Médicaments


FLUOROURACILE PFIZER 50 mg/ml, solution à diluer pour perfusion

·         Adénocarcinomes digestifs évolués.

·         Cancers colorectaux après résection en situation adjuvante.

·         Adénocarcinomes mammaires après traitement locorégional ou lors des rechutes.

·         Adénocarcinomes ovariens.

·         Carcinomes épidermoïdes des voies aérodigestives supérieures et oesophagiennes.


  • Adénocarcinome digestif
  • Cancer colorectal
  • Adénocarcinome mammaire
  • Adénocarcinome ovarien
  • Carcinome épidermoïde des voies aérodigestives supérieures
  • Carcinome épidermoïde des voies oesophagiennes

Posologie

· En monothérapie : Posologie moyenne de 400 à 600 mg/m2/j, 3 à 6 jours par mois en perfusion IV d'une heure environ.

· En association à d'autres cytotoxiques : 300 à 600 mg/m2/j, 2 à 5 jours par cycles espacés de 3 à 4 semaines.

Plus exceptionnellement :

FLUOROURACILE PFIZER 50 mg/ml, solution à diluer pour perfusion peut être administré en perfusion intra-artérielle hépatique lente (4 à 6 heures)à la posologie de 600 mg/m2 de façon hebdomadaire.

Il est parfois utilisé en perfusion veineuse continue à la posologie de 700 mg à 1 g/m2 sur 3 à 5 jours consécutifs.

Ces modes d'administration doivent être réservés aux services spécialisés.

La dose de 1 g/m2 par injection ne doit pas être dépassée dans la majorité des indications.

Mode d'administration

Voie intraveineuse.

Exceptionnellement, en perfusion intra-artérielle hépatique lente.

En cas d'extravasation, l'administration sera interrompue immédiatement.

Pour les instructions concernant la dilution du médicament avant administration, voir la rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination.

Ne pas administrer par voie intramusculaire.

L'utilisation de fluorouracile doit être réservée aux unités spécialisées dans l'administration de cytotoxiques et le fluorouracile doit être administré sous contrôle d'un médecin qualifié dans l'utilisation des chimiothérapies anticancéreuses (voir la rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination).

 PRÉVENIR IMMÉDIATEMENT LE MÉDECIN en cas de :
- d
ouleurs dans la poitrine,
- essoufflement
.
CONSULTER IMMÉDIATEMENT LE MÉDECIN en cas de :
- confusion,
- désorientation,
- altération de l'état mental d'apparition récente,
- difficultés avec l'équilibre ou la coordination,
- troubles visuels.
ÉVITER l'exposition  prolongée au soleil (réactions de photosensibilité).
CONSERVER précieusement le résultat de la recherche d'un déficit en DPD et en informer les professionnels de santé impliqués dans le traitement de votre cancer lors de la première consultation.

