ZEVALIN 1,6 mg/ml, trousse pour préparation radiopharmaceutique pour perfusion


Zevalin est indiqué chez les adultes.


Zevalin marqué à l'yttrium-90 est indiqué dans le traitement de consolidation après induction d'une rémission chez les patients atteints d'un lymphome folliculaire non traités antérieurement. Les bénéfices de Zevalin suite à l'utilisation du rituximab associé à une chimiothérapie n'ont pas été démontrés.


Zevalin marqué à l'yttrium-90 est indiqué dans le traitement des patients adultes atteints d'un lymphome non hodgkinien (LNH) à cellules B CD20+, de type folliculaire, en rechute ou réfractaire après traitement par le rituximab.



  • Lymphome folliculaire
  • Lymphome folliculaire non hodgkinien à cellules B


Zevalin marqué à l'yttrium-90 ne doit être réceptionné, manipulé et administré que par un personnel qualifié et doit être préparé conformément aux normes de radioprotection et de qualité pharmaceutique (voir également les rubriques Mises en garde et précautions d'emploi, Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination et 12 pour plus d'informations).

Posologie


Zevalin est utilisé après prétraitement par le rituximab. Veuillez vous reporter au Résumé des Caractéristiques du Produit du rituximab pour les instructions détaillées concernant l'utilisation de ce produit.

Le schéma de traitement consiste en deux administrations intraveineuses de rituximab et une administration de solution de [90Y]-Zevalin selon la séquence suivante :


Jour 1 : perfusion intraveineuse de 250 mg/m² de rituximab.


Jour 7 ou 8 ou 9 :


  • perfusion intraveineuse de 250 mg/m² de rituximab brève (moins de 4 heures) avant administration de la solution de [90Y]-Zevalin.


  • perfusion intraveineuse en 10 minutes de la solution de [90Y]-Zevalin.


Usage réitéré : on ne dispose pas de données sur l'utilisation réitérée de Zevalin. La dose de radioactivité de la solution de [90Y]-Zevalin recommandée est :

Traitement d'un lymphome non hodgkinien (LNH) à cellules B CD20+, de type folliculaire, en rechute ou réfractaire après traitement par le rituximab :


  • numération plaquettaire ≥ 150 000 / mm3 : 15 MBq/kg de poids.

  • numération plaquettaire comprise entre 100 000 et 150 000/mm3 : 11 MBq/kg de poids. La dose maximale ne doit pas dépasser 1200 MBq.

    Usage réitéré : on ne dispose pas de données sur l'utilisation réitérée de [90Y]-Zevalin.


    Traitement de consolidation après induction d'une rémission chez les patients atteints d'un lymphome folliculaire non traité antérieurement :

  • numération plaquettaire ≥ 150 000/mm3 : 15 MBq/kg de poids, sans dépasser 1200 MBq.

  • numération plaquettaire inférieure à 150 000/mm3 : voir la rubrique Mises en garde et précautions d'emploi.


Usage réitéré : on ne dispose pas de données sur l'utilisation réitérée de [90Y]-Zevalin.


Populations particulières

Population pédiatrique

Ce médicament est déconseillé chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans compte tenu de l'absence de données concernant la sécurité et l'efficacité.


Sujets âgés

Peu de données sont disponibles sur l'utilisation chez les patients âgés (âgés ≥ 65 ans). De manière générale, aucune différence n'a été observée entre ces patients et des patients plus jeunes en termes de sécurité ou d'efficacité.


Patients présentant une insuffisance hépatique

La sécurité et l'efficacité n'ont pas été étudiées chez les patients présentant une insuffisance hépatique.


Patients présentant une insuffisance rénale

La sécurité et l'efficacité n'ont pas été étudiées chez les patients présentant une insuffisance rénale.

 

Mode d'administration


La solution de [90Y]-Zevalin doit être préparée conformément à la rubrique 12.

Avant l'administration, la pureté radiochimique (en pourcentage) de la solution de [90Y]-Zevalin préparée devra être vérifiée conformément à la procédure décrite à la rubrique 12.

Si la pureté radiochimique moyenne est inférieure à 95%, la préparation ne doit pas être administrée.


La solution de [90Y]-Zevalin préparée doit être administrée par perfusion intraveineuse lente en 10 minutes.

La perfusion ne doit pas être administrée en bolus intraveineux.


