite B et/ou C. (voir « Atteinte hépatique » plus haut dans cette rubrique et voir rubrique Effets indésirables).

Dysfonctionnement mitochondrial à la suite d'une exposition in utero

Les analogues nucléosidiques et nucléotidiques peuvent avoir un impact plus ou moins sévère sur la fonction mitochondriale, l'effet le plus marqué étant observé avec la stavudine, la didanosine et la zidovudine. Des cas de dysfonctionnement mitochondrial ont été rapportés chez des nourrissons non infectés par le VIH, exposés in utero et/ou en période post-natale à des analogues nucléosidiques ; il s'agissait majoritairement d'associations comportant de la zidovudine. Les effets indésirables principalement rapportés sont des atteintes hématologiques (anémie, neutropénie) et des troubles métaboliques (hyperlactatémie, hyperlipasémie). Ces effets indésirables ont souvent été transitoires. Des troubles neurologiques d'apparition tardive ont été rapportés dans de rares cas (hypertonie, convulsions, troubles du comportement). Le caractère transitoire ou permanent de ces troubles neurologiques n'est pas établi à ce jour. Ces données doivent être prises en compte chez tout enfant exposé in utero à des analogues nucléosidiques et nucléotidiques, qui présentent des manifestations cliniques sévères d'étiologie inconnue, en particulier des manifestations neurologiques. Ces données ne modifient pas les recommandations actuelles nationales quant à l'utilisation d'un traitement antirétroviral chez la femme enceinte dans la prévention de la transmission materno-fœtale du VIH.

Ostéonécrose

Bien que l'étiologie soit considérée comme multifactorielle (dont l'utilisation de corticoïdes, des biphosphonates, la consommation d'alcool, une immunosuppression sévère, un indice de masse corporelle élevé), des cas d'ostéonécrose ont été rapportés chez des patients à un stade avancé de la maladie liée au VIH et/ou ayant été exposés à un traitement par association d'antirétroviraux au long cours. Il est conseillé aux patients de solliciter un avis médical s'ils éprouvent des douleurs et des arthralgies, une raideur articulaire ou des difficultés pour se mouvoir.

Infections opportunistes

Les patients doivent être informés que le dolutégravir, la lamivudine ou tout autre traitement antirétroviral ne guérit pas l'infection par le VIH et que l'apparition d'infections opportunistes ou d'autres complications liées à l'infection par le VIH reste, par conséquent, possible. Les patients doivent donc faire l'objet d'une surveillance clinique attentive par des médecins expérimentés dans la prise en charge des maladies associées au VIH.

Interactions avec d'autres médicaments

La posologie recommandée de dolutégravir est de 50 mg deux fois par jour en cas d'administration concomitante avec la rifampicine, la carbamazépine, l'oxcarbazépine, la phénytoïne, le phénobarbital, le millepertuis, l'étravirine (sans inhibiteurs de protéase boostés), l'efavirenz, la névirapine ou le tipranavir/ritonavir (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Dovato ne doit pas être co-administré avec des antiacides contenant des cations polyvalents. Il est recommandé de prendre les antiacides contenant des cations polyvalents 2 heures après ou 6 heures avant la prise de Dovato (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Lorsqu'il est pris avec de la nourriture, Dovato peut être pris en même temps que des suppléments ou des compléments multi-vitaminés contenant du calcium, du fer ou du magnésium. Si Dovato est administré à jeun, il est recommandé de prendre des suppléments ou des compléments multi-vitaminés contenant du calcium, du fer ou du magnésium 2 heures après ou 6 heures avant la prise de Dovato (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Le dolutégravir augmente les concentrations plasmatiques de la metformine. Une adaptation posologique de la metformine doit être envisagée à l'initiation et à l'arrêt de l'administration concomitante avec Dovato afin de maintenir le contrôle de la glycémie (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). La metformine étant éliminée par voie rénale, il est important de surveiller la fonction rénale en cas de traitement concomitant avec Dovato. Cette association peut augmenter le risque d'acidose lactique chez les patients ayant une insuffisance rénale modérée (stade 3a, clairance de la créatinine [ClCr] comprise entre 45 et 59 ml/min) ; elle doit donc être utilisée avec prudence chez ces patients. Une réduction de la posologie de la metformine doit être fortement envisagée.

