Probiotiques : la solution contre le « rhume des foins » ?

Mar 29, 2017 par

Premiers rayons de soleil, paysages fleuris et retour des ballades printanières : des petits plaisirs qui peuvent rimer pour certains avec nez qui coule, yeux qui piquent, éternuements incessants… Ces symptômes sont typiques du « rhume des foins ». Bien que des solutions thérapeutiques existent dans l’atténuation de ces manifestations, notre alimentation ne pourrait-elle pas en être également un facteur d’amélioration ?

Rhume des foins probiotiques

Rhume des foins et alimentation…

Une équipe de chercheurs américains s’est intéressée de plus près à ces conditions gênantes, et sur l’action de certains aliments pour les atténuer.

Grâce à un questionnaire établi et adressé à un panel de patients souffrants de « rhume des foins » (autrement appelé allergies saisonnières), les chercheurs ont alors pu déterminer quels pouvaient être les facteurs favorisants et défavorisants dans un tel contexte. Ce questionnaire « The Mini Rhinoconjunctivitis Quality of Life Questionnaire » (MRQLQ), validé par une communauté d’experts, a permis notamment de mesurer la qualité de vie des patients atteints d’allergies saisonnières. La mesure a été effectuée pour différents facteurs (alimentaires, environnementaux, individuels, etc…) et selon une échelle de 0 à 6 (0 étant le niveau le moins significatif et 6, le niveau le plus significatif).

Au travers de l’analyse des résultats, il s’est avéré que les probiotiques auraient un impact positif sur l’atténuation des symptômes liés aux allergies saisonnières.

A savoir ! Les probiotiques sont des bactéries largement retrouvées au sein de produits laitiers (lait, yaourts, fromage, etc…) et dont les propriétés en font des bienfaits pour l’organisme. Parmi ceux-ci, nous pouvons citer : Lactobacillus gasseri KS-13, Bifidobacterium bifidum G9-1 ou encore Bifidobacterium longum MM-2.

Les probiotiques, une solution ?

Afin d’appuyer cette hypothèse, les scientifiques se sont alors penchés sur de plus amples analyses. L’objectif premier de ces dernières fut de comparer les effets et le développement des symptômes associés au « rhume des foins », lors d’une consommation de produits contenant des probiotiques vs l’utilisation d’un placebo.

Dans le cadre de cette étude, 173 participants ont été impliqués. Tous présentaient des troubles associés aux allergies saisonnières. Ces patients ont alors permis la formation de deux groupes : le premier recevant un probiotique, le second un placebo. L’étude s’est étendue sur 8 semaines. Des analyses rapides d’échantillons sanguins ont été effectuées chaque semaine de l’étude. Les résultats de ce questionnaire montraient une diminution des symptômes lors d’un pic de pollinisation (transport de pollen).

A savoir ! La pollinisation est relative au transport de pollen (par le vent ou par les insectes) afin de permettre la reproduction des végétaux. La période prédominante en termes de pollinisation est le printemps.

En dépit de ces résultats biologiques, pour le moins similaires, les symptômes subis par les patients semblaient être atténués par la prise du probiotique.

A savoir ! Les Immunoglobulines (IgE), sont des anticorps (protéines du système immunitaire) responsables des réactions allergiques lors d’un contact de l’organisme avec un allergène. Les Lymphocyte T sont des cellules du système immunitaire.

En conclusion, il semblerait que l’ingestion de probiotiques, via notamment les produits laitiers, soit bénéfique dans le cadre de l’atténuation des symptômes associés au « rhume des foins ». Les mécanismes biochimiques impliqués dans ce lien de cause à effet n’étant pas encore totalement mis en évidence, des études complémentaires sont alors nécessaires pour conforter ces résultats.

Delphine.W., Ergonome spécialisée en Santé au Travail.


Source :
Probiotics (Lactobacillus gasseri KS-13, Bifidobacterium bifidum G9-1, and Bifidobacterium longum MM-2) improve rhinoconjunctivitis-specific quality of life in individuals with seasonal allergies: a double-blind, placebo-controlled, randomized trial. Jennifer C. Denis-Wall, and al. The American Journal of Clinical Nutrition, 20 décembre 2016, DOI: 10.3945/​ajcn.116.140012

Delphine W.
Étudiante ergonome spécialisée en santé au travail.
Spécialiste dans la santé, le bien-être et l’adaptation de l’environnement de travail à l’Homme.
Passionnée par le sport, intéressée par la cuisine et captivée par l’écriture.
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