Zevalin peut être directement injecté dans la tubulure après avoir arrêté la perfusion intraveineuse. La tubulure doit comporter un filtre de 0,2 ou 0,22 microns, à faible liaison protéique, entre le patient et le robinet permettant les injections. Rincer la tubulure avec au moins 10 ml de solution de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9%), solution injectable après la perfusion de Zevalin.


PREVENIR IMMEDIATEMENT LE MEDECIN en cas de :

- Infection avec fièvre et frissons.

- Sepsis (empoisonnement du sang) : fièvre, frissons, modification de l'état mental, accélération de la respiration, accélération du rythme cardiaque, réduction du volume des urines, baisse de pression artérielle, état de choc, problèmes de saignement ou de coagulation.

- Difficultés à respirer.

- Bleus inhabituels, saignements plus importants que d'habitude après une blessure, fatigue anormale, essoufflement.

- Douleur, sensation de brûlure, de piqûre, ou autre réaction au site de perfusion pendant l'administration.

- Réactions allergiques avec difficultés respiratoires, gonflement, démangeaisons, rougeurs, frissons, vertiges.
Les femmes en âge de procréer et les hommes doivent utiliser un moyen de contraception pendant le traitement, puis pendant l'année qui suit l'arrêt de celui-ci.
PRUDENCE en cas de conduite de véhicules ou d'utilisation de machines (sensations vertigineuses).

L'exposition aux rayonnements ionisants est associée au développement de cancers et à un risque éventuel d'anomalies congénitales. Dans tous les cas, il est nécessaire de s'assurer que les risques de l'exposition à la radioactivité de ce produit sont moindres que ceux liés à la maladie elle-même.

Étant donné que Zevalin est utilisé après prétraitement par le rituximab (voir la rubrique Posologie et mode d'administration pour plus d'informations), il convient de consulter aussi les informations de prescription relatives au rituximab.

Le profil de sécurité général de Zevalin après prétraitement par le rituximab repose sur des données issues de 349 patients présentant un lymphome non hodgkinien en rechute ou réfractaire à cellules B de bas grade, folliculaire, ou transformé, qui ont été analysées dans le cadre de cinq études cliniques, sur des données issues d'une étude portant sur 204 patients recevant Zevalin en tant que traitement de consolidation après induction d'une rémission par le traitement de première intention, ainsi que sur des données issues de la surveillance post-commercialisation.

Les effets indésirables les plus fréquemment observés chez les patients recevant Zevalin après prétraitement par le rituximab sont des thrombocytopénies, des leucocytopénies, des neutropénies, une anémie, des infections, de la fièvre, des nausées, de l'asthénie, des frissons intenses, des pétéchies et de la fatigue.

Les effets indésirables les plus graves chez les patients recevant Zevalin après prétraitement par le rituximab sont :

  • Cytopénies graves et prolongées (voir aussi « Mises en garde spéciales et précautions d'emploi »)

  • Infections

  • Hémorragie chez un patient avec thrombocytopénie

  • Réaction cutanéo-muqueuse grave (voir aussi « Mises en garde spéciales et précautions d'emploi »)

  • Syndrome myélodysplasique/leucémie aiguë myéloïde

    Des issues fatales ont été rapportées pour chacun des effets indésirables graves au médicament suivants. Ces rapports proviennent soit d'études cliniques, soit de l'expérience

    post-commercialisation.

  • Infection

  • Sepsis

  • Pneumonie

  • Syndrome myélodysplasique/leucémie aiguë myéloïde

  • Anémie

  • Pancytopénie

  • Hémorragie chez les patients avec thrombocytopénie

  • Hémorragie intracrânienne chez les patients avec thrombocytopénie

  • Réaction cutanéo-muqueuse, y compris syndrome de Stevens-Johnson

    Les fréquences des effets indésirables dont le lien avec le traitement par Zevalin après prétraitement par le rituximab a été considéré comme au moins possible sont présentées dans le tableau ci-dessous. Ces effets indésirables reposent sur des données issues de 349 patients présentant un lymphome non hodgkinien en rechute ou réfractaire à cellules B de bas grade, folliculaire, ou transformé, qui ont été analysées dans le cadre de cinq études cliniques. En outre, les effets indésirables marqués ** ont été observés lors d'une étude portant sur 204 patients recevant Zevalin en tant que traitement de consolidation après induction d'une rémission par le traitement de première intention. Les effets indésirables observés uniquement pendant la surveillance post-commercialisation, et pour lesquels une fréquence n'a pas pu être estimée, sont énumérés ci-dessous avec la mention « fréquence

    indéterminée ».