Les effets indésirables du fluorouracile résultent principalement de ses effets sur les cellules à division rapide de tissu normal et à ses effets sur le tractus gastro-intestinal et le système hématopoïétique (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Les effets indésirables rapportés sont listés ci-dessous, selon la Classe de système d'organe MedDRA et par fréquence. Les fréquences sont définies comme suit : très fréquent (³1/10) ; fréquent (³1/100 à <1/10) ; peu fréquent (³1/1 000 à <1/100) ; rare (³1/10 000 à <1/1 000) ; très rare (<1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Tableau des effets indésirables
Infections et infestations :
Très fréquentInfections
FréquentSepticémie
Fréquence indéterminéeChoc septique, sepsis neutropénique, pneumonie, surinfection, infection du tractus urinaire, infection liée à un dispositif, cellulite, pharyngite
Affections hématologiques et du système lymphatique :
Très fréquentInsuffisance médullaire, leucopénie, thrombocytopénie
FréquentNeutropénie fébrile
RareAnémie
Fréquence indéterminéeGranulocytopénie, pancytopénie
Affections du système immunitaire :
Fréquence indéterminéeRéaction anaphylactique, hypersensibilité
Troubles du métabolisme et de la nutrition :
Fréquence indéterminéeDéshydratation, diminution de l'appétit
Affections psychiatriques :
Fréquence indéterminéeÉtat confusionnel, désorientation, humeur euphorique
Affections du système nerveux :
Fréquence indéterminéeSyndrome cérébelleux, leucoencéphalopathiea, ataxie cérébelleuse, céphalée, nystagmus, encéphalopathie hyperammoniémique
Affections oculaires :
Fréquence indéterminéePhotophobie, troubles visuels, augmentation de la sécrétion lacrymale, dacryosténose acquise
Affections cardiaques :
FréquentInfarctus du myocarde, angine de poitrineb
Très rareArrêt cardiaque
Fréquence indéterminéeChoc cardiogénique, insuffisance cardiaque, cardiomyopathie, myocardite, péricardite
Affections vasculaires :
Fréquence indéterminéeHémorragie, thrombophlébite
Affections gastro-intestinales :
Très fréquentDiarrhée, stomatite, inflammation de la muqueuse, vomissement, nausées
Fréquence indéterminéeHémorragie gastro-intestinale, ulcère gastro-intestinal, oesophagite, méléna
Affections de la peau et du tissu sous-cutané :
Très fréquentAlopéciec
FréquentSyndrome d'érythrodysesthésie palmo-plantaired
Fréquence indéterminéeDermatitee, réaction de photosensibilisation, hyperpigmentation cutanée, fissures cutanées, sécheresse cutanée, trouble unguéalf, urticaire, rash
Troubles généraux et anomalies au site d'administration :
Fréquence indéterminéePyrexie, douleur thoracique, réaction au site d'injection
Investigations :
FréquentModification de l'électrocardiogramme
a Y compris ataxie, syndrome cérébelleux aigu, dysarthrie, confusion, désorientation, myasthénie, aphasie, convulsions ou coma. b Observée chez les patients recevant des doses élevées de leucovorine (LV) et de 5 - fluorouracile (5FU) en bolus et en perfusion continue c Réversible d Observé chez les patients recevant du 5FU et de la LV en bolus e Se manifeste souvent sous forme d'éruption maculopapuleuse avec démangeaisons aux extrémités f Par exemple, détachement complet ou partiel des ongles

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.


  • Infection
  • Septicémie
  • Choc septique
  • Sepsis neutropénique
  • Pneumonie
  • Surinfection
  • Infection du tractus urinaire
  • Cellulite
  • Pharyngite
  • Insuffisance médullaire
  • Leucopénie
  • Thrombocytopénie
  • Neutropénie fébrile
  • Anémie
  • Granulocytopénie
  • Pancytopénie
  • Réaction anaphylactique
  • Hypersensibilité
  • Déshydratation
  • Diminution de l'appétit
  • Etat confusionnel
  • Désorientation
  • Humeur euphorique
  • Syndrome cérébelleux
  • Leuco-encéphalopathie
  • Ataxie cérébelleuse
  • Céphalée
  • Encéphalopathie hyperammoniémique
  • Nystagmus
  • Photophobie
  • Trouble visuel
  • Sécrétion lacrymale accrue
  • Obstruction du canal nasolacrymal
  • Infarctus du myocarde
  • Angine de poitrine
  • Arrêt cardiaque
  • Choc cardiogénique
  • Insuffisance cardiaque
  • Cardiomyopathie
  • Myocardite
  • Hémorragie
  • Thrombophlébite
  • Diarrhée
  • Stomatite
  • Inflammation de la muqueuse gastro-intestinale
  • Vomissement
  • Nausée
  • Hémorragie gastro-intestinale
  • Ulcère gastro-intestinal
  • Oesophagite
  • Méléna
  • Alopécie
  • Erythrodysesthésie palmoplantaire
  • Dermatite
  • Réaction de photosensibilisation
  • Hyperpigmentation cutanée
  • Fissure cutanée
  • Sécheresse cutanée
  • Trouble unguéal
  • Urticaire
  • Rash cutané
  • Pyrexie
  • Douleur thoracique
  • Réaction au site d'injection
  • Modification de l'ECG
  • Ataxie
  • Dysarthrie
  • Myasthénie
  • Aphasie
  • Convulsions
  • Coma
Contre-indications

