OXALIPLATINE RATIOPHARM 5 mg/ml, poudre pour solution pour perfusion (PRODUIT SUPPRIME LE 24/10/2012)

En association avec le 5-fluorouracile (5-FU) et l'acide folinique (AF), l'oxaliplatine est indiqué pour le :
- traitement adjuvant des cancers coliques au stade III (stade C de Dukes), après résection complète de la tumeur primitive,
- traitement des cancers colorectaux métastatiques.


  • Cancer du côlon au stade III après résection de la tumeur
  • Cancer colorectal métastatique

La préparation des solutions injectables de cytotoxiques doit être obligatoirement réalisée par un personnel spécialisé et formé, ayant une connaissance des médicaments utilisés, dans des conditions assurant la protection de l'environnement et surtout la protection du personnel qui les manipule, conformément à la politique de l'hôpital. Elle nécessite un local de préparation réservé à cet usage. Il est interdit de fumer, de manger, de boire dans ce local (voir section instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination).
Posologie :
RESERVE A L'ADULTE.
- La dose recommandée de l'oxaliplatine en traitement adjuvant est de 85 mg/m² par voie intraveineuse, répétée toutes les deux semaines pendant 12 cycles (6 mois).
- La dose recommandée de l'oxaliplatine dans le traitement des cancers métastatiques colorectaux est de 85 mg/m² par voie intraveineuse, répétée toutes les deux semaines.
- La dose sera ajustée en fonction de la tolérance (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
- L'administration de l'oxaliplatine doit toujours précéder celle des fluoropyrimidines, c'est-à-dire le 5-fluorouracile (5-FU).
- L'oxaliplatine est administré en perfusion IV de 2 à 6 heures dans 250 à 500 ml d'une solution de glucose à 5% afin d'obtenir une concentration entre 0,2 mg/ml minimum et 0,7 mg/ml (0,70 mg/ml étant la concentration la plus élevée autorisée en pratique clinique pour une dose d'oxaliplatine de 85 mg/m²).
- L'oxaliplatine a été, le plus souvent, administré en association avec du 5-fluorouracile en perfusion continue. Pour le traitement répété toutes les 2 semaines, un schéma contenant le 5-fluorouracile en bolus et en perfusion continue a été utilisé.
- Populations particulières :
. Insuffisants rénaux :
L'oxaliplatine n'a pas été étudié chez les insuffisants rénaux sévères (voir rubrique contre-indications).
Chez les patients présentant une altération modérée de la fonction rénale, le traitement peut être initié à la dose recommandée (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi). Il n'est pas nécessaire d'adapter la dose chez les patients avec une faible altération de la fonction rénale.
. Insuffisants hépatiques :
Une étude de phase I incluant des patients présentant différents degrés d'insuffisance hépatique a montré que la fréquence et la sévérité des troubles hépatobiliaires semblaient corrélées à l'évolutivité de la maladie et aux anomalies initiales des explorations fonctionnelles hépatiques. Lors du développement clinique, aucun ajustement de la dose n'a été effectué chez les patients présentant des anomalies des fonctions hépatiques.
. Sujets âgés :
Il n'a pas été observé d'aggravation de la toxicité sévère de l'oxaliplatine utilisé seul ou en association avec le 5-fluorouracile chez les sujets de plus de 65 ans. En conséquence, aucun ajustement de la dose n'est nécessaire chez le sujet âgé.
Mode d'administration :
- L'oxaliplatine s'administre en perfusion intraveineuse.
- L'administration de l'oxaliplatine ne nécessite pas d'hyperhydratation.
- L'oxaliplatine dilué dans 250 à 500 ml de solution de glucose à 5%, afin d'obtenir une concentration de 0,2 mg/ml minimum, doit être perfusé par soit voie veineuse périphérique, soit par voie veineuse centrale sur une durée de 2 à 6 heures et toujours préalablement au 5-fluorouracile.
- En cas d'extravasation, l'administration sera interrompue immédiatement.

PRUDENCE en cas de conduite de véhicules ou d'utilisation de machines (étourdissements, nausées et vomissements, démarche anormale et trouble de l'équilibre).