    Les effets indésirables énumérés ci-dessous sont classés en fonction de la fréquence et de la classe de système d'organes (MedDRA).

    Les groupes de fréquence sont définis d'après les conventions suivantes :

    (très fréquent : ≥ 1/10 ; fréquent : ≥ 1/100, < 1/10, peu fréquent : ≥ 1/1 000, < 1/100 ; rare ≥ 1/10 000, < 1/1 000 ; très rare : < 1/10 000).

    Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.

    Tableau 1 : Effets indésirables rapportés lors d'études cliniques ou pendant la surveillance

    post-commercialisation chez des patients traités par Zevalin après prétraitement par le rituximab

    Classe de système d'organes (MedDRA)Très fréquentFréquentPeu fréquentRareFréquence indéterminée
    Infections et infestationsInfection*Sepsis*, pneumonie*, infection urinaire, candidose buccale


    Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incluant kystes et polypes)
    Douleurs tumorales, syndrome myélodysplasique/ leucémie aiguë myéloïde*, **
    Méningiome
    Affections hématologiques et du système lymphatiqueThrombocytopénie, leucocytopénie, neutropénie, anémie*Neutropénie fébrile, pancytopénie*, lymphocytopénie


    Affections du système immunitaire
    Réaction d'hypersensibilité


    Troubles du métabolisme et de la nutrition
    Anorexie


    Affections psychiatriques
    Anxiété, insomnie


    Affections du système nerveux
    Sensations ébrieuses, céphalées


    Affections cardiaques

    Tachycardie

    Affections vasculairesPétéchie**Hémorragies
    Hémorragie
    Classe de système d'organes (MedDRA)Très fréquentFréquentPeu fréquentRareFréquence indéterminée


    secondaires à une thrombocytopénie*, hypertension**, hypotension**
    intracrânienne secondaire à une thrombocytopénie*
    Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
    Toux, rhinite


    Affections gastro- intestinalesNauséesVomissements, douleurs abdominales, diarrhée, dyspepsie, irritation de la gorge, constipation


    Affections des organes de reproduction et du sein
    Aménorrhée**


    Affections de la peau et du tissu sous- cutané
    Éruptions cutanées, prurit

    Réactions cutanéo- muqueuses (y compris syndrome de Stevens-Johnson)*
    Affections musculo- squelettiques et systémiques
    Arthralgies, dorsalgies, myalgies, cervicalgies


    Troubles généraux et anomalies au site d'administrationAsthénie, fièvre, frissons, fatigue**Douleurs, syndrome grippal, malaise, œdèmes périphériques, hypersudation

    Extravasation avec réactions ultérieure au site de perfusion, lésions des tissus entourant le lymphome et complications liées au gonflement du lymphome
    * Une issue fatale a été observée. ** A été observé lors d'une étude portant sur 204 patients recevant Zevalin en tant que traitement de consolidation après induction d'une rémission par le traitement de première intention

    Le terme MedDRA le plus approprié est utilisé pour décrire chaque effet et ses synonymes ainsi que les conditions liées.

    • Affections hématologiques et du système lymphatique

      Une toxicité hématologique a très souvent été observée lors des études cliniques, et est dose-limitante (voir également la rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

      Le délai médian de survenue du nadir des plaquettes et des polynucléaires a été de 60 jours environ après le début du traitement. Lors des essais cliniques portant sur l'indication LNH en rechute et réfractaire, le délai médian de récupération des thrombopénies de grade 3 ou 4 a été de 13 et 21 jours, et celui des neutropénies de grade 3 ou 4 de 8 et 14 jours. Lors de l'utilisation de Zevalin en traitement de consolidation après induction d'une rémission par un traitement de première intention, le délai médian de récupération des thrombopénies de grade 3 ou 4 a été de 20 et 35 jours et celui des neutropénies de grade 3 ou 4 de 20 et 28 jours.

