Médicaments


TRIXEO AEROSPHERE 5 microgrammes/7,2 microgrammes/160 microgrammes, suspension pour inhalation en flacon pressurisé

Trixeo Aerosphere est indiqué en traitement continu de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) modérée à sévère chez les adultes non traités de façon satisfaisante par l'association d'un corticostéroïde inhalé et d'un bêta-2-agoniste de longue durée d'action ou l'association d'un bêta-2-agoniste de longue durée d'action et d'un antagoniste muscarinique de longue durée d'action (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques pour les résultats obtenus sur le contrôle des symptômes et la prévention des exacerbations).



  • Bronchopneumopathie chronique obstructive

Posologie

La dose maximale recommandée est de deux inhalations deux fois par jour (deux inhalations le matin et deux inhalations le soir).

En cas d'oubli d'une prise, la dose doit être administrée le plus rapidement possible et la dose suivante doit être administrée à l'heure habituelle. Ne pas prendre de dose double pour compenser la dose oubliée.

Populations particulières

Patients âgés
Aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez les patients âgés (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Insuffisance rénale
Chez les patients présentant une insuffisance rénale légère à modérée, ce médicament peut être utilisé à la dose recommandée.

Chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère ou terminale nécessitant une dialyse, il ne peut être utilisé à la dose recommandée que si les bénéfices attendus l'emportent sur les risques potentiels (voir rubriques Mises en garde spéciales et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques).

Insuffisance hépatique
Chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée, ce médicament peut être utilisé à la dose recommandée.
Chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère, il ne peut être utilisé à la dose recommandée que si les bénéfices attendus l'emportent sur les risques potentiels (voir rubriques Mises en garde spéciales et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques).

Population pédiatrique
Il n'existe pas d'utilisation justifiée de ce médicament chez les enfants et les adolescents (âgés de moins de 18 ans) dans l'indication BPCO.

Mode d'administration

Voie inhalée.

Instructions d'utilisation :

Pour une administration satisfaisante du médicament, il est souhaitable que le patient bénéficie d'une démonstration du fonctionnement de l'inhalateur faite par le médecin ou un autre professionnel de santé. Celui-ci devra également s'assurer régulièrement que la technique d'inhalation du patient est correcte. Il sera conseillé au patient de lire attentivement la notice et de suivre les instructions d'utilisation qu'elle contient.

Remarque : il est important de recommander au patient :

·        de ne pas utiliser l'inhalateur si le sachet de l'agent dessicant, présent à l'intérieur de l'emballage, est endommagé. Pour de meilleurs résultats, l'inhalateur doit être maintenu à température ambiante avant son utilisation ;
·        d'amorcer l'inhalateur en l'agitant et l'actionnant quatre fois dans l'air ambiant avant la première utilisation ou deux fois lorsque l'inhalateur n'a pas été utilisé pendant plus de sept jours, après un lavage hebdomadaire ou lorsqu'il est tombé ;
·        de se rincer la bouche avec de l'eau sans l'avaler après l'inhalation afin de minimiser le risque de candidose oropharyngée.

Lorsque le dispositif Trixeo Aerosphere est déclenché, un volume de la suspension est expulsé de la cartouche pressurisée. Lorsque le patient inhale par l'embout buccal, et déclenche en même temps l'inhalateur, les substances actives contenues dans l'aérosol suivent l'air inspiré jusque dans les voies aériennes.

Les patients qui présentent des difficultés à coordonner le déclenchement du dispositif d'inhalation avec l'inspiration peuvent utiliser Trixeo Aerosphere avec une chambre d'inhalation afin d'assurer une administration correcte du produit. Trixeo Aerosphere peut être utilisé avec des chambres d'inhalation telles qu'Aerochamber Plus Flow-Vu (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Ne pas utiliser ce médicament pour traiter une crise aiguë d'essoufflement ou de sifflements respiratoires.
ARRETER LE TRAITEMENT ET CONSULTER IMMEDIATEMENT LE MEDECIN en cas de :
-  sensation d'oppression thoracique, toux, respiration sifflante ou essoufflement immédiatement après utilisation du médicament;
-  gonflement du visage, en particulier au niveau de la bouche (gonflement de la langue ou de la gorge entraînant des difficultés à avaler);
-  rash ou éruption urticarienne accompagnée de difficultés à respirer;
-  sensation soudaine d'être sur le point de s'évanouir.
INFORMER LE MEDECIN en cas de :
-  fièvre ou frissons ;
-  augmentation de la production de mucus, changement de couleur du mucus;
-  augmentation de la toux ou aggravation des difficultés respiratoires;
-  aggravation de l'essoufflement, de l'oppression thoracique, de la respiration sifflante ou de la toux pendant le traitement.
PRUDENCE en cas de conduite de véhicules ou d'utilisation de machines (étourdissement).
SPORTIF : substance dopante.