- Les événements indésirables les plus fréquents, en cas d'association avec le 5-fluorouracile/l'acide folinique (5-FU/AF) sont de type digestif (diarrhée, nausées, vomissements et mucites), hématologique (neutropénie, thrombocytopénie) et neurologique (neuropathie sensitive périphérique aiguë et dose-cumulée). Globalement, ces effets indésirables ont été plus fréquents et sévères sous oxaliplatine associé au 5-FU/AF que sous 5-FU/AF seul.
- Les fréquences présentées dans le tableau ci-dessous sont issues d'études cliniques dans lesquelles l'oxaliplatine a été administré pour le traitement de cancers métastasés ou comme traitement adjuvant (incluant respectivement 416 et 1108 patients dans les groupes oxaliplatine + 5-FU/AF) et de rapports de pharmacovigilance.
- Les fréquences de ce tableau sont définies selon la convention suivante : très fréquent (> 1/10), fréquent (> 1/100, < 1/10), peu fréquent (> 1/1000, < 1/100), rare (> 1/10000, < 1/1000), très rare (< 1/10000) y compris cas isolés.
D'autres détails sont fournis après le tableau.
TABLEAU 1 : Effets indésirables par classe de systèmes d'organes.
- Infections et infestations :
. Très fréquent : Infection.
. Fréquent : Neutropénie fébrile/état infectieux neutropénique (neutropénie de grade 3, 4 et infections documentées)*. Rhinite, infection des voies respiratoires supérieures.
- Affections hématologiques et du système lymphatique :
. Très fréquent : Anémie, neutropénie, thrombocytopénie*. Leucopénie, lymphopénie*.
. Rare : Thrombocytopénie immuno-allergique, anémie hémolytique.
- Affections du système immunitaire :
Très fréquent : Allergie/réaction allergique.
Cas fréquents de réactions allergiques tels que rash cutané (en particulier urticaire), conjonctivite, rhinite.
Réactions anaphylactiques fréquentes incluant des cas de bronchospasme, d'angioedème, d'hypotension et de choc anaphylactique.
- Troubles du métabolisme et de la nutrition :
. Très fréquent : Anorexie. Troubles de la glycémie, hypokaliémie, anomalies de la natrémie.
. Fréquent : Déshydratation.
. Peu fréquent : Acidose métabolique.
- Affections psychiatriques :
. Fréquent : Dépression, insomnie.
. Peu fréquent : Nervosité.
- Affections du système nerveux :
. Très fréquent : Neuropathie sensitive périphérique, céphalées. Troubles sensoriels. Dysgueusie.
. Fréquent : Sensations vertigineuses, névrite motrice, syndrome méningé.
. Rare : Dysarthrie.
- Affections oculaires :
. Fréquent : Conjonctivite, troubles de la vision.
. Rare : Baisse transitoire de l'acuité visuelle, anomalies du champ visuel. Névrite optique.
- Affections de l'oreille et du labyrinthe :
. Peu fréquent : Ototoxicité.
. Rare : Surdité.
- Affections vasculaires :
. Très fréquent : Epistaxis.
. Fréquent : Hémorragies, thrombophlébite profonde, embolie pulmonaire, rectorragie. Bouffées vasomotrices.
- Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :
. Très fréquent : Dyspnée, toux.
. Fréquent : Douleur thoracique, hoquet.
. Rare : Pneumopathie interstitielle, fibrose pulmonaire**.
- Affections gastro-intestinales :
. Très fréquent : Diarrhées, nausées, vomissements, stomatite/mucite, douleurs abdominales, constipation.
. Fréquent : Dyspepsie, reflux gastro-oesophagien.
. Peu fréquent : Iléus, obstruction intestinale.
. Rare : Colite, y compris diarrhée à Clostridium difficile.
. Très rare : Pancréatite.
- Affections hépatobiliaires :
. Très fréquent : Augmentation des phosphatases alcalines, hyperbilirubinémie, augmentation de la LDH, augmentation des enzymes hépatiques (SGPT/ALAT, SGOT/ASAT).
. Très rare : Maladie veino-occlusive du foie.
- Affections de la peau et du tissu sous-cutané :
. Très fréquent : Affection cutanée, alopécie.
. Fréquent : Exfoliation cutanée (syndrome pieds-mains), éruption érythémateuse, hypersudation, atteinte unguéale.
- Affections musculosquelettiques, et systémiques :
. Très fréquent : Dorsalgie.
. Fréquent : Arthralgie, douleur osseuse.
- Affections du rein et des voies urinaires :
. Fréquent : Dysurie, anomalies de la fréquence mictionnelle, augmentation de la créatinine, hématurie.
. Très rare : Néphropathie tubulo-interstitielle aiguë.
- Troubles généraux et anomalies au site d'administration :
. Très fréquent : Fièvre, fatigue, asthénie, douleur, prise de poids (traitement adjuvant). Réaction au site d'injection.
Cas très fréquents de fièvre, d'origine infectieuse (associée ou non à une neutropénie) ou fièvres isolées de type immunologique.
L'extravasation peut provoquer une douleur locale ainsi qu'une inflammation, pouvant être sévère et entraîner des complications particulièrement lorsque l'oxaliplatine est perfusé par voie veineuse périphérique (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
. Fréquent : Perte de poids (traitement des cancers métastasés).
*Voir rubrique détaillée ci-dessous.
**Voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi.
TOXICITE HEMATOLOGIQUE :
TABLEAU 2 : Incidence par patient (%), par grade.
Oxaliplatine et 5-FU/AF 85 mg/m² toutes les 2 semaines :
- Traitement des cancers métastasés : Tous grades / Grade 3 / Grade 4.
. Anémie : 82,2% / 3% / < 1%.
. Neutropénie : 71,4% / 28% / 14%.
. Thrombocytopénie : 71,6% / 4% / < 1%.
. Neutropénie fébrile : 5,0% / 3,6% / 1,4%.
. Infection neutropénique : 1,1% / 0,7% / 0,4%.
- Traitement adjuvant : Tous grades / Grade 3 / Grade 4.
. Anémie : 75,6% / 0,7% / 0,1%.
. Neutropénie : 78,9% / 28,8% / 12,3%.
. Thrombocytopénie : 77,4% / 1,5% / 0,2%.
. Neutropénie fébrile : 0,7% / 0,7% / 0,0%.