    • Infections et infestations

      • Données de 349 patients présentant un lymphome non hodgkinien en rechute ou réfractaire à cellules B de bas grade, folliculaire, ou transformé, qui ont été analysées dans le cadre de cinq études cliniques :

        Au cours des 13 premières semaines de traitement par Zevalin, les patients ont très souvent présenté des épisodes infectieux, les infections de grade 3 et 4 étant fréquentes. Il en a été de même au cours de la période de suivi, le grade 3 étant fréquent, le grade 4 peu fréquent.

      • Données de 204 patients recevant Zevalin en tant que traitement de consolidation après induction d'une rémission par le traitement de première intention :

        Des infections ont fréquemment été observées.

        Les infections peuvent être bactériennes, fongiques ou virales, y compris la réactivation de virus latents.

    • Troubles généraux et anomalies au site d'administration

      Des cas d'extravasation avec réaction ultérieure au site de perfusion ont été rapportés, par exemple une dermatite, une desquamation et un ulcère.

      La radiation associée à Zevalin peut endommager les tissus entourant le lymphome et provoquer des complications liées au gonflement de celui-ci.

    • Affections du système immunitaire

      Données de 349 patients présentant un lymphome non hodgkinien en rechute ou réfractaire à cellules B de bas grade, folliculaire, ou transformé, qui ont été analysées dans le cadre de cinq études cliniques :

      Des réactions d'hypersensibilité consécutives à l'administration de Zevalin ont été fréquemment observées. Des réactions d'hypersensibilité sévères (grade 3/4), dont une anaphylaxie, ont été décrits chez moins de 1% des patients (voir également la rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

    • Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incluant kystes et polypes)

      • Affections malignes secondaires

        LNH en rechute ou réfractaire :

        Des cas de syndrome myélodysplasique (SMD)/leucémie aiguë myéloïde (LAM) ont été rapportés chez 11 patients sur 211 présentant un LNH en rechute ou réfractaire traités par Zevalin dans quatre études.

        Traitement de consolidation :

        Selon l'analyse finale effectuée après 7,5 ans environ d'une étude menée pour évaluer l'efficacité et la sécurité de Zevalin en traitement de consolidation chez des patients présentant un lymphome folliculaire de stade avancé répondant à une chimiothérapie de première ligne (étude 4, rubrique Propriétés pharmacodynamiques), chez les 204 patients ayant reçu [90Y]-Zevalin après la chimiothérapie de première ligne, 26 patients (12,7 %) du groupe Zevalin ont développé un second cancer primaire versus 14 patients (6,8 %) du groupe témoin. Après une durée médiane de suivi de 7,3 ans, un SMD ou une LAM ont été diagnostiqués chez 7 patients (3,4 %, 7/204) ayant reçu Zevalin versus 1 patient (0,5 %, 1/205) du groupe témoin. Des décès dus à un second cancer primaire ont été rapportés chez 8 patients (3,9 %) du groupe Zevalin par rapport à 3 patients (1,5 %) du groupe témoin. Des décès dus à un SMD ou à une LAM sont survenus chez 5 patients (2,5 %) du groupe Zevalin et chez aucun patient du groupe témoin. Le risque de développer une myélodysplasie ou une leucémie secondaire à l'administration d'agents alkylants est bien connu.

        Déclaration des effets indésirables suspectés

        La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration - voir Annexe V.


  • Infection
  • Sepsis
  • Pneumonie
  • Infection urinaire
  • Candidose buccale
  • Douleur tumorale
  • Syndrome myélodysplasique
  • Leucémie aiguë myéloïde
  • Méningiome
  • Thrombocytopénie
  • Leucocytopénie
  • Neutropénie
  • Anémie
  • Neutropénie fébrile
  • Pancytopénie
  • Lymphocytopénie
  • Réaction d'hypersensibilité
  • Anorexie
  • Anxiété
  • Insomnie
  • Sensation ébrieuse
  • Céphalée
  • Tachycardie
  • Pétéchie
  • Hémorragie
  • Hypertension
  • Hypotension
  • Hémorragie intracrânienne
  • Toux
  • Rhinite
  • Nausée
  • Vomissement
  • Douleur abdominale
  • Diarrhée
  • Dyspepsie
  • Irritation de la gorge
  • Constipation
  • Aménorrhée
  • Eruption cutanée
  • Prurit cutané
  • Réaction cutanéomuqueuse
  • Syndrome de Stevens-Johnson
  • Arthralgie
  • Dorsalgie
  • Myalgie
  • Cervicalgie
  • Asthénie
  • Fièvre
  • Frissons
  • Fatigue
  • Douleur
  • Syndrome grippal
  • Malaise
  • Oedème périphérique
  • Hypersudation
  • Extravasation au site d'injection
  • Cancer
  • Anomalie congénitale
  • Cytopénie
  • Infection bactérienne
  • Infection fongique
  • Infection virale
  • Réactivation et apparition d'infection latente
  • Dermatite au site d'injection
  • Desquamation cutanée au site d'injection
  • Ulcère au site d'injection
  • Anaphylaxie
  • Tumeur bénigne
Contre-indications