Ce médicament NE DOIT PAS ETRE UTILISE dans les cas suivants :

· hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Liste des excipients,

· femme enceinte ou qui allaite (voir rubrique Fertilité, grossesse et allaitement),

· déficit complet avéré en dihydropyrimidine déshydrogénase (DPD) (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi),

· malades en mauvais état nutritionnel,

· hypoplasie médullaire,

· infection potentiellement sévère,

· en association avec les vaccins vivants atténués (contre fièvre jaune, varicelle, zona, rougeole, oreillons, rubéole, tuberculose, rotavirus, grippe) et pendant les 6 mois suivant l'arrêt de la chimiothérapie (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Le fluorouracile ne doit pas être administré dans les 4 semaines suivant la prise d'un traitement avec la brivudine, la sorivudine ou leurs analogues chimiques. La brivudine, la sorivudine et leurs analogues chimiques sont des inhibiteurs puissants de l'enzyme dihydropyrimidine déshydrogénase (DPD), responsables de la dégradation du fluorouracile (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

LISTE:

  • Grossesse
  • Allaitement
  • Mauvais état nutritionnel
  • Déficit total en dihydropyrimidine déshydrogénase
  • Hypoplasie médullaire
  • Infection
  • Voie IM
  • Exposition au soleil

Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Mises en garde spéciales

La survenue de stomatite et surtout de diarrhée doit imposer un arrêt du traitement jusqu'à disparition des symptômes ; il en est de même si l'on constate la formation d'ulcération gastro-intestinale ou la survenue d'hémorragie quelle qu'en soit la localisation.

Le traitement sera arrêté en cas de granulopénie au-dessous de 2 000 globules blancs par mm3 ou de thrombopénie au-dessous de 80 000 plaquettes par mm3.

Les plus grandes précautions doivent être prises lors de l'utilisation du fluorouracile chez le malade débilité, chez ceux ayant subi antérieurement une irradiation pelvienne à hautes doses, chez ceux ayant été traités préalablement par des agents alkylants, en présence d'un envahissement de la moëlle osseuse par des tumeurs métastatiques ou encore chez l'insuffisant hépatique ou rénal.

Réactions de photosensibilité : certains patients peuvent présenter des réactions de photosensibilité suite à l'administration de fluorouracile, il est recommandé aux patients d'éviter une exposition prolongée au soleil (voir rubrique Effets indésirables).

Ce médicament est déconseillé en association avec les antivitamines K, l'olaparib et la phénytoïne (et par extrapolation fosphénytoïne) (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Cardiotoxicité

Une cardiotoxicité a été associée au traitement par fluoropyrimidine, notamment : infarctus du myocarde, angor, arythmies, myocardite, choc cardiogénique, mort subite et modifications électrocardiographiques (y compris de très rares cas d'allongement de l'intervalle QT). Ces effets indésirables sont plus fréquents chez les patients recevant une perfusion continue de 5-fluorouracile que chez ceux recevant une injection bolus. Les antécédents de cardiopathie sont susceptibles de constituer un facteur de risque d'effets indésirables cardiaques. La prudence est donc de mise lorsque le traitement est administré à des patients ayant présenté des douleurs thoraciques au cours de cycles de traitement, ou chez les patients ayant des antécédents de maladie cardiaque. La fonction cardiaque doit être régulièrement surveillée pendant le traitement par fluorouracile. En cas de cardiotoxicité sévère, le traitement doit être interrompu. Dans ce cas, sa réintroduction ne doit pas être envisagée.