L'association de Dovato avec la cladribine n'est pas recommandée (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Dovato ne doit pas être pris avec d'autres médicaments contenant du dolutégravir ou de la lamivudine, sauf lorsqu'un ajustement posologique du dolutégravir est indiqué en raison d'une interaction médicamenteuse (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

LISTE:

  • Posologies limitées à l'adulte et à l'enfant de plus de 12 ans
  • Posologies limitées à l'adulte et à l'enfant de plus de 40 kg
  • Réaction d'hypersensibilité
  • Surveillance triglycéridémie
  • Surveillance cholestérolémie
  • Surveillance glycémie
  • Troubles lipidiques
  • Hépatite B
  • Hépatite C
  • Trouble de la fonction hépatique
  • Syndrome de restauration immunitaire
  • Syndrome inflammatoire
  • Ostéonécrose
  • Douleur osseuse
  • Arthralgie
  • Raideur articulaire
  • Difficulté à se mouvoir
  • Infection opportuniste
  • Insuffisance hépatique sévère
  • Femme en âge de procréer

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Aucune étude d'interaction n'a été réalisée avec Dovato. Dovato contient du dolutégravir et de la lamivudine, par conséquent les interactions identifiées avec chacune de ces substances actives peuvent se produire avec Dovato. Aucune interaction médicamenteuse cliniquement significative n'est attendue entre le dolutégravir et la lamivudine.

Effet d'autres médicaments sur la pharmacocinétique du dolutégravir et de la lamivudine

L'élimination du dolutégravir s'effectue principalement via métabolisation par l'uridine diphosphate glucuronosyl transférase (UGT)1A1. Le dolutégravir est également un substrat de l'UGT1A3, l'UGT1A9, du CYP3A4, de la glycoprotéine-P (P-gp) et de la BCRP (protéine de résistance du cancer du sein). L'administration concomitante de Dovato avec d'autres médicaments inhibant l'UGT1A1, l'UGT1A3, l'UGT1A9, le CYP3A4, et/ou la P-gp peut, par conséquent, augmenter la concentration plasmatique du dolutégravir. Les médicaments qui induisent ces enzymes ou ces transporteurs peuvent entraîner une diminution de la concentration plasmatique de dolutégravir et réduire son effet thérapeutique.

L'absorption du dolutégravir est réduite par certaines substances antiacides et suppléments contenant des cations métalliques (voir Tableau 1).

La lamivudine est éliminée par voie rénale. La sécrétion rénale active de la lamivudine dans les urines se fait par l'intermédiaire du transporteur de cations organiques (OCT) 2 et de transporteurs d'extrusion de multiples médicaments et toxines (MATE1 et MATE2-K). Il a été démontré que le triméthoprime (un inhibiteur de ces transporteurs) augmentait la concentration plasmatique de lamivudine, cependant cette augmentation n'était pas cliniquement significative (voir Tableau 1). Le dolutégravir est un inhibiteur de OCT2 et de MATE1 ; toutefois, d'après l'analyse d'une étude transversale, les concentrations de lamivudine ont été similaires avec ou sans administration concomitante de dolutégravir, indiquant que le dolutégravir n'a pas d'effet significatif sur l'exposition à la lamivudine in vivo.

La lamivudine est également un substrat du transporteur d'absorption hépatique OCT1. L'élimination hépatique jouant un rôle mineur dans la clairance de la lamivudine, il est peu probable que les interactions médicamenteuses résultant de l'inhibition de OCT1 soient cliniquement significatives.

Bien que la lamivudine soit un substrat de la BCRP et de la P-gp in vitro, étant donné sa biodisponibilité absolue élevée (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques), il est peu probable que les inhibiteurs de ces transporteurs d'efflux aient un impact cliniquement significatif sur les concentrations de la lamivudine.

Effet du dolutégravir et de la lamivudine sur la pharmacocinétique d'autres médicaments

In vivo, le dolutégravir n'a pas eu d'effet sur le midazolam, substrat de référence du CYP3A4. Compte tenu des données in vivo et/ou in vitro, le dolutégravir ne devrait pas modifier la pharmacocinétique des médicaments substrats des principaux enzymes ou transporteurs, tels que le CYP3A4, le CYP2C9 et la P-gp (pour plus d'informations, voir la rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

In vitro, le dolutégravir a inhibé les transporteurs rénaux OCT2 et MATE-1. In vivo, une diminution de 10 à 14 % de la clairance de la créatinine (dont la fraction sécrétée dépend des transporteurs OCT2 et MATE-1) a été observée chez des patients. In vivo, le dolutégravir peut accroître les concentrations plasmatiques de médicaments dont l'excrétion dépend de l'OCT2 ou de MATE-1 (par ex. metformine) (voir Tableau 1 et rubrique Contre-indications).