. Infection neutropénique : 1,1% / 0,6% / 0,4%.
TOXICITE DIGESTIVE :
TABLEAU 3 : Incidence par patient (%), par grade.
Oxaliplatine et 5-FU/AF 85 mg/m² toutes les 2 semaines :
- Traitement des cancers métastasés : Tous grades / Grade 3 / Grade 4.
. Nausées : 69,9% / 8% / < 1%.
. Diarrhées : 60,8% / 9% / 2%.
. Vomissements : 49,0% / 6% / 1%.
. Mucite/Stomatite : 39,9% / 4% / < 1%.
- Traitement adjuvant : Tous grades / Grade 3 / Grade 4.
. Nausées : 73,7% / 4,8% / 0,3%.
. Diarrhées : 56,3% / 8,3% / 2,5%.
. Vomissements : 47,2% / 5,3% / 0,5%.
. Mucite/Stomatite : 42,1% / 2,8% / 0,1%.
- La toxicité digestive de l'oxaliplatine, de type nausées et vomissements, justifie un traitement anti-émétique prophylactique et/ou curatif.
- Une déshydratation, un iléus paralytique, une occlusion intestinale, une hypokaliémie, une acidose métabolique et une altération de la fonction rénale peuvent être provoqués par des diarrhées et/ou des vomissements sévères, notamment lorsque l'oxaliplatine est associé au 5-fluorouracile (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi). Des cas isolés de pancréatite ont été rapportés.
SYSTEME NERVEUX :
- La toxicité limitante de l'oxaliplatine est neurologique. Il s'agit essentiellement d'une neuropathie périphérique sensitive caractérisée par des dysesthésies et/ou des paresthésies des extrémités accompagnées ou non de crampes, souvent déclenchées par le froid. Ces symptômes apparaissent jusque chez 95% des patients traités. La durée de ces symptômes, généralement régressifs entre les cycles de traitement, s'accroît avec la répétition de ceux-ci.
- La survenue de douleurs et/ou d'une gêne fonctionnelle nécessite, selon la durée des symptômes, l'ajustement de la dose, voire l'arrêt du traitement (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
- Cette gêne fonctionnelle, qui comprend des difficultés lors de l'exécution des gestes fins, est une conséquence possible de l'atteinte sensitive. Le risque de survenue de symptômes persistants pour une dose cumulée de 850 mg/m² (soit 10 cycles) est d'environ 10%, et atteint 20% pour une dose cumulée de 1020 mg/m² (soit 12 cycles).
- Dans la majorité des cas, la symptomatologie neurologique s'améliore ou disparaît complètement à l'arrêt du traitement. En traitement adjuvant du cancer colique, la symptomatologie est discrète ou inexistante 6 mois après l'arrêt du traitement chez 87% des patients. Après 3 ans de suivi, environ 3% des patients présentent encore des paresthésies localisées persistantes d'intensité modérée (2,3%) ou des paresthésies pouvant interférer avec les activités fonctionnelles (0,5%).
- Des manifestations neurosensorielles aiguës ont été rapportées (voir rubrique données de sécurité précliniques). Elles débutent dans les heures suivant l'administration et surviennent souvent lors d'une exposition au froid. Elles se caractérisent par des paresthésies transitoires, des dysesthésies ou hypo-esthésies. Un syndrome aigu de dysesthésie pharyngolaryngée survient chez 1% à 2% des patients et se caractérise par des sensations subjectives de dysphagie ou de dyspnée/sensation de suffocation sans signe objectif de détresse respiratoire (sans cyanose, ni hypoxie) ou par laryngospasmes ou bronchospasmes (sans stridor ou sifflement). Bien que des antihistaminiques et des bronchodilatateurs aient été administrés dans ces situations, cette symptomatologie est rapidement réversible, même en l'absence de tout traitement. L'allongement de la durée de la perfusion dans les cycles suivants favorise la diminution de l'incidence de ce syndrome (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi). D'autres symptômes sont parfois observés : spasme de la mâchoire/spasmes musculaires/contractions musculaires involontaires/secousses musculaires/myoclonies, troubles de la coordination/troubles de la marche/ataxie/troubles de l'équilibre, oppression/gêne/douleur laryngée ou thoracique. Des anomalies des nerfs crâniens peuvent accompagner ces troubles neurologiques ou apparaître de façon isolée et se manifester par une symptomatologie variée : ptose, diplopie, aphonie/dysphonie/raucité de la voix, parfois décrite comme une paralysie des cordes vocales, troubles de la sensibilité de la langue ou dysarthrie, parfois décrite comme une aphasie, névralgie du trijumeau/douleur faciale/douleur oculaire, diminution de l'acuité visuelle, anomalies des champs visuels.
- D'autres symptômes neurologiques comme la disparition des réflexes ostéotendineux et un signe de Lhermitte ont été rapportés lors de traitements par l'oxaliplatine. Des cas isolés de névrites optiques ont été rapportés.
REACTIONS ALLERGIQUES :
TABLEAU 4 : Incidence par patient (%), par grade.
Oxaliplatine et 5-FU/AF 85 mg/m² toutes les 2 semaines :
- Traitement des cancers métastasés : Tous grades / Grade 3 / Grade 4.
Réactions allergiques/allergie : 9,1% / 1% / < 1%.
- Traitement adjuvant : Tous grades / Grade 3 / Grade 4.
Réactions allergiques/allergie : 10,3% / 2,3% / 0,6%.
AFFECTIONS HEPATOBILIAIRES :
Des cas de maladie veino-occlusive du foie ou des manifestations pathologiques liées à ce type de troubles hépatiques, notamment une péliose hépatique, une hyperplasie nodulaire régénérative ou une fibrose périsinusoïdale ont été rapportés. Ces troubles peuvent se manifester cliniquement par une hypertension portale et/ou une élévation des transaminases.
AFFECTIONS DU REIN ET DES VOIES URINAIRES :
Des néphropathies tubulo-interstitielles aiguës conduisant à une insuffisance rénale aiguë ont été observées.