Résumé du profil de sécurité

Le profil de sécurité est caractérisé par les effets de classe des corticoïdes, des anticholinergiques et des β2-mimétiques de chacun des composants de cette association. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés chez les patients recevant ce médicament étaient des pneumonies (4,6 %), des céphalées (2,7 %) et des infections des voies urinaires (2,7 %).

Tableau récapitulatif des effets indésirables

Le tableau récapitulatif des effets indésirables est basé sur l'expérience acquise avec ce médicament dans le cadre des essais cliniques ainsi que sur les données concernant chacun des composants.

La fréquence de survenue des effets indésirables est définie selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Tableau 1 : Effets indésirables par fréquence et classe de systèmes d'organes

 

Classe de systèmes d'organes Terme préférentiel Fréquence
Infections et infestations Candidose orale
Pneumonie
Fréquent
Affections du système immunitaire Hypersensibilité Peu fréquent
Angiœdème Fréquence indéterminée
Affections endocriniennes Signes ou symptômes d'effets systémiques des glucocorticoïdes, par exemple freination de fonction surrénalienne Très rare
Troubles du métabolisme et
de la nutrition
Hyperglycémie Fréquent
Affections psychiatriques Anxiété

Insomnie
Fréquent
Dépression
Agitation
Impatiences
Nervosité
Peu fréquent
Trouble du comportement Très rare
Affections du système nerveux Céphalées Fréquent
Étourdissements

Tremblements
Peu fréquent
Affections oculaires Vision trouble (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi)
Cataracte
Glaucome
Fréquence indéterminée
Affections cardiaques Palpitations Fréquent
Angor
Tachycardie
Arythmies cardiaques (fibrillation atriale, tachycardie supraventriculaire et extrasystoles)
Peu fréquent
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales Dysphonie

Toux
Fréquent
Irritation de la gorge

Bronchospasme
Peu fréquent
Affections
gastro-intestinales
Nausées Fréquent
Bouche sèche Peu fréquent
Affections de la peau et du tissu sous-cutané Ecchymoses Peu fréquent
Affections
musculo-squelettiques et systémiques
Contractures musculaires Fréquent
Affections du rein et des
voies urinaires
Infection des voies urinaires Fréquent
Rétention urinaire Peu fréquent
Troubles généraux et anomalies au site d'administration Douleur thoracique Peu fréquent

Description de certains effets indésirables

Pneumonie

L'étude KRONOS était une étude de 24 semaines conduite chez un total de 1 896 patients présentant une BPCO modérée à très sévère (VEMS post-bronchodilatateur moyen lors de la sélection= 50 % de la valeur prédite, écart type [ET] = 14 %), parmi lesquels 26 % avaient présenté une exacerbation de BPCO au cours de l'année précédant l'inclusion dans l'étude. L'incidence des événements de pneumonie confirmés rapportés sur une période allant jusqu'à 24 semaines était de 1,9 % (12 patients) avec Trixeo Aerosphere (n = 639), 1,6 % (10 patients) avec le fumarate de formotérol dihydraté/glycopyrronium (FOR/GLY) MDI 5/7,2 microgrammes (n = 625), 1,9 % (6 patients) avec le fumarate de formotérol dihydraté budésonide (FOR/BUD) MDI 5/160 microgrammes (n = 314) et 1,3 % (4 patients) avec le fumarate de formotérol dihydraté/budésonide Turbuhaler (FOR/BUD) TBH 6/200 microgrammes en ouvert (n = 318). Dans l'étude KRONOS, il n'y a eu aucun décès lié à une pneumonie avec Trixeo Aerosphere.