  • Hypersensibilité à l'ibritumomab tiuxétan, au chlorure d'yttrium ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition.

  • Hypersensibilité au rituximab ou à d'autres protéines d'origine murine.

  • Grossesse et allaitement (voir la rubrique Grossesse et allaitement).


LISTE:

  • Neutropénie < 1500/mm3
  • Plaquettes < 100000/mm3
  • Greffe de moelle osseuse
  • Greffe de cellules souches hématopoïétiques
  • Injection intraveineuse en bolus
  • Grossesse
  • Absence de contraception féminine efficace
  • Absence de contraception masculine
  • Allaitement
  • Enfant de moins de 18 ans
  • Lymphome du cerveau

Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Le schéma de traitement Zevalin incluant du rituximab, voir également le Résumé des Caractéristiques du Produit du rituximab.

La solution de [90Y]-Zevalin ne doit être réceptionnée, utilisée et administrée que par un personnel qualifié, titulaire d'une autorisation gouvernementale appropriée d'utilisation et de manipulation des radionucléides dans un service clinique agréé. Sa réception, sa préparation, son utilisation, son transfert, sa conservation et son élimination sont soumis aux réglementations en vigueur et/ou à la possession d'une autorisation/licence délivrée par les autorités officielles locales compétentes.

Les produits radiopharmaceutiques doivent être préparés de manière à satisfaire aux normes de radioprotection et de qualité pharmaceutique. Il convient de respecter les précautions d'asepsie appropriées, conformément aux Bonnes Pratiques de Fabrication des spécialités pharmaceutiques.

Les perfusions de Zevalin doivent être effectuées sous la surveillance étroite d'un médecin qualifié, disposant des moyens de réanimation immédiatement disponibles (voir également les rubriques Posologie et mode d'administration et 12 pour les précautions à observer lors de l'utilisation de produits radiomarqués).

[90Y]-Zevalin ne doit pas être administré chez des patients susceptibles de présenter des signes de toxicité hématologique menaçant leur pronostic vital.

Zevalin ne doit pas être administré chez les patients suivants, car son efficacité et sa tolérance n'ont pas été établies dans ces cas :

  • envahissement médullaire par les cellules lymphomateuses supérieur à 25%,

  • antécédent d'irradiation externe affectant plus de 25% de la moelle osseuse active,

  • numération plaquettaire < 100 000/mm3 (monothérapie) et < 150 000/mm3 (traitement de consolidation),

  • numération des polynucléaires neutrophiles < 1500/mm3,

  • antécédent de greffe de moelle osseuse ou de cellules souches.

  • Toxicité hématologique

    Des précautions particulières sont recommandées pour ce qui est de l'insuffisance médullaire. Chez la

    plupart des patients, l'administration de Zevalin (après prétraitement par le rituximab) entraîne une cytopénie sévère et prolongée qui est généralement réversible (voir la rubrique Effets indésirables). Par conséquent, après l'administration de Zevalin, un suivi hebdomadaire des numérations sanguine et plaquettaire sera réalisé, jusqu'à ce que celles-ci redeviennent normales, ou conformes à l'indication médicale. Le risque de toxicité hématologique peut être augmenté après un traitement préalable contenant de la fludarabine (voir la rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions pour plus d'informations).

  • Traitement par des facteurs de croissance

    Les patients ne doivent pas recevoir de traitement par un facteur de croissance de type G-CSF dans les 3 semaines précédant l'administration de Zevalin, ainsi que pendant les 2 semaines suivant la fin du traitement, afin d'évaluer correctement l'adéquation de la réserve médullaire et en raison de la possible sensibilité des cellules myéloïdes à division rapide aux radiations (voir également la rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

  • Anticorps humains anti-souris

    Une recherche d'anticorps humains anti-souris (HAMA) est nécessaire chez les patients ayant reçu des anticorps murins avant Zevalin. Les patients ayant développé des HAMA peuvent présenter des réactions allergiques ou d'hypersensibilité lors de l'administration de Zevalin ou d'autres protéines d'origine murine.