  • Infection
  • Neutropénie fébrile
  • Etat infectieux neutropénique
  • Rhinite
  • Infection des voies respiratoires supérieures
  • Anémie
  • Neutropénie
  • Thrombocytopénie
  • Leucopénie
  • Lymphopénie
  • Thrombocytopénie immuno-allergique
  • Anémie hémolytique
  • Réaction allergique
  • Rash cutané
  • Urticaire allergique
  • Conjonctivite allergique
  • Rhinite allergique
  • Réaction anaphylactique
  • Bronchospasme allergique
  • Angioedème
  • Hypotension
  • Choc anaphylactique
  • Anorexie
  • Trouble de la glycémie
  • Hypokaliémie
  • Anomalie de la natrémie
  • Déshydratation
  • Acidose métabolique
  • Dépression
  • Insomnie
  • Nervosité
  • Neuropathie sensitive périphérique
  • Céphalée
  • Trouble sensoriel
  • Dysgueusie
  • Sensation vertigineuse
  • Névrite motrice
  • Syndrome méningé
  • Dysarthrie
  • Conjonctivite
  • Trouble de la vision
  • Baisse de l'acuité visuelle
  • Anomalie du champ visuel
  • Névrite optique
  • Ototoxicité
  • Surdité
  • Epistaxis
  • Hémorragie
  • Thrombophlébite profonde
  • Embolie pulmonaire
  • Rectorragie
  • Bouffées vasomotrices
  • Dyspnée
  • Toux
  • Douleur thoracique
  • Hoquet
  • Pneumopathie interstitielle
  • Fibrose pulmonaire
  • Diarrhée
  • Nausée
  • Vomissement
  • Stomatite toxique
  • Mucite toxique
  • Douleur abdominale
  • Constipation
  • Dyspepsie
  • Reflux gastro-oesophagien
  • Iléus
  • Obstruction intestinale
  • Colite
  • Diarrhée à Clostridium difficile
  • Pancréatite
  • Augmentation des phosphatases alcalines
  • Hyperbilirubinémie
  • Augmentation de la LDH
  • Augmentation des enzymes hépatiques
  • Maladie veino-occlusive du foie
  • Trouble cutané
  • Alopécie
  • Syndrome pieds-mains
  • Eruption érythémateuse
  • Hypersudation
  • Atteinte unguéale
  • Dorsalgie
  • Arthralgie
  • Douleur osseuse
  • Dysurie
  • Anomalie de la fréquence mictionnelle
  • Augmentation de la créatininémie
  • Hématurie
  • Néphropathie tubulo-interstitielle aiguë
  • Fatigue
  • Asthénie
  • Douleur
  • Prise de poids
  • Réaction au site d'injection
  • Fièvre
  • Douleur au point d'injection en cas d'extravasation
  • Perte de poids
  • Dysesthésie des extrémités
  • Paresthésie des extrémités
  • Douleur des extrémités
  • Gêne fonctionnelle des extrémités
  • Crampe déclenchée par le froid
  • Difficulté lors de l'exécution des gestes fins
  • Paresthésie
  • Dysesthésie
  • Hypo-esthésie
  • Syndrome aigu de dysesthésie pharyngolaryngée
  • Dysphagie
  • Sensation de suffocation
  • Laryngospasme
  • Bronchospasme
  • Spasme de la mâchoire
  • Spasme musculaire
  • Contractions musculaires involontaires
  • Myoclonie
  • Trouble de la coordination
  • Trouble de la marche
  • Ataxie
  • Trouble de l'équilibre
  • Oppression laryngée
  • Oppression thoracique
  • Gêne laryngée
  • Gêne thoracique
  • Douleur laryngée
  • Ptose des paupières
  • Diplopie
  • Aphonie
  • Raucité de la voix
  • Paralysie des cordes vocales
  • Trouble de la sensibilité de la langue
  • Aphasie
  • Névralgie du trijumeau
  • Douleur faciale
  • Douleur oculaire
  • Disparition des réflexes ostéotendineux
  • Signe de Lhermitte
  • Péliose hépatique
  • Hyperplasie nodulaire régénérative hépatique
  • Fibrose périsinusoïdale hépatique
  • Hypertension portale
  • Insuffisance rénale aiguë
Contre-indications