L'étude ETHOS était une étude de 52 semaines conduite chez un total de 8 529 patients (effectif de la population étudiée en termes de tolérance) présentant une BPCO modérée à très sévère et un antécédent d'exacerbations modérées ou sévères au cours des 12 mois précédents (VEMS post-bronchodilatateur moyen lors de la sélection = 43 % de la valeur prédite, écart type [ET] = 10 %). L'incidence de pneumonie confirmée était de 4,2 % (90 patients) avec Trixeo Aerosphere (n = 2144), 3,5 % (75 patients) avec fumarate de formotérol dihydraté/glycopyrronium/budésonide (FOR/GLY/BUD) MDI 5/7,2/80 microgrammes (n = 2124), 2,3 % (48 patients) avec FOR/GLY MDI 5/7.2 microgrammes (n = 2125) et 4,5 % (96 patients) avec FOR/BUD MDI 5/160 microgrammes (n = 2136). Dans l'étude ETHOS, il y a eu cinq décès liés à une pneumonie au cours de la phase de traitement de l'étude (deux avec FOR/GLY/BUD MDI 5/7.2/80, trois avec FOR/GLY MDI et aucun avec Trixeo Aerosphere).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance.
Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.


  • Candidose orale
  • Pneumonie
  • Hypersensibilité
  • Angioedème
  • Freination de la fonction surrénalienne
  • Hyperglycémie
  • Anxiété
  • Insomnie
  • Dépression
  • Agitation
  • Impatience
  • Nervosité
  • Trouble du comportement
  • Céphalée
  • Etourdissement
  • Tremblement
  • Vision trouble
  • Cataracte
  • Glaucome
  • Palpitation
  • Angor
  • Tachycardie
  • Arythmie cardiaque
  • Fibrillation atriale
  • Tachycardie supraventriculaire
  • Extrasystole
  • Dysphonie
  • Toux
  • Irritation de la gorge
  • Bronchospasme
  • Nausée
  • Bouche sèche
  • Ecchymose
  • Contracture musculaire
  • Infection des voies urinaires
  • Rétention urinaire
  • Douleur thoracique
Contre-indications

Hypersensibilité aux substances actives ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Liste des excipients.

LISTE:

  • Grossesse
  • Allaitement

Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Ne pas utiliser en traitement aigu

Ce médicament n'est pas indiqué en tant que médicament de secours pour traiter des épisodes aigus de bronchospasme.

Bronchospasme paradoxal

L'administration de formotérol/glycopyrronium/budésonide peut entraîner un bronchospasme paradoxal se manifestant par une dyspnée aigue et des sifflements respiratoires survenant immédiatement après l'administration et pouvant engager le pronostic vital. En cas de survenue d'un bronchospasme paradoxal, le traitement par ce médicament doit être arrêté immédiatement. Le patient devra être réévalué et, si nécessaire, un autre traitement sera instauré.

Aggravation de la maladie

Il est recommandé de ne pas interrompre brusquement le traitement par ce médicament. En l'absence d'efficacité ressentie par le patient, le traitement doit être poursuivi mais une consultation médicale est requise. L'augmentation de la consommation de bronchodilatateurs en traitement dit de « secours » reflète une aggravation de la maladie sous-jacente et nécessite une réévaluation du traitement.
L'aggravation soudaine et évolutive des symptômes de la BPCO étant susceptible d'engager le pronostic vital, une consultation médicale en urgence est nécessaire.

Effets cardiovasculaires

Des effets cardiovasculaires, tels que des arythmies cardiaques de type fibrillation atriale et tachycardie, peuvent être observés après l'administration d'antagonistes des récepteurs muscariniques et de sympathomimétiques, dont le glycopyrronium et le formotérol. Ce médicament doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une atteinte cardiovasculaire sévère cliniquement significative non contrôlée telle qu'une cardiopathie ischémique instable, un infarctus aigu du myocarde, une cardiomyopathie, des troubles du rythme cardiaque ou une insuffisance cardiaque sévère.