In vitro, le dolutégravir a inhibé les transporteurs rénaux d'anions organiques OAT1 et OAT3. Compte tenu de l'absence d'effet in vivo sur la pharmacocinétique du ténofovir, substrat de l'OAT, une inhibition in vivo de l'OAT1 est peu probable. L'inhibition de l'OAT3 n'a pas été étudiée in vivo. Le dolutégravir pourrait augmenter les concentrations plasmatiques des médicaments dont l'excrétion dépend de l'OAT3.

In vitro, la lamivudine a été un inhibiteur de OCT1 et OCT2 ; les conséquences cliniques ne sont pas connues.

Le Tableau 1 présente la liste des interactions établies et théoriques avec certains médicaments antirétroviraux et non antirétroviraux.

Tableau des interactions

Les interactions entre le dolutégravir, la lamivudine et les médicaments co-administrés sont listées dans le tableau 1 (le symbole « ↑ » indique une augmentation, le symbole « ↓ » indique une diminution, le symbole « ↔ » indique une absence de modification ; ASC signifie l'aire sous la courbe concentration/temps ; Cmax signifie la concentration maximum observée). Ce tableau ne doit pas être considéré comme exhaustif mais il est représentatif des classes étudiées.

Tableau 1 : Interactions médicamenteuses

Médicaments par classe thérapeutiqueEffet sur la concentration des médicaments : Pourcentage moyen de variation (%)Recommandations concernant la co- administration
Médicaments antirétroviraux
Inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse
Étravirine sans inhibiteurs de protéase boostés/ DolutégravirDolutégravir
 ASC 71 %
 Cmax ↓ 52 %
 Ct ↓ 88 %

Étravirine
(induction des enzymes UGT1A1 et CYP3A)
L'étravirine sans inhibiteurs de protéase boostés diminue la concentration plasmatique du dolutégravir. La posologie recommandée de dolutégravir est de 50 mg deux fois par jour pour les patients prenant de l'étravirine sans inhibiteurs de protéase boostés. Dovato étant un comprimé à dose fixe, un comprimé supplémentaire de 50 mg de dolutégravir doit être administré, environ 12 heures après Dovato tant qu'il est co-administré avec l'étravirine sans inhibiteur de protéase boosté (une formulation individuelle de dolutégravir est disponible pour cette adaptation posologique, voir rubrique Posologie et mode d'administration).
Lopinavir+ritonavir + étravirine/DolutégravirDolutégravir
ASC 11%
Cmax ↑
7% Ct 28%
Aucune adaptation posologique n'est nécessaire.

Lopinavir
Ritonavir
Etravirine

Darunavir+ritonavir +Dolutégravir ↓Aucune adaptation posologique n'est nécessaire.
étravirine/ DolutégravirASC 25%

Cmax 12%

Ct 36%
Médicaments par classe thérapeutiqueEffet sur la concentration des médicaments : Pourcentage moyen de variation (%)Recommandations concernant la co- administration

Darunavir
 Ritonavir ↔
Etravirine

Éfavirenz/DolutégravirDolutégravir 
ASC ↓ 57 %
Cmax 39 %
Ct 75 %

Éfavirenz (témoins historiques) (induction des enzymes UGT1A1 et CYP3A)
La posologie recommandée de dolutégravir est de 50 mg deux fois par jour en cas d'administration concomitante avec l'éfavirenz. Dovato étant un comprimé à dose fixe, un comprimé supplémentaire de 50 mg de dolutégravir doit être administré, environ 12 heures après Dovato tant qu'il est co-administré avec l'éfavirenz (une formulation individuelle de dolutégravir est disponible pour cette adaptation posologique, voir rubrique Posologie et mode d'administration).
Névirapine/DolutégravirDolutégravir
 (Non étudié ; la diminution de l'exposition devrait être similaire à celle observée avec l'éfavirenz du fait de l'induction)
La posologie recommandée de dolutégravir est de 50 mg deux fois par jour en cas d'administration concomitante avec la névirapine. Dovato étant un comprimé à dose fixe, un comprimé supplémentaire de 50 mg de dolutégravir doit être administré, environ 12 heures après Dovato tant qu'il est co-administré avec la névirapine (une formulation individuelle de dolutégravir est disponible pour cette adaptation posologique, voir rubrique Posologie et mode d'administration).
Rilpivirine/DolutégravirDolutégravir
 ASC 12 %
Cmax 13 %
22 %