CONTRE-INDIQUE :
- Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients.
- Allaitement : le passage dans le lait maternel n'a pas été étudié. L'allaitement est contre-indiqué durant le traitement par l'oxaliplatine.
- Myélosuppression avant le premier cycle de traitement (neutrophiles < 2 x 10puissance9/L et/ou plaquettes < 100 x 10puissance9/L).
- Neuropathie sensitive périphérique avec gêne fonctionnelle avant le premier cycle de traitement.
- Insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min).
DECONSEILLE :
Grossesse : aucune information sur la sécurité d'emploi de l'oxaliplatine n'est à ce jour disponible chez la femme enceinte. Les études chez l'animal ont montré une toxicité de l'oxaliplatine sur la reproduction. L'oxaliplatine est donc déconseillé durant la grossesse et chez les femmes en âge de procréer n'utilisant pas de méthodes de contraception. L'utilisation d'oxaliplatine ne doit être envisagée qu'après avoir précisément informé la patiente du risque pour le foetus et avec son consentement. Chez la femme, l'utilisation de méthodes de contraception appropriées devra être poursuivie pendant 4 mois après l'arrêt du traitement, et pendant 6 mois chez l'homme.

LISTE:

  • Neutrophiles < 2000/mm3
  • Plaquettes < 100000/mm3
  • Neuropathie sensitive périphérique avec gêne fonctionnelle
  • Insuffisance rénale sévère (Clcr < 30 ml/mn)
  • Allaitement
  • Grossesse
  • Absence de contraception féminine efficace
  • Absence de contraception masculine

Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

RESERVE A L'ADULTE.
- L'utilisation de l'oxaliplatine doit être réservée aux unités spécialisées dans l'administration de cytotoxiques et l'oxaliplatine doit être administré sous le contrôle d'un médecin qualifié dans l'utilisation des chimiothérapies anticancéreuses.
- En raison d'informations limitées sur la tolérance chez les patients porteurs d'une altération modérée de la fonction rénale, le rapport bénéfices/risques pour le patient doit être convenablement évalué avant administration.
- Dans cette situation, la fonction rénale doit faire l'objet d'une surveillance particulière et la dose doit être ajustée en fonction de la toxicité.
- Les patients ayant des antécédents de manifestations allergiques à d'autres produits contenant du platine doivent faire l'objet d'une surveillance clinique particulière. En cas d'apparition de manifestations de type anaphylactique, interrompre immédiatement la perfusion et entreprendre un traitement symptomatique approprié. La réadministration de l'oxaliplatine chez ces patients est contre-indiquée.
- En cas d'extravasation, la perfusion doit être interrompue immédiatement et un traitement symptomatique local habituel entrepris.
- La tolérance neurologique de l'oxaliplatine doit faire l'objet d'une surveillance particulière, notamment en cas d'association avec des médicaments présentant une toxicité neurologique particulière. Un examen neurologique doit être pratiqué avant chaque administration puis périodiquement.
- Chez les patients ayant présenté des dysesthésies pharyngolaryngées aiguës (voir rubrique effets indésirables) durant ou dans les heures suivant une perfusion de deux heures, l'administration ultérieure d'oxaliplatine s'effectuera sur une durée de six heures.
- En cas de survenue de symptômes neurologiques (paresthésies, dysesthésies), l'adaptation recommandée de la dose d'oxaliplatine doit être effectuée en fonction de la durée et de la sévérité de ces symptômes :
. dans le cas où les symptômes durent plus de 7 jours et sont douloureux, la dose d'oxaliplatine pour le cycle suivant doit être réduite de 85 à 65 mg/m² (traitement de cancer métastasé) ou 75 mg/m² (traitement adjuvant).
. si les paresthésies sans gêne fonctionnelle persistent jusqu'au cycle suivant, la dose d'oxaliplatine doit être réduite de 85 à 65 mg/m² (traitement de cancer métastasé) ou 75 mg/m² (traitement adjuvant).
. si les paresthésies avec gêne fonctionnelle persistent jusqu'au cycle suivant, le traitement par oxaliplatine doit être interrompu.