La prudence est requise chez les patients présentant un allongement avéré ou suspecté de l'intervalle QTc (QTc > 450 millisecondes pour les hommes, ou > 470 millisecondes pour les femmes), congénitale ou induite par des médicaments.

Effets systémiques des corticoïdes

La corticothérapie inhalée peut induire des effets systémiques, en particulier, lors des traitements à fortes doses au long cours. La survenue de ces effets demeure cependant moins probable qu'au cours d'une corticothérapie orale. Les effets systémiques éventuels comprennent : syndrome de Cushing, manifestations cushingoïdes, freinage surrénalien, diminution de la densité minérale osseuse, cataracte et glaucome. Les effets potentiels sur la densité osseuse doivent être pris en compte, en particulier chez les patients prenant des doses élevées pendant des périodes prolongées et présentant des facteurs de risque associés d'ostéoporose.

Troubles visuels

Des troubles visuels peuvent être signalés en cas d'utilisation de corticoïdes systémiques et topiques. Si un patient présente des symptômes tels qu'une vision trouble ou tout autre trouble visuel, une consultation avec un ophtalmologue doit être envisagée. Les causes possibles telles qu'une cataracte, un glaucome ou des maladies rares telles qu'une choriorétinopathie séreuse centrale, qui ont été rapportés après l'utilisation de corticoïdes systémiques et topiques, devront être recherchées (voir rubrique Effets indésirables).

Relais de la corticothérapie orale

Une attention particulière sera portée aux patients traités en relais d'une corticothérapie orale car ils restent à risque d'altération des fonctions surrénaliennes sur une période prolongée. Les patients qui ont nécessité une corticothérapie à doses élevées ou un traitement prolongé à la dose maximale recommandée de corticothérapie par voie inhalée peuvent également être considérés à risque.
Ces patients peuvent présenter des signes et des symptômes d'insuffisance surrénalienne en cas d'exposition à un stress sévère. Une corticothérapie systémique de supplémentation doit être envisagée au cours des périodes de stress ou en cas de chirurgie programmée.

Pneumonie chez les patients présentant une BPCO

Une augmentation de l'incidence des cas de pneumonies, y compris une pneumonie nécessitant une hospitalisation, a été observée chez les patients présentant une BPCO et recevant une corticothérapie inhalée. Bien que cela ne soit pas formellement démontré dans toutes les études, le risque de pneumonie semble augmenter avec la dose de corticoïdes administrée.

Les données disponibles ne permettent pas de considérer que le niveau du risque de survenue de pneumonie varie en fonction du corticoïde inhalé utilisé.

Les médecins doivent rester vigilants quant au développement possible d'une pneumonie chez les patients présentant une BPCO, les manifestations cliniques de telles infections pouvant s'apparenter aux symptômes cliniques d'une exacerbation de BPCO.
Le tabagisme, un âge avancé, un faible indice de masse corporelle (IMC) ainsi que la sévérité de la BPCO sont des facteurs de risque de survenue de pneumonie chez les patients présentant une BPCO.

Hypokaliémie

Une hypokaliémie potentiellement grave peut être observée après administration de β2 mimétiques. Cela peut entraîner des effets indésirables cardiovasculaires. Une prudence particulière est recommandée en cas de BPCO sévère, car cet effet peut être potentialisé par l'hypoxie.
L'hypokaliémie peut également être potentialisée par un traitement concomitant avec d'autres médicaments pouvant induire une hypokaliémie, tels les dérivés xanthiques, les stéroïdes et les diurétiques (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Hyperglycémie

L'inhalation de doses élevées de β2-mimétiques peut entraîner des augmentations de la glycémie. Par conséquent, la glycémie doit être surveillée pendant le traitement conformément aux directives établies chez les patients diabétiques.

Pathologies associées :

Ce médicament doit être utilisé avec précaution chez les patients présentant une thyréotoxicose.

Activité anticholinergique

En raison de son activité anticholinergique, ce médicament doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une hyperplasie symptomatique de la prostate, une rétention urinaire ou un glaucome à angle fermé. Les patients doivent être informés des signes et symptômes du glaucome aigu à angle fermé et doivent être informés d'arrêter d'utiliser ce médicament et de contacter immédiatement leur médecin si l'un de ces signes ou symptômes apparait.