Rilpivirine ↔
Aucune adaptation posologique n'est nécessaire.
Inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTI)
Ténofovir disoproxilDolutégravir
ASC 1 %
Cmax 3 %
Ct 8 %
Ténofovir
Aucune adaptation posologique n'est nécessaire lorsque Dovato est associé avec du ténofovir, de la didanosine, de la stavudine ou de la zidovudine.
Emtricitabine, didanosine, stavudine, ténofovir alafenamide, zidovudineInteractions non étudiéesL'utilisation de Dovato n'est pas recommandée en association avec des produits contenant de l'emtricitabine, car la lamivudine (contenue dans Dovato) et l'emtricitabine sont toutes deux des analogues de la cytidine (c'est-à-dire qu'il existe un risque d'interactions intracellulaires (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)).
Médicaments par classeEffet sur laRecommandations concernant la co-
thérapeutiqueconcentration des médicaments :administration

Pourcentage moyen de

variation (%)
Inhibiteurs de protéase
Atazanavir /DolutégravirDolutégravir
ASC 91 %
Cmax 50 %
Ct 180 %

Atazanavir (témoins historiques) (inhibition des enzymes UGT1A1 et CYP3A)
Aucune adaptation posologique n'est nécessaire.
Atazanavir + ritonavir /DolutégravirDolutégravir
 ASC 62 %
 Cmax 34 %
 Cτ 121 %
Aucune adaptation posologique n'est nécessaire.

Atazanavir
 Ritonavir

Tipranavir + ritonavir /DolutégravirDolutégravir
 ASC ↓ 59 %
 Cmax 47 %
 Cτ 76 %


Tipranavir
 Ritonavir (induction des enzymes UGT1A1 et CYP3A)
La posologie recommandée de dolutégravir est de 50 mg deux fois par jour en cas d'administration concomitante avec tipranavir/ritonavir. Dovato étant un comprimé à dose fixe, un comprimé supplémentaire de 50 mg de dolutégravir doit être administré, environ 12 heures après Dovato tant qu'il est co-administré avec tipranavir/ritonavir (une formulation individuelle de dolutégravir est disponible pour cette adaptation posologique, voir rubrique Posologie et mode d'administration).
Fosamprénavir + ritonavir/DolutégravirDolutégravir
 ASC 35 %
Cmax 24 %
49 %
Fosamprénavir
Ritonavir ↔ (induction des enzymes UGT1A1 et CYP3A)
L'association fosamprénavir+ritonavir entraîne une diminution des concentrations de dolutégravir ; mais d'après les données limitées disponibles, cette association n'a pas entraîné de diminution de l'efficacité dans les études de phase III. Aucune adaptation posologique n'est nécessaire.
Lopinavir + ritonavir/ DolutégravirDolutégravir ↔
ASC ↓ 4 %
Cmax 0 %
C
24 6 %
Aucune adaptation posologique n'est nécessaire.

Lopinavir ↔
Ritonavir

Médicaments par classeEffet sur laRecommandations concernant la co-
thérapeutiqueconcentration des médicaments :administration

Pourcentage moyen de

variation (%)
Darunavir+ritonavir/ DolutégravirDolutégravir
ASC ↓ 22 %
Cmax 11 %
C
24 ↓ 38 %
Aucune adaptation posologique n'est nécessaire.