    Après l'utilisation de Zevalin, une recherche d'HAMA doit généralement être effectuée chez les patients avant toute nouvelle administration de protéines d'origine murine.

  • Réactions à la perfusion

    Des réactions à la perfusion peuvent survenir pendant ou après l'administration de Zevalin après prétraitement par le rituximab. Les signes et symptômes d'une réaction à la perfusion incluent des vertiges, de la toux, des nausées, des vomissements, une éruption cutanée, un prurit, de la tachycardie, de l'asthénie, de la fièvre et des frissons intenses (voir la rubrique Effets indésirables). En cas de réaction grave à la perfusion, le traitement doit être interrompu immédiatement.

  • Hypersensibilité

    Des réactions d'hypersensibilité sont fréquemment observées après l'administration de Zevalin. Des réactions d'hypersensibilité sévères, dont l'anaphylaxie, ont été décrits chez < 1% des patients (voir également la rubrique Effets indésirables). En cas de réactions d'hypersensibilité, la perfusion de Zevalin doit être interrompue immédiatement. Des médicaments permettant de traiter les réactions d'hypersensibilité (par exemple adrénaline, antihistaminiques et corticoïdes) doivent être disponibles pour administration immédiate en cas de réaction allergique au cours de l'administration du rituximab ou de Zevalin.

  • Réactions cutanéo-muqueuses sévères

    Des réactions cutanéo-muqueuses sévères, notamment un syndrome de Stevens-Johnson, parfois d'issue fatale, ont été rapportées lors de l'administration de Zevalin après prétraitement par le rituximab. Les réactions sont apparues quelques jours voire quelques mois après l'administration. Pour les patients présentant une réaction cutanéo-muqueuse sévère, le traitement doit être interrompu.

  • Contraception

    Aucune étude animale des effets à long terme sur la fertilité et la fonction reproductrice n'a été réalisée. Il existe un risque potentiel que la radiation ionisante par [90Y]-Zevalin puisse avoir des effets toxiques sur les gonades femelles et mâles. En raison de la nature du produit, les femmes susceptibles de procréer et les hommes doivent utiliser une contraception efficace pendant l'administration de Zevalin et jusqu'à 12 mois après le traitement par Zevalin (voir également les rubriques Grossesse et allaitement et Propriétés pharmacocinétiques).

  • Immunisation

    L'efficacité et la tolérance des vaccins, en particulier des vaccins à virus vivants, après traitement par Zevalin n'ont fait l'objet d'aucune étude. En raison du risque potentiel de développer des infections virales, il n'est pas recommandé d'administrer des vaccins à virus vivants aux patients ayant récemment reçu Zevalin (voir la rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). Après le traitement par Zevalin, il faut prendre en

    compte la possible limitation de la capacité d'induction d'une réponse humorale primaire ou de rappel à un vaccin quelconque.

  • LNH avec atteinte du SNC

    Aucune donnée n'est disponible chez les patients atteints d'un lymphome du SNC car ces patients n'ont pas été inclus dans les essais cliniques. L'utilisation de Zevalin est par conséquent déconseillée chez les patients présentant un LNH avec atteinte du SNC.

  • Extravasation

    Une étroite surveillance à la recherche de signes d'extravasation lors de l'injection de Zevalin est nécessaire afin d'éviter des lésions tissulaires dues aux rayonnements. Au moindre signe ou symptôme d'extravasation, la perfusion doit être immédiatement arrêtée et reprise dans une autre veine.

  • Cancers secondaires

    Le traitement par Zevalin est associé à un risque accru de cancers secondaires, incluant leucémie aiguë myéloïde (LAM) et syndrome myélodysplasique (SMD) (voir également rubrique Effets indésirables).

  • Excipients

    La solution de [90Y]-Zevalin contient jusqu'à 28 mg de sodium par dose, en fonction de la concentration radioactive. À prendre en compte chez les patients contrôlant leur apport alimentaire en sodium.