L'administration concomitante de ce médicament avec d'autres médicaments contenant des anticholinergiques n'est pas recommandée (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Insuffisance rénale

Le glycopyrronium étant principalement excrété par voie rénale, les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 mL/min), y compris ceux atteints d'une insuffisance rénale terminale nécessitant une dialyse, ne doivent être traités par ce médicament que si les bénéfices attendus sont supérieurs aux risques potentiels (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Insuffisance hépatique

Chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère, ce médicament ne doit être utilisé que si les bénéfices attendus sont supérieurs aux risques potentiels (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). La survenue d'effets indésirables éventuels doit être particulièrement surveillée chez ces patients.

LISTE:

  • Patient de moins de 18 ans
  • Bronchospasme paradoxal
  • Exacerbation de BPCO
  • Affection cardiovasculaire sévère
  • Coronaropathie ischémique
  • Infarctus aigu du myocarde
  • Cardiomyopathie
  • Troubles du rythme
  • Insuffisance cardiaque sévère
  • Allongement de l'intervalle QTc
  • Syndrome congénital du QT long
  • Facteurs de risque d'ostéoporose
  • Vision trouble
  • Troubles visuels
  • Stress
  • Intervention chirurgicale programmée
  • Pneumonie
  • Tabagisme
  • Sujet âgé
  • Faible indice de masse corporelle
  • Hypokaliémie
  • Diabète
  • Thyrotoxicose
  • Hypertrophie de la prostate
  • Rétention urinaire
  • Glaucome à angle fermé
  • Insuffisance hépatique sévère
  • Insuffisance rénale sévère (Clcr < 30 ml/mn)
  • Insuffisance rénale nécessitant une dialyse

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Interactions pharmacocinétiques

Aucune étude clinique d'interactions médicamenteuses n'a été conduite avec ce médicament, mais le risque d'interactions métaboliques est considéré comme faible d'après les études réalisées in vitro (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Le formotérol n'inhibe pas les enzymes du CYP450 aux concentrations thérapeutiques (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). Le budésonide et le glycopyrronium n'inhibent ni n'induisent les enzymes du CYP450 aux concentrations thérapeutiques.

Le métabolisme du budésonide est principalement médié par le CYP3A4 (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). Le traitement concomitant par des inhibiteurs puissants du CYP3A, tels que l'itraconazole, le kétoconazole, les inhibiteurs de la protéase du VIH et les produits contenant du cobicistat, devrait augmenter le risque de survenue d'effets indésirables systémiques et devrait être évité à moins que le bénéfice ne l'emporte sur le risque accru d'effets indésirables systémiques des corticostéroïdes, auquel cas les effets indésirables systémiques des corticostéroïdes devront être surveillés. Le risque clinique est limité en cas de traitement à court terme (1 à 2 semaines).

Des données limitées concernant cette interaction avec le budésonide inhalé à forte dose indiquent que des augmentations marquées de concentrations plasmatiques (en moyenne quatre fois) peuvent survenir si l'itraconazole, 200 mg une fois par jour, est administré de façon concomitante avec le budésonide inhalé (dose unique de 1 000 microgrammes).

Le glycopyrronium étant principalement éliminé par voie rénale, une interaction médicamenteuse est susceptible de survenir avec les médicaments agissant sur l'excrétion rénale. In vitro, le glycopyrronium est un substrat des transporteurs rénaux OCT2 et MATE1/2K. La cimétidine, un inhibiteur des transporteurs OCT2 et MATE1, a entraîné une faible augmentation de l'exposition systémique totale (ASC0-t) (22 %) au glycopyrronium administré de façon concomitante par voie inhalée et une légère diminution de sa clairance rénale (23 %).

Interactions pharmacodynamiques

Autres antimuscariniques et sympathomimétiques
L'administration concomitante de ce médicament avec d'autres médicaments contenant des anticholinergiques et/ou des β2-mimétiques de longue durée d'action n'a pas été étudiée et n'est pas recommandée car ils peuvent potentialiser les effets indésirables connus des anticholinergiques ou des β2-mimétiques inhalés (voir rubriques Mises en garde spéciales et précautions d'emploi et Surdosage).