Darunavir
 Ritonavir ↔ (induction des enzymes UGT1A1 et CYP3A)

Autres substances actives antivirales
Bocéprévir / DolutégravirDolutégravir
 ASC 7 %
C
max5 %
Ct 8 %
Bocéprévir (témoins historiques)
Aucune adaptation posologique n'est nécessaire.
Daclatasvir /DolutégravirDolutégravir
 ASC ↑ 33%
Cmax 29%
Cτ ↑ 45%
Daclatasvir ↔
Le daclatasvir n'a pas modifié de façon cliniquement significative la concentration plasmatique du dolutégravir. Le dolutégravir n'a pas modifié la concentration plasmatique du daclatasvir. Aucune adaptation posologique n'est nécessaire.
Ledipasvir/Sofosbuvir/ Lamvudine (avec de l'abacavir)Lamivudine
 Ledipasvir
 Sofosbuvir
Aucune adaptation posologique n'est nécessaire.
Sofosbuvir/ Velpatasvir/DolutégravirDolutégravir
 Sofosbuvir
 Velpatasvir
Aucune adaptation posologique n'est nécessaire.
RibavirineInteraction non étudiée. Interaction cliniquement significative peu probable.Aucune adaptation posologique n'est nécessaire.
Médicaments anti-infectieux
Triméthoprime/sulfaméth oxazole (Co-trimoxazole) /Lamivudine (160 mg/800 mg une fois par jour pendant 5 jours/300 mg dose unique)Lamivudine:
ASC 43%
Cmax 7%
Triméthoprime:
ASC
 Sulfaméthoxazole :
ASC
Aucune adaptation posologique n'est nécessaire.

(Inhibition du transporteur de cation organique)
Médicaments par classe thérapeutiqueEffet sur la concentration des médicaments : Pourcentage moyen de variation (%)Recommandations concernant la co- administration
Anti-mycobactériens
Rifampicine/DolutégravirDolutégravir
 ASC 54%
Cmax 43%
72% (induction des enzymes UGT1A1 et CYP3A)
La posologie recommandée de dolutégravir est de 50 mg deux fois par jour en cas d'administration concomitante avec la rifampicine. Dovato étant un comprimé à dose fixe, un comprimé supplémentaire de 50 mg de dolutégravir doit être administré, environ 12 heures après Dovato tant qu'il est co-administré avec la rifampicine (une formulation individuelle de dolutégravir est disponible pour cette adaptation posologique, voir rubrique Posologie et mode d'administration).
Rifabutine/DolutégravirDolutégravir
 ASC 5%
Cmax 16%
Ct 30% (induction des enzymes UGT1A1 et CYP3A)
Aucune adaptation posologique n'est nécessaire.
Anticonvulsivants
Carbamazépine/Dolutégr avirDolutégravir
ASC 49%
Cmax 33%
73%
La posologie recommandée de dolutégravir est de 50 mg deux fois par jour, en cas d'administration concomitante avec ces inducteurs métaboliques. Dovato étant un comprimé à dose fixe, un comprimé supplémentaire de 50 mg de dolutégravir doit être administré, environ 12 heures après Dovato tant qu'il est co-administré avec ces inducteurs métaboliques (une formulation individuelle de dolutégravir est disponible pour cette adaptation posologique, voir rubrique Posologie et mode d'administration).
Phénobarbital/Dolutégrav ir Phénytoïne/Dolutégravir Oxcarbazépine/ DolutégravirDolutegravir ↓ (Non étudié. Une diminution est attendue en raison de l'induction des enzymes UGTA1 et CYP3A ; une diminution de l'exposition similaire à celle observée avec la carbamazépine est attendue).
Antihistaminiques (antagonistes du récepteur H2 de l'histamine)
RanitidineInteraction non étudiée. Interaction cliniquement significative peu probable.Aucune adaptation posologique n'est nécessaire.
CimétidineInteraction non étudiée. Interaction cliniquement significative peu probable.Aucune adaptation posologique n'est nécessaire.
Médicaments par classe thérapeutiqueEffet sur la concentration des médicaments : Pourcentage moyen de variation (%)Recommandations concernant la co- administration
Cytotoxiques
Cladribine/ LamivudineInteraction non étudiée. In vitro, la lamivudine inhibe la phosphorylation intracellulaire de la cladribine, entraînant un risque potentiel de perte d'efficacité de la cladribine en cas d'association de ces deux molécules en pratique clinique. Certaines données cliniques suggèrent également une possible interaction entre la lamivudine et la cladribine.L'utilisation concomitante de Dovato et de la cladribine n'est pas recommandée (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Divers
Sorbitol
Solution de sorbitol (3,2 g, 10,2 g, 13,4 g) / LamivudineDose unique de solution buvable de lamivudine à 300 mg.
Lamivudine:
ASC 14% ; 32%; 36%
Cmax 28% ; 52%, 55%.
Dans la mesure du possible, évitez la co- administration chronique de Dovato avec des médicaments contenant du sorbitol ou d'autres polyols à action osmotique ou alcools monosaccharidiques (par exemple : xylitol, mannitol, lactitol, maltitol). Si elle ne peut être évitée, des contrôles plus fréquents de la charge virale du VIH-1 doivent être envisagés.
Antiacides et compléments alimentaires
Anti-acides contenant du Magnésium/Aluminium /Dolutégravir Dolutégravir
 ASC 74%
 Cmax 72%
(complexe se liant aux ions polyvalents)
Les anti-acides à base de magnésium/aluminium doivent être pris à distance de la prise de Dovato (au moins 2 heures après ou 6 heures avant).
Suppléments en Calcium /Dolutégravir (administration à jeun)Dolutégravir
ASC 39%
Cmax 37%
C24 39%
(complexe se liant aux ions polyvalents)
Les diminutions de l'exposition au dolutégravir ont été observées lors de la prise de dolutégravir avec ces suppléments ou compléments
Suppléments en fer /Dolutégravir (administration à jeun)Dolutégravir
 ASC ↓ 54%
 Cmax 57%
C24 56%
(complexe se liant aux ions polyvalents)
  • Lorsqu'il est pris avec des aliments, Dovato et les suppléments ou compléments multivitaminés contenant du calcium, du fer ou du magnésium peuvent être pris en même temps.