Encéphalopathie

Des cas d'encéphalopathie (y compris encéphalopathie hyperammoniémique, leucoencéphalopathie) associés au traitement par 5-fluorouracile ont été rapportés après la mise sur le marché du médicament. Les signes ou symptômes de l'encéphalopathie sont : altération de l'état mental, confusion, désorientation, coma ou ataxie. Si un patient développe l'un quelconque de ces symptômes, il faut immédiatement interrompre le traitement et mesurer les taux sériques d'ammoniaque. En cas d'hyperammoniémie, un traitement hypoammoniémant doit être instauré.

La prudence s'impose lorsque le fluorouracile est administré à des patients atteints d'insuffisance rénale et/ou hépatique. Les patients insuffisants rénaux et/ou hépatiques sont susceptibles d'être exposés à un risque accru d'hyperammoniémie et d'encéphalopathie hyperammoniémique.

Déficit en dihydropyrimidine déshydrogénase (DPD)

L'activité de la DPD est dose-limitante dans le catabolisme du 5-fluorouracile (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). Les patients présentant un déficit en DPD sont par conséquent exposés à un risque accru d'effets indésirables liés aux fluoropyrimidines, notamment, par exemple : stomatite, diarrhées, inflammation des muqueuses, neutropénie et neurotoxicité.

Les effets indésirables liés à un déficit en DPD surviennent généralement au cours du premier cycle de traitement ou après une augmentation de la posologie.

Déficit complet en DPD

Le déficit complet en DPD est rare (0,01 à 0,5 % de la population caucasienne). Les patients présentant un déficit complet en DPD sont exposés à un risque élevé d'effets indésirables engageant le pronostic vital ou d'évolution fatale et ne doivent pas être traités par FLUOROURACILE PFIZER 50 mg/ml, solution à diluer pour perfusion (voir rubrique Contre-indications).

Déficit partiel en DPD

Entre 3 et 9 % de la population caucasienne présenterait un déficit partiel en DPD. Les patients présentant un déficit partiel en DPD sont exposés à un risque accru d'effets indésirables graves et engageant potentiellement le pronostic vital. Une dose initiale réduite devra être envisagée pour limiter ces effets indésirables. Le déficit en DPD doit également être considéré comme un paramètre à prendre en compte en association à d'autres mesures courantes de réduction de la dose. La réduction initiale de la dose peut altérer l'efficacité du traitement. En l'absence de toxicités graves, les doses suivantes pourront être augmentées, et ce, sous surveillance attentive.

Recherche de déficit en DPD

Il est recommandé de procéder à une analyse du phénotype et/ou du génotype avant d'instaurer un traitement par FLUOROURACILE PFIZER 50 mg/ml, solution à diluer pour perfusion, malgré les incertitudes relatives aux méthodologies d'analyse avant le traitement. Les directives cliniques applicables devront être prises en compte.

Caractérisation génotypique du déficit en DPD

La recherche de mutations rares dans le gène DPYD, préalablement au traitement, peut identifier les patients présentant un déficit en DPD.

Les quatre variants du gène DPYD, c.1905+1G>A [aussi connu sous le nom DPYD*2A], c.1679T>G [DPYD*13], c.2846A>T et c.1236G>A/HapB3 peuvent provoquer une absence complète ou une réduction de l'activité enzymatique. D'autres variants rares peuvent également être associés à un risque accru d'effets indésirables sévères ou engageant le pronostic vital.

Certaines mutations homozygotes ou hétérozygotes composites dans le locus génétique DPYD (par ex., des combinaisons des quatre variants avec au moins un allèle de c.1905+1G>A ou de c.1679T>G) sont avérées provoquer une absence complète ou pratiquement complète d'activité enzymatique de la DPD.

Les patients qui sont porteurs de certains variants de DPYD hétérozygotes (dont les variants c.1905+1G>A, c.1679T>G, c.2846A>T et c.1236G>A/HapB3) sont exposés à un risque accru d'effets indésirables graves lorsqu'ils sont traités par des fluoropyrimidines.