LISTE:

  • Insuffisance médullaire
  • Surveillance NFS
  • Surveillance plaquettaire
  • Apparition d'anticorps humains anti-murins
  • Réaction au site de perfusion
  • Réaction d'hypersensibilité
  • Réaction cutanéomuqueuse
  • Extravasation au site d'injection
  • Femme en âge de procréer
  • Homme fertile
  • Régime désodé
  • Régime hyposodé

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions


Il n'existe aucune interaction connue avec d'autres produits pharmaceutiques. Aucune étude d'interaction n'a été réalisée.


Aucun traitement par un facteur de croissance de type G-CSF ne doit être administré aux patients dans les 3 semaines précédant l'administration de Zevalin, ainsi que pendant les 2 semaines suivant la fin du traitement (voir également la rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).


Dans une étude clinique où Zevalin était administré en consolidation après une chimiothérapie de première ligne, une augmentation de la fréquence des cas de neutropénie sévère et prolongée et de thrombocytopénie a été observée chez les patients ayant reçu Zevalin au cours des 4 mois suivant une chimiothérapie associant fludarabine et mitoxantrone et/ou cyclophosphamide, comparé aux patients ayant reçu une autre chimiothérapie. Le risque de toxicité hématologique peut donc être augmenté lorsque Zevalin est administré peu après (< 4 mois) des protocoles contenant de la fludarabine (voir également la rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).


L'efficacité et la tolérance des vaccins, en particulier des vaccins à virus vivants, après traitement par Zevalin n'ont fait l'objet d'aucune étude (voir également la rubrique « Mises en garde spéciales et précautions d'emploi »).



Incompatibilités


Ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments à l'exception de ceux mentionnés dans la rubrique Instructions pour la préparation des radiopharmaceutiques.


Aucune incompatibilité n'a été observée entre Zevalin et les dispositifs de perfusion.



Surdosage


Des doses allant jusqu'à 19,2 MBq/kg de Zevalin ont été administrées au cours des essais cliniques. La toxicité hématologique attendue a été observée, y compris des manifestations de grade 3 ou 4.

L'évolution de ces manifestations hémato-toxiques a été favorable chez les patients et le surdosage n'a pas été associé à une issue grave ou fatale.

Il n'existe aucun antidote connu en cas de surdosage en [90Y]-Zevalin. Le traitement consiste à arrêter l'administration de Zevalin et à mettre en œuvre les mesures de soutien appropriées, pouvant inclure des facteurs de croissance. Dans la mesure du possible, il convient de réinjecter des cellules souches, pour traiter cette toxicité hématologique.



Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines


Zevalin pourrait affecter l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines, car des cas de sensations vertigineuses ont été signalés à titre d'effet indésirable fréquent.



Grossesse

Aucune étude animale de reproduction n'a été réalisée avec l'ibritumomab tiuxétan. Compte-tenu du franchissement connu de la barrière placentaire par les IgG et du risque significatif associé à l'irradiation, Zevalin est contre-indiqué chez la femme enceinte (voir la rubrique Contre-indications).


Il convient d'exclure toute éventuelle grossesse avant le début du traitement.


Toute absence de règles doit faire considérer la femme comme enceinte jusqu'à preuve du contraire et il convient alors d'envisager d'autres traitements n'utilisant pas les rayonnements ionisants.


Les femmes et les hommes susceptibles de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement par Zevalin et jusqu'à 12 mois après le traitement.

Allaitement

Bien que l'on ignore si l'ibritumomab tiuxétan passe dans le lait maternel, les IgG maternelles sont connues pour être excrétées dans le lait maternel. Par conséquent, les femmes doivent arrêter d'allaiter puisque le risque d'absorption et d'immunosuppression chez le nourrisson n'est pas connu. Zevalin ne doit pas être utilisé après prétraitement par le rituximab pour lequel l'allaitement est déconseillé pendant le traitement et les 12 mois qui suivent ce traitement (voir le Résumé des Caractéristiques du Produit du rituximab pour plus d'informations sur l'utilisation).


Fertilité

Aucune étude sur des animaux n'a été menée afin de déterminer les effets de Zevalin sur la fertilité des mâles ou des femelles. Il existe un risque potentiel que la radiation ionisante par [90Y]-Zevalin puisse avoir des effets toxiques sur les gonades femelles et mâles (voir les rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques). Les patients doivent être informés que leur fertilité risque d'être affectée et de conseiller aux hommes qui le désirent d'envisager la cryoconservation du sperme.