  • Si Dovato est administré à jeun, les suppléments ou compléments multivitaminés doivent être pris au moins 2 heures après ou 6 heures avant la prise de Dovato.

Médicaments par classe thérapeutiqueEffet sur la concentration des médicaments : Pourcentage moyen de variation (%)Recommandations concernant la co- administration
Compléments multivitaminés (contenant du calcium, du fer et du magnésium)/ Dolutégravir (administration à jeun)Dolutégravir
ASC 33%
Cmax 35%
C24 32% (complexe se liant aux ions polyvalents)
multivitaminés dans des conditions à jeun. Avec de la nourriture, les modifications de l'exposition suite à la prise de Dovato avec des suppléments en calcium ou en fer sont dues à l'effet de la nourriture, entraînant une exposition similaire à celle obtenue avec le dolutégravir administré dans des conditions à jeun.
Inhibiteurs de la pompe à protons
OméprazoleDolutégravir ↔Aucune adaptation posologique n'est nécessaire.
Corticostéroïdes
Prednisone/ DolutégravirDolutégravir
 AUC 11%
Cmax 6%
Ct 17%
Aucune adaptation posologique n'est nécessaire.
Antidiabétiques
Metformine/DolutégravirMetformine
Dolutégravir
En cas de co- administration avec le dolutégravir 50 mg une fois par jour : Metformine
 ASC 79%
Cmax 66%
En cas de co-
administration avec le dolutégravir 50 mg deux fois par jour :
Metformine ASC 145 %
Cmax 111%
Une adaptation posologique de la metformine doit être envisagée à l'initiation et à l'arrêt de l'administration concomitante avec Dovato, afin de maintenir le contrôle de la glycémie. Chez les patients ayant une insuffisance rénale modérée, une adaptation posologique de la metformine doit être envisagée en cas de co-administration avec Dovato en raison d'un risque accru d'acidose lactique lié à l'augmentation de la concentration de la metformine (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Produits de phytothérapie
Millepertuis/ DolutégravirDolutégravir
 