. lorsqu'une amélioration des symptômes est constatée à la suite de l'interruption du traitement par oxaliplatine, sa reprise pourra être envisagée.
- Les patients devront être avertis d'une persistance possible des symptômes de neuropathie sensitive périphérique après la fin du traitement. Après administration de l'oxaliplatine en traitement adjuvant, des paresthésies modérées locales ou des paresthésies interférant sur les activités fonctionnelles peuvent persister jusque 3 ans après l'arrêt du traitement.
- La toxicité digestive de l'oxaliplatine, à type de nausées et vomissements, justifie un traitement anti-émétique prophylactique et/ou curatif (voir rubrique effets indésirables).
- Une déshydratation, un iléus paralytique, une occlusion intestinale, une hypokaliémie, une acidose métabolique et une altération de la fonction rénale peuvent être provoqués par des diarrhées et/ou des vomissements sévères, notamment lorsque l'oxaliplatine est associé au 5-fluorouracile. Des cas isolés de pancréatite ont été rapportés.
- En cas d'atteinte hématologique (neutrophiles < 1,5 x 10puissance9/L ou plaquettes < 50 x 10puissance9/L), retarder l'administration du cycle suivant jusqu'au retour à des valeurs acceptables. Un hémogramme doit être pratiqué avant initiation d'un traitement par l'oxaliplatine ainsi qu'avant chaque nouveau cycle.
Les patients doivent être convenablement informés du risque de survenue de diarrhées/vomissements, de mucites/stomatites et de neutropénie, après l'administration d'oxaliplatine et de 5-flurorouracile, et doivent contacter en urgence leur médecin traitant afin de bénéficier d'une prise en charge adaptée.
En cas de survenue de mucites/stomatites avec ou sans neutropénie, l'administration suivante sera reportée jusqu'à la récupération des mucites/stomatites à un grade inférieur ou égal à 1 et/ou un taux de neutrophiles > = 1,5 x 10puissance9/L.
- L'oxaliplatine étant associé au 5-fluorouracile (avec ou sans acide folinique), les toxicités propres au 5-fluorouracile doivent faire l'objet des modifications de doses habituellement recommandées pour ce produit.
- La survenue d'une diarrhée de grade 4, d'une neutropénie de grade 3 ou 4 (neutrophiles < 1,0 x 10puissance9/L), ou d'une thrombopénie de grade 3 ou 4 (plaquettes < 50 x 10puissance9/L) nécessitera, en plus de l'adaptation de la dose de 5-fluorouracile, de réduire la dose d'oxaliplatine de 85 mg/m² à 65 mg/m² (traitement des cancers métastasés) ou 75 mg/m² (traitement adjuvant).
- En cas d'apparition d'anomalies des explorations fonctionnelles hépatiques ou d'hypertension portale ne résultant manifestement pas de métastases hépatiques, la survenue de troubles vasculaires hépatiques, très rares, doit être envisagée.
- Devant l'apparition de symptômes respiratoires inexpliqués, tels qu'une toux non productive, une dyspnée, des râles crépitants ou des infiltrats pulmonaires radiologiques, le traitement par oxaliplatine doit être interrompu, jusqu'à ce que l'exploration pulmonaire ait éliminé une pneumopathie interstitielle (voir rubrique effets indésirables).
- Pour l'utilisation pendant la grossesse, voir la rubrique grossesse et allaitement.
- Dans les études précliniques, des effets génotoxiques ont été observés avec l'oxaliplatine. Par conséquent, il est conseillé aux hommes traités par ce produit de ne pas engendrer d'enfant pendant le traitement et les 6 mois qui suivent, et de prendre les dispositions nécessaires pour la conservation de sperme avant le traitement, en raison des effets stérilisants possibles, et éventuellement irréversibles de l'oxaliplatine.
- La survenue d'une grossesse étant déconseillée pendant le traitement par l'oxaliplatine, les femmes en âge de procréer devront utiliser une méthode de contraception efficace (voir rubrique grossesse et allaitement).
- Chez la femme, l'utilisation de méthodes de contraception appropriées devra être poursuivie pendant 4 mois après l'arrêt du traitement, et pendant 6 mois chez l'homme.