L'utilisation concomitante d'autres médicaments bêta-adrénergiques peut entrainer des effets potentiellement additifs. Par conséquent, la prudence est requise lorsque d'autres médicaments bêta- adrénergiques sont prescrits en même temps que le formotérol.

Hypokaliémie induite par un médicament
Une hypokaliémie initiale potentielle peut être accentuée par des traitements concomitants, y compris des dérivés xanthiques, des stéroïdes et des diurétiques non épargneurs de potassium (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi). L'hypokaliémie peut augmenter le risque d'arythmie chez les patients traités avec des glycosides digitaux.

β-bloquants
Les β-bloquants (y compris en collyre) peuvent diminuer ou inhiber l'effet du formotérol. L'utilisation concomitante de β-bloquants doit être évitée sauf si les bénéfices attendus l'emportent sur les risques potentiels. Si des β-bloquants sont nécessaires, il est préférable d'utiliser des β-bloquants cardiosélectifs.

Autres interactions pharmacodynamiques
Un traitement concomitant avec la quinidine, le disopyramide, la procainamide, les antihistaminiques, les inhibiteurs de la monoamine oxydase, les antidépresseurs tricycliques et les phénothiazines peut entrainer un allongement de l'intervalle QT et augmenter le risque d'arythmie ventriculaire. De plus, la L-dopa, la L-thyroxine, l'ocytocine et l'alcool peuvent altérer la tolérance cardiaque aux bêta2- sympathomimétiques.

Un traitement concomitant par des inhibiteurs de la monoamine oxydase, y compris des médicaments ayant des propriétés similaires comme la furazolidone et la procarbazine, peut précipiter des réactions hypertensives.

Il existe un risque élevé d'arythmie chez les patients recevant une anesthésie concomitante avec des hydrocarbures halogénés.


Incompatibilités

Sans objet.


Surdosage

Un surdosage peut entraîner une exacerbation des signes et symptômes spécifiques des anticholinergiques et/ou des β2-mimétiques, les plus fréquents étant une vision trouble, une sécheresse buccale, des nausées, des contractures musculaires, des tremblements, des céphalées, des palpitations et une hypertension systolique. En cas d'utilisation chronique à des doses excessives, des effets systémiques des glucocorticoïdes peuvent apparaître.

Il n'existe pas de traitement spécifique en cas de surdosage avec ce médicament. La conduite à tenir en cas de surdosage est un traitement symptomatique et une surveillance adaptée si nécessaire.


Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Trixeo Aerosphere n'a aucun effet ou un effet négligeable sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Toutefois, il convient de prendre en compte le risque d'étourdissements, qui est un effet indésirable peu fréquent, avant de conduire des véhicules ou d'utiliser des machines.

Grossesse

Il n'existe pas ou peu de données sur l'utilisation du budésonide, du glycopyrronium et du formotérol chez les femmes enceintes.

Les données concernant l'utilisation du budésonide inhalé chez plus de 2 500 femmes enceintes n'ont pas mis en évidence d'augmentation du risque tératogène associé au budésonide. Des études en administration unique conduites chez l'Homme ont montré que de très faibles quantités de glycopyrronium franchissaient la barrière placentaire.

Il n'y a pas d'expérience ou de données probantes concernant la sécurité de l'utilisation de l'agent propulseur norflurane (HFA134a) pendant la grossesse ou l'allaitement chez l'humain. Néanmoins, les études sur l'effet du HFA134a sur la fonction reproductrice et le développement embryofoetal chez les animaux n'ont révélé aucun effet indésirable cliniquement pertinent.

Aucune étude de toxicité sur la reproduction n'a été menée chez l'animal avec ce médicament. Le budésonide a entraîné une toxicité embryo-fœtale chez le rat et le lapin, un effet de classe des glucocorticoïdes. À des doses/niveaux d'exposition systémique très élevés, le formotérol a entraîné des pertes implantatoires ainsi que des diminutions du poids à la naissance et de la survie postnatale précoce tandis que le glycopyrronium n'a pas exercé d'effets significatifs sur la reproduction (voir rubrique Données de sécurité préclinique).

L'administration de ce médicament à des femmes enceintes ne doit être envisagée que si le bénéfice attendu pour la mère justifie le risque potentiel pour le fœtus.