(Non étudié. Une diminution est attendue en raison de l'induction des enzymes UGT1A1 et CYP3A ; une diminution de l'exposition similaire à celle observée avec la carbamazépine est attendue).
La posologie recommandée de dolutégravir est de 50 mg deux fois par jour, en cas d'administration concomitante avec du millepertuis. Dovato étant un comprimé à dose fixe, un comprimé supplémentaire de 50 mg de dolutégravir doit être administré, environ 12 heures après Dovato tant qu'il est co-administré avec du millepertuis (une formulation individuelle de dolutégravir est disponible pour cette adaptation posologique, voir rubrique Posologie et mode d'administration).
Médicaments par classe thérapeutiqueEffet sur la concentration des médicaments : Pourcentage moyen de variation (%)Recommandations concernant la co- administration
Contraception orale
Ethinyl estradiol (EE) et Norelgestromine (NGMN)/DolutégravirEffet du dolutégravir :
EE ↔
ASC ↑3%
Cmax ↓ 1%
 Effet du dolutégravir:
NGMN
 ASC 2%
Cmax 11%
Le dolutégravir n'a pas d'effet pharmacodynamique sur l'hormone lutéinisante (LH), l'hormone folliculo-stimulante (FSH) et la progestérone. Aucune adaptation posologique des contraceptifs oraux n'est nécessaire lorsqu'ils sont co-administrés avec Dovato.

Population pédiatrique

Les études d'interaction ont été réalisées uniquement chez l'adulte.


Incompatibilités

Non applicable


Surdosage

Aucun symptôme ou signe spécifique n'a été identifié suite à un surdosage aigü en dolutégravir ou en lamivudine, autre que ceux figurant dans la liste des effets indésirables.

Il n'y a pas de traitement spécifique en cas de surdosage de Dovato. En cas de surdosage, le patient doit recevoir un traitement symptomatique approprié et doit faire l'objet d'une surveillance adéquate si nécessaire. La lamivudine étant dialysable, une hémodialyse continue peut être réalisée en cas de surdosage, bien que cela n'ait pas été étudié. Comme le dolutégravir est fortement lié aux protéines plasmatiques, il est peu probable qu'il puisse être éliminé de manière significative par dialyse.


Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Dovato n'a aucune influence ou une influence négligeable sur l'aptitude à conduire un véhicule ou à utiliser une machine. Les patients doivent être informés que des sensations vertigineuses et une somnolence ont été rapportées chez certains patients au cours du traitement par dolutégravir. L'état clinique du patient et le profil des réactions indésirables de Dovato doivent être pris en compte lors de l'évaluation de l'aptitude du patient à conduire un véhicule ou à utiliser une machine.

Femmes en âge de procréer

Les femmes en âge de procréer doivent réaliser un test de grossesse avant le début du traitement par Dovato et elles doivent utiliser un moyen de contraception efficace pendant toute la durée du traitement.

Grossesse

La sécurité et l'efficacité d'une bithérapie n'ont pas été étudiées pendant la grossesse.

Les données préliminaires issues d'une étude observationnelle suggèrent une incidence accrue des anomalies de fermeture du tube neural (0,9 %) chez les mères exposées au dolutégravir (un composant de Dovato) au moment de la conception par rapport aux mères exposées à des combinaisons antirétrovirales ne comportant pas de dolutégravir (0,1 %).

L'incidence des anomalies de fermeture du tube neural au sein de la population générale varie de 0,5 à 1 cas pour 1 000 naissances d'enfant vivant (0,05 à 0,1 %). Dans la mesure où les anomalies de fermeture du tube neural surviennent au cours des quatre premières semaines du développement fœtal (période de fermeture du tube neural), ce risque potentiel concernerait les femmes exposées au dolutégravir au moment de la conception et au début de leur grossesse. En raison du risque potentiel d'anomalies de fermeture du tube neural avec le dolutégravir, Dovato ne doit pas être utilisé au cours du premier trimestre, sauf en l'absence d'alternative thérapeutique appropriée.

Chez les femmes enceintes, les données issues de plus de 1 000 grossesses exposées au dolutégravir pendant les deuxième et troisième trimestre n'ont pas mis en évidence un risque accru d'effets délétères sur le fœtus/nouveau-né ni de malformations congénitales. Cependant, compte-tenu que le mécanisme par lequel le dolutégravir pourrait interférer au cours de la grossesse reste inconnu, la sécurité d'emploi du dolutégravir au cours du deuxième et du troisième trimestre ne peut donc être confirmée. Aussi, Dovato ne doit être utilisé au cours de la grossesse seulement si le bénéfice attendu est considéré comme supérieur au risque potentiel pour le fœtus.

Lors des études de toxicité sur la reproduction chez l'animal avec dolutégravir, aucun effet délétère sur le développement, incluant les anomalies de fermeture du tube neural, n'a été mis en évidence (voir rubrique Données de sécurité précliniques). Il a été démontré que le dolutégravir traverse le placenta chez l'animal.

