femme sujette à un burn-out

Traitement et prévention

Le patient

Psychothérapie

La prise en charge d’un burn-out dépend de la nature et de l’intensité des symptômes. Ce qui est certain, c’est que la guérison prend du temps, et nécessite généralement un arrêt de travail (plusieurs mois). Elle repose sur 4 fait successifs : le repos, la reconstruction, la renaissance du désir de travailler et la possibilité de reprendre son activité.

Une prise en charge par un psychothérapeute ou un psychiatre est recommandée. Parfois, la prise d’antidépresseurs est nécessaire.

L’entreprise

Pour comprendre le burn-out d’un employé ou préparer son retour au sein de l’entreprise, le médecin du travail procède à une ou plusieurs visites dans l’entreprise. Le médecin peut ainsi recommander certaines adaptations du poste de travail, ou des formations pour réorienter professionnellement le salarié.

Prévention

Certains facteurs favorisant le burn-out sont connus, et peuvent donc être prévenus. Cependant, chaque situation est particulière, et il est donc impossible d’identifier tous les facteurs ou de prévoir toutes les contraintes existantes.

Il existe 6 grands axes de prévention que chaque entreprise peut mettre en place :

  • L’information et la formation de tous les travailleurs. Un employeur a la responsabilité d’informer son personnel concernant les sujets qui traitent de la santé physique et mentale ou de la sécurité au travail. Il est donc important de communiquer à propos du burn-out afin que chacun soit en capacité de détecter d’éventuels signaux ;
  • Le contrôle de la charge de travail qui est l’élément le plus souvent déclencheur d’un burn-out. L’employeur doit être vigilant à ne pas surcharger de travail ses employés. Pour cela, il convient de planifier la charge de travail à l’avance en anticipant toute modification d’horaire de travail. Il faut également veiller à ce que les congés et les temps de repos soient planifiés. Enfin, il faut mettre en place un dialogue entre l’employeur et ses employés ;
  • La garantie d’un soutien social par l’instauration d’un climat de confiance et de dialogue dans l’entreprise. Il est possible de prévoir des pauses collectives et éviter les postes de travail isolés. Tout dysfonctionnement doit être régulé collectivement ;
  • Laisser une marche de manœuvre. Il est important de faire prendre part au fonctionnement de l’entreprise à un travailleur. Rédiger la feuille de poste d’un employé en sa présence et communiquer régulièrement avec lui peut être utile ;
  • La reconnaissance au travail. Il faut être équitable et transparent ;
  • L’engagement d’une réflexion sur la qualité du travail.

Charline D., Docteur en pharmacie

– Epuisement professionnel ou burn-out. Inrs. Consulté le 4 mai 2019.
– Le syndrome d’épuisement professionnel ou burn-out. Guide d’aide à la prévention. Consulté le 4 mai 2019.
– Repérage et prise en charge cliniques du syndrome d’épuisement professionnel ou burn-out. HAS. Consulté le 4 mai 2019.