Durée de conservation :

66 mois.

Il est recommandé d'utiliser la solution immédiatement après le radiomarquage. Sa stabilité physico-chimique pendant 8 heures entre 2°C et 8°C à l'abri de la lumière a été démontrée.

Précautions particulières de conservation :

À conserver au réfrigérateur (entre 2°C et 8°C). Ne pas congeler.

Conserver les flacons dans le conditionnement primaire à l'abri de la lumière.

La conservation des radiopharmaceutiques doit être effectuée dans des conditions satisfaisant aux réglementations nationales relatives aux matériaux radioactifs.

Pour les conditions de conservation du médicament radiomarqué, voir rubrique Durée de conservation

Forme : Trousse pour préparation radiopharmaceutique

Dosage : 1,6 mg/mL

Laboratoire Titulaire : BAYER HEALTHCARE PHARMACEUTICALS

Laboratoire Exploitant : BAYER HEALTHCARE SAS


Forme pharmaceutique

Trousse pour préparations radiopharmaceutiques pour perfusion.

Flacon d'ibritumomab tiuxétan : solution claire, incolore.

Flacon d'acétate de sodium : solution claire, incolore.

Flacon de solution tampon : solution claire, de couleur jaune à ambre.


Composition exprimée par ml

Principes Actifs :
  • Ibritumomab tiuxétan (1.6 mg) *

Commentaire : Zevalin se présente sous la forme d'une trousse pour la préparation de l'ibritumomab tiuxétan marqué à l'yttrium-90. La trousse contient un flacon d'ibritumomab tiuxétan, un flacon d'acétate de sodium, un flacon de solution tampon et un flacon de réaction vide. Le radionucléide n'est pas un composant de la trousse.Un flacon d'ibritumomab tiuxétan contient 3,2 mg d'ibritumomab tiuxétan* dans 2 ml de solution (1,6 mg par ml). *anticorps monoclonal IgG1 d'origine murine produit par la technologie de l'ADN recombinant dans une lignée de cellules d'ovaire de hamster chinois (CHO) et conjugué au chélateur MX-DTPA.Après radiomarquage, la formulation finale contient 2,08 mg d'ibritumomab tiuxétan [90Y] dans un volume de 10 ml.Excipients Ce médicament peut contenir jusqu'à 28 mg de sodium par dose, en fonction de la concentration radioactive. A prendre en compte chez les patients contrôlant leur apport alimentaire en sodium.


Excipients :
  • Flacon d'ibritumomab tiuxétan :
    • Sodium chlorure
    • Eau pour préparations injectables
  • Flacon d'acétate de sodium :
    • Sodium acétate
    • Eau pour préparations injectables
  • Flacon de solution tampon :
    • Phosphate disodique dodécahydraté
    • Albumine humaine solution
    • Chlorhydrique acide dilué (pour l'ajustement du pH)
    • Pentétique acide
    • Potassium chlorure
    • Phosphate monopotassique
    • Sodium chlorure
    • Sodium hydroxyde
    • Eau pour préparations injectables
  • Substrats d'origine :
    • Protéines de hamster
  • Présence de :
    • Sodium (Effet notoire)

*Cette fiche médicament a été générée à partir des données de la Banque Claude Bernard© (www.resip.fr) ne peut être utilisée isolément pour l'établissement d'un diagnostic, l'instauration d'un traitement ou une décision thérapeutique, qui relève de la compétence exclusive des professionnels de santé. Il est rappelé que le contenu de la Base Claude Bernard doit être considéré comme un ouvrage scientifique faisant l'objet d'une consultation critique laissant aux professionnels de santé les responsabilités de la prescription que le code leur reconnaît. La Base Claude Bernard a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments. Les données fournies ne peuvent être considérées comme exhaustives et peuvent avoir évolué depuis leur mise en ligne. Seul votre médecin est habilité à mettre en œuvre un traitement adapté à votre cas personnel. Les Données fournies sont la propriété de RESIP et ne peuvent être reproduites ou diffusées par quelque moyen, toute impression ne pouvant concerner que des extraits non substantiels et n'être effectuée qu'à des fins strictement personnelles et non commerciales.