Une grande quantité de données sur l'utilisation de la lamivudine chez les femmes enceintes (plus de 3000 grossesses exposées pendant le premier trimestre) n'indiquent aucune toxicité malformative.

Les études réalisées chez l'animal ont montré que la lamivudine pouvait inhiber la réplication cellulaire de l'ADN (voir rubrique Données de sécurité précliniques). La pertinence clinique de ces résultats est inconnue.

Dysfonction mitochondriale

Il a été démontré que les analogues nucléosidiques et nucléotidiques entrainent, in vitro et in vivo des atteintes mitochondriales plus ou moins sévères. Des cas de dysfonctionnement mitochondrial ont été rapportés chez des nourrissons non infectés par le VIH et exposés in utero et/ou en période post-natale à des analogues nucléosidiques (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Allaitement

On ne sait pas si le dolutégravir est excrété dans le lait maternel. Les données toxicologiques disponibles chez l'animal ont mis en évidence l'excrétion du dolutégravir dans le lait. Chez des rates allaitantes ayant reçu une dose orale unique de 50 mg/kg à 10 jours post-partum, le dolutégravir a été détecté dans le lait à des concentrations typiquement plus élevées que dans le sang.

Les données issues de plus de 200 paires "mère/enfant" traitées pour le VIH indiquent que les concentrations sériques de lamivudine chez les nourrissons allaités par une mère traitée pour le VIH sont très faibles (< 4 % des concentrations sériques de la mère), et diminuent progressivement jusqu'à être indétectables lorsque les nourrissons allaités atteignent l'âge de 24 semaines. Aucune donnée n'est disponible concernant l'innocuité de la lamivudine administrée à des nourrissons de moins de trois mois.

Il est recommandé aux mères infectées par le VIH de ne pas allaiter leur enfant, quelles que soient les circonstances, afin d'éviter la transmission du VIH.

Fertilité

Il n'existe pas de données relatives aux effets du dolutégravir ou de la lamivudine sur la fertilité masculine ou féminine. Les études effectuées chez l'animal n'ont pas montré d'effet du dolutégravir ou de la lamivudine sur la fertilité des mâles ou des femelles (voir rubrique Données de sécurité précliniques).

Durée de conservation :

2 ans

Précautions particulières de conservation :

Ce médicament ne nécessite aucune condition de conservation particulière.

Forme : Comprimé pelliculé

Dosage : 50 mg/300 mg

Contenance : 30 comprimés

Laboratoire Titulaire : VIIV HEALTHCARE BV

Laboratoire Exploitant : VIIV HEALTHCARE


Forme pharmaceutique

Comprimé pelliculé (comprimé).

Comprimé pelliculé blanc, ovale, biconvexe d'environ 18,5x 9,5 mm, gravé « SV 137 » sur une face.


Composition exprimée par Comprimé

Principes Actifs :
  • Dolutégravir (50 mg) (sous forme de dolutégravir sodique)
  • Lamivudine (300 mg)

Excipients :
  • Noyau du comprimé :
    • Cellulose microcristalline
    • Amidon glycolate sodique
    • Magnésium stéarate
    • Mannitol
    • Povidone (K29/32)
    • Fumarate de stéaryle sodique
  • Pelliculage :
    • Hypromellose
    • Macrogol
    • Titane dioxyde

*Cette fiche médicament a été générée à partir des données de la Banque Claude Bernard© (www.resip.fr) ne peut être utilisée isolément pour l'établissement d'un diagnostic, l'instauration d'un traitement ou une décision thérapeutique, qui relève de la compétence exclusive des professionnels de santé. Il est rappelé que le contenu de la Base Claude Bernard doit être considéré comme un ouvrage scientifique faisant l'objet d'une consultation critique laissant aux professionnels de santé les responsabilités de la prescription que le code leur reconnaît. La Base Claude Bernard a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments. Les données fournies ne peuvent être considérées comme exhaustives et peuvent avoir évolué depuis leur mise en ligne. Seul votre médecin est habilité à mettre en œuvre un traitement adapté à votre cas personnel. Les Données fournies sont la propriété de RESIP et ne peuvent être reproduites ou diffusées par quelque moyen, toute impression ne pouvant concerner que des extraits non substantiels et n'être effectuée qu'à des fins strictement personnelles et non commerciales.