LISTE:

  • Réservé à l'adulte
  • Altération modérée de la fonction rénale
  • Surveillance neurologique
  • Dysesthésie pharyngolaryngée
  • Paresthésie
  • Nausées et vomissements
  • Surveillance hématologique
  • Mucite toxique
  • Diarrhée toxique
  • Neutropénie
  • Thrombopénie
  • Anomalie fonctionnelle hépatique
  • Hypertension portale
  • Symptômes respiratoires inexpliqués
  • Homme fertile
  • Femme en âge de procréer

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

- Chez des patients ayant reçu une dose unique de 85 mg/m² d'oxaliplatine, immédiatement avant l'administration de 5-fluorouracile, aucune modification du niveau d'exposition au 5-fluorouracile n'a été observée.
- In vitro, aucune variation significative de la fixation de l'oxaliplatine aux protéines plasmatiques n'a été observée avec les produits suivants : érythromycine, salicylés, granisétron, paclitaxel, valproate de sodium.


Incompatibilités

Le médicament dilué ne doit pas être mélangé à d'autres médicaments dans la même poche ou la même tubulure de perfusion. A condition de respecter les instructions d'utilisation décrites dans la rubrique instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination, l'oxaliplatine peut être administré avec l'acide folinique au moyen d'une tubulure en Y.
- NE PAS mélanger avec des médicaments ou des solutions alcalines, en particulier le 5-fluorouracile, les préparations à base d'acide folinique contenant du trométamol en tant qu'excipient et les sels de trométamol d'autres médicaments. Les solutions et les médicaments alcalins ont un impact néfaste sur la stabilité de l'oxaliplatine (voir rubrique instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination).
- NE PAS reconstituer ou diluer l'oxaliplatine avec des solutions salines ou des solutions contenant des ions chlorures (notamment les chlorures de calcium, potassium ou sodium).
- NE PAS mélanger à d'autres médicaments dans la même poche ou la même tubulure de perfusion (voir rubrique instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination pour les instructions concernant l'administration simultanée avec l'acide folinique).
- NE PAS utiliser de matériel d'injection contenant de l'aluminium.


