Acrophobie

Diagnostic et traitement

Quel diagnostic ?

Le diagnostic est clinique, et se base sur la présence des trois composantes de la phobie :

  • L’anxiété d’anticipation. Le patient anticipe sa peur. Cette dernière peut être variée : peur de mourir, peur du malaise ou d’un accident, peur de perdre la maîtrise de soi, peur de devenir fou ;
  • La réaction anxieuse en elle-même. Le comportement anxieux est variable en durée et intensité. La crise peut, par exemple, se manifester par 2 ou 3 symptômes comme une tachycardie, des vertiges et une sensation d’étouffement :
  • L’évitement pour calmer l’anxiété. Les patients adaptent ainsi leur comportement et évitent tous les lieux susceptibles d’être en hauteur.

Quel traitement ?

En cas d’impact trop important sur la qualité de vie des patients, les phobies nécessitent une prise en charge adaptée. Les thérapies cognitivo-comportementales associées à certaines techniques de relaxation ont déjà fait leurs preuves dans ce domaine. Parfois, notamment en cas de situation à risque, un traitement médicamenteux peut être associé à la psychothérapie du patient.

La psychothérapie employée est choisie en fonction des besoins de chaque patient.

Ainsi, lorsque le patient souhaite supprimer rapidement les symptômes de sa phobie, une thérapie cognitivo-comportementale semble plus adaptée. Cette thérapie consiste à exposer progressivement le patient à la situation qui déclenche sa peur jusqu’à ce qu’il parvienne à contrôler son anxiété. Les patients peuvent obtenir un soulagement de leurs symptômes en quelques mois. Les thérapies cognitivo-comportementales sont très utilisées pour traiter diverses phobies, et obtiennent de très bons résultats. Elles ont pour objectif d’exposer progressivement le patient aux sensations physiques qu’il redoute afin de développer des méthodes de relaxation. Souvent, 10 à 25 séances suffisent.

À savoir ! L’exposition progressive du patient peut être effectuée grâce à la réalité virtuelle. On parle alors de thérapie par une exposition graduelle en réalité virtuelle.

Si le patient souhaite, en revanche, effectuer un travail plus en profondeur sur lui-même afin de découvrir l’origine de sa phobie, il pourra expérimenter une thérapie analytique, plus longue. L’hypnothérapie peut également être employée.

Les médicaments sont, dans la plupart des phobies, utilisés que ponctuellement afin de soulager les symptômes liés à l’anxiété. Les médicaments utilisés sont des anxiolytiques ou des antidépresseurs.

Un psychothérapeute peut aider le patient à gérer une attaque de panique, notamment par l’apprentissage de techniques de respiration ou de détournement de l’attention. Les objectifs d’une prise en charge de phobie repose donc sur la réduction de la fréquence et de l’intensité des crises.

Charline D., Docteur en pharmacie

– Acrophobie ou peur du vide : le CNRS met au point une « cyberthérapie ». Vidal. Consulté le 22 octobre 2019.
– Phobie. Eurekasanté. Consulté le 22 octobre 2019.