La fréquence du génotype hétérozygote c.1905+1G>A dans le gène DPYD chez des patients caucasiens est d'environ 1 %, soit 1,1 % pour le variant c.2846A>T, de 2,6 à 6,3 % pour le variant c.1236G>A/HapB3 et de 0,07 à 0,1 % pour c.1679T>G.

Les données sur la fréquence des quatre variants du gène DPYD dans d'autres populations que la population caucasienne sont limitées. On considère actuellement que les quatre variants du gène DPYD (c.1905+1G>A, c.1679T>G, c.2846A>T et c.1236G>A/HapB3) sont pratiquement absents dans les populations d'origine africaine, afro-américaine ou asiatique.

Caractérisation phénotypique du déficit en DPD

Pour la caractérisation phénotypique du déficit en DPD, il est recommandé de mesurer les taux plasmatiques pré-thérapeutiques d'uracile (U), le substrat endogène de la DPD.

Des concentrations élevées en uracile avant le traitement sont associées à un risque accru d'effets indésirables. Malgré les incertitudes relatives aux seuils d'uracile permettant de définir un déficit partiel en DPD, une concentration sanguine en uracile ≥ 16 ng/ml et < 150 ng/ml doit être considérée comme une indication d'un déficit partiel en DPD et être associée à un risque accru d'effets indésirables provoqués par les fluoropyrimidines. Un taux sanguin d'uracile ≥ 150 ng/ml doit être considéré comme une indication d'un déficit complet en DPD et être associé à un risque d'effets indésirables engageant le pronostic vital ou d'évolution fatale provoqués par les fluoropyrimidines.

Suivi thérapeutique pharmacologique (STP) du 5-fluorouracile

Le STP du 5-fluorouracile peut améliorer le pronostic clinique chez les patients recevant des perfusions continues de 5-fluorouracile en réduisant les effets indésirables et en améliorant l'efficacité. L'ASC est supposée être comprise entre 20 et 30 mg x h/L.

Précautions d'emploi

La formule sanguine sera contrôlée régulièrement pendant la phase initiale, puis toutes les semaines ou tous les quinze jours en période d'entretien. Chez les patients présentant des antécédents cardiaques, alcooliques et/ou tabagiques, il conviendra de pratiquer une surveillance cardiaque intensive et continue au cours des 3 premières cures de 5-FU, lors d'une perfusion IV continue.

La posologie devra être diminuée de moitié ou du tiers dans les cas suivants:

· intervention chirurgicale dans les 30 jours précédant le traitement,

· troubles graves de la fonction hépatique,

· lorsque les troubles de l'hématopoïèse se manifestent par une granulopénie de 2 000 à 3 000 globules blancs par mm3 ou de thrombopénie au-dessous de 100 000 plaquettes par mm3.

Excipient :

Pour un flacon de 5 ml contenant 250 mg de fluorouracile, ce médicament contient 47,7 mg de sodium par flacon de 5 ml, ce qui équivaut à 2,4 % de l'apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l'OMS de 2 g de sodium par adulte.

Pour un flacon de 10 ml contenant 500 mg de fluorouracile, ce médicament contient 87,9 mg de sodium par flacon de 10 ml, ce qui équivaut à 4,4 % de l'apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l'OMS de 2 g de sodium par adulte.

Pour un flacon de 20 ml contenant 1 g de fluorouracile, ce médicament contient 175,0 mg de sodium par flacon de 20 ml, ce qui équivaut à 8,8 % de l'apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l'OMS de 2 g de sodium par adulte.

Pour un flacon de 100 ml contenant 5 g de fluorouracile, ce médicament contient 874,2 mg de sodium par flacon de 100 ml, ce qui équivaut à 43,7 % de l'apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l'OMS de 2 g de sodium par adulte.