Surdosage

Il n'y a pas d'antidote connu à l'oxaliplatine. En cas de surdosage, une exacerbation des effets indésirables peut être attendue. Une surveillance hématologique doit être instaurée, ainsi qu'un traitement symptomatique des autres toxicités.


Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Aucune étude relative aux effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'a été effectuée. Toutefois, le traitement par l'oxaliplatine étant susceptible de provoquer des sensations vertigineuses, des nausées et vomissements, et d'autres symptômes neurologiques interférant sur la démarche et l'équilibre, il peut influencer de façon minime à modérée l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

Grossesse :
Aucune information sur la sécurité d'emploi de l'oxaliplatine n'est à ce jour disponible chez la femme enceinte.
Les études chez l'animal ont montré une toxicité de l'oxaliplatine sur la reproduction. L'oxaliplatine est donc déconseillé durant la grossesse et chez les femmes en âge de procréer n'utilisant pas de méthodes de contraception. L'utilisation d'oxaliplatine ne doit être envisagée qu'après avoir précisément informé la patiente du risque pour le foetus et avec son consentement.
Chez la femme, l'utilisation de méthodes de contraception appropriées devra être poursuivie pendant 4 mois après l'arrêt du traitement, et pendant 6 mois chez l'homme.
L'oxaliplatine peut avoir des effets stérilisants (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
Allaitement :
Le passage dans le lait maternel n'a pas été étudié. L'allaitement est contre-indiqué durant le traitement par l'oxaliplatine.

Durée de conservation :
- Médicament dans son emballage d'origine :
30 mois.
- Solution reconstituée dans le flacon d'origine :
La solution reconstituée doit être diluée immédiatement.
- Solution pour perfusion après dilution :
. Après dilution de la solution reconstituée dans une solution de glucose à 5%, la stabilité physico-chimique a été démontrée pendant 24 heures à une température comprise entre + 2°C et + 8°C.
. Toutefois, du point de vue microbiologique, la solution pour perfusion doit être utilisée immédiatement.
. En cas d'utilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation après dilution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de l'utilisateur et ne devraient pas dépasser 24 heures à une température comprise entre 2 et 8°C.
Précautions particulières de conservation :
Médicament dans son emballage d'origine : Pas de précautions particulières de conservation.
Pour les conditions de conservation du médicament reconstitué et dilué, voir rubrique durée de conservation.

Forme : Poudre pour solution pour perfusion IV

Dosage : 5 mg/mL

Contenance : 100 mg ou 20 ml de solution reconstituée à diluer ou 1 flacon

Laboratoire Titulaire : RATIOPHARM

Laboratoire Exploitant : RATIOPHARM


Forme pharmaceutique

Poudre blanche à blanc cassé.


Composition exprimée par 1 ml de sol. reconstituée

Principes Actifs :
  • Oxaliplatine (5 mg)

Commentaire : Chaque flacon contient 100 mg d'oxaliplatine à reconstituer dans 20 ml de solvant.


Excipients :
  • Lactose monohydraté

*Cette fiche médicament a été générée à partir des données de la Banque Claude Bernard© (www.resip.fr) ne peut être utilisée isolément pour l'établissement d'un diagnostic, l'instauration d'un traitement ou une décision thérapeutique, qui relève de la compétence exclusive des professionnels de santé. Il est rappelé que le contenu de la Base Claude Bernard doit être considéré comme un ouvrage scientifique faisant l'objet d'une consultation critique laissant aux professionnels de santé les responsabilités de la prescription que le code leur reconnaît. La Base Claude Bernard a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments. Les données fournies ne peuvent être considérées comme exhaustives et peuvent avoir évolué depuis leur mise en ligne. Seul votre médecin est habilité à mettre en œuvre un traitement adapté à votre cas personnel. Les Données fournies sont la propriété de RESIP et ne peuvent être reproduites ou diffusées par quelque moyen, toute impression ne pouvant concerner que des extraits non substantiels et n'être effectuée qu'à des fins strictement personnelles et non commerciales.