Femme triste au fond à cause d'un test de grossesse négatif à cause du bilan hormonal d'infertilité féminine

Qu’est-ce que le bilan hormonal d’infertilité ?

Le bilan d’infertilité féminin peut être prescrit dès la première consultation médicale. Il contient différents tests dont l’objectif est d’évaluer la fertilité de la femme. Ce bilan se déroule en plusieurs étapes. Parmi les premières investigations dans un bilan d’infertilité figure un bilan hormonal.

Avant cela, le médecin procède à l’étude de la courbe de température. Une courbe de température permet de renseigner approximativement sur le cycle en analysant sa durée et sa régularité. Lorsqu’elle est plate, autrement dit, sans variation, elle signe une absence d’ovulation chez la patiente. Sinon, l’ovulation est le point le plus bas de la courbe, juste avant la montée de température. En effet, au cours d’un cycle normal, la température corporelle d’une femme après les menstruations est autour de 36,5°C. Elle augmente ensuite brusquement de 3 voire 4 degrés après l’ovulation avant d’atteindre un plateau thermique durant une quinzaine de jours. Puis, la température redescend au moment des règles. Cette première étape est importante, car elle détermine la date des examens à effectuer. Pour cela, la patiente doit prendre sa température tous les matins au lever dès le premier jour des règles.

Estrogen écrit sur un livre avec une liste d'hormones pour un bilan hormonal d'infertilité féminineLe bilan hormonal est pratiqué le 3ème jour du cycle et repose sur le dosage de diverses hormones (oestradiol, progestérone, LH, FSH, PROLACTINE, hormone anti-müllerienne ou AMH) via une prise de sang. Il consiste à évaluer la réserve ovarienne, autrement dit le stock de follicules ovariens (éléments nécessaires à la production d’ovules) disponibles. En effet, à la naissance, chaque femme est dotée d’un nombre maximal de follicules ovariens. Chaque femme dispose d’un capital ovarien différent. Cette réserve diminue avec l’âge (à partir de 35 ans) jusqu’à l’apparition de la ménopause. Il permet de repérer certaines anomalies du fonctionnement ovarien ou hypophysaire :

  • Une anomalie hormonale à l’origine de trouble de l’ovulation (par exemple, une élévation de la prolactine) ;
  • Une inversion du rapport hormonal FSH/LH ;
  • Une élévation de la FSH ou une diminution de l’AMH en cas d’insuffisance ovarienne.

Un bilan hormonal est indiqué en cas : d’âge supérieur à 35ans, d’irrégularité du cycle menstruel, d’antécédents (personnels ou familiaux) d’insuffisance ovarienne prématurée, d’antécédents d’atteintes ovariennes (post chirurgicale ou chimiothérapique).