Allaitement

Une étude de pharmacologie clinique a montré que le budésonide inhalé est excrété dans le lait maternel. Néanmoins, le budésonide n'a pas été détecté dans les prélèvements sanguins d'enfants allaités. Au vu des paramètres pharmacocinétiques, la concentration plasmatique chez l'enfant est estimée à moins de 0,17 % de la concentration plasmatique chez la mère. Par conséquent,il n'est pas attendu d'effet lié au budésonide chez les enfants allaités dont les mères reçoivent des doses thérapeutiques de ce médicament. Le passage du glycopyrronium ou du formotérol dans le lait maternel n'est pas connu chez l'Homme. Un passage du glycopyrronium et du formotérol dans le lait maternel a été rapporté chez le rat.

L'administration de ce médicament à des femmes qui allaitent ne doit être envisagée que si le bénéfice attendu pour la mère est supérieur au risque potentiel pour l'enfant.

Fertilité

Les études conduites chez le rat ont montré des effets indésirables sur la fertilité uniquement aux doses de formotérol supérieures à l'exposition maximale chez l'Homme (voir rubrique Données de sécurité préclinique). Chez les rats, le budésonide et le glycopyrronium administrés individuellement n'ont entraîné aucun effet indésirable sur la fertilité. Il est peu probable que ce médicament administré à la dose recommandée ait un impact sur la fertilité chez l'Homme.

Durée de conservation :

2 ans

À utiliser dans les 3 mois suivant l'ouverture du sachet.

Précautions particulières de conservation :

À conserver à une température ne dépassant pas 30 °C.
Ne pas exposer à des températures supérieures à 50 °C. Ne pas percer la cartouche pressurisée. À conserver à l'abri de l'humidité.

Forme : Suspension pour inhalation buccale

Dosage : 5 µg/7,2 µg/160 µg

Contenance : 120 inhalations ou 120 doses ou 1 flacon

Laboratoire Titulaire : ASTRAZENECA

Laboratoire Exploitant : ASTRAZENECA


Forme pharmaceutique

Suspension pour inhalation en flacon pressurisé.

Suspension de couleur blanche.


Composition exprimée par Dose délivrée

Principes Actifs :
  • Formotérol fumarate dihydraté (5 microgrammes)
  • Glycopyrronium (7.2 microgrammes) (sous forme de bromure de glycopyrronium : 9 microgrammes)
  • Budésonide (160 microgrammes)

Commentaire : Chaque dose délivrée (mesurée à la sortie de l'embout buccal) contient 5 microgrammes de fumarate de formotérol dihydraté, 9 microgrammes de bromure de glycopyrronium équivalant à 7,2 microgrammes de glycopyrronium et 160 microgrammes de budésonide.Cela correspond à une dose mesurée de 5,3 microgrammes de fumarate de formotérol dihydraté, 9,6 microgrammes de bromure de glycopyrronium équivalant à 7,7 microgrammes de glycopyrronium et 170 microgrammes de budésonide.


Excipients :
  • Norflurane
  • 1,2-distéaroyl-sn-glycéro-3-phosphocholine
  • Calcium chlorure

*Cette fiche médicament a été générée à partir des données de la Banque Claude Bernard© (www.resip.fr) ne peut être utilisée isolément pour l'établissement d'un diagnostic, l'instauration d'un traitement ou une décision thérapeutique, qui relève de la compétence exclusive des professionnels de santé. Il est rappelé que le contenu de la Base Claude Bernard doit être considéré comme un ouvrage scientifique faisant l'objet d'une consultation critique laissant aux professionnels de santé les responsabilités de la prescription que le code leur reconnaît. La Base Claude Bernard a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments. Les données fournies ne peuvent être considérées comme exhaustives et peuvent avoir évolué depuis leur mise en ligne. Seul votre médecin est habilité à mettre en œuvre un traitement adapté à votre cas personnel. Les Données fournies sont la propriété de RESIP et ne peuvent être reproduites ou diffusées par quelque moyen, toute impression ne pouvant concerner que des extraits non substantiels et n'être effectuée qu'à des fins strictement personnelles et non commerciales.