Pour un flacon de 200 ml contenant 10 g de fluorouracile, ce médicament contient 1750,2 mg de sodium par flacon de 200 ml, ce qui équivaut à 87,5 % de l'apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l'OMS de 2 g de sodium par adulte.

LISTE:

  • Stomatite
  • Diarrhée
  • Ulcération gastro-intestinale
  • Hémorragie
  • Affections médicales débilitantes
  • Antécédent d'irradiation pelvienne
  • Antécédent de traitement par agents alkylants
  • Envahissement de la moelle osseuse par des tumeurs métastasiques
  • Insuffisant hépatique
  • Insuffisant rénal
  • Douleur thoracique
  • Antécédent cardiaque
  • Surveillance cardiaque
  • Toxicité cardiaque
  • Encéphalopathie
  • Altération de l'état mental
  • Confusion
  • Désorientation
  • Coma
  • Ataxie
  • Hyperammoniémie
  • Déficit partiel en dihydropyrimidine déshydrogénase
  • Surveillance NFS
  • Antécédent alcoolique
  • Antécédent tabagique
  • Intervention chirurgicale dans les 30 jours précédents
  • Trouble grave de la fonction hépatique
  • Granulopénie < 3000/mm3
  • Thrombopénie < 100000/mm3
  • Extravasation au point d'injection
  • Régime désodé
  • Régime hyposodé

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

4.5.1 Interactions communes aux cytotoxiques

Associations contre-indiquées (voir rubrique Contre-indications)

Vaccins vivants atténués (contre fièvre jaune, varicelle, zona, rougeole, oreillons, rubéole, tuberculose, rotavirus, grippe)  

Risque de maladie vaccinale généralisée éventuellement mortelle.

CONTRE-INDICATION et pendant les 6 mois suivant l'arrêt de la chimiothérapie.

Brivudine et sorivudine

La brivudine, la sorivudine ou leurs analogues chimiques inhibent irréversiblement la DPD, entraînant une augmentation significative de l'exposition au fluorouracile. Cela peut conduire à une augmentation des toxicités liées au fluoropyrimidine avec une évolution potentiellement fatale. Par conséquent, un autre traitement antiviral différent devra être utilisé ou un intervalle d'au moins 4 semaines devra être respecté entre l'administration de la brivudine, la sorivudine, ou de leurs analogues et l'initiation du traitement par le fluorouracile (voir rubrique Contre-indications). Chez des patients traités par le fluorouracile, des mesures efficaces devront être prises afin de réduire la toxicité du fluorouracile, en cas d'administration accidentelle d'analogues nucléosidiques, inhibiteurs de l'activité de la DPD. Une hospitalisation immédiate est recommandée.

Associations déconseillées (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)

Antivitamines K 

Augmentation importante de l'effet de l'antivitamine K et du risque hémorragique.

Si elle ne peut être évitée, contrôle plus fréquent de l'INR.

Adaptation de la posologie de l'antivitamine K pendant le traitement par le cytotoxique et 8 jours après son arrêt.

Olaparib

Risque de majoration de l'effet myélosuppresseur du cytotoxique.

Phénytoïne (et, par extrapolation, fosphénytoïne)

Risque de survenue de convulsions par diminution de l'absorption digestive de la seule phénytoïne par le cytotoxique, ou bien risque de majoration de la toxicité ou de perte d'efficacité du cytotoxique par augmentation de son métabolisme hépatique par la phénytoïne ou la fosphénytoïne (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Associations à prendre en compte

Flucytosine

Risque de majoration de la toxicité hématologique.

Immunosuppresseurs

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lymphoprolifératif.

4.5.2 Interactions propres au fluorouracile

Associations à prendre en compte

Acide folinique

Potentialisation des effets, à la fois cytostatiques et indésirables du fluorouracile.

Interféron alpha

Augmentation de la toxicité gastro-intestinale du fluorouracile.

Métronidazole

Augmentation de la toxicité du fluorouracile par diminution de sa clairance.

Ornidazole

Augmentation de la toxicité du fluorouracile par diminution de sa clairance.


Incompatibilités

Une incompatibilité physicochimique a été documentée entre le 5 fluorouracile et les solutions de morphine et de levofolinate de calcium (apparition de précipités).

Il est déconseillé de mélanger le 5 fluorouracile avec d'autres solutions ou médicaments dans la même perfusion à l'exception de ceux mentionnés dans la rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination :

·         S'assurer de la compatibilité du 5 fluorouracile avant de le mélanger ou de l'associer à toute autre substance.

 ·         Dilutions

15 ml de solution injectable peuvent être mélangés à 250 ml de solutions suivantes :

·         Chlorure de sodium à 0,9 %,

·         Glucose à 5 %,

·         Glucose à 10 %,

·         Glucose à 2,5 % + chlorure de sodium à 0,45 %,

·         Solution de Ringer,

·         Solution de Hartmann.


Surdosage

Le surdosage se traduit par une majoration des effets secondaires et en particulier des troubles digestifs ethématologiques. Le traitement par fluorouracile sera impérativement arrêté. Le triacétate d'uridine est un antidote spécifique pour le traitement du surdosage par 5-fluorouracile ou pour le traitement des toxicités sévères précoces. Il doit être administré dans les 96 heures suivant la fin de la perfusion de 5-fluorouracile. Si le triacétate d'uridine n'est pas disponible, le traitement est symptomatique et accompagné de soins de support.


Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Sans objet.

Le fluorouracile est contre-indiqué pendant la grossesse et allaitement.

Durée de conservation :

Avant dilution : 2 ans.

Après dilution : la stabilité physico-chimique a été démontrée pendant 8 heures à une température compriseentre +15 °C et +25 °C.

Toutefois, d'un point de vue microbiologique, une utilisation immédiate est recommandée.

Précautions particulières de conservation :

A conserver à une température comprise entre +15 °C et +25 °C.

Ce médicament est sensible à la lumière, conserver le conditionnement primaire dans l'emballage extérieur.  Une exposition à une température inférieure à +15 °C risque de provoquer l'apparition departicules, phénomène réversible par simple réchauffage du flacon.

Forme : Solution à diluer pour perfusion IV

Dosage : 50 mg/mL

Contenance : 20000 mg ou 400 ml de solution à diluer ou 20 g ou 2 flacons

Laboratoire Titulaire : PFIZER PFE FRANCE

Laboratoire Exploitant : PFIZER PFE FRANCE


Forme pharmaceutique

Solution à diluer pour perfusion.


Composition exprimée par 1 ml

Principes Actifs :
  • Fluorouracile (50 mg)

Commentaire : Un flacon de 200 ml renferme 10 g de fluorouracile. Excipient à effet notoire : sodium.


Excipients :
  • Sodium hydroxyde
  • Eau pour préparations injectables
  • Présence de :
    • Sodium (Effet notoire)

*Cette fiche médicament a été générée à partir des données de la Banque Claude Bernard© (www.resip.fr) ne peut être utilisée isolément pour l'établissement d'un diagnostic, l'instauration d'un traitement ou une décision thérapeutique, qui relève de la compétence exclusive des professionnels de santé. Il est rappelé que le contenu de la Base Claude Bernard doit être considéré comme un ouvrage scientifique faisant l'objet d'une consultation critique laissant aux professionnels de santé les responsabilités de la prescription que le code leur reconnaît. La Base Claude Bernard a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments. Les données fournies ne peuvent être considérées comme exhaustives et peuvent avoir évolué depuis leur mise en ligne. Seul votre médecin est habilité à mettre en œuvre un traitement adapté à votre cas personnel. Les Données fournies sont la propriété de RESIP et ne peuvent être reproduites ou diffusées par quelque moyen, toute impression ne pouvant concerner que des extraits non substantiels et n'être effectuée qu'à des fins strictement personnelles et non commerciales.